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Essentielles sécuriser des approches maritimes, garantir la liberté de manœuvre des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] et soutenir le déploiement de la force d’action navale, les capacités de la Marine nationale dans le domaine de la guerre des mines reposent actuellement sur le Bâtiment d’expérimentation de guerre des mines [BEGM] Thétis, huit chasseurs de mines tripartite [CMT, classe Eridan] ainsi que sur quatre Bâtiments bases pour plongeurs démineurs [BBPD].

Le programme SLAMF [Système de lutte antimine futur] doit permettre non seulement de renouveler mais aussi de moderniser ces moyens, très anciens pour certains. Ainsi, il prévoit l’acquisition d’une capacité robotisée qui, constituée d’un drone de surface [USV] doté d’un sonar, d’un robot téléopéré [ROV] et de trois drones sous-marins [AUV], a été développée par Thales, dans le cadre du projet franco-britannique MMCM [Maritime Mine Counter Measures].

Ces «Modules de lutte contre les mines» [MLCM] seront mis en œuvre à partir de la côte ou depuis six Bâtiments de guerre des mines [BGDM], lesquels succéderont aux unités de la classe Eridan. En outre, les quatre BBPD et le Thétis [qui sera désarmé en 2027] doivent être remplacés à la faveur du programme BBPD NG [pour nouvelle génération].

Seulement, le SLAMF a pris du retard. «Concernant les bâtiments de guerre des mines, ou plus précisément la transition vers les nouveaux systèmes, nous gérons probablement l’un des passages les plus complexes de notre histoire navale», avait ainsi affirmé l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], lors d’une audition parlementaire, en octobre.

Et la mise en œuvre des systèmes robotisés du MLCM donne lieu à des difficultés. «Nous progressons significativement, même si le succès n’est pas encore totalement acquis. Les discussions avec Thales sont parfois ardues, mais nous maintenons un dialogue vigilant. Nous avons établi sa fonctionnalité depuis la terre, mais le déploiement maritime constitue encore un défi majeur, Enfin, le programme «BBPD NG» accuse déjà plus de deux ans et demi de retard à cause d’un… faux départnécessitant probablement des solutions transitoires avant la mise en service de bâtiments de guerre des mines plus adaptés», avait expliqué le CEMM.

Justement, devant être conçus sur le modèle des chasseurs de mines de type rMCM [ou classe City] acquis par la Belgique et les Pays-Bas auprès de Naval Group, les futurs BGDM ne sont pas près d’être admis au service. Et cela pour des raisons budgétaires et techniques, comme l’a signalé le député Yannick Chenevard, dans son dernier avis budgétaire sur les crédits de la Marine nationale. En tout cas, celle-ci devra se résoudre à prolonger ses CMT au moins jusqu’en 2030.

Enfin, le programme «BBPD NG» accuse déjà plus de deux ans et demi de retard à cause d’un… faux départ..

En août 2023, la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 à peine promulguée, la Direction générale de l’armement émit un avis de mise en concurrence pour le développement, la réalisation et le maintien en condition opérationnelle de cinq nouveaux Bâtiments base pour les plongeurs démineurs.

«Ces bâtiments dont la coque sera en acier ou en aluminium, auront une longueur inférieure à 60 m et une vitesse de l’ordre de 13 nœuds. Chaque bâtiment pourra mettre en œuvre deux embarcations légères, un caisson de recompression, une grue et des affûts pour mitrailleuses. Ces bâtiments pourront accueillir entre trente et quarante personnels pour des missions allant jusqu’à 10 jours sans ravitaillement», avait-elle précisé.

Seulement, les offres reçues par la DGA ont dépassé l’enveloppe budgétaire prévue. Qui plus est, le contexte politique [avec la dissolution de juin 2024 et l’instabilité qu’elle a engendrée] et le dérapage des déficits publics ont compliqué la donne. D’où le nouvel avis de mise en concurrence qui vient d’être publié au titre du programme BBPD NG.

Selon ce dernier, la description de ces BBPD NG est identique à celle qui avait été définie dans l’appel d’offres émis en août 2023. Seul le critère de la vitesse a été modifié [12 nœuds au lieu de 13]. Cela étant, la DGA a durci les conditions pour soumettre une offre, les candidats potentiels devant avoir réalisé un chiffre d’affaires moyen d’au moins 40 millions d’euros au cours des trois derniers exercices, contre 15 millions auparavant.

Les industriels intéressés par ce programme ont jusqu’au 20 avril pour remettre leurs propositions.

https://www.opex360.com/2026/03/14/guerre-des-mines-la-dga-relance-lappel-doffres-pour-les-futurs-batiments-bases-de-plongeurs-demineurs/

 

Ya Rab Yeshua.

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