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  1. https://www.forcesoperations.com/thales-a-nouveau-retenu-par-la-defense-irlandaise/ Nouvelle victoire en terre irlandaise pour Thales, chargé de livrer des systèmes de communication aux forces de défense locales au travers d’un contrat de près de 20 M€. Conclu fin août mais seulement officialisé le 26 décembre, ce contrat prévoit la livraison d’équipements individuels de communication et de protection auditive INVISIO. Conçus par la société danoise éponyme, ils seront néanmoins livrés par la filiale britannique de Thales. Ces casques seront en effet intégrés aux 6000 nouvelles radios tactiques SquadNet et SYNAPS également fournies par Thales au travers d’un contrat de 76 M€. Ces systèmes INVISIO, l’armée irlandaise en est déjà dotée à petite échelle. Certains sont utilisés depuis 2015 par l’Army Ranger Wing, des forces spéciales qui furent notamment déployées au Mali dans le cadre de la MINUSMA. D’autres sont en dotation dans les contingents régulièrement intégrés aux groupements tactiques de l’Union européenne (EUBG). « Dans les deux cas, le système a démontré sa capacité et son efficacité opérationnelle », commente la Défense irlandaise. « Ce système transformera l’efficacité tactique et opérationnelle du soldat des Forces de défense tout en assurant les niveaux requis de protection auditive pendant toutes les phases du service actif », a déclaré la ministre de la Défense irlandaise, Helen McEntee, dans un communiqué. « Le gouvernement s’engage à continuer d’investir dans le personnel et les capacités des forces de défense afin de combler les lacunes en matière de capacités, de moderniser les infrastructures et d’aider les forces de défense à tenir leurs engagements », poursuivait la ministre McEntee. Au moins un autre programme majeur parmi ceux conduits par l’Irlande devrait sourire au groupe français. Ce dernier pourrait être mobilisé pour l’acquisition prochaine de radars au travers, côté français, de la Direction générale de l’armement (DGA). Plusieurs capacités sont envisagées, de la lutte anti-drones (LAD) à la surveillance maritime. Si toutes seront en théorie livrées d’ici fin 2028, les premières briques relevant de la LAD devraient être commandées au plus vite et via un autre mécanisme en vue d’une mise en service à la mi-2026. Crédits image : IDF
  2. https://www.opex360.com/2025/12/27/le-ministere-des-armees-confirme-le-retrait-anticipe-du-sous-marin-nucleaire-dattaque-perle/ Sa proue ayant été ravagée par un incendie alors qu’il était en cale sèche à Toulon pour une période d’Indisponibilité pour entretien et réparations [IPER] en juin 2020, le sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] Perle, sixième et dernier exemplaire de la classe Rubis, aurait pu ne plus jamais reprendre la mer si la décision de le réparer n’avait pas été prise par le ministère des Armées, sur la foi d’une étude minutieuse réalisée par le Service de soutien de la Flotte [SSF] et Naval Group. En décembre 2020, la Perle quitta Toulon pour rejoindre Cherbourg, où sa proue devait être remplacée par celle du SNA Saphir, retiré du service un an plus tôt. Préparée grâce à des jumeaux numériques, cette opération inédite fut rondement menée par Naval Group, après avoir exigé plus de 350 000 heures de travail. Outre les études préliminaires, il avait fallu reconnecter une centaine de câbles électriques, une soixantaine de collecteurs et une multitude de tuyaux hydrauliques. Le coût de cette réparation avait été estimé à 120 millions d’euros, dont 50 millions devaient être versés par l’assureur de Naval Group. Par la suite, allongé d’un mètre et plus lourd de 68 tonnes après cette « hybridation », le SNA Perle regagna Toulon pour reprendre son IPER là où elle s’était arrêtée. Ayant entamé sa remontée en puissance en novembre 2022, il reprit son cycle opérationnel un peu plus de six mois après. « Une commission réunissant des représentants de la Direction générale de l’armement [DGA], du Service de soutien de la flotte [SSF], de la Commission permanente des programmes et des essais [CPPE] et de l’Escadrille des sous-marins nucléaires d’attaque [ESNA] a validé la conformité technique du bâtiment ainsi que sa capacité à naviguer en plongée en toute sécurité », expliqua le ministère des Armées, en juillet 2023. Normalement, la Perle aurait dû être le dernier SNA de la classe Rubis à rester en service étant donné que le retrait de l’Améthyste était prévu pour les années 2026/27. En novembre, Le Marin a avancé que la Marine nationale avait l’intention de changer ses plans. Ce qui vient d’être confirmé par le Journal officiel, ce 27 décembre. En effet, selon l’arrêté du 23 décembre 2025 « désignant les mesures de transformation des états-majors, directions, services et établissements publics relevant du ministère des Armées et des Anciens combattants ouvrant droit aux dispositifs indemnitaires d’accompagnement », le SNA Perle fait partie des navires devant être prochainement désarmés étant donné que ses équipages rouge et bleu seront dissous au cours de la période 2026/28. Il sera remplacé par le SNA Rubis, de la classe Suffren [ou Barracuda]. Trois autres navires seront également désarmés, à savoir le chasseur de mines tripartite Andromède ainsi que les avisos Enseigne de vaisseau Jacoubet et Commandant Bouan. À noter que les Bâtiments de soutien et d’assistance outre-mer [BSAOM] D’Entrecasteaux et Dumont d’Urville vont perdre leur équipage B.
  3. Selon le Pentagone, la Chine aurait l’ambition de se doter de neuf porte-avions avant 2035 Quand en 1998, l’Ukraine vendit le porte-avions Varyag à la Lot Chong Agency pour en faire un casino flottant à Macao, on était loin de se douter que cette transaction allait marquer l’essor des capacités aéronavales de la marine de l’Armée populaire de libération [APL]. Remis à neuf, ce porte-avions en configuration STOBAR [Short Take-Off But Arrested Recovery] fut admis au service actif en 2012, sous le nom de CNS Liaoning. La construction de son presque jumeau, le CNS Shandong fut lancée quasiment au même moment. Cette année, ces deux navires ont manœuvré pour la première fois ensemble aux abords du Japon. Puis, en novembre, la marine chinoise a pris possession de son troisième porte-avions, à savoir le CNS Fujian (ci-dessus). Plus imposant que ses deux prédecesseurs, avec ses 80 000 tonnes de déplacement pour une longueur de 316 mètres, il se distingue des deux précédents de par sa configuration dite CATOBAR [Catapult Assisted Take-Off But Arrested Recovery], c’est-à-dire qu’il est équipé d’au moins trois catapultes, en l’occurrence électromagnétiques [ou EMALS], et de brins d’arrêt. Dans le même temps, avec une industrie navale capable de mettre à l’eau l’équivalent de la flotte française tous les quatre ans, la composante navale de l’APL a dépassé l’US Navy en nombre de navires. Ce qui fait qu’elle n’a aucune difficulté pour escorter ses porte-avions… qui seront bientôt quatre. En effet, en mars 2024, l’amiral Yuan Huazhi, son commissaire politique, a affirmé que la Chine allait « bientôt construire son quatrième porte-avions et répondre à la question de savoir s’il sera doté d’une propulsion nucléaire ». « Nous construisons des porte-avions pour protéger notre souveraineté nationale et notre intégrité territoriale », avait-il dit, avant d’estimer qu’ils devraient aussi « naviguer plus loin des eaux côtières chinoises ». Effectivement, pour assurer une permanence aéronavale en mer lointaine, le nombre minimum requis est de quatre porte-avions. Quoi qu’il en soit, des photographies du chantier naval de Dalian récemment diffusées via les réseaux sociaux suggèrent que la Chine a lancé la construction de son quatrième porte-avions et que celui-ci sera doté d’une propulsion nucléaire. Voire de son cinquième, si l’on en juge par l’imagerie satellitaire. En effet, selon cette dernière, il semble que la Chine serait sur le point de lancer la construction d’un porte-avions à propulsion classique, probablement une version améliorée du CNS Fujian, au chantier naval de Jiangnan, près de Shanghai. Jusqu’à présent, il a été prêté à la Chine l’intention de se doter de six porte-avions. Ce chiffre a d’ailleurs été repris par l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], lors d’une récente audition parlementaire. « En 2010, il y avait 27 porte-avions dans le monde. En 2030, il y en aura 37. On assiste à une prolifération dans ce domaine : les Turcs veulent en construire, les Espagnols veulent en obtenir, les Italiens veulent construire un porte-avions nucléaire, les Indiens veulent passer au porte-avions à catapulte, les Chinois ont reçu leur troisième, construisent leur quatrième et veulent aller à six, les Américains en sont toujours à onze », a-t-il en effet détaillé. Mais d’après la dernière évaluation du Pentagone sur les capacités de l’APL [.PDF], son ambition serait en réalité bien plus élevée puisqu’elle aurait l’objectif d’en aligner neuf d’ici 2035. Soit presque autant que l’US Navy, qui en compte onze [ce nombre est exigé par la loi fédérale américaine, ndlr]. « La marine chinoise vise à produire six porte-avions d’ici 2035, pour un total de neuf », avance ce rapport, sans donner plus de précisions. Par ailleurs, ce dernier souligne l’évolution significative des capacités mises en œuvre par les groupes aériens embarqués chinois, grâce à l’entrée en service du chasseur multirôle J-15T, (ci-dessus) de l’avion de guerre électronique J-15DT, du chasseur-bombardier dit de 5e génération J-35, de l’hélicoptère de lutte anti-sous-marine Z-20 et du pendant de l’E-2D Advanced Hawkeye américain pour le guet aérien, à savoir le KJ-600 (ci-dessous) Évidemment, une flotte chinoise dotée de neuf porte-avions ne peut que donner lieu à un déséquilibre des forces dans l’Indopacifique. Et cela malgré les onze groupes aéronavals de l’US Navy, celle-ci devant être en mesure de répondre aux sollicitations d’autres commandements militaires américains, en particulier ceux dédiés à l’Europe et au Moyen-Orient. Ce déséquilibre pourrait être encore accentué avec le navire d’assaut amphibie de Type 076, dont le premier exemplaire, le CNS Sichuan, vient d’entamer ses essais en mer. Ce navire est équipé d’une catapulte électromagnétique, censée lui permettre de lancer des drones de combat de « Type C ». https://www.opex360.com/2025/12/27/selon-le-pentagone-la-chine-aurait-lambition-de-se-doter-de-neuf-porte-avions-avant-2035/
  4. https://www.opex360.com/2025/12/30/la-france-commande-deux-avions-dalerte-avancee-globaleye-a-saab-pour-11-milliard-deuros/ Dans sa version actuelle, la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 ne prévoit pas le remplacement des quatre avions E-3F SDCA [Système de Détection et de Commandement Aéroportés, communément appelés AWACS] mis en œuvre par l’armée de l’Air & de l’Espace [AAE], ces appareils devant, selon les plans initiaux, rester en service jusqu’en 2035. D’ailleurs, la Direction de la maintenance aéronautique [DMAé] a récemment notifié à Air France Industries KLM Engineering & Maintenance un nouveau contrat pour assurer leur maintien en condition opérationnelle [MCO] pour dix ans de plus. « Le marché AWACS, établi dans un esprit de partenariat, couvre toute l’activité de la flotte, avec une exigence de disponibilité globale, tout en intégrant des prestations à forte valeur ajoutée » comme « l’ingénierie logistique approfondie » ainsi que « la veille et le traitement anticipé des obsolescences », a expliqué la DMAé, via le média social LinkedIn, en novembre dernier. Pourtant, en marge du dernier salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, le ministère des Armées avait signé une lettre d’intention avec le groupe suédois Saab afin d’acquérir deux avions Bombardier Global 6000/6500 dotés du système GlobalEye. Il était aussi question d’une option pour deux exemplaires supplémentaires. La raison de l’accélération du renouvellement des capacités de détection et de commandement aéroportés de l’AAE a été donnée par Emmanuel Chiva, l’ancien Délégué général pour l’armement, lors de sa dernière audition au Sénat. Le projet GlobalEye « portera sur l’achat sur étagère d’avions de surveillance produits par Saab sur la base d’une cellule Bombardier, lesquels seront francisés et remplaceront les AWACS. Ces derniers nous coûtent 100 000 euros l’heure de vol actuellement et le coût de leur maintien en condition opérationnelle continuera à augmenter », avait-il expliqué, en octobre. Alors que la hausse prévue de son budget pour l’exercice 2026 n’a pas encore été votée par le Parlement, le ministère des Armées n’aura pas tardé à confirmer ses intentions. Ce 30 décembre, Saab s’est en effet félicité de la signature par la DGA de la commande deux systèmes GlobalEye pour un peu plus de 1,1 milliard d’euros. Les livraisons « s’échelonneront entre 2029 et 2032 », a précisé l’industriel. En outre, le contrat comprend une option pour deux avions supplémentaires, comme évoqué il y a six mois. Cette « commande souligne la solidité du partenariat entre Saab et la France. En choisissant le GlobalEye, la France investit dans une solution aéroportée de détection et de contrôle de pointe et performante. Ce choix réaffirme l’engagement de la France en faveur de la souveraineté et renforce la protection globale de l’Europe, la Suède et la France exploitant conjointement [le système] GlobalEye », a commenté Micael Johansson, le PDG de Saab. Pour rappel, le GlobalEye comprend une suite de capteurs résilients au brouillage électronique, un radar à longue portée Erieye ER, un radar à antenne active SeaSpray [fourni par Leonardo] et une boule optronique. Il est capable de recueillir des données dans un rayon d’au moins 400 km, puis de les fusionner au sein d’un système de commandement et de contrôle [C2] multidomaines. En juin, quand il fit connaître son intention d’acquérir deux systèmes GlobalEye, le ministère des Armées avait indiqué que la coopération militaire avec la Suède allait sans doute s’étendre à la défense aérienne moyenne portée [avec l’Aster 30] ainsi qu’aux capacités navales, la Frégate de défense et d’intervention [FDI, classe Ronarc’h] ayant été proposée pour le « programme suédois de nouvelle génération de bâtiment de surface ». Photo : Saab
  5. https://www.opex360.com/2025/12/29/safran-a-obtenu-un-contrat-pour-le-systeme-douverture-distribue-eurofleye-destine-au-nh90-forces-speciales/ En octobre 2020, la Direction générale de l’armement [DGA] précisa que le standard 2 de l’hélicoptère de manœuvre NH90 « Caïman » TTH, destiné aux forces spéciales, allait notamment être équipé d’une boule optronique Euroflir 410 de nouvelle génération et du capteur « grand champ d’aide au pilotage » Eurofl’Eye, ce dernier devant être associé au casque TopOwl de Thales, afin d’améliorer les conditions de pilotage en environnement dégradé. En avril, la DGA a confirmé que la livraison des dix-huit NH90 Caïman Standard 2 commandés au profit du 4e Régiment d’hélicoptères de forces spéciales [RHFS] commencerait en 2026, soit deux ans après le vol inaugural d’un premier prototype. Cependant, l’intégration du système Eurofl’Eye n’était pas encore acquise au moment de cette annonce. En effet, la semaine passée, le groupe français Safran a fait savoir que la NATO Helicopter Management Agency [NAHEMA], en charge du programme NH90, venait de lui notifier un contrat pour le « développement du système de vision panoramique distribuée Eurofl’Eye ». « Établi en partenariat avec [le consortium] NHIndustries et Thales, ce contrat répond aux besoins de la Direction générale de l’armement et de la Dirección General de Armamento y Material [DGAM] espagnole. Il marque une avancée stratégique pour les systèmes d’aide au pilotage des hélicoptères en Europe », a commenté Safran, dans un communiqué publié le 22 décembre. Selon les détails techniques fournis par la DGA, le système d’ouverture distribuée [DAS] Eurofl’Eye est un ensemble de six caméras à infrarouge de très haute résolution, offrant une « très large couverture angulaire » [240° en gisement] et pouvant être utilisé simultanément par tous les membres de l’équipage du NH90. « L’Eurofl’Eye permet à l’ensemble des membres de l’équipage [pilote et copilote], d’obtenir de manière indépendante, une image infrarouge 3D et stéréoscopique de l’environnement extérieur », complète Safran. Plus précisément, poursuit-il, ce système « permet aux pilotes des NH90 d’avoir une vue panoramique et détaillée de leur environnement, même dans les conditions de vol les plus dégradées [nuit, poussière, brouillard] ». Les images captées par les six caméras infrarouges sont projetées en temps réel sur les visières des casques TopOwl, ce qui ne peut que contribuer à améliorer leur perception de l’environnement extérieur. « Eurofl’Eye permet ainsi d’améliorer les conditions opérationnelles des missions les plus exigeantes, les rendant plus sûres et plus précises », résume l’industriel. À noter que ce contrat a été notifié trois jours après l’annonce par Madrid de la commande de 31 NH90 supplémentaires. Et pour cause : selon NHIndustries, le développement de l’Eurofl’Eye est financé conjointement par la France et l’Espagne. Quoi qu’il en soit, pour Alexandre Ziegler, directeur de la « Business Unit Défense » chez Safran Electronics & Defense, le système Eurofl’Eye va « simplifier l’accès aux informations essentielles, en les intégrant directement dans le champ de vision des pilotes de NH90 » et ainsi « améliorer la réactivité et la prise de décision » de ces derniers, en particulier dans les « conditions extérieures les plus dégradées ». Et d’ajouter : « Ce programme illustre la force de la coopération européenne, en réunissant Safran Electronics & Defense et d’autres acteurs industriels européens de premier plan afin de fournir des solutions avancées pour les interventions héliportées ». Photo : 1/ Airbus Helicopters 2/ Safran Electronics & Defense
  6. Rectificatif par rapport à ce qui a été écrit plus haut. Vous sortez de l'EMIA avec le galon de lieutenant. Vous sortez de diivision d'application avec un an de grade. Ainsi, en régiment, vous aurez tout au plus deux à trois ans de commandement de section ou de peloton avant de prendre la fonction d'officier adjoint au CDU. BTX
  7. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2025/12/attractivite-de-larmee-luxembourgeoise.html Un soldat volontaire luxembourgeois, en début de carrière et en première année de service, touche actuellement une solde de base brute de 2 166 euros. La 17 décembre dernier, le conseil de gouvernement a approuvé un paquet de mesures visant à renforcer l’attractivité de l’armée grand ducale. Le projet de loi adopté prévoit une revalorisation d’environ 25% de cette solde, afin de la porter à 2719 euros. Pour un engagé volontaire en 4e année de service « et au grade de 1er soldat-chef », la solde passera de 3 1 70 euros à 3 733 euros. A la base de la pyramide militaire luxembourgeoise, calée sur celle de la défense belge, on trouve le soldat de première classe puis le soldat-chef et enfin de 1er soldat-chef. 22e, 21e et 20e grades d’un système hiérarchique qui en compte 22. Ensuite viennent 3 grades de caporal… Photo : Yuriko Backes, ministre luxembourgeoise de la défense ©MAE.
  8. Merci. Meilleurs voeux au plan professionnel et au plan personnel. L'âge conditionne le déroulement de carrière. Plus tôt vous débutez, plus loin (sauf pépins, vous irez. Si votre souhait est d'être officier, alors ne tardez pas. Dès les conditions d'ancienneté remplies, portez vous candidat au concours d'admission à l'EMIA. Si non, demeurez sous-officier. Le parcours est tout aussi attrayant même si les responsabilités sont autres. BTX
  9. Le ministère des Armées a annoncé ce dimanche le décès du capitaine de frégate de réserve Yves Bousquet, au cours de son transit vers une zone d’opération. Selon le communiqué, « le samedi 27 décembre, le capitaine de frégate de réserve (CF (R)) Yves Bousquet a été victime d’un malaise cardiaque alors qu’il était en transit à l’aéroport d’Istanbul (Turquie) pour rejoindre l’état-major de l’opération européenne ASPIDES. Malgré une prise en charge rapide par les services d’urgence, il est décédé dans un hôpital proche de l’aéroport. Âgé de 61 ans, le CF (R) Yves Bousquet s’engage comme matelot dans la Marine nationale en 1980. De spécialité électrotechnicien, il embarque dans un premier temps sur sous-marins avant de choisir de servir sur bâtiments de surface. En 2003, il rejoint le corps des officiers spécialisés de la Marine et est affecté en unité navigante, en état-major et en école. Il intègre la réserve opérationnelle en 2019, après 39 années de carrière militaire. Affecté à l’état-major de la Marine, il se porte volontaire pour réaliser des déploiements opérationnels en dehors du territoire national. Il totalise près de 4 000 heures de plongée, plus de 800 jours de mer et de nombreuses participations à des opérations. Le CF (R) Bousquet est chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre national du Mérite. Il est décoré de nombreuses médailles, notamment de la croix du combattant, de la médaille d’Outre-mer et de celle des réservistes volontaires de Défense et de sécurité intérieure. » Une carrière très Atlantique Le capitaine de frégate Bousquet a effectué une grande partie de sa carrière, à partir de 2004, à Lorient et surtout dans la région de Brest où il a été directeur adjoint du lycée naval puis chargé de mission au CIN de Brest. Sur sa carrière voir son profil sur LinkedIn. Ce Finistérien est décédé lors de son transit pour rejoindre Aspides, l’opération de sûreté maritime de l’Union européenne visant à préserver la liberté de navigation dans le contexte de la crise en mer Rouge. L’opération, créée en février 2024, a son quartier général à Larissa, en Grèce. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/un-officier-de-reserve-de-la-marine-decede-en-turquie-alors-quil-rejoignait-loperation-aspides/
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  10. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/lettonie-estonie-et-lituanie-se-retirent-officiellement-du-traite-dinterdiction-des-mines-antipersonnel/ Lettonie, Estonie et Lituanie se retirent officiellement du traité d’interdiction des mines antipersonnel Comme prévu, la Lettonie, l’Estonie et la Lituanie ont officiellement retiré samedi 27 décembre leur adhésion à la Convention d’Ottawa; ce traité international interdit l’utilisation des mines antipersonnel. Les trois pays baltes avaient officiellement notifié leur retrait de la Convention d’Ottawa au secrétaire général des Nations Unies le 27 juin. Selon les règles du traité, le retrait prend effet six mois après la réception par le secrétaire général des Nations Unies de la notification officielle de chaque pays. Les trois pays ont invoqué l’évolution de leurs besoins en matière de sécurité nationale comme principale raison de cette décision coordonnée. La Finlande quittera le Traité le mois prochain et la Pologne en février. Ce dernier pays a déjà annoncé, le 17 décembre, sa décision de reprendre la production de mines antipersonnel pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide et prévoit de les positionner le long de sa frontière orientale, voire d’en livrer à l’Ukraine. Le groupe public de défense Belma, qui fournit déjà à l’armée polonaise divers autres types de mines, a déclaré que la Pologne disposerait de millions de mines dans le cadre de son « bouclier oriental » pour sécuriser ses 800 km de frontière à l’Est. « Nous nous préparons pour une commande polonaise (…) représentant cinq à six millions de mines de tous types », a précisé son directeur général Jaroslaw Zakrzewski à Reuters. Il a ajouté que, même si le ministère de la Défense n’a pas encore passé de commande, son entreprise serait capable de produire jusqu’à 1,2 million de mines de toutes sortes, y compris antipersonnels, l’an prochain. Belma fabrique actuellement environ 100 000 mines par an.
  11. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-royaume-uni-va-lancer-un-petit-programme-pour-attirer-des-jeunes-dans-ses-armees/ Le système des cadets existe pour les 12-18 ans (photo MoD). Le nouveau système vise les moins de 25 ans. Alors que le débat sur le service militaire monte dans plusieurs pays européens, les forces armées britanniques vont lancer en mars un programme permettant à des personnes de moins de 25 ans de suivre une formation rémunérée d’un an dans leurs rangs. L’annonce a été faite ce samedi par le ministère de la Défense (MoD), qui espère attirer davantage de jeunes dans l’armée. Ce programme pilote concernera dans un premier temps 150 personnes mais le gouvernement espère, « à terme », l’étendre pour offrir plus de mille places. Il s’inscrit dans « notre volonté de reconnecter la société et nos forces armées », a déclaré le ministre de la Défense John Healey, cité dans un communiqué où il souligne que « c’est une nouvelle ère dans la défense », Alors que le service militaire n’existe plus au Royaume-Uni depuis 1960, le chef d’état-major des armées britanniques Richard Knighton a prévenu le 15 décembre que « davantage de personnes » devaient être « prêtes à se battre », face à la montée des menaces, en particulier de la Russie. Dans le cadre du nouveau programme, des jeunes recevront une formation au sein des armées de terre, de l’air ou de la marine.Le gouvernement n’a pas précisé le montant de la rémunération qu’ils recevront. Le programme « permettra aux jeunes Britanniques de découvrir les compétences et les formations incroyables proposées » par l’armée, s’est félicité John Healey. Les compétences acquises les aideront à « réussir aussi bien dans une carrière militaire que civile », selon le communiqué. A l’issue de la formation, ils pourront décider de rester ou non dans l’armée. Gap Year L’annonce ne fait pas l’unanimité au RU. Pour certains, elle masque le nouveau report de publication du Defence Investment Plan; pour d’autres, c’est un gadget inutile et une annonce incomplète puisque les soldes des jeunes recrues n’ont même pas été précisées par le MoD. Les derniers comparent avec ce qui existe en Australie depuis une dizaine d’années. Le programme de Gap Year (ou « année sabbatique ») est inspiré d’un programme similaire mis en place par les Forces de défense australiennes (ADF); il est ouvert aux jeunes de 17 à 24 ans. Ce programme existe depuis plus de dix ans et offre aux candidats la possibilité de « découvrir la vie militaire tout en vivant des expériences uniques ». En 2023, 664 personnes se sont engagées, et un peu plus de la moitié ont ensuite intégré les forces armées australiennes.
  12. https://www.forcesoperations.com/leurope-debloque-150-me-pour-les-chars-et-lance-roquettes-multiples-de-demain/ Une sixième vague de projets de R&D soutenus par le Fonds européen de la défense (FEDef) est sur les rails, dont deux porteront sur le char et le lance-roquettes multiples de demain. Deux sujets pour lesquels la filière industrielle française aura une carte à jouer. Un démonstrateur de char dans le viseur L’Europe n’enterrera pas le char de combat de sitôt. « Grâce à leur combinaison unique de protection, de mobilité et de puissance de feu », les chars « demeurent un élément clé de la manœuvre militaire terrestre, notamment dans le contexte de la guerre conventionnelle », estime une Commission européenne prête à débloquer 125 M€ pour poursuivre un effort lancé en 2023, dépasser le stade des études et viser « la conception et le développement d’un démonstrateur de char visant au moins un [degré de maturité technologique] TRL 6 au niveau système ». Derrière la notion de démonstrateur, il est surtout question de progresser sur des briques technologiques susceptibles de contribuer à l’amélioration des chars actuels et récemment entrés en service. L’effort s’assortit de quelques exigences minimales, dont certaines chiffrées. Ce sera, sans surprise, la recherche du meilleur compromis entre mobilité, protection et puissance de feu mais en mettant l’accent sur cette dernière. L’emport d’au moins 20 munitions de différents types, un chargeur automatique et un armement secondaire capable de neutraliser un blindé médian sont trois des prérequis fonctionnnels listés dans l’appel à projets. L’équipe lauréate devra travailler sur la survivabilité tant contre les menaces « classiques » par l’intégration d’un système de protection active que contre les systèmes de guerre électronique, drones, embryons d’essaim de drones et attaques cyber. Les moyens attribués au travers du FEDef bénéficieront à un unique groupement. Du moins, théoriquement, car cette clause était déjà d’actualité lors de la phase précédente. Hors celle-ci avait vu l’Europe soutenir finalement deux consortiums dotés de budgets équivalents mais aux objectifs et calendriers divergents. L’un, baptisé MARTE, était emmené par la co-entreprise homonyme formée par KNDS Deutschland et Rheinmetall Landsysteme. L’autre, FMBTech, est coordonné par Thales SIXT GTS France. Ce dédoublement avait provoqué un certain émoi côté français, les deux projets étant alors ressentis comme étant nativement concurrents et non complémentaires. Tout candidat pour la prochaine phase devra démontrer sa capacité à exploiter des synergies avec ces activités en cours. L’appui européen intervient à un moment charnière pour le seul programme visant à remplacer les flottes actuelles par un système de nouvelle génération, MGCS. Pour le duo franco-allemand à la manoeuvre, il s’agit désormais de contractualiser la prochaine étape de développement et de démonstration auprès de la co-entreprise formée par KNDS France, KNDS Allemagne, Thales et Rheinmetall. Annoncé pour fin 2025, ce jalon est maintenant envisagé « avec une certaine confiance » courant 2026, expliquait Emmanuel Chiva, alors encore Délégué général pour l’armement (DGA), fin octobre en audition parlementaire. C’est que la première proposition formulée par le quatuor industriel a fait chou blanc. La cause ? Son prix, deux fois plus élevé que le projet initial selon l’ex-DGA. Et si l’Allemagne n’a pas émis d’objection, la France s’y est bien entendue opposée au vu des remous budgétaires qu’elle affronte depuis près de deux ans. « Nous attendons maintenant une nouvelle proposition. Nous avons cependant un enjeu fort lié à l’entrée en service à la charnière des années 2030-2040, car il va falloir un successeur au char Leclerc », rappelait alors Emmanuel Chiva. Et si l’idée d’une plateforme intermédiaire entre le Leclerc et MGCS est régulièrement évoquée, l’équation financière sous-jacente demeure sans réponse, pour ne pas dire impossible à résoudre en l’état actuel. Vers un premier LRM européen L’autre sujet terrestre majeur, ce sont les frappes dans la profondeur et, plus spécifiquement, le segment du lance-roquettes multiple. Nombre de pays européens et associés « sont en train d’acquérir de telles capacités, mais les solutions d’artillerie de roquettes disponibles sont dominées par des fournisseurs non européens », observe la Commission européenne en écho aux achats de systèmes HIMARS, PULS et Chunmoo en provenance des États-Unis, d’Israël et de Corée du Sud. Il s’agira d’évoluer vers une solution non seulement européenne mais aussi apte à délivrer des effets répondant aux menaces actuelles tout en opérant dans un environnement contesté, sans GPS. Seul le développement d’un lanceur est ici envisagé, l’appel écartant le développement d’éventuels porteurs et munitions associés pour maximiser l’interopérabilité, optimiser la production et mieux maîtriser les coûts opérationnels. La modularité et l’évolutivité sont tout particulièrement mise en avant, le projet pouvant aussi déboucher sur des applications navales. Ici aussi, quelques attendus chiffrés ou non sont proposés, à l’instar d’une portée allant jusqu’à 499 km, un délai de mise en batterie inférieur à 1 min ou encore la capacité du lanceur à être rechargé en moins de 4 min. L’automatisation et la résilience des moyens de positionnement viennent renforcer un besoin central d’amélioration de la survivabilité face aux nouvelles menaces que sont les drones, tous milieux confondus. L’Europe prévoit d’allouer 25 M€ à ce qui ressemble à une première impulsion. L’enveloppe couvrira des travaux d’étude et de conception, voire de prototypage et d’essais, pour une durée de 48 mois. Plusieurs propositions pourront être soutenues dans un domaine où la BITD française prend pied depuis peu. Soutenues par la volonté d’acquérir un système national, quelques acteurs comme MBDA, Thales, Airbus ou encore Turgis & Gaillard ont déjà fait émerger certaines solutions dont la montée en maturité pourrait désormais être accompagnée par l’Europe. Crédits image : EMA
  13. Ils sont 50. Prêtres diocésains, religieux (Ordre des frères mineurs, Compagnie de Jésus), séminaristes ou laïcs (Scouts de France, Jeunesse ouvrière chrétienne), ces « martyrs français de l’apostolat » pour reprendre les termes du père Bernard Ardura, postulateur de la cause de canonisation, sont morts il y a 80 ans pour la plupart, à Buchenwald, Dachau, Mauthausen, Flossenbürg, Neuengamme, Dresde, Ravensbrück et dans d’autres lieux de supplice nazis et viennent d’être béatifiés. C’était le 23 décembre en la cathédrale Notre-Dame à Paris. Le 20 juin dernier, le pape Léon XIV a signé un décret du dicastère des Causes des Saints reconnaissant « le martyre de ces hommes par haine de leur foi sous le régime nazi en 1944 et 1945 » précise le Diocèse aux armées. Victor Dillard Ainsi Victor Dillard, qui entre chez les Jésuites en 1919 après s’être battu lors de la Première Guerre mondiale. Capitaine d’artillerie en 1940, il est fait prisonnier mais parvient à s’évader. Lors de la création du Service du travail obligatoire (STO) en 1943, il décide de partir afin de créer une aumônerie clandestine. Arrivé comme électricien, il est trahi, arrêté et interné à Dachau où il meurt le 12 janvier 1945, à l’âge de 47 ans. Dans son Journal, en septembre 1943, il écrit : « Je n’ai pas de difficulté sur la mort, je ne vois pas de quoi j’aurais à me détacher, ma vie a été donnée une fois pour toutes. Qu’elle n’ait pas encore été prise, c’est un hasard ou plutôt une grâce. » Ordonnance Kaltenbrunner Le 3 décembre 1943 est publiée l’ordonnance Kaltenbrunner qui vise à éliminer tous ceux qui menent une activité religieuse auprès des jeunes travailleurs civils français, en particulier issus de l’église catholique. Cette activité est considérée comme anti-allemande. La sanction pouvant être la peine de mort. Jean Batiffol Ordonné prêtre en 1938, Jean Batiffol rejoint un an plus tard le 26e régiment d'artillerie (RA) comme officier. Fait prisonnier en juin 40, il est envoyé dans un oflag en Autriche. En 1943, « autorisé à quitter le camp, il refuse le confort du retour » détaille le Diocèse aux armées. « Il choisit de servir les "réquisitionnés" en Autriche ». Arrêté en décembre 44, il est déporté à Mauthausen où il meurt d’épuisement…le 8 mai 1945, à l’âge de 48 ans. Photo : messe de béatification le 23 décembre présidée par le cardinal Jean-Claude Hollerich, archevêque de Luxembourg et légat du pape ©Notre-Dame de Paris.
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  14. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2025/12/nadege-baptista-la-lieutenante-de.html Il y a un mois paraissait aux éditions de l’Aube « l’égalité des chances en mots et en actions ». Son auteur, Nadège Baptista qui sait de quoi elle parle car elle fut préfète déléguée à l’égalité des chances auprès des préfets de Seine-et-Marne (2020) puis des Hauts-de-Seine (2022). Cette scientifique est aujourd’hui la représentante de l’Etat en Mayenne. Au service de l’Etat Avant d’être préfète à Laval (depuis quatre mois), cette scientifique multi diplômée qui aime à dire qu’elle « repousse les cloisons » a été directrice générale des services de Chartres Métropole (2011) et de Châteauroux métropole (2014). Mais aussi militaire. Plus précisément dans la Marine comme officier, ingénieure spécialisée en énergie et propulsion navale. Ingénieure en génie atomique Issue de l’Ecole Navale, promotion 98. Nadège Baptista a été cheffe de secteur chaufferie de propulsion nucléaire sur le porte-avions Charles de Gaulle puis officier de sécurité nucléaire du port de Toulon. La lieutenante de vaisseau est également ingénieure en génie atomique. Photo : ©X
  15. Selon un rapport, le coût unitaire de l’Eurofighter serait deux fois plus élevé que celui du Rafale Le 19 décembre, un porte-parole du gouvernement allemand a déclaré qu’il restait encore « beaucoup de temps » avant la fin de l’année pour débloquer le projet de Système de combat aérien du futur [SCAF], mené dans la cadre d’une coopération entre la France, l’Allemagne et l’Espagne. Ce qui veut dire que les dernières réunions entre les responsables des pays concernés n’ont pas permis de faire avancer ce dossier. Pour rappel, le désaccord porte sur le développement d’un avion de combat de nouvelle génération [NGF – New Generation Fighter]. Désigné maître d’œuvre, Dassault Aviation réclame un changement de gouvernance afin d’être en position d’imposer ses décisions à Airbus, dont la voix compte double grâce à la participation de ses filiales allemande et espagnole à ce projet. Ce que le groupe européen refuse catégoriquement, comme, du reste, les industriels d’outre-Rhin. D’où les échanges souvent musclés auxquels on a assisté au cours de ces derniers mois. Lors d’une audition au Sénat, en juin dernier, Éric Trappier, le PDG de Dassault Aviation, avait expliqué que son intention était d’établir une coopération basée sur celle qui avait permis à six industriels européens de développer le démonstrateur de drone de combat nEUROn, dans des délais relativement rapides et, surtout, à des coûts maîtrisés [moins de 500 millions d’euros]. « Cette coopération a réussi, ensuite, parce que nos partenaires ont reconnu la France, et Dassault en particulier, comme leader dans le domaine des avions de combat, et la répartition du travail s’est faite sur cette base. Nos amis suédois ont réalisé l’intégralité de l’avion que nous avions dessiné, nos amis italiens et espagnols ont fait leur travail, il n’y a pas eu de conflit de préséance, tout s’est fait dans une ambiance de confiance et de respect des compétences de chacun. Personne n’a prétendu être calife à la place du calife. La Direction générale de l’armement a contracté au nom des six pays : il y avait une agence exécutive, maître d’ouvrage, représentant les intérêts des six États », avait en effet détaillé M. Trappier. En revanche, le modèle de coopération que défend Airbus est celui qui avait été mis en place pour le développement de l’Eurofighter Typhoon/EF2000 par le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. « Si les gens veulent que le SCAF existe, nous savons tous comment le faire. Il suffit de revenir à ce qui a été convenu et de s’y tenir. Mais si les gens pensent que nous devons revenir à la case départ et recommencer toute la discussion, ce n’est pas acceptable », s’était d’ailleurs agacé Michael Schoellhorn, le PDG d’Airbus Defence & Space. Or, pour M. Trappier, un tel modèle de coopération ne permet pas de travailler efficacement. « La gouvernance d’Eurofighter consiste à faire un JV [joint venture ou coentreprise], tout le monde met sa propriété intellectuelle au milieu, on donne tout à tout le monde et puis on fait un avion qui, finalement, répond aux besoins de chaque industriel », avait-il dit aux sénateurs, avant de souligner que l’Eurofighter était beaucoup plus cher que le Rafale. « C’est factuel : c’est ce qu’ont dit les cours des comptes » des pays impliqués, avait-il insisté. Et c’est précisément ce qu’un rapport sur la Base industrielle et technologique de défense européenne [BITDE], récemment publié par le Sénat, vient de confirmer. « Notre regard sur le fonctionnement de la BITDE doit changer afin de mieux articuler les logiques d’entreprise avec les priorités politiques. Les objectifs financiers et industriels doivent retrouver toute leur place lors de l’élaboration des coopérations européennes. Cela doit conduire à réexaminer les grands programmes initiés par les États qui se révèlent coûteux, plus longs à mettre en oeuvre et moins performants technologiquement compte tenu des compromis auxquels ils conduisent », ont d’abord estimé les sénateurs Pascal Allizard et Hélène Conway-Mouret, les deux auteurs de ce rapport. Et de prendre l’exemple de la coopération ayant abouti à l’Eurofighter Typhoon/EF2000. « La Cour des comptes britannique a ainsi estimé que les Eurofighter acquis par le Royaume-Uni avaient coûté au total 43,6 milliards d’euros, soit un surcoût de 75 % par rapport aux estimations initiales, et un coût unitaire de près de deux fois supérieur à celui du Rafale, selon les chiffres de la Cour des comptes française », ont en effet relevé les deux rapporteurs. Selon eux, le surcoût de l’Eurofighter s’explique par les coûts de négociation », qui ont engendré des retards, « la multiplication des chaînes d’assemblage et le fait que certains partenaires ont voulu profiter du projet pour acquérir des compétences dont ils étaient dépourvus ». Et de rappeler, pour enfoncer le clou, que la « Cour des comptes allemande a estimé que les coûts de maintenance de l’Eurofighter seraient sur l’ensemble de son cycle de vie deux fois supérieurs à l’estimation initiale ». Quoi qu’il en soit, il ne reste plus qu’une semaine aux responsables français, allemands et espagnols pour décider de l’avenir du SCAF. https://www.opex360.com/2025/12/25/selon-un-rapport-le-cout-unitaire-de-leurofighter-est-deux-fois-plus-eleve-que-celui-du-rafale/
  16. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2025/12/maria.html A l’occasion de son anniversaire, aussi symbolique soit-il, le porte-parole du Quai d’Orsay n’aura vraisemblablement pas l’honneur de la presse. Au contraire de son homologue russe, Maria Zakharova, qui fête aujourd’hui ses 50 ans. Le quotidien Komsomolskaïa Pravda célèbre « la belle dame de la diplomatie russe », celle qui ironisait ainsi le 28 février dernier après l’humiliation subie par Volodymyr Zélensky dans le bureau ovale de la Blanche « La façon dont Trump et Vance se sont contenus et n’ont pas giflé cette ordure relève du miracle de retenue ». Message fort peu diplomatique posté sur Telegram. Le journal présente avec emphase la directrice de l'information et de la presse, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie : « Elle peut danser une danse folklorique russe en talons, émerveiller les gens avec sa poésie et souhaiter la bonne année aux Chinois dans la langue de l’Empire Céleste ! ». Nous apprenons également que celle qui a joué, lors de ses études, dans une série télévisée chinoise est jugée une incomparable professionnelle par le rédacteur de l’article : « Aucun de ses collègues occidentaux ne peut rivaliser avec Zakharova en termes de clarté de ses analyses ». Photo : ©MID
  17. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/trump-lance-sa-golden-fleet-pour-concurrences-la-marine-chinoise/ Trump lance sa « Golden Fleet » pour concurrencer la marine chinoise Vue USN du projet FF(X) Flanqué du Secrétaire à la Guerre Pete Hegseth et du secrétaire à la Marine John Phelan, le président Donald Trump fera une annonce ce lundi soir depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. Une annonce qui devrait concerner la construction navale militaire, le renforcement des capacités industrielles des chantiers navals américains, l’accroissement de la flotte de l’US Navy et des Garde-Côtes, le tout pour mieux concurrencer la marine chinoise (la PLAN). Toute la journée de lundi, les spéculations sont allées bon train sur le contenu d’une annonce présidentielle prévue pour 22 h 30 (heure française). Certains commentateurs penchaient pour des développements militaires relatifs à de probables opérations militaires contre le Venezuela. Le week-end dernier, le renforcement des moyens aériens américains s’étant poursuivi dans les Caraïbes. D’autres experts associaient pétrole et Venezuela, Trump et ses deux Secrétaires pouvant détailler la saisie, au cours du week-end, de trois tankers soupçonnés de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions. Sur une production d’environ un million de barils par jour, le Venezuela en exporte environ la moitié sur le marché noir, principalement vers l’Asie. Conséquence de ces saisies : le prix du brut a grimpé, « reflétant une nouvelle incertitude quant à l’approvisionnement après ces mesures », selon les analystes d’UBS. En effet, « ces dernières manœuvres » constituent selon eux « une escalade et un signal de la volonté de l’administration Trump de réduire les exportations de pétrole vénézuélien à court terme ». Les derniers pariaient eux sur le choix du nom de « Donald Trump » pour baptiser le prochain porte-avions de l’US Navy. Doper les capacités navales Selon des indiscrétions venant de la Maison-Blanche et confirmant des confidences faites au Wall Street Journal, la décision annoncée porte sur l’augmentation des capacités navales et aéronavales des États-Unis face à la Chine. Les États-Unis gardent, selon les experts, une force de projection en mer sensiblement supérieure à celle de la Chine, mais cette dernière a entrepris de moderniser sa marine à grande vitesse. D’où la volonté US d’être en mesure de rester en mesure de surpasser la PLAN dans le Pacifique et autour des îles d’Asie du Sud-Est. L’annonce de ce lundi suit de peu celle de la Marine américaine, le 19 décembre, de l’annulation du programme Constellation (10 unités commandées) et son remplacement par un nouveau projet de bâtiment militaire de petite taille, pour l’instant appelé le FF (X). Les frégates de type Constellation étaient conçues comme des frégates lance-missiles multimissions capables de suivre le rythme des porte-avions et de leurs groupes aéronavals. Le nouveau type de bâtiments sera basé sur les patrouilleurs des Garde-Côtes de la classe Legend. Ces futures frégates sont conçues, selon la Navy, comme des compléments polyvalents et très mobiles à la flotte existante – que le président américain veut transformer en « Flotte d’or » (Golden Fleet), un concept encore flou, faisant écho à sa promesse de faire entrer l’Amérique dans un « âge d’or ». L’objectif, selon la Marine américaine, est de mettre à l’eau le premier de ces nouveaux vaisseaux en 2028. « Les récentes opérations menées de la mer Rouge aux Caraïbes rendent ce besoin indéniable : notre flotte de petits bâtiments de combat de surface ne représente qu’un tiers de nos besoins », a expliqué l’amiral Daryl Caudle, chef des opérations navales, précisant que les besoins étaient estimés à 73 unités. « Nous avons besoin de bâtiments de combat de surface plus performants pour la haute mer afin de combler l’écart et permettre à nos destroyers de se concentrer sur les combats de haute intensité. »
  18. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la-finlande-va-relever-lage-limite-de-ses-reservistes-a-65-ans-en-2026/ La Finlande a annoncé lundi qu’elle relèvera l’âge limite des réservistes de son armée de 60 à 65 ans l’année prochaine. Son objectif: renforcer la préparation militaire du pays face à la menace posée par la Russie voisine. Le ministre de la Défense, Antti Hakkanen, a déclaré que la réforme, qui entrera en vigueur le 1er janvier après avoir été promulguée par le Président, entraînera une augmentation du nombre des rappelables de 125 000 sur cinq ans. « Le nombre de réservistes finlandais sera d’environ un million en 2031 », a précisé Hakkanen. « Cette mesure, ainsi que les autres mesures que nous prenons pour renforcer notre défense, montrent que la Finlande prend en charge sa sécurité, aujourd’hui et à l’avenir », a ajouté le ministre. La réserve finlandaise compte actuellement environ 900 000 citoyens, et ce pays situé sur le flanc oriental de l’Otan dispose d’un effectif en temps de guerre de 280 000 soldats, les effectifs d’active des armées s’élevant à 25 550 personnels, dont 13 550 conscrits qui effectuent un service de 6 à 12 mois. Le service militaire est obligatoire pour tous les hommes en Finlande lorsqu’ils atteignent 18 ans. Il se fait sur la base du volontariat pour les femmes. Les conscrits peuvent effectuer un service militaire de six, neuf ou 12 mois selon leur formation. La nouvelle limite d’âge s’appliquera aux personnes assujetties au service militaire dès l’entrée en vigueur de la loi. En vertu des nouvelles règles, la disponibilité des conscrits sera prolongée de 15 ans pour les simples soldats et de cinq ans pour les sous-officiers et les officiers.
  19. L’imprévisible et pitoyablement fantasque Donald Trump a annoncé lundi le lancement d’une nouvelle classe de navires de guerre de grande taille qui portera son nom, un fait extrêmement inhabituel pour un président en exercice mais dont Trump est en train de devenir coutumier: n’a-t-il pas en effet fait rebaptiser le Kennedy Center en ajoutant son nom à celui de l’ancien président sur la façade de la célèbre salle de spectacles de Washington, communément appelée Kennedy Center? Les navires promis seront « les meilleurs du monde », a assuré, sans plaisanter, le président américain pendant une conférence de presse depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, précisant que deux de ces bâtiments de ligne de la « Trump Class USS Defiant » seraient construits pour commencer (10 pourraient l’être). Le président républicain a par ailleurs dit vouloir s’impliquer personnellement dans la conception des nouveaux bateaux, « parce que je suis une personne très portée sur l’esthétique ». Trump a aussi déclaré qu’il rencontrerait la semaine prochaine en Floride les représentants des entreprises de défense afin de discuter de l’accélération du calendrier de production des navires de guerre; son administration serait même prête à sanctionner les entreprises trop lentes. « Ils ne les produisent pas assez vite », a-t-il affirmé. Flanqué du Secrétaire à la Guerre, Peter Hegseth, son roquet fana-mili, Donald Trump a invoqué le souvenir des grands cuirassés américains qui se sont illustrés pendant la Deuxième guerre mondiale pour présenter ces bâtiments qui seront équipés de canons et de lasers, et qui pourraient porter des armes hypersoniques et nucléaires. Pour rappel, l’US Navy a désarmé ses derniers véritables cuirassés, les USS Missouri et USS Wisconsin de la classe Iowa, datant de la Seconde Guerre mondiale, entre 1990 et 1992. « Nous allons redonner toute leur grandeur aux groupes aéronavals », a ajouté le secrétaire Phelan. « Le cuirassé USS Defiant inspirera l’admiration et le respect du drapeau américain à chaque fois qu’il accostera dans un port étranger. Il sera une source de fierté pour chaque Américain. » Les réactions, tantôt effarées, tantôt laudatrices, alternent. En voici une, française, que j’aime bien: https://lignesdedefense.ouest-france.fr/lus-navy-sera-equipee-de-croiseurs-de-la-classe-trump/
  20. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2025/12/le-lieutenant-general-sarvarov-tue-dans.html Le lieutenant-général Sarvarov tué dans une explosion à Moscou Fanil Sarvarov, 56 ans, dirigeait le département de l’entrainement opérationnel des forces armées russes à Moscou. Vers 7h, ce matin, alors qu’il s’apprêtait à quitter la cour de son immeuble au volant d’un Kia Sorento, celui-ci a explosé. Possiblement une mine magnétique placée sous la voiture. Transporté à l’hôpital dans un état grave, il y est décédé, rapporte la presse locale. Pour qui ce sont « des terroristes, probablement liés aux services de renseignement ukrainiens » qui auraient placé l’engin explosif. Le lieutenant-général Sarvarov, né dans l’oblast de Perm, diplômé de l’Ecole supérieure de commandement des chars de Kazan « Drapeau Rouge » et de plusieurs académies militaires, a participé à des opérations lors du conflit ossète-ingouche, à la guerre en Tchétchénie, à l’intervention en Syrie et à « l’opération militaire spéciale » en Ukraine. Photo : ©ministère russe de la défense.
  21. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2025/12/gilles-lefrancois-legionnaire.html Les pages se tournent pour Gilles Lefrançois. Le 31 décembre, il prendra sa retraite. A 64 ans. Ce natif du Puy-en-Velay (Haute-Loire), dont il conserve l’accent intact, a, il y a 25 ans, clos un premier chapitre, militaire. En 1983, le jeune homme de 22 ans s’était engagé à la Légion étrangère. 2e REP (15 ans), 13e DBLE, 2e REG. L’adjudant Lefrançois négocia alors un complexe retour à la vie civile. La forêt Ce 2e chapitre a pour cadre l’Ariège où il devient ouvrier sylviculteur dans la forêt de Bélesta. Au fil du temps l’autodidacte est devenu gestionnaire forestier (après avoir obtenu un BTS). L’engagement ne s’est pas arrêté là puisque l’ancien sous-officier est également devenu maire de sa commune, Limbrassac, 120 habitants (2008-2014). Témoigner Mais dans cette vie multiple, il y a d’autres pages. Celles de Forestiers de montagne, un autre monde, ouvrage en autoédition sorti il y a quelques mois et bâti autour des quatre saisons. « L’image du forestier dans la société ne correspond pas à celle que je connais » explique Gilles Lefrançois. Alors, la parole a été donnée à 26 d’entre eux exerçant dans les départements pyrénéens. Hommes, femmes, « des gens passionnés, du CAP à Bac +9 » qui parlent de leur métier. Poésie Ainsi Yohann, bûcheron, « Couper un arbre est une dure décision. Il faut le faire en conscience, savoir pourquoi on a choisi d’être devant lui, avec un tronçonneuse ». Ou Diane, la gestionnaire forestière qui explique que « la forêt brandit la force cruelle et obstinée de l’existence, elle invite à la modestie ». La centaine de pages du livre contient autant de photos (120) en noir et blanc réalisées par Gilles Lefrançois. Le tout côtoie la poésie. Géraldine, gérante d’une scierie et contributrice dit : « Ce métier qui nous tient tant à cœur nous a permis de participer modestement à la reconstruction de la charpente de la flèche de Notre-Dame de Paris ». Un ouvrage de passion ! Contact : gilles@limbrassac.com
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  22. SoS_MadMax Sorti de l'EMIA en quelle année ? Désormais capitaine may be ? BTX
  23. https://www.opex360.com/2025/12/22/permanence-aeronavale-la-commande-dun-eventuel-second-porte-avions-devra-etre-notifiee-avant-2029/ La commande d’un éventuel second porte-avions devra être notifiée avant 2029 Depuis les Émirats arabes unis, comme annoncé par la Loi de finances 2025, le président Macron a confirmé le lancement en réalisation du porte-avions de nouvelle génération [PANG], dont la construction a d’ailleurs déjà commencé. « À l’heure des prédateurs, nous devons être forts pour être craints et en particulier forts sur les mers. Voilà pourquoi conformément aux deux dernières Lois de programmation militaire et après un examen complet et minutieux, j’ai décidé de doter la France d’un nouveau porte-avions. La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine. […] Ce nouveau porte-avions sera l’illustration de la puissance de notre nation, puissance de l’industrie, de la technique, puissance au service de la liberté sur les mers et dans les remous du temps », a en effet déclaré M. Macron. Pour rappel, ce nouveau porte-avions aura un déplacement de 80 000 tonnes pour une longueur de 310 mètres. Doté d’une propulsion reposant sur deux chaufferies nucléaires K22, il devra être en mesure de naviguer à la vitesse maximale de 30 nœuds, de mettre en œuvre des armes à énergie dirigée, des brouilleurs de forte puissance et, surtout, trois catapultes électromagnétiques [EMALS] associées à un dispositif de récupération des aéronefs appelé AAG [Advanced Arresting Gear]. Cela étant, la question de la « permanence d’alerte » des capacités aéronavales reste encore à trancher… alors que, selon le général Fabien Mandon, le chef d’état-major des armées [CEMA], elle devait être prise en compte dans les travaux préparatoires au lancement en réalisation du PA NG. « Au plan militaire, j’ai besoin de permanence. Un outil de combat qui est disponible 65 % du temps, ce n’est pas l’idéal. En tout cas, pour moi, soit il est disponible quand j’en ai besoin, soit il n’est pas disponible. Donc, la détermination du futur porte-avions, dans sa géométrie, son volume et son coût, est essentielle. On est en train de terminer ces travaux, qui vont être présentés à notre ministre », avait en effet affirmé le CEMA, devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense. « On doit réfléchir à l’évolution de ce système. On est en train de terminer ce travail […] . J’espère avoir la permanence », avait-il insisté. Une « permanence d’alerte » suppose de disposer de deux porte-avions. Comme l’a expliqué l’amiral Nicolas Vaujour, le chef d’état-major de la Marine nationale [CEMM], lors d’une récente audition au Sénat [*], deux solutions souveraines sont possibles. La plus évidente consisterait à maintenir le porte-avions Charles de Gaulle en service plus longtemps que prévu. « Si vous privilégiez la rapidité, car vous estimez qu’il faut à notre pays cet outil souverain de puissance et de supériorité aéromaritime, il convient de prolonger le Charles-de-Gaulle et d’avancer le plus vite possible sur le PA NG. Le cas échéant, la France serait dotée de deux porte-avions en 2038 », a-t-il dit. Mais encore faut-il que le porte-avions Charles de Gaulle puisse être prolongé. « Nous le saurons en 2029, au moment de [son] arrêt technique », a souligné le CEMM. Plus précisément, le troisième arrêt technique majeur [ATM] du Charles de Gaulle est prévu en 2027 et devrait durer entre 18 et 24 mois. Ce n’est qu’à cette occasion qu’il sera possible de regarder l’état des cuves de ses deux réacteurs nucléaires K15 et, le cas échéant de de changer leur cœur. Cette affaire relève de la Direction des applications militaires [DAM] du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives [CEA]. Quant au coût d’une telle opération, il s’élèverait à environ 1 milliard d’euros. En tout cas, la prolongation du Charles de Gaulle, qui est opérationnel depuis 25 ans, est une hypothèse crédible. Admis au service en 1975, le porte-avions américains USS Nimitz vient ainsi de terminer son ultime mission, au bout de 50 ans de service et après avoir été intensivement sollicité et connu des déploiements de très longue durée, comme en 2020, avec 11 mois passés en mer [et plus de 180 000 km parcourus. La seconde solution avancée par l’amiral Vaujour passerait par la commande d’un second PA NG, identique au premier. Cette option est « la plus cohérente et la plus efficiente » pour « atteindre la permanence en 2042-43 », a-t-il fait valoir. Seulement, pour qu’elle le soit effectivement, il n’y a guère de temps à perdre. « L’optimum, du point de vue de l’outil industriel, consisterait à commander un deuxième porte-avions quatre ans après la première commande, soit en 2029 », a avancé le CEMM. L’idée de réaliser un porte-avions européen, encore proposée par l’ancien commissaire européen Thierry Breton à l’antenne de CNews, ce 22 décembre, l’amiral Vaujour l’a écartée catégoriquement. « Le porte-avions européen, je n’y crois pas, car il sera impossible de partager la décision d’emploi », a-t-il dit. En revanche, selon lui, une coordination étroite avec des partenaires européens paraît « une perspective plus crédible » étant donné qu’il « s’agit de garantir qu’un porte-avions européen soit toujours disponible » pour une zone d’opération donnée, comme l’Indopacifique. « Quand nous avons envoyé le Charles-de-Gaulle dans l’Indopacifique, nous avons succédé à un porte-avions italien et un porte-avions britannique nous a suivis. Cette synchronisation n’était pas le fruit du hasard : elle était le résultat d’une coopération trilatérale entre le First Sea Lord, le chef d’état-major de la marine italienne et moi-même », a dit le CEMM. Or, « ce que nous avons fait au niveau militaire, il est possible de le faire, en cas de crise majeure, au niveau politique », a-t-il estimé. Au passage, anticipant les éventuelles critiques sur la construction du PA NG, l’amiral Vaujour a suggéré que le porte-avions a encore de beaux jours devant lui. « En 2010, il y avait 27 porte-avions dans le monde. En 2030, il y en aura 37. On assiste à une prolifération dans ce domaine : les Turcs veulent en construire, les Espagnols veulent en obtenir, les Italiens veulent construire un porte-avions nucléaire, les Indiens veulent passer au porte-avions à catapulte, les Chinois ont reçu leur troisième en construisent leur quatrième et veulent aller à six, les Américains en sont toujours à onze. Seuls les Russes n’en ont pas, c’est une de leurs faiblesses, qu’il nous faut exploiter : ils n’ont jamais réussi à mettre en œuvre durablement cet outil de supériorité aéromaritime », a-t-il fait observer. [*] Tenue à huis clos, son compte rendu vient d’être publié
  24. L'arrêté dispose = " L’évaluation de l’aptitude médicale en cas d’asthme nécessite au préalable l’optimisation du traitement. Si nécessaire, le médecin examinateur adressera l’intéressé à son pneumologue traitant pour adapter le traitement avant de statuer sur le classement G. L'aptitude au service dans les troupes aéroportées (TAP) doit être discutée en cas d'allergie aux pollens de graminées et autres allergènes végétaux. La notion d'un séjour en réanimation, d'une corticothérapie orale prolongée (plus de 15 jours), d'un traitement anti IgE contre-indique l'engagement initial dans les armées. Nota. – La réalisation d'un test à la métacholine reste du ressort du spécialiste. 1. Notion d'asthme de l'enfance avec absence de symptômes et de prise de traitement depuis plus de 3 ans, examen clinique actuel normal et spirométrie actuelle normale. G = 2 2. Antécédent d'asthme et existence d'un trouble ventilatoire obstructif. G = 6 3. Asthme avec contrôle optimal selon les critères GINA (global initiative for asthma) sans traitement de fond, examen clinique et spirométrie normaux en intercritique. G = 3 4. Asthme avec contrôle optimal selon les critères GINA, sans traitement de fond, examen clinique et spirométrie normaux en intercritique et crises très rares et déclenchées exclusivement par un facteur évitable ou contrôlable. G = 2 à 3 5. Asthme nécessitant un traitement de fond pour obtenir un contrôle optimal selon les critères GINA, avec spirométrie normale en intercritique. G = 4 6. Asthme avec contrôle partiel ou insuffisant selon les critères GINA. G = 5 7. Bronchospasme induit par l’exercice isolé, sans symptôme en dehors des efforts, avec spirométrie normale. G = 2 à 3 8. Asthme avec symptômes au repos et à l’effort G = 3 à 4 9. Asthme sévère G = 6 10. Asthme et allergie alimentaire : - si aliment identifié et excluable ; G = 3 - si aliment non excluable ou non identifié. G = 6

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