BTX Posté(e) il y a 36 minutes Signaler Posté(e) il y a 36 minutes https://lignesdedefense.ouest-france.fr/remy-porte-se-lance-dans-la-pacification-francaise-du-maroc/ « Soixante-dix ans après l’indépendance retrouvée du Maroc, il est sans doute temps d’avoir désormais une approche équilibrée, dégagée des pesanteurs idéologiques, plus conforme aux réalités vécues durant cette longue aventure commune ». C’est à la « redécouverte de cette histoire » que l’historien militaire Rémy Porte invite ses lecteurs. Ajoutons que l’imposante place occupée dans la mémoire collective par la guerre d’Indochine et surtout par la guerre d’Algérie a entraîné l’occultation de cet autre conflit colonial dans lequel la France a été entraînée; le sujet de la pacification du Maroc méritait bien un livre vif et documenté. Ce sujet n’est pas totalement inconnu de l’ancien transmetteur, historien chevronné et reconnu. Dans sa biographie du général Brémond, Rémy Porte avait déjà abordé les opérations au Maroc et le rôle de l’armée française au Maroc sous le protectorat de Lyautey (voir mon post du 51 mai 2022). Dans son ouvrage paru en mars dernier, l’auteur parle bien de pacification et non pas de colonisation (comme en Algérie). En effet, l’objectif de la France n’était pas de se substituer à un État dont les fondations remontaient aux années 788, mais d’affermir le contrôle du pays par son souverain légitime, le Sultan. Le Maroc de la fin du XIXe siècle était bien « objet de toutes convoitises », comme le rappelle le premier chapitre du livre de Rémy Porte. Face à des tribus en rébellion chronique (le Bled es-Siba), l’armée française a agi pour restaurer l’autorité centrale de l’Empire chérifien. Une action qui s’est étirée sur une trentaine d’année, depuis l’assassinat de plusieurs ouvriers employés sur le chantier du port de Casablanca, le général Drude débarque en août 1907 à la tête d’un maigre contingent pour assurer la sécurité des Français présents dans la ville. Effectivement cette action n’a guère mobilisé d’importants effectifs (80 000 hommes au plus fort de cette « opex » qui constituera la plus longue campagne militaire de la IIIe République) alors que le territoire à pacifier était grand comme les trois quarts de la métropole française. Comme le rappelle bien l’auteur en parlant de ces soldats qui ont été « tour à tour combattants et bâtisseurs », entre 1907 (débarquement de Casablanca) et 1934, plus de 8500 de ces hommes sous uniforme français (dont 620 officiers) furent tués au combat et environ 15000 blessés. La pacification française du Maroc (1904-1934), Lemme Edit, 275 pages, 21 euros) Citer Ya Rab Yeshua.
Messages recommandés
Réagir à la dicussion
Vous pouvez poster maintenant et vous inscrire plus tard - Déja membre ? connectez vous pour poster avec votre compte