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  1. https://www.opex360.com/2026/03/05/des-drones-kamikazes-iraniens-ont-vise-un-aeroport-civil-en-azerbaidjan-bakou-dit-envisager-une-riposte/ Des drones kamikazes iraniens ont visé un aéroport civil en Azerbaïdjan; Bakou dit envisager une riposte Depuis qu’il est sous le feu des forces américaines et israéliennes dans le cadre des opérations «Fureur épique» et «Lion rugissant», le régime iranien lance des attaques tous azimuts, même au-delà de la région du golfe Persique. Ainsi, le 4 mars, un destroyer de l’US Navy a intercepté un missile balistique iranien qui se dirigeait vers la province de Hatay, en Turquie. A priori, selon un responsable turc cité par l’AFP, cet engin aurait été tiré en direction de la République de Chypre, déjà visée par des drones kamikazes et des tirs de missiles. Ce qui a d’ailleurs motivé le déploiement de moyens militaires français, grecs, britanniques, italiens et espagnols pour assurer la protection de l’île, qui, par ailleurs, entretient d’excellentes relations avec Israël. Tout comme l’Azerbaïdjan. Est-ce pour cette raison que ce pays a aussi été visé par une attaque iranienne ? En effet, ce 5 mars, au moins un drone kamikaze iranien s’est abattu sur l’aéroport de la république autonome du Nakhitchevan tandis qu’un autre a explosé non loin de la localité de Shakarabad, dans le raion de Babek. Cette attaque a fait au moins deux blessés. «Les forces armées de la République islamique d’Iran ont mené des attaques contre l’aéroport international de Nakhitchevan et d’autres infrastructures civiles de la République autonome de Nakhitchevan à l’aide de drones tirés depuis le territoire iranien», a en effet accusé le ministère azerbaïdjanais de la Défense, via un communiqué publié ce 5 mars. Et celui-ci de «condamner fermement ces attaques contre des infrastructures civiles perpétrées […] en l’absence de toute justification militaire». Les drones impliqués dans cette attaque seraient de type Arash 2. Ces engins ont une portée de 2 000 km et portent une charge militaire de 150 kg. Ils peuvent à une vitesse comprise entre 300 et 500 km/h, à une altitude maximale de 5 000 mètres. La raison de cette attaque contre l’Azerbaïdjan est obscure, d’autant plus que, malgré ses liens avec Israël, ce pays avait affirmé, en juin dernier, qu’il ne permettrait pas aux forces israéliennes d’utiliser son territoire pour attaquer l’Iran. Quoi qu’il en soit, le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur d’Iran pour lui exprimer sa «vive protestation» contre cette attaque ayant visé le Nakhitchevan, laquelle «va à l’encontre des normes et principes du droit international et contribue à l’escalade des tensions dans la région». «L’Azerbaïdjan se réserve le droit de répondre par des mesures appropriées», a-t-elle aussi prévenu. Ces «mesures appropriées» pourraient prendre la forme d’une riposte militaire. C’est en tout cas ce qu’a suggéré le ministère azerbaïdjanais de la Défense dans son communiqué. «Cette attaque ne restera pas impunie», a-t-il en effet assuré, après avoir dit préparer des «mesures de ripostes nécessaires pour protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté [du] pays et garantir la sécurité des civils ainsi que celle des infrastructures civiles». Partageant une frontière de 689 km, les relations entre l’Azerbaïdjan et l’Iran se sont dégradées au cours de ces dernières années, Téhéran ayant reproché à Bakou sa proximité avec Israël sur le plan militaire.
  2. https://theatrum-belli.com/sahara-marocain-pour-la-creation-dun-centre-franco-marocain-dessais-de-tirs-de-munitions-militaires/ La coopération franco-marocaine en défense franchit un cap décisif. Après la création d’un comité d’armement bilatéral et le déploiement d’une offre stratégique française au Maroc, l’heure est venue de passer des intentions aux infrastructures. Un centre d’essais de tirs commun, implanté dans le Sahara marocain, s’imposerait comme le projet le plus ambitieux pour concrétiser cette alliance industrielle. Depuis plusieurs années, Paris et Rabat multiplient les signaux d’un rapprochement défense inédit. La création d’un comité d’armement franco-marocain, impliquant la Direction générale de l’armement (DGA) aux côtés d’acteurs marocains comme l’UM6P et Maghreb Steel, a posé un cadre institutionnel solide. Les ambitions sont claires : structurer une Base industrielle et technologique de défense (BITD) marocaine, organiser des transferts de technologie, et positionner la France comme partenaire stratégique de référence dans un marché où la concurrence — américaine, israélienne, turque, italienne — est de plus en plus agressive. Une coopération industrielle de défense se construit sur des projets concrets, des outils communs, des expériences techniques vécues ensemble. C’est précisément ce qui manque encore au dispositif franco-marocain : un site d’essais et de qualification des systèmes d’armes au profit de la filière munitions, capable d’accompagner un large spectre de programmes. Le Sahara marocain offre ce cadre. Il serait très opportun de le saisir. Les limites des polygones européens Pour comprendre l’opportunité, il faut d’abord mesurer la contrainte. En Europe, les centres d’essais de tirs souffrent d’un paradoxe croissant : à mesure que les besoins en qualification de munitions augmentent — sous l’effet de la remontée en puissance des armées et de la relance des programmes d’armement terrestre —, les capacités disponibles se réduisent. Les causes sont bien identifiées. La pression écologique et les directives Natura 2000 réduisent les plages d’utilisation des polygones militaires. Les riverains s’opposent à l’extension ou à l’intensification des activités de tirs. Les restrictions saisonnières — interdictions de tirs en période de sécheresse ou de forte chaleur (risques d’incendies qui se sont déjà produits) — paralysent des semaines entières de programme. Les fenêtres météorologiques contraignent les essais balistiques, où un vent excessif invalide les mesures. Et les agendas des grands centres spécialisés — comme le Bofors Test Center suédois, référence européenne pour les tirs de développement — sont saturés, coûteux, et n’offrent aucune garantie de confidentialité pour des industriels qui y côtoient leurs concurrents directs. Pour la filière française des munitions — mortiers de 81 et 120 mm, obus de canons de 105 et 155 mm, roquettes, munitions rôdeuses, systèmes de drones armés —, cette raréfaction des sites constitue un frein opérationnel et commercial réel. Les retards dans les campagnes d’essais se traduisent en retards de livraison, en surcoûts de programmes, en pertes potentielles de contrats à l’export. Le Sahara, une réponse géographique à un défi industriel majeur avec le retour de la guerre de haute intensité Face à ces contraintes, le Sahara marocain s’impose avec une évidence presque dérangeante tant elle est sous-exploitée. Superficie quasi illimitée, homogénéité du terrain, conditions climatiques extrêmes exploitables à des fins d’essais environnementaux, absence de riverains, espace aérien disponible pour les trajectoires longues et les drones : le désert offre précisément ce que les polygones européens ne peuvent plus garantir. Le Royaume a d’ailleurs déjà démontré sa capacité à accueillir des exercices militaires d’envergure internationale, servant de plateforme d’expérimentation grandeur nature. Structurer cette vocation en infrastructure permanente et dédiée est le prolongement naturel de cette trajectoire. Un centre complet, pour tous les types d’essais Le projet envisagé ne se limite pas à un simple champ de tirs. Il s’agit d’un centre d’essais intégré, capable de couvrir l’ensemble du spectre des besoins modernes : Tirs de recette, pour certifier les lots de munitions avant livraison à un client, conformément aux dossiers d’acceptation établis par les autorités de défense. Tirs de développement, pour valider les étapes successives de création d’une nouvelle munition — des tirs d’ancrage et de réglage jusqu’aux tirs actifs — en conditions réelles et instrumentées. Essais environnementaux et climatiques, en exploitant les amplitudes thermiques naturelles du désert, complétées par des caissons climatiques portables permettant de simuler toute la gamme des conditions d’emploi. Essais de systèmes complexes, incluant les munitions rôdeuses à guidage terminal, les roquettes à longue portée, et les drones armés nécessitant des couloirs aériens dégagés et des zones d’impact sécurisées. L’équipement technique du centre inclurait les outils de mesure indispensables aux tirs de développement modernes : radars Doppler haute fréquence pour l’analyse des trajectoires, radars de vitesse en sortie de bouche, tourelles optroniques multicaméras pour le suivi en vol, capteurs de pression, drones de poursuite et de reconnaissance des zones d’impact, ainsi que les équipements de radiographie et de déterrage sécurisé (véhicules robotisés) des munitions non explosées. Le site entreposerait en permanence les armements destinés aux tests (canons de 105 et 155 mm, mortiers 120 mm, Griffon MEPAC, etc) pour éviter des déplacements couteux et permettre la formation d’équipes opérationnelles efficaces pour la réussite des tirs. Ces formations pourraient être assurées par la société Défense Conseil International (DCI) qui a une longue expérience dans ce domaine. Les actionnaires français de ce projet pourraient être KNDS, Thales, MBDA, Safran, Lacroix… Un complexe d’accueil à la hauteur des enjeux Un tel centre ne peut se concevoir comme un simple polygone isolé. Les campagnes d’essais mobilisent pendant des semaines des équipes d’ingénieurs, des représentants industriels, des délégations militaires étrangères en visite, des experts de la DGA ou des autorités d’homologation marocaines. Ces équipes ont besoin d’un cadre de travail et de vie adapté à des missions longues, à la hauteur du niveau d’exigence professionnelle attendu. Le but étant de réduire au maximum la durée des programmes pour la satisfaction des clients. D’un point de vue logistique les munitions à tester seraient acheminer par bateau jusqu’au port de Dakhla qui dispose aussi d’un aéroport avec des vols directs vers Paris. En complément des infrastructures techniques, le site proposerait également un complexe hôtelier haut de gamme pour des séjours prolongés comprenant des salles de conférence et de debriefing équipées permettant l’analyse des données sur place, espaces de représentation pour les réunions bilatérales et les démonstrations sur invitation, restauration de qualité : l’ensemble transforme le centre en un véritable hub régional de défense propice à la consolidation de partenariats. Cette dimension n’est pas anodine. Dans un secteur où la confiance se construit dans la durée et la proximité, offrir un cadre accueillant et discret — loin de l’austérité des anciens polygones — est un argument commercial et diplomatique à part entière. Venir travailler au centre franco-marocain du Sahara, c’est bénéficier d’un environnement professionnel complet, dans un site souverain et sécurisé, à mi-chemin entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne. Un projet véritablement structurant Pour la France et son industrie de défense, ce centre représenterait une opportunité aux goulets d’étranglement des essais européens avec une réduction des délais et des coûts de qualification, et une plateforme d’exposition vers les clients africains et du Golfe que le Maroc peut mobiliser mieux que quiconque. Il consolide surtout la position française dans une compétition féroce pour s’imposer comme partenaire de référence d’un Maroc qui a décidé de ne plus dépendre d’un fournisseur unique. Ce centre serait également disponible presque tout le long de l’année. Pour le Maroc, ce projet concrétiserait une ambition souveraine de longue date : disposer sur son territoire d’un outil de qualification autonome pour ses acquisitions et ses futurs programmes de production nationale, former ses ingénieurs militaires et civils aux métiers des essais, et s’affirmer comme hub industriel de défense rayonnant vers l’ensemble du continent africain et la Méditerranée. Ensemble, les deux pays peuvent bâtir quelque chose qu’aucun des deux ne pourrait construire seul : un centre de référence régionale, ancré dans un partenariat stratégique solide pour la Franc et le Maroc pouvant bénéficier à l’Europe et au continent africain.
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  3. https://www.opex360.com/2026/03/04/si-airbus-ne-veut-plus-travailler-avec-dassault-aviation-alors-le-scaf-est-mort-estime-eric-trappier/ Si Airbus ne veut plus travailler avec Dassault Aviation, alors le SCAF est «mort», estime Éric Trappier Désigné maître d’œuvre pour développer un avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter] le Système de combat aérien du futur [SCAF], Dassault Aviation ne cesse de réclamer toute la latitude nécessaire pour tenir son rôle face à Airbus, qui a une double voix au chapitre grâce à l’implication de ses filiales allemande et espagnole dans ce projet. Selon la fiche d’expression commune des besoins [HLCORD – High Level Command Operations Requirements Document] signée en avril 2018 par la France et l’Allemagne [et acceptée par l’Espagne], il a été clairement établi que cet avion de combat de nouvelle génération devra avoir une capacité nucléaire et pouvoir être mis en œuvre depuis un porte-avions. Si, de par son expérience, Dassault Aviation a les savoir-faire nécessaires pour développer un tel appareil, ce n’est pas le cas d’Airbus… D’où l’idée de développer deux NGF pour le SCAF, ce qui permettrait de continuer la coopération autour des autres piliers du projet, dont le «cloud de combat» qui en est sans doute la pièce principale. L’industrie aérospatiale d’outre-Rhin et Airbus y sont favorables… Et le chancelier allemand, Friedrich Merz, a récemment laissé entendre que cette solution pourrait avoir sa faveur. «Les Français auront besoin, dans la prochaine génération, d’un avion capable d’emporter des armes nucléaires et d’opérer depuis un porte-avions. La Bundeswehr n’en a pas besoin pour le moment », a-t-il dit. «La question qui se pose maintenant est la suivante : avons-nous la force et la volonté de construire deux avions pour des exigences différentes, ou seulement un seul ? […] La France souhaite n’en construire qu’un seul et l’adapter à ses propres spécifications. Mais ce n’est pas ce dont nous avons besoin», a-t-il ensuite estimé. Dans ce contexte, la présentation des résultats annuels de Dassault Aviation, ce 4 mars, était attendue. Et, encore une fois, son PDG, Éric Trappier ne s’est pas départi de son franc parler. «Airbus a déclaré qu’il ne voulait plus travailler avec Dassault. J’en prends bonne note. Ce n’est pas moi qui ne veut pas travailler avec Airbus et encore moins moi qui ne veut pas travailler avec les Allemands», a-t-il affirmé. Ce qui est vrai puisque, dans un autre domaine, l’industriel français s’est allié avec l’allemand OHB pour développer le Vortex, l’avion spatial qu’il a dévoilé lors du dernier salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget. Quoi qu’il en soit, pour M. Trappier, «si Airbus maintient sa position de ne pas vouloir travailler avec Dassault» alors le «sujet est mort». En clair, dans son esprit, si la coopération autour du NGF échoue, ce sera à cause d’Airbus, qui « qui ne respecte pas l’équation du début», à savoir le principe de «meilleur athlète». «Le problème c’est de trouver la juste mesure entre assurer son leadership et coopérer. C’est vrai que là, il y a des divergences de point de vue entre Dassault et Airbus. Dassault Aviation pense que pour être efficace, il faut un vrai leader», a une nouvelle fois plaidé Éric Trappier. En attendant, outre-Rhin, certains estiment que l’Allemagne a les capacités de développer son propre avion de combat de nouvelle génération. Ce qui reste à prouver. Ainsi, dans le programme Eurofighter, c’est le britannique BAE Systems qui fournit les commandes de vol… Domaine qui est le point fort de Dassault Aviation. D’ailleurs, Thomas Enders, ex-PDG d’Airbus, n’a pas fait mystère de ses doutes au sujet de cette solution à deux NGF… Solution dont le président Macron ne veut pas. « On a des frictions entre les entreprises. C’est la vie des affaires. Est-ce que ça doit décider de la stratégie des États ? La réponse est non », a-t-il fait valoir, le mois dernier. En outre, elle remettrait en cause la coopération établie entre Safran et MTU sur les moteurs [pilier n° 2 du projet], notamment si les deux avions susceptibles d’être développés séparément sont trop différents. Reste à voir ce que fera le gouvernement allemand, qui ne cesse de reporter sa décision sur l’avenir du SCAF en général et sur celui du NGF en particulier. Quant à la France, elle a sans doute le temps de voir venir avec le Rafale F5, associé à son drone de combat.
  4. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/securiser-le-detroit-dormuz-trump-le-suggere-mais-la-navy-rechigne-et-les-allies-des-usa-nen-parlent-pas/ Sécuriser le détroit d’Ormuz : Trump le suggère, mais la Navy rechigne et les alliés des USA n’en parlent pas Donald Trump, à Mar-a-Lago, le samedi 28 février (photo Daniel Torok) Depuis le 1er mars, au lendemain du premier jour du conflit entre Téhéran et Washington, le trafic maritime est paralysé dans le détroit d’Ormuz. Le trafic de pétroliers y a chuté de 90% entre samedi et ce mercredi. Trois attaques contre des navires commerciaux y ont été recensées dès dimanche, alors qu’ils empruntaient cette voie névralgique pour le commerce mondial d’hydrocarbure. En effet, un cinquième du pétrole mondial transite par Ormuz, selon l’Agence américaine de l’Energie (EIA). Une grande partie des tankers qui quittent le golfe Persique se dirigent vers les pays asiatiques, notamment l’Inde, la Chine et le Japon. Mais les pétroliers ne sont pas les seuls à emprunter cette voie névralgique: de nombreux porte-conteneurs chargés de ravitailler les pays riverains du Golfe y transitent aussi; le port de Dubaï, Jebel Ali, est d’ailleurs le 10e port mondial de conteneurs et une plaque tournante de redistribution pour plus d’une dizaine de pays. Cette voie maritime essentielle est désormais évitée par les principaux armateurs mondiaux à cause des menaces iraniennes et des opérations aéronavales américaines. Le « gel » actuel du transit à Ormuz est « sans précédent », estime Cyrille Poirier-Coutansais, directeur du département recherches au centre d’Études stratégiques de la Marine. C’est peut-être oublier la fameuse « guerre des tankers » des années 1980 et les huit millions de tonnes de fret détruits. Durant cette « guerre des tankers », survenue en marge du conflit Iran-Irak (de 1980 à 1988), 451 navires commerciaux furent attaqués (283 par les Irakiens et 168 par les Iraniens), beaucoup endommagés et certains même coulés par des missiles et des mines. Le 30 mai 1982, un pétrolier turc, le Atlas I, est devenu la première victime collatérale de la guerre entre les deux pays voisins, le navire ayant été touché par des bombes irakiennes. Au plus fort de ces opérations, une trentaine de navires de guerre américains escortaient les navires commerciaux à destination et en provenance du golfe Persique. Des avions, des forces spéciales et d’autres moyens de combat étaient également déployés en appui. Trump en éventuel chien de garde Comment éviter une nouvelle « guerre des tankers » à l’impact excessivement négatif sur les économies mondiales ? « Si nécessaire, la marine américaine commencera à escorter les pétroliers dans le détroit d’Ormuz, dès que possible », a suggéré Donald Trump dans une publication sur son réseau social Truth Social, sans préciser si ces escortes se limiteraient au franchissement d’Ormuz ou à toute la navigation dans le Golfe, depuis le détroit jusqu’aux côtes du Koweït et de l’Irak plus au nord. La pseudo-annonce présidentielle est intervenue moins de 24 heures après que des responsables de l’US Navy ont déclaré aux représentants de l’industrie du transport maritime qu’il n’y avait « aucune chance » que des escortes soient mises en place dans un avenir proche ». Par ailleurs, aucun autre pays, allié ou proche des USA, n’a proposé pour l’heure de contribuer à une telle mission, contrairement à ce que s’était passé lors de l’opération Earnest Will (du 24 juillet 1987 au 26 septembre 1988) avec l’engagement de bâtiments britanniques et français aux côtés de ceux de l’US Navy. Une mission risquée La « guerre des tankers » des années 1982 avait permis de tirer quatre leçons, en particulier dans le domaine de la guerre des mines (1984-1987): – les forces expéditionnaires sont des atouts essentiels en matière de guerre des mines ; – les capacités de guerre des mines doivent être déployées en avant et réparties, ce qui exige de conséquentes flottilles de dragueurs de mines; – les opérations de convoi permettent rarement de lutter efficacement contre la guerre des mines car seul importe le franchissement rapide de la zone maritime à risques ; – les moyens militaires sont tout aussi vulnérables à la menace. L’USS Stark, une frégate lance-missiles de l’US Navy a été touchée par deux missiles Exocet irakiens le 17 mai 1987, tuant 37 marins. Le 14 avril 1988, la frégate USS Samuel B. Roberts a heurté une mine qui a déchiré sa coque et fait dix blessés parmi l’équipage. Aujourd’hui, aux mines s’ajoutent les drones qui obligent, bien sûr à une vigilance permanente, mais dont la localisation et la destruction exigent un armement adéquat contre les menaces aériennes. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/un-sous-marin-americain-a-bien-coule-un-navire-iranien-dans-locean-indien-une-premiere-depuis-1945/ Un sous-marin américain a bien coulé un navire iranien dans l’océan Indien : une première depuis 1945 La frégate iranienne Dena a été coulée, mardi, par un sous-marin américain. L’information initiale a été donnée par la marine sri-lankaise puis confirmé » par le DoW. Ce bâtiment lancé en 2024, rentrait d’Inde où il avait pris part à un rassemblement de marines militaires jusqu’au 25 février. Ce rassemblement comportait des exercices navals à Visakhapatnam. « Hier dans l’océan Indien (…) un sous-marin américain a coulé un navire de guerre iranien qui pensait être en sécurité dans les eaux internationales. Au lieu de quoi, il a été coulé par une torpille », a déclaré Pete Hegseth, le Secrétaire à la Guerre lors d’une conférence de presse au Pentagone. Le chef d’état-major, le général Dan Caine, a précisé que « pour la première fois depuis 1945, un sous-marin d’attaque rapide de la marine des Etats-Unis a coulé un navire combattant ennemi en utilisant une seule torpille Mark 48, à effet immédiat, envoyant le navire de guerre au fond de l’océan ». Selon les autorités sri-lankaises, près de 60 marins sont portés disparus et plusieurs dizaines de corps ont été repêchés après le naufrage de la frégate iranienne Dena au large du Sri Lanka, à la suite de ce que des membres d’équipage ont décrit comme une explosion. La marine sri‑lankaise a secouru 32 marins.
  5. https://www.opex360.com/2026/03/04/un-missile-balistique-iranien-tire-vers-la-turquie-a-ete-intercepte-par-un-systeme-de-defense-aerienne-de-lotan/ Un missile balistique iranien tiré vers la Turquie a été intercepté par un système de défense aérienne de l’Otan Le 1er mars, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s’est dit «attristé» par la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, tué par une frappe aérienne – a priori israélienne – dès le début de l’opération «Fureur épique», lancée par les États-Unis, avec le concours d’Israël. «J’adresse mes prières à Dieu pour qu’Il accorde Sa miséricorde à Khamenei, et je présente mes condoléances au peuple iranien frère, au nom de mon pays et de ma nation», a-t-il en effet déclaré, via le média social X. Et d’ajouter que la Turquie allait œuvrer «avec détermination» en faveur d’un «retour à la stabilité et à la paix dans la région» et «favoriser un retour à la diplomatie». En outre, la Turquie n’a pas autorisé les forces américaines à utiliser son espace aérien pour leurs opérations en Iran, alors que ces dernières disposent de la base aérienne d’Incirlik. Seulement, Téhéran ne lui en n’a pas su gré. En effet, ce 4 mars, un missile balistique iranien a été intercepté par un «système de défense aérienne de l’Otan déployé en Méditerranée orientale», alors qu’il se dirigeait vers l’espace aérien turc. «Un missile balistique tiré depuis l’Iran se dirigeant vers l’espace aérien turc après avoir survolé les espaces aériens irakien et syrien, a été intercepté et neutralisé à temps par les éléments de défense aérienne et antimissile de l’Otan déployés en Méditerranée orientale. […] L’incident n’a fait ni victimes ni blessés», a en effet indiqué le ministère turc de la Défense, via un communiqué. «Toutes les mesures nécessaires à la défense de notre territoire et de notre espace aérien seront prises avec fermeté et sans hésitation. Nous vous rappelons que nous nous réservons le droit de répondre à toute action hostile contre notre pays», a-t-il ajouté. De son côté, l’Otan a condamné «le ciblage» de la Turquie et a dit se tenir «fermement aux côtés de tous les Alliés, y compris la Turquie, au moment où l’Iran poursuit ses attaques indiscriminées dans toute la région». «Notre dispositif de dissuasion et de défense demeure solide dans tous les domaines, notamment en matière de défense aérienne et antimissile», a par ailleurs fait valoir Allison Hart, sa porte-parole. Membre de l’Otan depuis 1952, la Turquie partage une frontière de 480 kilomètres avec l’Iran. Une attaque contre elle pourrait conduire à invoquer l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, et donc la clause de défense mutuelle de l’Alliance. Selon une source de la diplomatie turque, Ankara aurait mis en garde Téhéran contre «toute mesure susceptible d’entraîner l’extension du conflit». «Toute action hostile recevra la réponse appropriée dans le cadre du droit international. La consultation et la coopération avec l’Otan et nos alliés se poursuivront tout au long de ce processus», a assuré la présidence turque. «Nous réitérons notre avertissement à toutes les parties : elles doivent s’abstenir de toute action susceptible d’exacerber les tensions dans la région», a-t-elle conclu. Reste à voir quelle était la direction de ce missile iranien. Le ministère turc de la Défense a précisé qu’un débris appartenant au missile intercepteur tiré pour le détruire avait été retrouvé dans un district de la province de Hatay, dans le sud-est du pays. Ce qui suggère que cet engin se dirigeait vers la base d’Incirlik ou vers Chypre, l’île ayant déjà été visée par des drones [en provenance du Liban ?] et des missiles depuis le lancement de l’opération «Fureur épique». C’est d’ailleurs pour cette raison que, alors qu’elle abrite deux bases britanniques sur son sol, la République de Chypre [membre de l’Union européenne] va bénéficier d’un soutien militaire fourni par la Grèce, la France et le Royaume-Uni. Ainsi, Athènes a décidé le déploiement de deux frégates [dont la Frégate de défense et d’intervention Kimon] et de quatre F-16 Viper. Le 3 mars, le président Macron a annoncé que la frégate multimissions [FREMM] Languedoc se joindrait à cet effort, dans l’attente, sans doute, de l’arrivée du groupe aéronaval formé autour du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale. Enfin, Londres a décidé d’envoyer le «destroyer» HMS Dragon et des hélicoptères à Chypre. Photo : Missile iranien EMAD – archive
  6. https://www.droitdesmilitaires.fr/97235 Arrêté du 19 février 2026 fixant le nombre de postes offerts aux concours de gardien de la paix de la police nationale au titre de la première session de l’année 2026 ............/........... Article 1 Le nombre total de postes offerts aux concours de gardien de la paix de la police nationale, ouverts par arrêté du 30 septembre 2025 susvisé, est fixé à 1 600 au titre de la première session de l’année 2026, dont 800 postes aux concours externes et 800 postes aux concours internes, répartis de la manière suivante : 1° Concours externe national à affectation nationale : 560 postes ; 2° Concours externe national à affectation régionale Ile-de-France : 240 postes ; 3° Premier concours interne national à affectation nationale : 112 postes ; 4° Premier concours interne national à affectation régionale Ile-de-France : 48 postes ; 5° Second concours interne national à affectation nationale : 448 postes ; 6° Second concours interne national à affectation régionale Ile-de-France : 192 postes. Article 2 Les places offertes à l’un des deux concours internes qui n’auraient pas été pourvues par la nomination des candidats à l’un de ces concours peuvent être attribuées aux autres concours. Article 3 En outre, 84 postes sont offerts aux bénéficiaires du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre. A défaut de candidat qualifié inscrit sur la liste d’aptitude établie par le ministre chargé de la défense en application des dispositions du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre pour exercer les fonctions de gardiens de la paix, l’emploi vacant ne peut être pourvu qu’en satisfaisant aux priorités définies à l’article L. 242-7 du même code et selon la procédure définie aux articles R. 242-17 et suivants du même code. A défaut de candidat qualifié pour exercer les fonctions de gardien de la paix ou en cas de refus du candidat, l’emploi non pourvu dans les conditions définies à l’article L. 242-7 s’ajoute aux emplois à pourvoir au titre du recrutement suivant dans les conditions définies à l’article R. 242-21.
  7. https://www.opex360.com/2026/03/03/lhelicoptere-nh90-forces-speciales-a-effectue-sa-premiere-campagne-devaluation-operationnelle-avec-succes/ L’hélicoptère NH90 «Forces spéciales» a effectué sa première campagne d’évaluation opérationnelle avec succès En octobre 2020, par l’entremise de la NAHEMA [Nato HElicopter Management Agency], la Direction générale de l’armement [DGA] notifia au consortium NHIndustries [Airbus Helicopters, Leonardo et Fokker] ainsi qu’à Thales et à Safran, les contrats relatifs au développement de l’hélicoptère NH90 Standard 2 [ou «Forces spéciales»]. Dans le détail, cet appareil, dont dix-huit exemplaires ont été commandés au total, sera équipé de la boule optronique Euroflir 410 et du système d’ouverture distribuée [DAS] Eurofl’Eye qui, reposant sur un capteur multispectral panoramique 3D d’aide au pilotage, sera associé au casque TopOwl DD. En outre, par rapport au NH90 «conventionnel», sa soute sera modifiée pour permettre des opérations d’aérocordage avec autoprotection par ses portes latérales. Le premier vol d’essais du NH90 «Forces spéciales» a eu lieu en juin 2024. À cette occasion, Airbus Helicopters avait précisé que cet aéronef allait être doté d’un «générateur de cartes numériques», de «dispositions mécaniques et électriques dédiées au DAS» et d’un «affichage numérique de visée monté sur casque [HMSD-DD] de nouvelle génération en vue d’une future intégration ultérieure». L’an passé, lors du salon SOFINS, dédié aux forces spéciales, le ministère des Armées a fait savoir que l’assemblage du NH90 FS venait de commencer à Marignane, l’objectif étant de débuter les livraisons dans le courant de l’été 2026. Visiblement, ce calendrier sera tenu. En effet, le 2 mars, la DGA s’est félicitée du succès de la première campagne d’évaluation opérationnelle du prototype du NH90 FS. Menée par DGA «Essais en Vol» [DGA EV] et le Groupement aéromobilité de la Section technique de l’armée de Terre [GAMSTAT], celle-ci a permis de vérifier les performances de l’hélicoptère, de confirmer le domaine d’utilisation des mitrailleuses MAG58 montées en sabord pour assurer l’autodéfense de l’équipage et lui offrir une capacité de riposte, d’évaluer les «fenêtres ouvrantes à l’arrière», de valider les systèmes de mission, les laser et les fonctions avancées de la boule optronique et, enfin, de définir les procédures d’emploi opérationnel. Pour autant, les experts de DGA EV et du GAMSTAT ont encore du pain sur la planche, une seconde campagne d’essais étant prévue en juillet prochain, soit après la livraison du premier NH90 FS de série. Elle portera notamment sur «l’évaluation du crochet de charge amélioré et du désignateur laser», a précisé la DGA. En attendant, a-t-elle souligné, ces essais ont confirmé «la plus-value des évolutions du NH90 pour les missions des forces spéciales françaises et participent à la mise en service opérationnelle de cette nouvelle version». Pour rappel, ces dix-huit NH90 FS seront livrés au 4e Régiment d’hélicoptères de forces spéciales [RHFS] de l’Aviation légère de l’armée de Terre, ce qui permettra de transférer les H225M Caracal qu’il met en œuvre actuellement à l’escadron 1/67 Pyrénées, unité de l’armée de l’Air & de l’Espace également mise à la disposition du Commandement des opérations spéciales.
  8. Un F-35 israélien a abattu un avion de combat pour la première fois En décembre 2017, la force aérienne israélienne [IAF] fit savoir que sa première unité dotée de chasseurs-bombardiers F-35I «Adir», en l’occurrence l’escadron 140 «Aigle Doré», venait d'être déclaré opérationnel, alors que seulement neuf appareils lui avaient été livrés. «La mise en service de l’avion Adir arrive au moment où la force aérienne israélienne opère sur différents fronts dans un Moyen-Orient dynamique» avait souligné le général Amikam Norkin, qui était alors son chef d’état-major. Et d’ajouter : « Les défis complexes et en évolution sont traités avec qualité et un haut niveau de professionnalisme.» Les F-35I ne tardèrent pas à être engagés dans des missions de combat, notamment en Syrie et au Liban, pour frapper les milices inféodées à l’Iran et la force al-Qods, l’unité du Corps des gardiens de la révolution dédiée aux opérations extérieures. «Nous faisons voler le F-35 dans tout le Proche-Orient et nous avons déjà attaqué deux fois sur deux fronts différents», avait en effet indiqué le général Norkin, en mai 2018. En raison de son activité opérationnelle particulièrement intense, l’IAF a a, en quelque sorte, «essuyé les plâtres» avec ses F-35I, lesquels intègrent des systèmes propres à Israël. Ainsi, en mars 2021, des F-35I interceptèrent deux drones iraniens de type Shahed-197 qui se dirigeaient vers l’espace aérien israélien. Une première pour le chasseur-bombardier conçu par Lockheed Martin. Puis, peu après les attaques terroristes du 7 octobre 2023, un missile de croisière de type Qods, lancé depuis le Yémen par les rebelles houthis, fut abattu par un F-35I. Ce qui fut, là encore, une première. Cela étant, jamais un F-35 n’avait abattu un avion ennemi au combat. C’est désormais chose faite. En effet, ce 4 mars, dans le cadre de l’opération «Rugissement du lion», menée avec les États-Unis contre le régime iranien, Tsahal a annoncé que l’un de ses F-35I avait obtenu une première victoire aérienne contre un Yak-130 (ci-dessous), lors d’un engagement au-dessus de Téhéran. «Un F-35I ‘Adir’ a abattu un avion de chasse Yak-130 de la force aérienne iranienne. Il s’agit du premier avion avec équipage de l’histoire à avoir été abattu par un F-35 ‘Adir’», a fait savoir Tsahal, sans livrer plus de détails, via le média social X. Pour rappel, le F-35 peut être armé de missiles air-air AIM-120 AMRAAM, AIM-9X Sidewinder et Python 5 [ce dernier étant de facture israélienne, ndlr]. Quant au Yak-130, il s’agit d’un avion d’entraînement de conception russe. L’Iran a reçu ses deux premiers exemplaires en septembre 2023. Le nombre exact d’exemplaires commandés n’a jamais été dévoilé. La force aérienne iranienne utilise [ou utilisait] aussi cet appareil comme chasseur léger, grâce notamment à sa capacité à emporter des missiles supersoniques air-air Vympel R-73 , d’une portée de 30 ou 40 km.
  9. https://www.opex360.com/2026/03/03/dissuasion-la-france-et-lallemagne-ont-deja-mis-en-place-un-groupe-de-pilotage-nucleaire-de-haut-niveau/ La France et l’Allemagne ont déjà mis en place un «groupe de pilotage nucléaire de haut niveau» Le 2 mars, à l’Île-Longue, après avoir rappelé que les intérêt vitaux de la France [qui ne sont jamais précisés] avaient une dimension européenne, le président Macron a défini le concept de «dissuasion avancée», lequel vise à permettre aux pays du Vieux Continent qui le souhaitent de participer aux exercices menés par les forces stratégiques françaises. S’inscrivant dans une démarche «progressive», cette dissuasion avancée «pourra impliquer également du signalement, y compris au-delà de nos frontières strictes, ou la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires. Elle pourra enfin prévoir le déploiement de circonstance d’éléments de forces stratégiques chez nos alliés», a détaillé le locataire de l’Élysée. Il va sans dire qu’il n’y aura «aucun partage de la décision ultime, ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre», a-t-il insisté. Et la définition des intérêts vitaux restera toujours à la main du président de la République et à personne d’autre. « De la même façon que nos sous-marins stratégiques se diluent naturellement dans les océans, garantissant une capacité permanente de frappe, nos forces aériennes stratégiques pourront ainsi se disséminer dans la profondeur du continent européen», a précisé M. Macron. Et d’ajouter : «Cette dispersion sur le territoire européen, à la manière d’un archipel de forces, compliquera le calcul de nos adversaires et donnera à cette dissuasion avancée beaucoup de valeur pour nous. Elle renforcera notre défense en lui accordant du champ et lui offrira une profondeur stratégique nouvelle, cohérente des enjeux de sécurité en Europe. Sa valeur sera, je le crois, très forte aussi pour les partenaires qui entreront dans cette logique avec nous, et dont le territoire gagnera un lien affirmé avec notre dissuasion». Justement, outre le Royaume-Uni, qui a déjà accepté le principe de coordonner ses forces stratégiques avec celles de la France en cas de «menace extrême» visant l’Europe, plusieurs pays ont fait part de leur intérêt pour cette dissuasion avancée. C’est en effet le cas de l’Allemagne, de la Grèce, de la Suède, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Belgique et du Danemark. Un neuvième, qui ne fait pas partie de l’Union européenne mais qui est membre de l’Otan, vient de rejoindre cette liste : la Norvège. «Nous sommes prêts à discuter [de la dissuasion avancée] dans le cadre d’un accord de partenariat avec la France. Mais notre politique nucléaire reste ferme. Nous n’aurons pas d’armes nucléaires sur le sol norvégien en temps de paix», a en effet déclaré Espen Barth Eide, le ministre norvégien des Affaires étrangères, devant le Parlement, ce 3 mars. Comme l’a rappelé son Premier ministre, Ulf Kristersson, la Suède partage également cette réticence à accueillir des armes nucléaires sur son sol en temps de paix, ce qui risque de limiter la portée de cette dissuasion avancée, et donc cette «profondeur stratégique nouvelle» mise en avant par M. Macron. Au passage, on peut en déduire que le porte-avions Charles de Gaulle ne possède actuellement pas d’armes nucléaires à son bord étant donné qu’il vient de faire une escale à Malmö. Quoi qu’il en soit, l’intérêt de Berlin pour la dissuasion avancée promue par le président français s’est rapidement concrétisé par la création d’un «groupe de pilotage nucléaire de haut niveau». C’est en effet ce qu’ont annoncé M. Macron et le chancelier Friedrich Merz, via une déclaration conjointe diffusée le 2 mars. «La France et l’Allemagne ont mis en place un groupe de pilotage nucléaire de haut niveau qui servira de cadre bilatéral pour le dialogue doctrinal et la coordination de la coopération stratégique, notamment pour les consultations relatives à l’articulation optimale de capacités conventionnelles, de défense antimissile et de capacités nucléaires françaises», ont en effet annoncé MM. Macron et Merz. En outre, ont-ils ajouté, Paris et Berlin ont pris l’engagement de «prendre des mesures concrètes dès cette année». Ainsi, les forces allemandes participeront aux exercices nucléaires français. Il est aussi question de «visites conjointes sur des sites stratégiques» et du «développement de capacités conventionnelles» avec les autres partenaires européens. «La France et l’Allemagne renforceront également leur capacité, en tant qu’Européens, à gérer l’escalade sous le seuil nucléaire, en particulier dans les domaines de l’alerte avancée, de la défense aérienne et des frappes de précision en profondeur», ont ajouté les deux responsables. Point important pour Berlin, cette déclaration conjointe souligne que «la dimension nucléaire de la dissuasion demeure un pilier de la sécurité européenne, laquelle s’appuie sur la dissuasion élargie des États-Unis, notamment les armes nucléaires américaines prépositionnées en Europe». Et le texte d’insister : «Cette coopération franco-allemande viendra compléter, et non remplacer, la dissuasion nucléaire de l’OTAN et les accords de partage nucléaire de l’OTAN, auxquels l’Allemagne contribue et continuera de contribuer».
  10. https://www.forcesoperations.com/nouvelle-annee-record-pour-thales-pousse-par-le-rearmement-de-leurope/ Thales aura pratiquement battu tous les records l’an dernier. Du chiffre d’affaires au carnet de commandes en passant par la rentabilité, le groupe français bénéficie notamment d’une demande toujours plus forte pour ses systèmes de défense, à l’origine d’une vingtaine de contrats majeurs. « Tous nos indicateurs sont positivement orientés. (…) Nous avons atteints ou dépassés l’ensemble des objectifs que nous nous étions fixés », déclarait le PDG de Thales, Patrice Caine, ce matin lors de la traditionnelle présentation des résultats annuels. Une manière comme une autre de résumer une nouvelle année record. Pour la deuxième fois en deux ans, les prises de commandes s’approchent des 25,3 Md€. L’analogie avec l’exercice précédent s’arrête là. Les autres indicateurs sont tous en hausse. Le chiffre d’affaires progresse ainsi de près 9% pour dépasser les 22 Md€. Le carnet de commande augmente presque d’autant pour plafonner à plus de 53 Md€. Le bénéfice net, enfin, bondit de 66%, à 1,68 Md€. « Ce dynamisme se traduit par une amélioration substantielle de la rentabilité du Groupe, avec un EBIT en progression organique de 14%, témoignant de l’excellence de Thales en matière d’exécution opérationnelle et de nos plans d’amélioration de notre compétitivité. Enfin, grâce à la robustesse de son modèle d’affaires, Thales a généré une trésorerie nette record de près de 2,6 milliards d’euros en 2025 », complète Patrice Caine. Des trois secteurs principaux du groupe, la défense reste celui générant le plus de nouvelles commandes, avec plus de 15 Md€ engrangés en 2025. Son chiffre d’affaires croît une fois encore d’environ 12% pour s’établir à 12,2 Md€. Résultat : le domaine « bénéficie d’un carnet de commandes atteignant un niveau historique », à 41,6 Md€. Le contexte n’y est pas étranger, le réarmement généralisé des armées européennes expliquant en partie la hausse de 26% des ventes réalisées sur le Vieux continent hors France. Et si certains marchés reculent, en France et au Royaume-Uni par exemple, le repli n’a « rien d’inquiétant » selon Patrice Caine, qui rappelle le caractère non linéaire des besoins. Cette moisson de records, Thales la doit notamment à 28 grands contrats supérieures à 100 M€ signés l’an dernier. La moitié l’aura été au dernier trimestre. « Les systèmes terrestres et aériens contribuent particulièrement à la solide performance en 2025, à l’image des radars de surface et des effecteurs », observe le groupe français. Certaines victoires sont connues, comme cette commande de la Défense néerlandaise pour la modernisation de simulateurs terrestres, la poursuite du programme SCORPION de l’armée de Terre, la livraison à l’Ukraine de roquettes de 70 mm produites en Belgique, et la fourniture de systèmes à la Force Terrestre belge dans le cadre du partenariat CaMo. D’autres victoires notables sont mentionnés pour la première fois. C’est le cas pour cet achat de mines antichars HPD par « un pays européen ». Ou pour ce premier contrat européen pour le viseur XTRAIM, notamment proposé aux armées françaises, assorti de la fourniture de jumelles de vision nocturne NELLIE, adoptées depuis 2020 par la France dans le cadre du marché Bi-NYX. Thales bénéficie par ailleurs de besoins accrus en matière de défense anti-aérienne. En témoignent ces commandes décrochées avec la Suède pour des radars GM200 MM/C, avec le Royaume-Uni pour la livraison de 5000 missiles LMM, mais également ce « contrat très symbolique » décroché avec le Danemark pour des batteries SAMP/T NG, système pour lequel Thales fournira le radar GF300, la couche de C2 ou encore l’autodirecteur des missiles Aster. C’est, selon Patrice Caine, « un futur ‘dream product’ ». « Nous avons bien d’autres prospects dans les tuyaux », pointe-t-il sans les nommer mais à l’heure où la Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg ou l’Estonie cherchent à construire ou à renforcer leur bouclier anti-aérien. Derrière ces marchés emblématiques, « la réalité de Thales, ce sont aussi des milliers de petits contrats qui font notre activité au quotidien ». Des contrats de moins de 10 M€ peu visibles mais en constante progression. Année après année, ceux-ci constituent près de la moitié de la valeur des prises de commandes. C’est aussi grâce à ce socle que Thales prépare le futur proche et lointain, non seulement en investissant désormais 1,4 Md€ par an dans la R&D, mais aussi en musclant la production et en raccourcissant les cycles. L’augmentation de la demande dépend aussi de « notre capacité à accélérer en terme de délai, que ce soit sur les développements, l’ingénierie et les productions », note Pascal Bouchiat, Directeur général de Thales, Finances et Systèmes d’Information. De 600 M€ en 2024, l’effort consacré aux dépenses d’investissements n’a fait qu’augmenter pour parvenir à 830-850 M€ en 2026. De quoi créer de nouvelles lignes de production, en muscler d’autres et investir dans les outils d’ingénierie et d’information. Thales entend maintenir le cap en 2026. Le chiffre d’affaires devrait encore croître de 6 à 7% pour évoluer de 23,3 Md€ à 23,6 Md€ selon le scénario. « L’année 2026 devrait voir la poursuite d’une demande forte, tirée notamment par la hausse des budgets militaires notamment dans les zones géographiques où Thales est présent ». Aux moteurs historiques du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est s’ajoute maintenant le changement de braquet européen découlant de l’augmentation des budgets de défense et de la mise en place des mécanismes régionaux EDIP, SAFE et d’emprunt à l’Ukraine. « Notre conviction, c’est que nous sommes entrés dans une période de long terme d’investissements importants en matière de défense et donc de croissance », assure Patrice Caine. Pour ce dernier, une fenêtre d’une à deux décennies s’ouvre durant laquelle il conviendra de proposer la bonne solution au bon client au bon moment. Crédits image : Thales
  11. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/03/ces-officiers-generaux-2s-candidats-aux.html J’évoquais le 23 février dernier sur ce blog, les candidatures à Toulon de Laurent Isnard, vice-amiral d’escadre sur la liste de la maire sortante Josée Massi (sans étiquette), de Jacques Mallard, vice-amiral sur une liste concurrente, celle de Laure Lavalette, députée RN du Var. Et celle à Bordeaux, du général de corps d’armée Bruno Clément-Bollée qui s’est engagé sur la liste de l’économiste libéral Philippe Dessertine. Ajoutons aujourd’hui, toujours dans la même ville, celle de Marcel Kapfer, général de brigade qui fut sous-directeur de la défense et de l'ordre public de la gendarmerie nationale, qui figure dans l'équipe de Thomas Cazenave (droite modérée). A quelques dizaines de kilomètres, c’est le général de division aérienne Thierry Gouaichault, qui commanda la base aérienne 120 de Cazaux (2011-2013), qui s’est lancé à la conquête de la mairie de La Teste-de-Buch (sans étiquette). Autre tête de liste mais loin du Bassin d’Arcachon, celle de Bertrand de La Chesnais à Carpentras (divers droite). Cet ancien major général de l’armée de Terre (4 étoiles) a dirigé, lors de la dernière présidentielle, la campagne d’Eric Zemmour.
  12. A Dieu ELOUANN ! Ne jamais jouer le coucou ! BTX
  13. https://www.opex360.com/2026/03/02/le-prochain-sous-marin-nucleaire-lanceur-dengins-de-la-marine-nationale-sappellera-linvincible/ Le prochain sous-marin nucléaire lanceur d’engins de la Marine nationale s’appellera l’Invincible Lors de son discours sur la dissuasion «avancée» qu’il a prononcé à l’Île-Longue, ce 2 mars, le président Macron n’a pas seulement annoncé l’extension de l’arsenal nucléaire français : il a également dévoilé le nom de la prochaine classe de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins [SNLE] dont sera dotée la Force océanique stratégique [FOST] de la Marine nationale. D’abord, le chef de l’État a tenu à souligner qu’un SNLE de type Triomphant, «emporte avec lui une puissance de frappe qui équivaut à la somme de toutes les bombes tombées en Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est près de 1 000 fois la puissance des premières bombes nucléaires». Qu’en sera-t-il pour le SNLE de 3e génération [SNLE 3G] ? En tout cas, a poursuivi M. Macron, «nos futurs sous-marins stratégiques ont été mis en chantier» et «ceux qui assurent, avec vaillance, une présence permanente à la mer depuis 1972, verront donc la troisième génération prendre la mer, ici même, à l’Île-Longue». Ainsi, les «premières découpes de l’acier qui façonnera les coques de ces nouveaux sous-marins ont commencé il y a plusieurs mois, à Cherbourg», a-t-il rappelé, avant de «féliciter les acteurs militaires, industriels, scientifiques qui œuvrent à ce succès». Construire un SNLE, c’est en quelque sorte réussir à faire cohabiter dans un tube d’un centaine de mètres une centrale nucléaire [la propulsion] avec un centre de lancement spatial [les missiles balistiques stratégiques M51]. «Très peu de nations dans notre monde sont capables de construire de tels sous-marins nucléaires, prodige inégalé de technologie, aussi discrets que performants, capables de frapper en tout point nos agresseurs potentiels», a d’ailleurs souligné M. Macron. Le premier SNLE 3G devrait, en principe, donner son nom à la classe à laquelle appartiendront les trois autres exemplaires qui seront construits. En règle générale, une liste de noms éventuels pour un nouveau navire est transmise au Service historique de la défense [SHD] qui remet ensuite un avis au chef d’état-major des armées [CEMA]. Il revient à ce dernier de faire une proposition au ministre des Armées, qui aura le dernier mot. Les noms proposés entrent dans cinq grandes catégories : milieu naturel [Tonnerre, Améthyste, etc.], cohésion de la Nation [Provence, Aquitaine, Languedoc, etc.], la reconnaissance de la Nation [fait historique, comme pour le PHA Dixmude, personnage d’exception, comme pour les futurs patrouilleurs hauturiers], le rayonnement de la France et les vertus. Pour le SNLE 3G, il a été décidé de rester dans le registre classique. «Dans la tradition qui préside aux baptêmes de nos sous-marins, j’ai ainsi l’insigne honneur de vous annoncer que le futur sous-marin nucléaire lanceur d’engins qui battra pavillon français se nommera l’invincible et naviguera en 2036», a en effet déclaré M. Macron. La tradition dictera-t-elle aussi le choix du nom du porte-avions de nouvelle génération ? Rien n’est moins sûr. En 2023, alors ministre des Armées, Sébastien Lecornu fit savoir qu’il avait demandé au SHD d’être «innovant» afin de «faire émerger des noms un peu différents, compte tenu de notre histoire». Pour rappel, la construction du futur «Invincible» a débuté le 20 mars 2024. Selon le ministère des Armées, il «répondra à l’évolution de la menace pour les cinquante prochaines années, notamment en termes d’invulnérabilité [discrétion et furtivité], et il embarquera les versions les plus modernes du missile stratégique M51». Devant afficher un déplacement de 15 000 tonnes en plongée pour une longueur de 150 mètres, l’Invincible aura en réalité quasiment la même puissance de frappe qu’un SNLE de la classe «Le Triomphant» étant donné qu’il emportera également seize missiles M51. Mais il sera beaucoup plus discret, grâce à un revêtement de masquage collé sur sa coque de manière à réduire le bruit rayonné dans l’eau et donc de mettre en échec les sonars passifs. En outre, il aura une «discrétion magnétique innovante face à la menace aéroportée».
  14. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/les-etats-unis-et-leurs-allies-israeliens-consomment-des-munitions-a-un-rythme-accelere-qui-inquiete-deja-a-washington/ Les États-Unis et leur allié israélien consomment des munitions à un rythme accéléré qui inquiète déjà à Washington. Des armuriers sur le pont du USS Abraham Lincoln (CVN 72), en mer d’Arabie le 27 février 2026. Faut-il faire confiance à Donald Trump lorsqu’il affirme que la guerre contre l’Iran pourrait durer « de quatre à cinq semaines » ? Assurément oui. On se souviendra de l’exemple de l’opération américaine « Tempête du Désert » (« Desert Storm ») en 1990 qui avait permis de libérer le Koweït aux mains des forces irakiennes depuis le 2 août 1989. La phase aérienne des opérations s’est étendue du 17 janvier au 28 février. Pendant ces 42 jours (dont 38 jours de seules opérations aériennes), les Américains avaient totalisé 109 876 sorties de guerre électronique, de renseignement et de frappes. Chasseurs et bombardiers avaient visé un total de 27 000 cibles sur lesquelles avaient été déversées 60 627 tonnes de munitions (dont 26 000 par les seuls bombardiers B‑52), soit 160 000 munitions (bombes, roquettes et missiles). En revanche, il faut faire preuve de beaucoup plus de circonspection en lisant l’un des derniers messages du président américain sur les réseaux sociaux. Il y assure que « les stocks de munitions des États-Unis n’ont jamais été aussi élevés et d’aussi bonne qualité ». Et Donald Trump de vanter l’arsenal américain et sa panoplie de missiles : « Comme on me l’a dit aujourd’hui, nous avons un stock virtuellement illimité de telles armes. On peut faire la guerre indéfiniment et avec beaucoup de succès en utilisant ces armes (qui sont bien supérieures aux meilleures armes en dotation dans d’autres pays). Les USA ont refait le plein et sont prêts à l’emporter sans problème ». Or, les stocks américains de munitions et de missiles, sol-air et air-sol en particulier, ont été considérablement réduits du fait des livraisons massives à l’Ukraine pendant le mandat de Joe Biden et lors des douze jours de frappes américaines contre les seules infrastructures nucléaires de l’Iran, du 13 au 24 juin 2025. Pour faire face à la pénurie qui guettait l’armée américaine, des commandes massives de missiles, roquettes et bombes ont bien été effectuées dès 2024 et surtout après le retour de Trump à la Maison Blanche en janvier 2025. La valeur de ces commandes s’élève actuellement à plus de 34 milliards de dollars. Toutefois, même avec la mise en place du « Munitions Acceleration Council » (le Conseil pour l’accélération de la production de munitions), les livraisons ne sont pas immédiates. D’où les inquiétudes relevées par le Washington Post qui fait état d’une humeur « sombre et paranoïaque » chez les conseillers politiques et militaires de Trump qui craignent que la guerre aérienne ne se prolonge, voire ne s’enlise. L’évaluation des stocks des Iraniens, et dans une moindre mesure ceux du Hezbollah, en missiles et en drones d’attaque et à bas coûts, constitue une autre source d’inquiétudes. Téhéran aurait fait tirer lors des deux premiers jours de la guerre samedi (28 février) et dimanche (1er mars) au moins 1 200 drones et missiles. Une fraction infime de ses stocks selon les services de renseignement américains. Leurs experts constatent, par ailleurs, que les frappes US ne ralentissent guère le rythme des raids iraniens; au contraire, ces raids obligent Washington et ses alliés du Golfe à tirer de multiples salves d’onéreux missiles intercepteurs. De l’aveu même de Marco Rubio, le Secrétaire d’État américain, « l’Iran peut fabriquer plus de 100 missiles balistiques par mois (nous, nous ne pouvons produire que 6 ou 7 intercepteurs) et des milliers de drones d’attaque unidirectionnels ». La 2e guerre américaine d’Iran risque donc de s’arrêter, non pas faute de combattants, mais faute de missiles.
  15. L’Ukraine renforce ses groupes de défense aérienne privés pour protéger ses infrastructures critiques https://lignesdedefense.ouest-france.fr/lukraine-renforce-ses-groupes-de-defense-aerienne-prives-pour-proteger-ses-infrastructures-critiques/ Un pickup de la DCA ukrainienne dans la région de Donetsk, en janvier 2026. (Photo by Dmytro Smolienko / NurPhoto via AFP) Puisque la Russie poursuit ses attaques massives de missiles et de drones ciblant le réseau énergétique et les infrastructures critiques de l’Ukraine, le gouvernement de Kiev a approuvé de nouvelles mesures visant à renforcer les groupes de défense aérienne privés intégrés au système national de défense aérienne. Selon Army Media, l’organe de presse militaire ukrainien, la défense antiaérienne ukrainienne va être en partie confiée au privé pour contrer les drones et les cibles volant à basse altitude. Le privé pourrait déployer des équipes opérant à partir de pick-up ou de SUV équipés de mitrailleuses lourdes, de canons antiaériens de petit calibre ou de missiles de défense aérienne portables. Lancée en novembre 2025, cette initiative autorisait les entreprises, à titre expérimental, à créer leurs propres unités de défense aérienne reliées au système de commandement unifié de l’armée de l’Air. Le 19 novembre 2025, conformément à la décision du quartier général du commandant suprême des forces armées, le Conseil des ministres avait adopté une procédure expérimentale permettant l’implication des opérateurs d’infrastructures critiques (en particulier les entreprises assurant le fonctionnement des secteurs de l’énergie, des communications, des transports, de l’approvisionnement en eau et autres secteurs stratégiques) dans la formation de groupes de défense aérienne. Leurs capacités sont désormais étendues. Quelles sont les capacités des entreprises et groupes privés? – Les entreprises peuvent recevoir temporairement des armes et des systèmes d’engagement provenant des stocks des forces armées ukrainiennes, à condition que ces équipements ne soient pas actuellement déployés au sein d’unités de combat. – L’armée de l’air ukrainienne déterminera au cas par cas le type de systèmes et de munitions alloués. – Le réapprovisionnement en munitions utilisées pour repousser les attaques sera simplifié. – Tous les transferts sont temporaires et soumis à l’approbation de l’armée de l’Air pendant la période d’expérimentation. Ce mécanisme permet : – Une protection plus rapide des installations industrielles et énergétiques – L’intégration des capacités du secteur privé au sein du réseau national de défense aérienne – Une coordination en temps réel entre l’armée de l’Air, les autorités régionales et le nouveau commandement de « défense aérienne de petite taille ». La question des besoins en personnel et en formation a aussi été prise en compte. Des critères de qualification sont définis pour la composition des groupes de défense aérienne ; le personnel suivra une formation et obtiendra une certification dans des établissements d’enseignement désignés par le ministère de la Défense.
  16. https://www.forcesoperations.com/decalage-confirme-pour-legc/ Décalage confirmé pour l’EGC Les sapeurs français et belges devront patienter davantage pour recevoir l’engin du génie de combat (EGC), explique un rapport parlementaire publié il y a peu et confirmant au passage le décalage pressenti l’an dernier. Les premiers EGC étaient attendus pour 2030. « Ce calendrier ne sera pas tenu », ont indiqué les députées Anne-Laure Blin (LR) et Catherine Hervieu (EELV). À l’origine d’un rapport d’information sur l’arme du génie, les deux co-rapporteurs annoncent une première livraison en 2032. Soit au moins deux ans après l’objectif inscrit dans la loi de programmation militaire et une décennie après la publication d’une demande d’information par la Direction générale de l’armement (DGA). Destiné à renouveler l’appui à la mobilité et à la contre-mobilité dans tous les régiments du génie, l’EGC devait théoriquement faire l’objet d’un avis de marché publié par l’OCCAr, pilote désigné du programme depuis décembre 2024. Espéré avant fin 2025, ce jalon n’a visiblement pas encore été franchi. Selon les co-rapporteurs, la compétition serait néanmoins bel et bien engagée cette année pour aboutir sur une contractualisation courant 2027. Au maximum six candidats accèderont au second tour de sélection, a indiqué l’OCCAr. Pour l’instant, seule une solution est sortie au grand jour : l’Auroch, un véhicule 8×8 de 28 tonnes proposé conjointement par CNIM Systèmes Industriels, Texelis et KNDS France. « Les discussions actuelles portent sur l’alignement des besoins français et belge », notent les députées. Les besoins, mais aussi l’architecture industrielle car l’EGC devra mobiliser les deux filières nationales, perspective pour laquelle plus d’une centaine d’entreprises belges se sont réunies en septembre dernier à Bruxelles. Quelque 200 exemplaires pourraient être livrés aux deux armées d’ici à 2040, dont 82 à 170 exemplaires pour la partie française au lieu des 125 inscrits en loi de programmation militaire. Les deux rapporteurs invitent non seulement à tenir le calendrier, mais également à « quantifier de nouvelles cibles réalistes » à l’aune de l’actualisation de la LPM. « Cette cible doit être tenue et actualisée, pour équiper le plus rapidement possible les régiments avec un engin dédié à la mobilité », insistait la députée et co-rapporteur Anne-Laure Blin. « La LPM a largement laissé de côté l’arme du génie », relève le rapport parlementaire. Plusieurs marchés participeront néanmoins à résorber « des ruptures visibles et durables » au sein d’une arme qui « ne dispose pas de l’ensemble des moyens requis pour un engagement de haute intensité ». Hormis SYFRALL et EGC, ce sont essentiellement des systèmes ROBIN, EMBZ et SDZ déjà contractualisés et, pour certains, en cours de livraison. La remontée en puissance demandera néanmoins de lancer d’autres chantiers. Des 25 recommandations listées dans le rapport d’information, l’une suggère ainsi de créer un nouveau régiment en réallouant des moyens affectés aux 6e et 19e régiments du génie. D’autres en appellent à acquérir un système disperseur de mines antichars en reprenant l’exemple du Baobab-K polonais, à prioriser le génie en matière de livraison de nouveaux porteurs tactiques, ou à renouveler les stocks de munitions et de mines d’exercice propres au domaine. Reste à voir ce qu’autorisera une LPM révisée dont les 36 Md€ supplémentaires annoncés semblent surtout pencher vers le renforcement des stocks de munitions, les drones ou encore la défense sol-air. Réponse d’ici au 14 juillet prochain. Crédits image : CSI
  17. https://www.revueconflits.com/comment-israel-a-planifie-et-execute-lassassinat-de-layatollah-khamenei/ Photo : Iran's supreme leader Ayatollah Ali Khamenei walks past Iranian flags before casting his votes in the parliamentary elections and the elections for the Council of Experts on 01 March 2024, Iran, Tehran. (Photo by Sobhan Farajvan / Pacific Press) - SobhanFarajvan_030124//PACIFICPRESS_xyz00005033_000022/Credit:Sobhan Farajvan/PACIFIC PRESS/SIPA/2403011235 Comment Israël a planifié et exécuté l’assassinat de l’ayatollah Khamenei par Revue Conflits Des années de renseignement, de cyberespionnage et de coopération avec la CIA ont permis l’élimination du Guide suprême iranien lors d’une frappe aérienne à Téhéran le 28 février 2026. Dans une enquête menée dans plusieurs pays, quatre journalistes du Financial Times racontent cette lutte à mort. L’enquête a été menée par Mehul Srivastava à Istanbul, James Shotter à Jerusalem, Neri Zilber à Tel Aviv et Steff Chávez à Washington. Elle est à retrouver dans le Financial Times. Une surveillance totale de Téhéran Depuis de nombreuses années, Israël avait infiltré la quasi-totalité des caméras de circulation de Téhéran, dont les images étaient chiffrées et transmises en temps réel vers des serveurs situés en Israël. Une caméra en particulier offrait une vue stratégique sur les abords du compound de l’ayatollah Khamenei, rue Pasteur, permettant de cartographier les habitudes des gardes du corps : horaires de service, trajets domicile-travail et affectations aux hauts responsables. Ces données alimentaient des algorithmes établissant ce que les officiers de renseignement appellent un « pattern of life » : un profil comportemental précis de chaque individu surveillé. — Un officier de renseignement israélien en poste, cité par le Financial Times Ce flux vidéo n’était qu’une des centaines de canaux d’information exploités conjointement par Israël et la CIA pour dresser un tableau complet de la capitale iranienne. Un appareil de renseignement hors norme L’opération repose sur plusieurs piliers : l’Unité 8200 (SIGINT), le Mossad et ses sources humaines, et la Direction du renseignement militaire. Israël a également eu recours à l’analyse des réseaux sociaux pour traiter des milliards de points de données et identifier de nouvelles cibles. L’ensemble convergeait vers une chaîne de production avec un seul produit final : des cibles. — Général de brigade Itai Shapira, vétéran de 25 ans de la Direction du renseignement militaire israélien, cité par le Financial Times Le déclencheur : une réunion au sommet La décision de frapper était d’abord politique. Lorsque la CIA et Israël ont confirmé que Khamenei tiendrait une réunion matinale le samedi 28 février avec une grande partie du commandement iranien, l’opportunité a paru unique. Les analystes estimaient qu’une guerre ouverte pousserait les dirigeants iraniens dans des bunkers inaccessibles. — Une source informée du dossier, citée par le Financial Times La doctrine militaire israélienne exigeait la confirmation indépendante de deux officiers supérieurs. Le renseignement de signaux montrait que la réunion était confirmée. La CIA disposait en outre d’une source humaine sur place, élément décisif selon plusieurs personnes informées du dossier. L’opération Epic Fury À 15h38, heure de la côte Est américaine, le vendredi 27 février, le président Trump a donné l’ordre depuis Air Force One. L’armée américaine a d’abord mené des cyberattaques massives avant que des chasseurs israéliens ne tirent jusqu’à trente munitions de précision sur le compound de Khamenei. — Général Dan Caine, chef d’état-major interarmées américain, décrivant les cyberattaques préliminaires, cité par le Financial Times L’attaque eut lieu en plein jour, choix délibéré pour obtenir un effet de surprise malgré la vigilance iranienne. Le missile Blue Sparrow utilisé peut atteindre une cible de la taille d’une table de salle à manger depuis plus de 1 000 kilomètres, hors de portée des défenses anti-aériennes iraniennes. — L’armée israélienne (IDF), dans un communiqué officiel cité par le Financial Times Lors de la guerre de juin 2025, Israël avait déjà prouvé l’efficacité de sa méthode en éliminant en quelques minutes une douzaine de scientifiques nucléaires et hauts responsables militaires iraniens, après avoir aveuglé les défenses aériennes. — Un officier de renseignement israélien, évoquant la guerre de juin 2025, cité par le Financial Times Vingt ans de préparation Cette opération est l’aboutissement d’une stratégie initiée en 2001, lorsque le Premier ministre Ariel Sharon avait donné pour instruction au chef du Mossad, Meir Dagan, de faire de l’Iran la priorité absolue. — Sima Shine, ancienne haute responsable du Mossad, rapportant les mots d’Ariel Sharon à Meir Dagan en 2001, citée par le Financial Times L’attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas, dont Israël tient l’Iran pour co-responsable, a brisé le dernier tabou : celui de l’assassinat de chefs d’État. Conjugué aux succès spectaculaires des années précédentes, il a instauré une nouvelle logique. — Sima Shine, ancienne haute responsable du Mossad, citée par le Financial Times Des questions stratégiques ouvertes Si la supériorité technologique et renseignante d’Israël est indiscutable, son utilité stratégique reste débattue : l’assassinat d’un chef d’État peut déstabiliser un régime de manière imprévisible. Certains détails de l’opération resteront vraisemblablement classifiés pour protéger les sources et méthodes encore actives. Ce qui est certain, en revanche, c’est que l’élimination de Khamenei marque une rupture historique dans la doctrine sécuritaire israélienne et ouvre un nouveau chapitre, aux contours encore incertains, au Moyen-Orient.
  18. https://www.revueconflits.com/lor-la-jungle-et-les-armes-la-legion-en-guyane/ Photo : Saut Tourepe river checkpoint on the Approuague river manned by the legionnaires of the 3REI and 3 gendarmes from Brittany and departure of a patrol on the river then on a forest path in RÃ'gina during the operation Harpie to combat illegal gold panning in Regina on March 24, 2024//01JACQUESWITT_Legion050/Credit:Jacques Witt/SIPA/2403241934 Jungle impénétrable, fleuves comme seules routes, mercure empoisonnant les écosystèmes, réseaux criminels transnationaux… En Guyane, l’armée française mène depuis 2008 une bataille discrète et sans fin contre l’orpaillage illégal. Le chef de bataillon Rémi, officier du génie ayant servi au 2e Régiment Étranger de Génie, nous plonge dans les coulisses de l’opération Harpie : une mission délicate sur le plus vaste territoire frontalier de France. Cet entretien est la transcription du podcast réalisé avec le chef de bataillon Rémi. À retrouver ici. Une émission réalisée en partenariat avec l’École de Guerre – Terre. Propos recueillis par Jean-Baptiste Noé Pouvez-vous nous présenter brièvement la Légion étrangère pour ceux qui ne sont pas familiers des questions militaires ? La Légion étrangère est un corps de soldats étrangers commandé par des officiers français. Au sein de ces officiers, il y a quelques légionnaires qui ont réussi à gravir tous les échelons et à atteindre le statut d’officier — ce sont bien souvent des légionnaires passés à titre français, c’est-à-dire qui ont obtenu la nationalité française. Dans quelles conditions géographiques se déroulent l’opération Harpie ? La jungle représente la majeure partie du territoire, avec une géographie singulière : beaucoup de mouvements de terrain et de nombreux cours d’eau. Ce sont d’ailleurs les fleuves qui font office de frontières — le Maroni à l’ouest avec le Suriname, et l’Oyapock à l’est avec le Brésil. C’est sur ce territoire que l’on agit dans le cadre de la mission Harpie, qui est le volet militaire de la lutte contre l’orpaillage illégal. Où sont situées les bases militaires en Guyane ? Il y a deux principales unités de l’armée de Terre en Guyane française : le 9e Régiment d’Infanterie de Marine, situé à Cayenne, et le 3e Régiment Étranger d’Infanterie, situé à Kourou. Dans le cadre de l’opération Harpie, ces deux unités se partagent le territoire guyanais avec des zones de responsabilité bien spécifiques. Combien de temps faut-il pour rejoindre la frontière depuis Cayenne ou Kourou ? Tant que l’on reste près de la côte, il y a une route et on peut être proche de la frontière surinamaise en moins de deux heures. En revanche, dès que l’on s’engage en jungle, on compte plutôt en heures de pirogue. Certains détachements de ma compagnie nécessitaient plus de sept heures de pirogue, et pour certaines missions isolées, plusieurs jours de navigation avant de rejoindre nos zones d’intérêt. La pirogue est donc le principal moyen de transport ? L’hélicoptère est-il aussi utilisé ? Oui, l’opération Harpie est une opération interarmées et l’hélicoptère est également utilisé pour se déployer en forêt amazonienne. Il est particulièrement précieux pour les évacuations sanitaires, permettant d’intervenir très rapidement sur un point donné. La pirogue, quant à elle, peut transporter un groupe de combat pour les plus petites, ou une section entière pour les plus grandes. C’est aussi le moyen utilisé par les logisticiens de l’orpaillage illégal, qui peuvent transiter avec parfois près d’une tonne de carburant pour approvisionner les sites. Sous quelle forme trouve-t-on l’or en Guyane ? Il y a plusieurs types d’orpaillage illégal. On distingue d’abord les sites primaires, dans lesquels l’or se trouve au fond de galeries et de puits. Ensuite, les sites alluvionnaires, où l’on utilise de l’eau et des motopompes pour chasser les paillettes d’or dans les sédiments du sol. Enfin, sur les cours d’eau, des barges permettent de récupérer l’or directement dans les fonds des rivières. L’usage du mercure est-il toujours pratiqué ? Oui, tout à fait. C’est d’ailleurs un véritable enjeu écologique, car les orpailleurs illégaux utilisent du mercure pour amalgamer les paillettes d’or. Ce mercure se retrouve ensuite dans la nature, puis dans les cours d’eau, où il est ingéré par les poissons. C’est tout l’écosystème guyanais qui se trouve menacé par ces quantités impressionnantes de mercure déversées dans les cours d’eau. Et, in fine, les hommes qui mangent ces poissons sont également affectés. Quelle est l’ampleur de l’orpaillage illégal en Guyane ? On estime à environ 15 000 le nombre d’orpailleurs illégaux présents sur le territoire guyanais. Ce trafic nourrit par ailleurs d’autres trafics parallèles : trafics d’êtres humains via la prostitution, trafics de drogue, parfois trafics d’armes. C’est tout un écosystème contre lequel lutte la mission Harpie. Pour être vraiment efficace, la lutte doit combiner plusieurs volets : le volet répressif qu’est Harpie, mais aussi les volets social, économique et diplomatique avec les pays voisins. Qui sont ces orpailleurs illégaux ? L’orpaillage illégal en Guyane est principalement pratiqué par des étrangers en situation irrégulière. Les deux principaux pourvoyeurs de main-d’œuvre sont le Brésil et le Suriname. Lors de nos interventions, nous sommes toujours accompagnés de gendarmes, qui délivrent des obligations de quitter le territoire français. C’est relativement efficace : d’une opération à l’autre, on observe des flux d’orpailleurs retournant vers le Brésil ou le Suriname à la suite de l’intervention des forces armées. Les pays voisins coopèrent-ils dans cette lutte ? Il existe une véritable coopération, notamment avec le Brésil, qui se matérialise par des patrouilles communes le long de l’Oyapock entre militaires français et militaires brésiliens. Le Suriname, de son côté, cherche également à s’emparer du problème à sa mesure. Y a-t-il des acteurs internationaux, notamment chinois, impliqués dans ces trafics ? Ce dont on peut parler, ce sont les comptoirs chinois tenus par la diaspora chinoise le long du Maroni, côté surinamais. Ils représentent la plus grande partie du matériel acheté par les orpailleurs illégaux. Ces derniers viennent y acquérir leur équipement en le payant directement en or, alimentant ainsi un trafic de bien plus grande envergure. Concrètement, comment luttez-vous contre l’orpaillage sur le terrain ? Pour avoir un effet significatif, on doit être présent à peu près partout sur le terrain. Nous intervenons directement sur les sites d’orpaillage et procédons, avec les gendarmes, à des saisies et des destructions. C’est ce qui fait le plus mal aux orpailleurs : saisir leur matériel, pirogues, quads, motopompes. On trouve aussi parfois de l’or caché sur les sites. En tant que sapeurs, nous assurons également un volet de destruction à l’explosif de certaines mines, pour les détruire en profondeur. C’est un savoir-faire typiquement militaire qui justifie pleinement notre présence en appui des forces de sécurité intérieure. Pourquoi mobiliser l’armée plutôt que la seule gendarmerie ? Nous intervenons dans le cadre d’une réquisition préfectorale, selon ce qu’on appelle la règle des 4I : les moyens des forces de sécurité intérieure doivent être indisponibles, insuffisants, inexistants ou inadaptés. L’armée apporte des savoir-faire spécifiques, notamment en destruction d’ouvrages et en fouille opérationnelle, cette dernière consistant à fouiller méthodiquement un site d’orpaillage pour y trouver des ressources souvent enterrées ou dissimulées à proximité. Y a-t-il des risques de violence de la part des orpailleurs ? On distingue plusieurs catégories. Les ouvriers travaillant sur les sites sont payés aux résultats mais ne sont pas propriétaires du matériel ; ils sont généralement résignés et ne représentent pas de danger. Les logisticiens, qui se sont parfois endettés pour acquérir leur pirogue ou leur quad, peuvent être plus récalcitrants car il y a un enjeu de survie économique pour eux. Enfin, les trafiquants constituent une tout autre échelle et peuvent être prêts à tout pour défendre leur territoire. Cela dit, nous intervenons dans le cadre du droit français et les orpailleurs le savent : il n’y a globalement pas de violence lors des interventions. On trouve parfois des pièges à gibier aux abords des sites, ce qui peut représenter un danger. Le terme « garimpeiros » est parfois employé. Qui désigne-t-il ? C’est le terme utilisé pour désigner les orpailleurs illégaux. Quel bilan peut-on dresser de l’opération Harpie depuis son lancement ? La mission a débuté en 2008. Depuis ses débuts, on estime à environ 65 millions d’euros l’ensemble du matériel saisi ou détruit. Si l’on regarde les choses à plus haut niveau, on observe une certaine stabilité du nombre de sites d’orpaillage. Ce trafic n’est pas en pleine expansion, grâce aux résultats de cette lutte. En revanche, la hausse récente et significative du prix de l’or a engendré une augmentation du nombre d’orpailleurs, attirés par des revenus plus importants. Combien de militaires sont engagés et combien de temps durent les missions ? Entre 400 et 500 militaires sont engagés quotidiennement sur l’opération Harpie. Parmi eux, des soldats permanents servant au 3e REI ou au 9e RIMa, et des militaires en mission de courte durée d’environ quatre mois, venus renforcer la mission. Sur le terrain, les missions peuvent durer une journée, deux jours, ou plusieurs jours en forêt, avec un ravitaillement assuré par pirogue ou par hélicoptère.
  19. Bienvenue BTX
  20. https://www.revueconflits.com/discours-demmanuel-macron-la-france-reaffirme-sa-doctrine-nucleaire/ À la veille d’un discours présidentiel très attendu, le ministère des Armées publie un dossier qui synthétise soixante ans de doctrine nucléaire française. Derrière la continuité des grands principes se dessine une évolution majeure : pour la première fois, Paris engage sérieusement le débat sur l’extension de son parapluie nucléaire à ses alliés européens. Dissuasion nucléaire française : les cinq piliers d’une doctrine réaffirmée À la veille du discours présidentiel du 2 mars 2026, le ministère des Armées publie un dossier de presse qui synthétise les grands principes de la doctrine nucléaire française, structurée autour de cinq caractéristiques fondamentales. 1. Puissante et responsable. La France maintient un arsenal dimensionné « au plus juste niveau » — moins de 300 têtes nucléaires depuis 2008, soit moitié moins qu’au pic de la Guerre froide. Elle soutient le Traité sur la non-prolifération (TNP), a définitivement arrêté ses essais nucléaires en 1996 et démantelé ses installations de production de matières fissiles. 2. Indépendante et souveraine. La décision d’emploi appartient exclusivement au Président de la République, élu au suffrage universel direct. Aucun partage de la décision n’est envisageable, y compris dans le cadre d’une éventuelle dimension européenne. Les vecteurs — sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) équipés du missile M51.3 et Rafale armés du missile ASMPA-R — sont entièrement conçus et produits en France. 3. Crédible. La crédibilité repose sur trois piliers : politique (détermination présidentielle constante), opérationnelle (permanence à la mer d’au moins un SNLE depuis 1972, aptitude permanente des Forces aériennes stratégiques depuis 1964) et scientifique (programme Simulation du CEA, qui fête ses 30 ans en 2026, garantissant la fiabilité des armes sans recours aux essais). La modernisation des deux composantes vient de s’achever avec la mise en service du M51.3 et de l’ASMPA-R ; le renouvellement de la prochaine génération (SNLE3G, M51.4, Rafale F5, ASN4G) est déjà engagé pour l’horizon 2035. 4. Strictement défensive. La France ne conçoit l’emploi de l’arme nucléaire que dans des « circonstances extrêmes de légitime défense ». Une option d’« avertissement nucléaire » — unique et non renouvelable — existe pour rétablir la dissuasion si un adversaire a mal évalué la détermination française. Les forces conventionnelles épaulant les forces nucléaires permettent d’éviter tout « contournement par le bas » de la dissuasion. 5. À dimension européenne. C’est le volet le plus novateur. En mars 2025, le Président Macron a officiellement ouvert le débat sur la protection des alliés européens par la dissuasion française, en posant trois conditions : pas de financement par la France de la sécurité des autres, pas de soustraction aux besoins nationaux, décision finale toujours française. La relation franco-britannique se renforce via la déclaration de Northwood de juillet 2025, qui affirme qu’il n’existe pas de menace extrême contre l’Europe qui ne susciterait pas de réponse des deux nations. Un groupe de pilotage nucléaire franco-britannique s’est réuni pour la première fois en décembre 2025. Ce discours présidentiel s’inscrit dans une séquence stratégique majeure, alors que la guerre en Ukraine a relancé le débat européen sur la dissuasion et que la Conférence d’examen du TNP s’ouvrira à New York le 27 avril 2026. Le document peut être retrouvé à cette adresse
  21. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/03/le-jour-ouje-suis-devenu-espion.html Jour J, c’est le titre de cette nouvelle collection des éditions de l’Observatoire destinée à donner la parole à des auteurs, autrices de récit de vocation. Vincent Crouzet baptise la collection avec « Le jour où je suis devenu Espion » et raconte ainsi sa construction d’homme de l’ombre et une partie de son expérience à la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE). Un métier si souvent fantasmé. - Dans « Le Jour où je suis devenu espion » vous racontez, bien entendu, une partie de votre histoire mais aussi celle de l'Unita* ? L'histoire de la fin de la guerre civile en Angola, opposant le gouvernement de Luanda à l'opposition armée de l'Unita a composé une grande partie de mon travail pour la DGSE dans les années 1990 et 2000. J'ai, en effet, fait partie des agents qui ont suivi ce mouvement de guérilla, et, ce, bien après la fin du conflit en 2002... - Quelle image conservez-vous de Jonas Savimbi ? Celle d'un homme à deux visages. Dans le privé (je l'ai rencontré près d'une vingtaine de fois) il était un homme assez doux, très cultivé, parlant parfaitement le français, et ayant énormément de respect pour la France, en gratitude pour le soutien du Service auprès du mouvement rebelle depuis 1975 (à l'époque le SDCE dirigé par Alexandre de Marenches). Comme chef de guerre, il était intransigeant et brutal. Mais il était pour lui et les siens question aussi de survie. - Autre visage qui apparaît, celui de Viktor Bout ? J'ai fréquenté Bout, alias "Lord of War" à partir de 1997 quand je recueillais du renseignement dans le milieu des marchands d'armes à Johannesburg. Il était un trafiquant au milieu de beaucoup d'autres, mais les dépassait en termes de volume délivré ; surtout sa force résidait dans sa capacité à livrer les deux camps opposés, et ce quel que soit le conflit. Il apparaissait déjà pour les services occidentaux comme un agent du GRU russe. - Dans cet univers, vous êtes en fonction des missions, acheteur de café, de tabac, consultant dans le diamant ? Oui, j'ai été obligé d'épouser des couvertures audacieuses (on parle plutôt de "prétextes" dans le renseignement). J'ai appris le métier d'acheteur de café auprès d'un négociant au Havre et celui de tabac auprès de la SEITA. J'ai œuvré dans le milieu des diamantaires à partir de 2002, nous permettant de récolter du renseignement dans un secteur finançant à l'époque à la fois des personnalités africaines et des mouvements terroristes (Al Qaeda, Hezbollah...). Cela m'obligeait à beaucoup d'adaptabilité. Je ne pouvais engager trop de temps dans la formation, qui restait sommaire mais celle-ci m'apportait suffisamment de crédibilité dans mes projections. - C'était acrobatique ? Je n'ai jamais pris en défaut. Le plus important était d'avoir une activité cohérente sur la zone, et plus particulièrement en Afrique australe où j'opérais le plus souvent. - Durant ces années africaines, vous tombez souvent amoureux... Ah... La vie d'un jeune homme français qui voyage est évidemment marquée par des rencontres. Mais je me devais d'être prudent. Sans avoir non plus à mener une vie monastique pouvant apparaître suspecte. Oui je suis tombé amoureux deux fois à cette époque, mais c'était très décorrélé de mon travail pour le Service... - Cette vie était heureuse ? Je ne sais pas si le qualificatif « heureux » est le bon. Enthousiasmant oui, donnant du sens à mes « jeunes années ». Il n'est pas donné à tout le monde d'effectuer ce type de voyages. Je dois au Service beaucoup de gratitude pour cette partie de ma vie. Du reste, j'engage les jeunes qui auraient cette vocation, à s'engager dans les rangs de la DGSE. La nation fait face à des menaces multiples. Une nouvelle génération doit pouvoir défendre notre mode de vie, et nos valeurs. - Vous écrivez à la dernière page du livre que le jour où vous êtes devenu espion, « je suis devenu un homme » ? C'est juste. Le jour où j'ai vraiment été projeté, en Angola, je me suis senti devenir un homme, au milieu du chaos du monde. - Aujourd'hui, ce cataclysme (Ukraine, Israël/Gaza, Iran...) vous l'analysez pour la télévision ? Cette participation, hier, sur le théâtre des opérations m'apporte aujourd'hui beaucoup plus d'objectivité, de recul quant aux expertises que l'on me demande sur LCI. J'essaie toujours de penser « terrain ». Souvent les reporters de la chaîne qui couvrent justement ce terrain rapportent très précisément cette vision là. - Va -t-on bientôt retrouver Athéna, cette jeune femme à la tête du service action de la DGSE, tête d'affiche de vos romans sur le SA ? Avec tant de plaisir, je poursuis l'aventure de la publication de "Service Action", cette fois-ci sous mon nom (et non plus sous l'alias de Victor K) dans une nouvelle maison d'édition, L'Animal diffusée par le groupe Hachette. Athéna sera de retour en action dans les tous prochains mois… *L'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola, fondée au coeur des années 60 par Jonas Savimbi.
  22. https://www.opex360.com/2026/03/02/fureur-epique-la-defense-aerienne-du-koweit-aurait-abattu-trois-f-15e-strike-eagle-americains-par-erreur/ Fureur Épique : la défense aérienne du Koweït aurait abattu trois F-15E Strike Eagle américains par erreur Au regard du nombre d’aéronefs engagés dans l’opération «Fureur épique», lancée par les États-Unis contre le régime iranien, la gestion des espaces aériens n’a sans doute jamais été aussi compliquée. D’autant plus qu’il faut aussi composer avec les missiles et les drones kamikazes lancés par l’Iran contre les pays abritant des bases militaires américaines. Et, quand une situation est confuse, le risque d’erreur augmente. Et c’est ce qui explique sans doute le sort qui a été fait à trois chasseurs-bombardiers de l’US Air Force, ce 2 février. En effet, selon un communiqué de l’US CENTCOM, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, trois F-15E Strike Eagle participant à l’opération «Fureur épique» se sont «écrasés au-dessus du Koweït», sans faire de victime, les équipages des appareils ayant réussi à s’éjecter avant l’impact au sol. «Au cours de combats intenses – notamment des attaques d’avions, de missiles balistiques et de drones iraniens – les chasseurs de l’US Air Force ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne», a ensuite avancé l’US CENTCOM. Et d’ajouter : «Les six membres d’équipage se sont éjectés. Ils ont été récupérés sains et saufs et sont dans un état stable. Le Koweït a confirmé l’incident et nous remercions les forces de défense koweïtiennes pour leur soutien dans cette opération en cours». Théoriquement, de tels incidents ne sont pas censés se produire dans la mesure où les avions de combat sont équipés de systèmes d’identification ami/ennemi [IFF – Identification Friend or Foe]. De son côté, via un communiqué, le ministère koweïtien de la Défense a indiqué qu’une «coordination directe a été mise en place avec les forces américaines amies concernant les circonstances» de ces incidents et «l’adoption de procédures techniques conjointes». En outre, a-t-il poursuivi, «les autorités compétentes continuent d’enquêter afin de déterminer les causes» de ces trois incidents», tout en appelant le public à «s’informer uniquement auprès de sources officielles». Pour rappel, les forces aériennes koweïtiennes sont dotées systèmes de défense aérienne Patriot et MIM-23 HAWK. Elles disposent également d’avions de combat Eurofighter Typhoon et de F/A-18 Hornet. https://www.opex360.com/2026/03/02/la-france-se-dit-prete-a-contribuer-a-la-defense-des-pay-vises-par-les-attaques-iraniennes/ La France se dit prête à contribuer à la défense des pays visés par les attaques iraniennes En réponse aux opérations «Fureur épique» et «Rugissement du lion», lancées respectivement par les États-Unis et Israël au moment précis où le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei tenait une réunion avec la plupart de ses subordonnés dans un complexe sécurisé de Téhéran, le régime iranien a tiré plusieurs salves de missiles et de drones Shahed vers l’État hébreu ainsi que vers les pays de la région abritant des emprises militaires américaines, à savoir le Qatar, Bahreïn [où est implanté le siège de la 5e flotte de l’US Navy], le Koweït, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis. Mais pas seulement. En effet, deux missiles balistiques ont été tirés par l’Iran «en direction» de la République de Chypre, naguère menacée par le Hezbollah libanais, inféodé à Téhéran. Mais à en croire John Healey, le secrétaire britannique à la Défense, cette action n’aurait pas été délibérée. «Nous sommes désormais assez certains qu’ils n’étaient pas destinés à frapper Chypre, mais cela montre à quel point nos bases, notre personnel militaire et les civils, sont actuellement en danger», a-t-il en effet déclaré, sans donner plus de détails, le 1er mars. Cet incident «montre qu’il existe une menace très réelle et croissante de la part d’un régime qui frappe à tout-va dans la région. […] Cela exige que nous agissions de manière défensive», a-t-il estimé, à l’antenne de SkyNews. Si le tir des deux missiles balistiques ne visait pas spécialement Chypre, par ailleurs membre de l’Union européenne [UE], il en est allé autrement avec le drone «kamikaze» Shahed qui s’est abattu, sans causer de dégâts importants, sur la base aérienne britannique d’Akrotiri, durant la nuit du 1er au 2 mars. «Notre dispositif de protection dans la région est au niveau le plus élevé», a fait valoir le ministère britannique de la Défense [MoD], après avoir confirmé cet incident. Cela étant, les Forces françaises aux Émirats arabes unis [FFEAU] ont également été visées, la base navale où elles sont implantées, à Abu Dhabi, ayant été touchée par deux drones Shahed iraniens. Le ministère émirien de la Défense a précisé que les engins s’étaient écrasés sur un «entrepôt de la base navale d’Al Salam, provoquant un incendie dans deux conteneurs de matériel divers». C’est «un acte flagrant d’agression et une flagrante violation de la souveraineté nationale et du droit international», a-t-il fustigé. «Un hangar de notre base navale, mitoyenne de celle des Émiriens, a été touché dans une attaque de drones qui a ciblé le port d’Abu Dhabi. Les dégâts ne sont que matériels et limités. Aucun blessé n’est à déplorer. La vigilance de nos forces est maximale face à une situation qui évolue d’heure en heure», a confirmé Catherine Vautrin, la ministre des Armées. Au-delà de cette frappe contre la base navale d’Abou Dhabi, les attaques iraniennes contre les Émirats arabes unis concernent la France étant donné que les deux pays sont liés par un accord de défense signé en 2009. «Le Gouvernement de la République française s’engage à participer à la défense de la sécurité, de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de l’État des Émirats arabes unis» et «à déployer les moyens et dispositifs définis en commun de nature à dissuader tout État qui tenterait de menacer la sécurité, la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de l’État des Émirats arabes unis», stipule l’article 4 de cet accord. Quoi qu’il en soit, dans une déclaration conjointe publiée le 1er mars, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne se sont dits prêts à «mener des actions défensives nécessaires et proportionnées» face aux attaques iraniennes afin de «détruire à la source» les capacités militaires de l’Iran. Ce qui est un concept assez curieux… puisqu’il n’est pas question pour ces trois pays de se joindre aux États-Unis et à Israël. «Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région», ont-il ajouté. Ce qu’a fait le Royaume-Uni, un Eurofighter Typhoon de la Royal Air Force ayant abattu un drone Shahed iranien qui s’approchait de l’espace aérien du Qatar. Si les intentions de l’Allemagne restent à préciser, au regard de sa posture militaire dans la région, la France s’est dite prête à contribuer à la défense des pays du golfe Persique ainsi qu’à celle de la Jordanie, qui abrite quatre Rafale [et probablement un drone MQ-9 Reaper] engagés par l’armée de l’Air & de l’Espace dans l’opération Chammal. «Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu’ils n’avaient pas choisie – Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie – la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête […] à participer à leur défense», a en effet déclaré Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse donnée ce 2 mars. «Près de 400 000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région» a-t-il poursuivi. «À notre connaissance, aucune victime française n’est à déplorer à ce stade. Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c’est possible, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays concernés», a expliqué le chef du Quai d’Orsay. En attendant, étant donné que les rebelles houthistes, proches du régime iranien, ont annoncé la reprise de leurs attaques contre le trafic maritime en mer Rouge, l’UE a annoncé le renforcement de l’opération navale ASPIDES, qu’elle vient de reconduire jusqu’au 28 février 2027. Visiblement, ce renfort sera fourni par la Marine nationale. «Deux navires militaires français viendront renforcer dans les prochains jours cette mission, composée actuellement de trois navires de guerre, dont déjà un français», a en effet indiqué un diplomate de l’UE à l’AFP. Pour le moment, si cette hypothèse a pu être avancée par BFMTV, on ignore si le groupe aéronaval formé autour du porte-avions Charles de Gaulle va interrompre son déploiement en mer Baltique pour gagner la Méditerranée orientale.
  23. Merci pour ce RETEX. Pour les futurs candidats EVSO, je souhaiterais récupérer en PDF votre livret d'accueil. Je vous adresse un e-mail. Merci. BTX

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