BTX Posted April 23 Report Posted April 23 https://www.opex360.com/2026/04/20/le-commissariat-des-armees-teste-une-solution-innovante-pour-renforcer-la-protection-balistique-du-combattant/ Renforcer la protection balistique du combattant tout en ne sacrifiant pas sa mobilité relève de la quête de la pierre philosophale. Ces dernières années, des recherches ont été menées sur la soie d’araignée, décrite comme étant plus résistante que le kevlar, la nacre, dont la structure était censée inspirer la fabrication d’une matière plastique quatorze fois plus résistante que l’acier tout en étant huit fois plus légère, ou encore les matériaux dits «architecturés». L’an passé, toujours dans le même registre, l’Agence de l’innovation de défense [AID] fit savoir qu’elle finançait le projet CAPBAB [Céramiques légères à base de phosphure de bore pour applications balistiques] en soulignant que les «phases céramiques de type phosphure de bore» étaient «prometteuses» car «légères et présentant des duretés élevées, voisines de celles du carbure de bore», utilisé dans les blindages des chars. Cela étant en 2019, c’est-à-dire à une époque où l’innovation était particulièrement mise en avant par le ministère des Armées [c’est un peu moins le cas actuellement], l’Institut de recherche biomédicale des armées [IRBA] avait été distingué pour avoir mis au point, en collaboration avec l’entreprise RXR Protect, le gilet de protection «Air Shock Absorber», dont le principe reposait sur un système de bulles d’air à pression réglable censé absorber et répartir l’énergie des impacts de balles. Il était alors question d’utiliser un «matériau spécifique» pour réduire la masse de ce gilet et en améliorer l’ergonomie. Selon l’IRBA, cette innovation allait permettre de limiter le risque de lésions corporelles internes, potentiellement mortelles, que l’impact d’une munition hypervéloce est susceptible d’engendrer. Seulement, cet «Air Shock Absorber» n’a plus fait parler de lui par la suite. Pour autant, les recherches se sont poursuivies pour aboutir à un dispositif anti-trauma de haute performance, «RXR Protect», lequel est actuellement entre les mains du Laboratoire du commissariat des armées [LABOCA]. Ainsi, explique le Service du commissariat des armées [SCA], le RXR Protect vise toujours à «absorber» et à «disperser l’énergie des chocs» afin de «réduire les traumatismes causés par l’effet arrière lors d’un impact balistique». Désormais, il s’insère dans le gilet pare-balles, «derrière le pack souple et la plaque de protection balistique». Ainsi, poursuit le SCA, «en assurant une diminution de la profondeur du cône de déformation arrière, les cellules d’air limitent l’effet arrière pouvant être responsable de lésions». Ne pesant que 350 grammes [dans sa configuration complète] pour une épaisseur de 3 centimètres, le RXR Protect est compatible avec les gilets de protection balistique [GBP] en dotation au sein des forces françaises. Selon le Centre interarmées du soutien équipements Commissariat [CIEC], les essais balistiques réalisés par le LABOCA sont prometteurs. Ceux réalisés en configuration de type NIJ IV [protection contre les armes de guerre] ont donné satisfaction. Il en est allé de même avec la configuration NIJ IIIA [protection contre les armes de poing], après une vingtaine de tirs effectués avec des munitions de 9 mm. «Les phases d’expérimentation vont se poursuivre et si les résultats sont concluants, le RXR Protect ou tout dispositif équivalent pourrait intégrer l’équipement individuel de protection du combattant», a conclu le SCA. Photo : Le gilet « Air Shock Absorber », tel qu’il avait été présenté par l’IRBA en 2019 Quote Ya Rab Yeshua.
BTX Posted April 29 Author Report Posted April 29 Le Commissariat des armées mise sur l’intelligence artificielle pour vérifier l’intégrité des gilets pare-balles https://www.opex360.com/2026/04/28/le-commissariat-des-armees-mise-sur-lintelligence-artificielle-pour-verifier-lintegrite-des-gilets-pare-balles/ Il suffit qu’une plaque balistique présente une fissure pour qu’un gilet pare-balles perde toute son efficacité. D’où la nécessité de vérifier régulièrement leur intégrité. Ainsi, en juillet dernier, le Centre interarmées du soutien équipements commissariat [CIEC], qui relève du Service du commissariat des armées [SCA], avait évoqué le projet GMOS-TherMOS [pour GaMma One Shot – Thermique One Shot], lequel consistait à doter chaque plaque balistique d’un gilet pare-balles destiné aux forces spéciales de capteurs micromécaniques censées détecter d’éventuelles fissures. «Chaque plaque balistique peut désormais intégrer un capteur ultraminiaturisé, autonome et sans énergie, capable de détecter et de mémoriser les chocs subis. Grâce à cet indicateur visuel intégré, les forces armées pourront vérifier instantanément l’intégrité des protections balistiques», avait expliqué l’entreprise SilMach, le fournisseur de ces capteurs utilisant la technologies ChronoMEMS. Depuis, le CIEC a lancé un autre projet qui, appelé CARAPACE [CApacité de Reconnaissance Automatique de Plaques bAlistiques ConformEs], est susceptible de «marquer une avancée significative dans la maintenance des équipements de protection individuelle du combattant». Concrètement, CARAPACE vise à mettre au point un algorithme d’intelligence artificielle [IA] pour «assister l’analyse des radiographies des plaques balistiques», assurée par le Pôle National d’Expertise Balistique [PNEB], établi au sein de l’Établissement logistique du commissariat des armées [ELOCA] de Marseille. Développé avec l’appui de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense [AMIAD], CARAPACE s’inspire des «applications médicales pour l’analyse d’images radiologiques, combinant intervention et expertise humaine, et traitement automatisé des données», explique le SCA. «Conçue pour détecter les défauts dans les plaques balistiques, cette solution d’IA permettrait d’effectuer des analyses automatisées et d’augmenter le seuil maximal de plaques analysées quotidiennement», précise-t-il. Ce projet a trois objectifs : renforcer la «robustesse» des contrôles, en accroître la cadence [il est question de vérifier l’intégrité de 150 000 plaques par an] et faire en sorte qu’ils puissent être effectués au plus près des forces. Les radiographies des plaques balistiques douteuses seraient ainsi envoyées au PNEB de Marseille pour des analyses plus approfondies. Les premiers essais de ce système seront effectués dans les prochaines semaines. Ils «permettront de valider les performances et d’ajuster les paramètres nécessaires avant d’envisager un déploiement plus large», avance le SCA, pour qui ce projet marque «une avancée significative en matière de maintien en condition opérationnelle des plaques balistiques et contribue à optimiser la gestion des équipements de protection balistique». Quote Ya Rab Yeshua.
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