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Tout ce qui a été posté par BTX

  1. https://www.forcesoperations.com/lestonie-double-la-mise-sur-le-caesar/ L’Estonie double la mise sur le CAESAR Douze canons CAESAR supplémentaires seront livrés à l’armée estonienne, a annoncé le ministre de la Défense estonien, Hanno Pevkur, en marge d’une rencontre avec son homologue française, Catherine Vautrin. Non pas six mais 12 CAESAR Mk 1supplémentaires viendront renforcer la flotte opérée depuis l’an dernier par le 3ème bataillon d’artillerie automotrice. Un premier lot de taille identique avait été acquis à l’été 2024, une commande suivie de la notification d’un contrat de soutien et, six mois plus tard, de la livraison des premières pièces. Le montant de ce nouveau contrat n’est pas détaillé, mais il semble bien être question de livrer à nouveau au plus vite. « Je me réjouis que le Centre national pour les investissements de défense (RKIK), la Direction générale de l’armement (DGA) et la société française KNDS aient signé l’accord portant sur l’acquisition par l’Estonie de 12 nouveaux canons automoteurs sur roues CAESAR. Conformément à cet accord, ces canons seront livrés en Estonie cette année », s’est félicité le ministre de la Défense estonien. Cet investissement « renforcera considérablement la puissance de feu et la réactivité de la division estonienne, permettant un appui-feu indirect efficace aux unités déployées sur l’ensemble du territoire estonien. La plus grande mobilité des plateformes à roues par rapport aux systèmes chenillés permet un redéploiement plus rapide et accroît sensiblement la flexibilité et la capacité de combat des moyens d’appui-feu indirect de la division », estimait pour sa part le lieutenant-colonel Meelis Laanemets, officier rattaché à l’état-major des forces de défense estoniennes. Réunis aujourd’hui à Bruxelles, les deux ministres en ont profité pour annoncer le renouvellement à venir du partenariat stratégique unissant Tallinn et Paris. L’intention intervient à l’heure où d’autres opportunités apparaissent pour l’industrie de défense française. L’Estonie projette en effet de renforcer son bouclier anti-aérien par l’acquisition d’un système de défense sol-air de moyenne portée idéalement opérationnel à compter de 2030, un besoin pour lequel le SAMP/T NG franco-italien aura plus d’une carte à jouer. Crédits image : Forces de défense estoniennes
  2. https://www.forcesoperations.com/leurope-se-penche-encore-sur-la-robustesse-de-son-industrie-de-defense/ L’Europe se penche (encore) sur la robustesse de son industrie de défense Mieux vaut tard que jamais. Vingt ans après une première prise de conscience, la sécurité d’approvisionnement est un défi grandissant pour la BITD européenne. Il justifie la recherche, pilotée par l’Agence européenne de défense (AED), d’un outil de surveillance et d’alerte précoce des éventuelles ruptures. La sécurisation des approvisionnements en matière de défense, l’Europe y travaille depuis 2006. Deux décennies plus tard, ce qui n’était alors qu’un sujet annexe est devenu aujourd’hui un enjeu stratégique. Les remous de la crise sanitaire, puis l’invasion russe de l’Ukraine et l’explosion de la demande ont renforcé un risque qui s’assortit désormais de nouvelles positions protectionnistes sur certaines matériaux et composants clés. « Il est donc nécessaire d’adopter une approche plus coordonnée pour comprendre les chaînes d’approvisionnement de défense, leurs interdépendances et leurs vulnérabilités, ainsi que pour développer des solutions en coopération pour relever les défis communs », commente l’AED dans un document publié fin janvier. Cartographier, surveiller et alerter, voilà les trois missions que l’AED aimeraient confier à un logiciel ou à une plateforme en ligne ad-hoc. Qu’importe la voie retenue, il s’agira pour celle-ci « d’assurer une transparence maximale sur les chaînes d’approvisionnement de défense, en mettant l’accent sur les matières premières critiques et les composants clés des principaux systèmes d’armes ». Exhaustif et conduit en temps réel, le suivi garantirait une détection précoce des risques. Une alerte préemptive serait émise si ceux-ci augmentent. Potentiellement enrichi d’une couche d’intelligence artificielle, l’outil devrait également permettre de prioriser les alertes selon l’urgence et l’impact potentiel. Le tout doit contribue à identifier au plus vite les possibles goulets d’étranglement, voire à anticiper la disparition pure et simple d’un maillon essentiel. L’analyse se baserait sur différents capteurs et facteurs de risque, de l’imagerie thermique ou satellite permettant de visualiser une baisse d’activité au niveau de consommation électrique en passant par l’apparition de grèves, d’une chute d’activité, de délais en hausse, d’une nationalisation des ressources ou encore de catastrophes naturelles à répétition. Robuste et modulaire, la solution recherchée devra présenter plusieurs fonctionnalités. Hormis l’intégration et l’analyse des données, l’AED espère disposer d’une fonction de modélisation des risques assortie de moyens de communication sécurisés pour la remontée d’alerte. L’idée découle en droite ligne du programme pour l’industrie européenne de défense (EDIP). Adopté en décembre 2025 par l’Union européenne, ce nouvel instrument a été doté d’une première enveloppe 1,5 Md€ afin de renforcer la BITDE. Son chapitre VII se focalise ainsi sur la sécurité d’approvisionnement. Ce projet n’en est pour l’instant qu’au stade de la demande d’information. Attendues pour aujourd’hui au plus tard, les réponses techniques serviront de base pour évaluer la capacité du marché à répondre au besoin, affiner les exigences opérationnelles et techniques en lien avec les contraintes calendaires et budgétaires et éventuellement lancer un appel d’offres. À en croire le document de l’AED, une phase pilote de trois à six mois impliquant au maximum 15 utilisateurs semble être envisagée dans un premier temps. À supposer que ce mécanisme soit finalement déployé, il n’en demeurera pas moins limité à la surveillance et à l’alerte précoce. Rien n’est prévu dans ce cadre en termes de mesures correctives. Son usage n’aurait par ailleurs rien d’évident tant la BITDE se révèle vaste, fragmentée et ambivalente. Selon la Commission européenne, celle-ci emploie 500 000 personnes pour un chiffre d’affaires estimé à 70 Md€ en 2024. L’attention devra tout particulièrement porter les quelque 2500 PME constituant autant de fournisseurs essentiels des grands maître d’oeuvres européens. Surtout, l’industrie de défense européenne reste la somme de filières nationales aux niveaux de coopération variables. Les États demeurent seuls maîtres à bord en fin de compte. Rien ne dit que tous adhéreront au degré de transparence recherché, d’autant plus quand leurs champions nationaux se retrouvent parfois en compétition ouverte. Hors, que quelques maillons manquent à l’appel et c’est tout un pan de cette cartographie qui s’en retrouverait faussé. La France n’avait attendu ni l’Europe, ni 2026 pour aborder le sujet. La Direction générale de l’armement (DGA) s’est penchée sur la résilience de la filière française dès 2020 et les remous engendrés par la crise sanitaire, déploiement de mesures de sauvegarde à la clef. Une première alerte suivie deux ans plus tard de l’invasion russe de l’Ukraine et de l’émergence de la notion d’économie de guerre. L’objectif initial visant à « produire plus, plus vite et moins cher » s’est rapidement heurté, entre autres, à des problématiques d’approvisionnement. Des 4000 entreprises composants la BITD française, plus d’une centaine étaient en butée de production en novembre 2022, donc susceptibles de devenir des goulets d’étranglement et de gripper la machine. Depuis, la vigilance s’est non seulement maintenue mais a aussi été suivie de plusieurs mesures de sauvegarde inscrits dans la loi de programmation militaire 2024-2030. Ce sont la création d’une réserve industrielle, la simplification des dispositifs de réquisition, la priorisation de la production d’armement ou encore la constitution de stocks stratégiques, quatre pans parmi d’autres d’une démarche qui produit ses premiers résultats. Mais la France a été un cran plus loin en initiant, en 2024, l’expérimentation « Nation Prod View ». Pilotée par l’Agence de l’innovation de défense (AID) et la DGA, cette innovation vise à rassembler et mobiliser tous les moyens de fabrication disponibles en temps réel au sein d’un unique tableau de bord dématérialisé et sécurisé. Les capacités d’un acteur de la BITD deviennent insuffisantes ? Nation Prod View permet de visualiser et d’accéder aux outils industriels et services qu’offre le secteur civil pour pérenniser la production tout en sécurisant le partage de la documentation technique. Trois sociétés spécialisées dans la fabrication additive ont intégré ce qui restait, à la mi-2025, une expérimentation conduite en collaboration avec l’entreprise suisse Nicomatic. Héritée de l’expérience ukrainienne, confidentielle et pour l’instant nationale, l’application pourrait par la suite s’étendre à des BITD étrangères et contribuer à son échelle à cette robustesse recherchée par l’AED. Crédits image : KNDS https://www.opex360.com/2026/02/12/le-ministere-indien-de-la-defense-donne-son-feu-vert-a-lachat-de-114-rafale-de-plus-pour-30-milliards-deuros/
  3. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/02/lheritiere.html Elle a l'âge d'une collégienne de 4eme. Mais dans son pays où tout est secret, on ne peut qu'estimer son âge : 13 ans. A quoi rêve cette adolescente ? Impossible de le savoir car Kim Ju-ae est la fille de Kim Jong-un, ci-devant maître, propriétaire et guide absolu de la Corée du Nord depuis 2012. Succédant à son tyran de père qui lui même avait pris la suite du sien, fondateur de la paranoïaque République populaire démocratique de Corée qu'il dirigea pendant plus de 45 ans. A l'ombre du père Mademoiselle Kim Ju-ae pourrait être le quatrième membre de la dynastie à gouverner le pays, même si papa n'a que 42 ans. C'est ce que pense le renseignement sud-coréen. "La Corée du Nord entre en phase de désignation de Kim Ju-ae comme successeur au sein du régime" explique aujourd'hui à Séoul l'agence Yonhap, citant un briefing du Service national du renseignement (NIS). Interpréter les images Les spéculations ont commencé en novembre 2022, lorsque l'enfant a commencé à apparaître au côté de son père lors d'un tir de missile longue portée. La présence de l'adolescente, dans quelques jours au congrès du parti des travailleurs, permettrait à l'hypothèse de gagner du crédit supplémentaire. Photo : DR
  4. AGENT K Sous peine d'être banni de ce forum, je vous demande de vous présenter dans la rubrique PRESENTATION des MEMBRES. BTX
  5. Surtout, être décontracté, ne pas paniquer, vous ne pouvez pas couler ! Souvenez vous du théorème d'Archimède. BTX
  6. Ca va faire des heures de travail et du plein-emploi. Comme quoi si les Européens et surtout la commission européenne étaient moins cons, l'Europe de la Défense pourrait s'émanciper des USA. Pas dans tous les domaines, nous le savons mais nous sommes capables de sortir des véhicules blindés, des aéronefs, des hélicoptères, des sous-marins et des navires. Sans oublier l'optique, les radars, etc. BTX
  7. Exactement ! C'est ce que je vous ai expliqué = à la verticale, vous faites avec les jambes les mouvements de la brasse et avec les bras de légers moulinets pour se maintenir.
  8. https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwiCgdyIo9SSAxUFfKQEHRJACZEQvOMEKAB6BAgdEAE&url=https%3A%2F%2Fwww.boursorama.com%2Fbourse%2Factualites%2Fl-inde-approuve-l-achat-de-114-rafale-presse-eeaa410b674d4d717db142041b41c283&usg=AOvVaw2elB9q2-uzbHQGAE0KIfQt&opi=89978449 Le Conseil indien des acquisitions de Défense a approuvé jeudi l'achat de 114 avions de combat Rafale auprès de Dassault Aviation AM.PA pour un montant de 3.250 milliards de roupies (30,2 milliards d'euros), rapportent des médias locaux à quelques jours de la visite d'Emmanuel Macron en Inde. Le ministère indien de la Défense a déclaré sans donner de détails que le Conseil avait validé une méga-commande d'équipements militaires à 3.600 milliards de roupies incluant des Rafale et des missiles pour son armée de l'air, des missiles antichar pour son armée de terre et des avions de reconnaissance P-81, fabriqués par Boeing BA.N , pour sa marine. Ce feu vert à l'achat de Rafale ouvre la voie à la discussion des détails commerciaux et techniques entre Paris et New Delhi après la visite d'Emmanuel Macron la semaine prochaine en Inde. En avril dernier, New Delhi avait déjà donné son aval à l'acquisition de 26 Rafale marine destinés à équiper les deux porte-avions de la marine indienne, qui s'ajoutaient aux 36 Rafale commandés par l'Inde dans les années 2010. Le nombre d'escadrons de chasse de l'armée de l'air indienne est tombé ces derniers mois à 29, contre un objectif fixé à 42. Son appareil de base, le MiG-21, a été retiré du service en septembre et d'anciennes versions du MiG-29, du Jaguar et du Mirage 2000 devraient également disparaître dans les années à venir. L'Inde fabrique aujourd'hui son propre appareil, le Tejas, destiné à remplacer le MiG-21. New Delhi a passé commande auprès de la firme Hindustan Aeronautics HIEA.NS pour près de 180 Tejas Mk-1A mais aucun de ces modèles n'a encore été livré en raison de problèmes d'approvisionnement auprès de son motoriste américain GE Aerospace GE.N . (Rédaction de New Delhi, version française Benjamin Mallet et Jean-Stéphane Brosse, édité par Sophie Louet et Kate Entringer)
  9. https://theatrum-belli.com/assemblee-nationale-examen-dun-rapport-dinformation-sur-larme-du-genie/ Cliquez sur le lien pour entendre l'audition.
  10. La méthode qu’utilise le président américain, Donald Trump, pour négocier est bien rôdée. S’il veut 100 dollars, il en demande 1 000 à ses interlocuteurs qu’il sidère par ses déclarations, voire ses menaces. Et ces derniers sont tout heureux de s’en tirer à bon compte quand ils consentent à lui en donner 500. C’est sans doute caricatural… mais cette façon de faire a fonctionné lors de l’affaire des droits de douane, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ayant signé pour qu’ils soient portés de 5 à 15 % et non à 30 %, comme l’avait annoncé le chef de la Maison Blanche. S’agissant du Groenland, la question est de savoir si M. Trump avait vraiment l’intention d’annexer ou d’acheter ce territoire autonome constitutif du royaume de Danemark afin d’avoir plus de latitude pour assurer la sécurité des États-Unis face aux activités russes et chinoises dans le Grand Nord. Ou s’il a reculé devant la détermination affichée par certains responsables européens. En attendant, Copenhague a multiplié les achats d’équipements militaires auprès de Washington [F-35A, radars, drones MALE, etc.] et accepté de revenir sur le traité d’Igaliku qui, signé en août 2024, a fait de la base américaine de Thulé [devenue Pituffik il y a trois ans] la « seule zone de défense » du Groenland. Et cela alors que, dans le cadre d’un accord conclu en 1951, les États-Unis avaient quasiment carte blanche pour implanter des emprises militaires sur l’île. Par ailleurs, en marge du dernier sommet de Davos, fin janvier, M. Trump et Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan sont tombés d’accord sur le fait qu’il fallait en faire davantage pour garantir la sécurité dans le Grand Nord. MM. Trump et Rutte « sont convenus que l’Otan devrait assumer collectivement davantage de responsabilités » dans cette région, compte tenu de l’activité militaire de la Russie et de l’intérêt croissant de la Chine », a en effet résumé le Commandement suprême des forces alliées en Europe [SHAPE], via un communiqué. D’où la nouvelle opération que vient de lancer le Commandement allié des opérations [ACO], ce 11 février. Appelée Arctic Sentry [Sentinelle de l’Arctique], cette « activité multidomaine » renforcera la posture de l’Otan dans l’Arctique. Arctic Sentry « souligne l’engagement de l’Alliance à protéger ses membres et à maintenir la stabilité dans l’une des régions les plus importantes sur le plan stratégique et les plus difficiles sur le plan environnemental au monde », a fait valoir le général américain Alexus G. Grynkewich, le Commandant suprême des forces alliées en Europe [SACEUR]. Elle permettra « de tirer parti de la force de l’Otan pour protéger notre territoire et garantir la sécurité de l’Arctique et du Grand Nord », a-t-il ajouté. Selon les explications du SHAPE, Arctic Sentry prévoit la tenue de plusieurs manœuvres, dont les exercices « Arctic Endurance » [planifié par le Danemark] et « Cold Response », en Norvège. Cette opération sera placée sous la direction du Commandement allié de forces interarmées de Norfolk [JFC Norfolk], qui sera par ailleurs bientôt assuré par le Royaume-Uni, les États-Unis y ayant renoncé pour prendre les rênes du Commandement maritime allié, à Northwood. Parmi les commandements interarmées de l’Otan, celui de Norfolk incarne le lien « entre l’Amérique du Nord et l’Europe », sa mission étant de « défendre les voies d’accès stratégiques entre les deux continents et bien plus encore », a rappelé le général Grynkewich. « L’ACO et le JFC Norfolk collaboreront avec le Commandement allié Transformation et coordonneront leurs activités avec le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord [NORAD] ainsi qu’avec le Commandement Nord des États-Unis et le Commandement des forces des États-Unis en Europe « , a conclu le SHAPE. Le lancement de cette nouvelle opération a été salué par Troels Lund Poulsen, le ministre danois de la Défense. « Je me réjouis du large soutien apporté par les alliés de l’Otan au renforcement de la présence militaire dans l’Arctique. Le Danemark plaide depuis longtemps pour que l’Otan joue un rôle plus important dans cette région, et nous avons intensifié nos efforts ces derniers mois. Je suis donc particulièrement heureux que ce travail se traduise désormais par des actions concrètes. Nous apporterons une contribution substantielle, et nous devons ensuite maintenir cette dynamique afin que l’Arctique soit durablement intégré aux plans et exercices de l’Otan », a-t-il en effet réagi. https://www.opex360.com/2026/02/11/lotan-lance-loperation-arctic-sentry-pour-renforcer-la-securite-dans-le-grand-nord/
  11. La tempête Nils a eu raison de l’exercice ORION26 Un Rafale Marin et un A400M (photo DICOD) En raison des conditions météorologiques et pour des impératifs de sécurité, plusieurs séquences de l’exercice ORION 26 ont été annulées. La faute à la tempête Nils, marquée par des vents dépassant 160 km/h. Selon le bulletin Météo France de ce jeudi matin, 22 départements au total, du Finistère à l’Hérault en passant par la Corrèze, sont en vigilance orange pour la journée face au risques de débordements sur des tronçons de fleuves et rivières. La vigilance rouge crues sur la Gironde et le Lot-et-Garonne a été étendue à vendredi, qui verra toujours 22 départements maintenus en vigilance orange pour le même motif. Preuve que les conditions ne sont guère clémentes au large de la Bretagne, la compagnie BreizhGo Océane a annoncé que tous les départs de la journée du jeudi 12 février 2026 sont annulés entre Quiberon et Belle-Ile-en-Mer (Morbihan). Situation identique vers Houat et Hoëdic, où les deux rotations journalières ne seront également pas assurées. En ce qui concerne les annulations, il s’agit des séquences: – de ce 12 au 14 février : embarquement et répétition amphibie à Saint-Nazaire ; – du 15 au 16 février : embarquement – combat naval de haute intensité ; – le 17 février : embarquement – manœuvre de débarquement amphibie à Saint-Nazaire. Néanmoins, une séquence est prévue le samedi 14 février à Quiberon (56), sous réserve de l’évolution des conditions météorologiques. Il s’agira d’une manœuvre amphibie de grande ampleur impliquant le PHA Tonnerre, le PHA Mistral, ainsi que deux bâtiments de la marine italienne : le San Giusto et l’Andrea Doria. Au cours de cette démonstration, des unités de la 4ᵉ brigade d’aérocombat (4ᵉ BAC) et de la 9ᵉ brigade d’infanterie de marine (9ᵉ BIMa) effectueront un débarquement sur les côtes. Cette phase devrait toujours inclure la prise de l’aéroport de Vannes-Meucon avant une opération aéro-terrestre vers Coëtquidan. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la-tempete-nils-a-eu-raison-de-lexercice-orion26/
  12. Le capitaine de vaisseau Yvan Launay est devenu le scénariste du tome 25 de la série d’aviation « Missions Kimono ». Alors qu’il était pacha de la flottille 11F de la BAN de Landivisiau (base dont il est actuellement le commandant), il a été contacté en 2018 par Jean-Yves Brouard, auteur et scénariste de la série, pour le conseiller techniquement sur de futurs tomes, dont le premier album date de 2001. Son histoire est paru le 11 février dans les pages locales de l’édition Brest Nord-Finistère. L’actuel commandant de la BAN de Landivisiau est entré dans la Marine en 1998, et a été breveté pilote de chasse embarqué en 2007. Il a ensuite intégré la flottille 12F, basée à Landivisiau, où il a obtenu son aptitude opérationnelle en 2010. Engagé depuis le porte-avions Charles de Gaulle, il a travaillé sur les théâtres d’opérations afghan puis libyen et a participé à de nombreuses missions de combat aux commandes du Rafale Marine F2. Après d’autres expériences, comme commandant en second de la flottille 12F, puis commandant de la flottille 11F entre juillet 2018 et l’été 2020, notamment, il était, depuis 2023, commandant en second de la BAN de Landivisiau. « J’ai fait 2 700 heures de vol dont 2 200 heures sur Rafale Marine. 434 appontages dont 121 de nuit et 94 missions de combat », résume-t-il. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-pacha-de-la-ban-de-landivisiau-est-aussi-scenariste-de-bd/
  13. https://www.forcesoperations.com/un-pied-dans-sics-pour-la-force-terrestre-belge/ Les militaires belges vont pouvoir se former en interne à l’utilisation du système d’information du combat SCORPION (SICS), chaînon central de l’objectif d’interopérabilité maximale poursuivi par la Force Terrestre et ses homologues française et luxembourgeoise. Une quinzaine de postes SICS attendent leurs élèves dans cette salle de classe installée à Bourg-Léopold, siège de l’un des centres de compétence de la Force Terrestre et de la 1ère brigade récemment réactivée. Inauguré hier, cet outil de formation est l’un des trois installés en Belgique par Eviden, branche du groupe français Atos à l’origine de SICS. Deux autres entrent à leur tour en service à Marche-en-Famenne, terre d’accueil de la 7ème brigade, et à Peutie, où est basé le centre de compétences notamment chargé des systèmes d’information et de communication (CC V&C). Ces trois plateformes spécialisées ont été rendues opérationnelles entre juin et l’automne 2025, précise Eviden. Elles permettront à la Force Terrestre de s’approprier de façon autonome un SICS appelé à devenir « le système nerveux numérique » des véhicules de nouvelle génération livrés aux militaires belges, qu’il s’agisse des Griffon, Jaguar, Serval et CAESAR acquis grâce à CaMo, d’autres nouvelles plateformes ou encore de véhicules en service mais modernisés. Deux niveaux de formation sont prévus : à Bourg-Léopold et Marche-en-Famenne pour les militaires destinés à utiliser le SICS en opération, et à Peutie pour les administrateurs système, spécialistes SIC et autres profils techniques. La focale portera aussi sur la configuration, l’architecture réseau et l’intégration radio pour ces derniers. Cette infrastructure « a été conçue pour une durée de vie de 15 à 20 ans », indique Eviden. « Il est primordial de mettre le SICS à la disposition des forces armées. Cette étape témoigne du dynamisme du partenariat CaMo entre la France, la Belgique et le Luxembourg et illustre notre volonté de développer des capacités opérationnelles et adaptées au contexte géopolitique », déclarait Bernard Payer, en charge des systèmes critiques de mission au sein d’Eviden. « Si nous perdons la prochaine guerre, c’est parce que nous serons incapables d’échanger des données. La plus-value réelle, le coeur de CaMo réside dans un simple système de communication partagé par la France, la Belgique et, bientôt, le Luxembourg. (…) C’est un peu comme la liaison 16 des forces terrestres », rappelait le commandant de la Force Terrestre, le général-major Jean-Pol Baugnée en amont de l’inauguration de cette nouvelle capacité de formation. Déployé depuis longtemps côté français et lié aux nouvelles radios fournies par Thales, le SICS contribuera à terme à uniformiser le partage des données et de la situation tactique entre unités belges, françaises et, prochainement, luxembourgeoises du combattant débarqué jusqu’à l’échelon de la brigade. Son évolution est continue. En témoigne cette version 1.3 testée fin 2025 par l’armée de Terre et annonciatrice d’une plus grande stabilité, d’une meilleure ergonomie et d’un allègement de l’interface. « Même si SICS n’est pas parfait, il évolue chaque jour grâce à une base industrielle solide », notait le général Baugnée. Derrière Eviden, deux entreprises belges sont directement impliquée dans cette transition vers le combat collaboratif connecté. Il s’agit de Luciad, division du groupe suédois Hexagon responsable des modules cartographiques de SICS, et de la filiale belge de Thales, en charge de livrer et d’intégrer les radios de nouvelle génération. Également contractualisé pour équiper l’armée grande-ducale, Eviden est actif dans bien d’autres segments tels que la guerre électronique ou la géolocalisation. L’entreprise a notamment été choisie pour industrialiser la solution P3TS, un boîtier compact de positionnement bi-constellation (Galileo-GPS) permettant d’étendre la situation tactique à des vecteurs non-numérisés. Près de 6300 exemplaires sont attendus par l’armée de Terre, tandis que des discussions se poursuivent pour éventuellement doter le partenaire belge. De son côté, SICS va se diffuser au fur et à mesure de l’entrée en service de nouveaux matériels majeurs. D’autres Griffon rejoindront la quinzaine d’exemplaires livrés l’an dernier pour permettre d’équiper la première unité transformée, le bataillon Libération – 5e de Ligne. Derrière, la Force Terrestre attend les premiers des 60 Jaguar commandés à ce jour. Les 28 systèmes d’artillerie CAESAR Mk2 sont théoriquement attendus dès l’an prochain. Un décalage vers 2028 n’est cependant pas exclu, explique-t-on de source militaire. La raison n’est pas détaillée, mais il pourrait s’agir de prioriser les livraisons destinées à appuyer l’Ukraine.
  14. Y a que la ligne bleue des Vosges à traverser ! BTX
  15. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/02/le-business-du-desespoir.html Le business du désespoir Buras Mohamed Khalil, 22 ans, algérien ; Omanda Abane Eric, 33 ans, béninois ; Koumene Guillaume, 41 ans, burundais ; Wabo Fotué Guy Roger, 22 ans, camerounais ; Nzau Stéphane Batschi, 26 ans, congolais ; Kiise Issa, 22 ans, ivoirien ; Ahmed Mohamed Saad, 34 ans, égyptien ; Ngomo Ota, 33 ans, gabonais ; Owusu Gabriel, 30 ans, ghanéen… La liste est longue et comporte 316 noms de recrues étrangères d’origine africaine combattant pour l’armée russe, décédées sur le front ukrainien (voir également post du 7 février). Elle a été établie par All Eyes on Wagner et figure dans un rapport qui vient d’être mis en ligne, « Le business du désespoir » *. Issus de 35 pays Le Cameroun est le pays celui qui compte le plus de morts, 94. Les Gambiens figurent également en haut de ce macabre palmarès : sur 56 contractuels répertoriés, 23 sont décédés. Une autre liste publiée par AEOW contient les noms de 1 417 combattants originaires de 35 pays du continent enrôlés dans l’armée russe entre 2023 et mi-2025 avec leur matricule militaire. L’âge des recrues varie de 18 à 57 ans. Le contingent le plus important vient d’Egypte (361 hommes) suivi du Cameroun (335). Leur histoire « Certains de ces hommes étaient préalablement établis en Russie -probablement via des programmes universitaires- d’autres recrutés pour des emplois en Russie et se retrouvant contre leur gré sur le champ de bataille » détaille le document. D’autres ont été forcés de rejoindre les troupes russes. Dans cette liste AEOW trouve trace également des candidats résidant depuis longtemps en Russie et « qui semblent plutôt être acquis à la cause » de leur pays d’adoption. Les Africains capturés par l’armée ukrainienne semblent livrer un récit similaire, « évoquant un déploiement rapide après la signature d’un contrat d’engagement qu’ils n’ont pas lu puisque rédigé en cyrillique ». * AEOW est une association indépendante, intégrée à INPACT, une ONG suisse créée afin de développer des projets d'enquête à long terme. Photo : © capture d'écran du Sénégalais Malick Diop, parti faire ses études à Nijni Novgorod, et aujourd'hui prisonnier des Ukrainiens.
  16. Bienvenue Vous n'êtes pas dans la catégorie "non-nageur". Ce qui pourrait être rédhibitoire. Vous êtes dans la catégorie "à perfectionner" 1/pour apprendre à plonger tête la première (rien de bien compliquer en soi) et 2/ se maintenir à la surface sans couler. Sur ce 2e point, lorsque vous nagez (je suppose la brasse) vous ne coulez pas et vous ne buvez pas la tasse. En brassant, vous avancez sans à-coups d'un point A à un point B. Le problème est la nage "statique". Comment se maintenir verticalement à la surface de l'eau sans couler ? Par les mouvements des jambes tout simplement. En s'aidant aussi des bras qui font des moulinets dans l'eau. Tout en maîtrisant sa respiration sans paniquer. La prochaine fois, nagez sur le dos en faisant avec les jambes les mouvements que vous faites à la brasse. Prenez confiance. Je vous rassure vous ne coulerez pas. BTX
  17. Bienvenue BTX
  18. Si les tests de personnalité ne sont pas bons, cela signifie que vous avez un petit problème : avec l'autorité, avec la vie en groupe, avec les horaires ? Posez vous la question. Vous avez courageusement déserté le SMV qui est un bagne puissance 10. Qu'en sera t'il demain du prestigieux régiment qui voudrait éventuellement vous récupérer comme VDAT ? Re-posez vous la question ? Quel est votre problème ? Peut être et inconsciemment n'êtes-vous pas fait pour le métier des armes. Je le crains. BTX
  19. Un ami des bêtes
  20. https://www.opex360.com/2026/02/11/la-norvege-nexclut-pas-une-annexion-partielle-de-son-territoire-par-la-russie/ Diffusée à partir de 2015, la série télévisée « Occupied » évoquait la mainmise de la Russie sur la production norvégienne d’hydrocarbures, sur fond de tensions avec l’Union européenne [UE] et les États-Unis. Si la fiction rejoint parfois la réalité, ce scénario est-il crédible ? Certes, depuis l’invasion de l’Ukraine, la Norvège est devenue le principal fournisseur de l’UE en hydrocarbures, avec une production estimée à 4,1 millions de barils équivalent pétrole par jour. Évidemment, le risque d’actes de sabotage contre les infrastructures énergétiques du pays n’est pas à écarter. D’ailleurs, il est pris en compte par Oslo. Cela étant, si la Norvége redoute une invasion russe, ce n’est pas à cause de sa production d’hydrocarbures. En tout cas, le chef d’état-major de ses forces armées, le général Eirik Kristoffersen, n’a pas évoqué un tel scénario dans l’entretien qu’il vient d’accorder au journal britannique The Guardian. En revanche, a-t-il dit, Oslo « n’exclut pas qu’une annexion territoriale par la Russie fasse partie d’un plan pour protéger son propre arsenal nucléaire, ce qui est la seule chose qu’elle possède encore et qui menace réellement les États-Unis ». Pour autant, le général Kristoffersen a admis que la Russie n’avait pas les mêmes objectifs de conquête en Norvège qu’en Ukraine ou dans les pays ayant appartenu naguère à la zone d’influence soviétique. Seulement, comme l’arsenal nucléaire russe est en grande partie situé dans la péninsule de Kola et qu’il pourrait être déterminant en cas de confrontation avec l’Otan, Moscou pourrait avoir la tentation de mener une action militaire sur le territoire norvégien pour le préserver. « Nous n’écartons pas cette possibilité, car la Russie peut toujours recourir à cette stratégie pour protéger ses capacités nucléaires et sa capacité de seconde frappe. C’est le scénario que nous envisageons pour le Grand Nord et pour lequel nous nous préparons », a en effet estimé le général Kristoffersen. Par ailleurs, il a également souligné la nécessité de préparer les forces norvégiennes à un « large éventail de menaces », en particulier hybrides. « Si vous vous préparez au pire, rien n’empêche également de pouvoir contrer le sabotage et d’autres menaces hybrides », a estimé le chef d’état-major des forces norvégiennes. À ce propos, la ville de Kirkenes, située dans le Finmark, dans le nord du pays, a récemment été décrite par l’hebdomadaire L’Express comme étant une « plaque tournante d’activités suspectes après l’invasion de l’Ukraine ». Et pour cause : cette localité se trouve à quelques dizaines de kilomètres de la péninsule de Kola, qui incarne la « sécurité stratégique » de la Russie face à l’occident, a souligné Johan Roaldsnes, chef régional du contre-espionnage norvégien [Politiets Sikkerhetstjeneste [PST], dans les pages du New Yorker. « Le plan russe est le suivant : si les tensions avec l’Otan s’enveniment, ils doivent créer une zone tampon afin de préserver leur capacité à mener des frappes nucléaires. Cela implique la capacité de contrôler leur territoire voisin le plus proche et de contrôler l’accès aux eaux, afin d’empêcher quiconque de s’approcher, avec l’objectif d’interdire l’accès à la mer de Barents pour protéger la flotte du Nord », a-t-il expliqué. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’île de Vardø, où sont notamment implantés les radars Globus II et Globus III, financés par les États-Unis, a fait l’objet, à au moins deux reprises [en 2017 et en 2018], de simulations de frappes russes, selon le renseignement militaire norvégien. Mais c’est l’archipel du Svalbard qui est sans doute le plus exposé à une possible action militaire russe. Placé sous la souveraineté de la Norvège en 2010, en échange de sa démilitarisation et de la possibilité donnée aux quarante pays signataires du « Traité concernant le Spitzberg » d’exploiter ses ressources naturelles et d’y mener des recherches scientifiques, ce territoire est régulièrement l’objet de tensions entre Oslo et Moscou, notamment depuis l’invasion de l’Ukraine. Or, le Svalbard peut servir de point de contrôle en mer de Barents, où se déploient les sous-marins nucléaires russes basés dans la péninsule de Kola. Durant la Guerre froide, même s’il était censé être démilitarisé, l’archipel servit de base à l’opération « Sunshine », menée par les services de renseignements norvégiens et américains pour intercepter les émissions radios soviétiques en mer de Barents. Mais pas seulement puisque les Soviétiques avaient installé des moyens pour écouter les communications de l’Otan et surveiller les mouvements des sous-marins à Barentsbourg.
  21. https://www.opex360.com/2026/02/09/le-batiment-dessais-et-de-mesures-monge-a-fait-une-escale-inhabituelle-en-norvege/ L’an passé, mis en œuvre par la Marine nationale pour le compte de la Direction du renseignement militaire [DRM], le Bâtiment de recherches électromagnétiques « Dupuy-de-Lôme » fut envoyé en mission dans la région de la Baltique alors que l’Otan venait de lancer l’opération « Baltic Sentry » pour prévenir et dissuader tout acte malveillant contre les infrastructures critiques. Si l’état-major des armées [EMA] ne fit aucun commentaire, la présence de ce navire de 3 600 tonnes sous cette latitude n’avait rien de surprenant. En revanche, il en va autrement pour le Bâtiment d’essais et de mesures [BEM] « Monge », dont les déploiements sont relativement rares. En effet, selon WarshipCam, ce dernier a été repéré alors qu’il était en train d’appareiller de Stavanger [sud de la Norvège], le 7 février. Deuxième plus grand navire de la Marine nationale après le porte-avions Charles de Gaulle avec ses 230 mètres de long et ses 21 000 tonnes de déplacement à pleine charge, le BEM « Monge » est doté de capacités uniques en Europe. En effet, elles lui permettent de collecter et d’exploiter les paramètres d’un missile en vol et de surveiller les satellites et les débris spatiaux en orbite au profit du Commandement de l’Espace [CdE] et du Centre national des études spatiales [CNES]. Discret, ce navire fait surtout parler de lui quand la Direction générale de l’armement [DGA] procède à des essais de missiles. Ce qui fait de lui un maillon important de la dissuasion nucléaire. Plus précisément, le BEM « Monge » dispose de trois radars de trajectographie et d’analyse, dont le NORMANDIE [pour NOuveau Radar du Monge pour ANalyse, Détection et Identification Électromagnétique], de six antennes de télémesure, d’une station optique avec une tourelle optronique pour les observations dans le visible et l’infrarouge ainsi que d’une station météo/aérologie pour mesurer les caractéristiques aérologiques de la zone de rentrée atmosphérique d’un missile balistique. Pour faire fonctionner l’ensemble de ses capteurs, le BEM « Monge » est équipé de six alternateurs diesels qui produisent suffisamment d’énergie pour alimenter une ville de 15 000 habitants. Aussi, l’escale de ce navire en Norvège peut intriguer, même si ce n’est pas la première fois qu’il navigue dans cette partie du monde. En juin 2012, le BEM « Monge » avait en effet été vu au mouillage devant le port de Tórshavn, aux Îles Féroé. À l’époque, l’ambassade de France au Danemark en avait rendu compte. Comme pour les missions confiées au « Dupuy-de-Lôme », l’EMA reste pour le moment discret sur la présence du « Monge » en Norvège même si celle-ci ne passe pas inaperçue.
  22. Ukraine: dans la ville de Kherson, la vie sous terre ou sous filet Des habitants de Kherson dans une rue protégée par un filet antidrones, le 2 octobre 2025 (Photo by Nina Liashonok / NurPhoto via AFP). Oleksander Serhiyovych Prokudin n’a souri qu’une fois en une heure d’entretien. Un peu tristement, l’air résigné et fatigué… « Les gens sont exténués. La guerre doit s’arrêter. Elle pourrait finir à l’été 2027 », admet le chef de l’administration militaire de la Région de Kherson. Un poste que cet ancien officier de police de 42 ans occupe depuis trois ans, « depuis la contre-offensive victorieuse de l’automne 2022 qui nous a permis de chasser les Russes de la rive droite du Dniepr et de libérer la ville ». Kherson libérée mais aussi « outragée, brisée, martyrisée », pour reprendre les mots du général de Gaulle à Paris, en 1944. En effet, la ville est « sur la ligne de front même », rappelle le responsable ukrainien qui ajoute, un peu envieux, que «les villes d’Odessa et Mykolaïv en sont à deux cents kilomètres » et donc un peu plus épargnées que leur voisine. A Kherson, les 60 000 habitants (ils étaient cinq fois plus nombreux avant la guerre) vivent désormais sous terre et sous filet. « 14 centres de santé sont souterrains et 12 autres sont en construction ; 10 écoles sont aussi sous terre et 7 autres vont ouvrir », précise Oleksander Serhiyovych Prokudin. « La vie est très souterraine : hôpitaux, écoles, administrations ont été enterrés pour les protéger des obus et des bombes russes », résume-t-il. Oleksander Serhiyovych Prokudin (photo P. CHAPLEAU) « Se protéger des obus et des bombes… Et aussi des drones », ajoute son adjoint Tolokonnikov Oleksandr Serhiyovych, chargé de la coopération internationale. Les drones, la menace la plus insidieuse ! 2 500 sont lancés chaque semaine contre la ville. Ils ont tué 1 050 habitants et en ont blessé 6 600. « Les Russes organisent même des safaris humains et publient la traque de leurs cibles et leurs tableaux de chasse sur les réseaux sociaux », affirme le chef de l’administration militaire régionale. Heureusement, 90 % des drones russes sont neutralisés. Ils sont victimes du brouillage électromagnétique, des tirs des pièces de DCA même si elles manquent de munitions, des drones ukrainiens qui traquent les drones filoguidés russes et, surprise, des filets de pêche bretons. Chaluter des drones Depuis la ville Kherson et sur certains tronçons des 250 km de front en remontant le Dniepr, les filets de pêche sont immanquables. Des filets en cours d’installation dans la région de Kharkiv le 2 février 2026 (Photo Ukrinform/NurPhoto by Viacheslav Madiievskyiv / via AFP). Sur une centaine de kilomètres, des filets bretons, espagnols et néerlandais ont déjà été érigés. Pour la seule Bretagne, grâce à l’association Kernic Solidarités, 280 km de filets de pêche ont été fournis en octobre et novembre derniers à la ville de Zaporijjia (à 400km à l’est de Kherson) pour la protéger des attaques de drones russes. Un autre envoi a été effectué au profit de Kherson même et « on attend une nouvelle livraison de Bretagne, d’une valeur de 50 000 €. L’objectif, c’est de sécuriser 300 km de rues et de routes », se réjouit Oleksander. Ces filets (pour certains des filets à lottes), testés et jugés fiables par les services de sécurité régionaux, recouvrent les rues passantes, les bâtiments vulnérables, les tronçons de routes où les maraudes de drones russes sont ininterrompues et menacent l’approvisionnement de la ville et de ses défenseurs. Repousser les Russes Comment desserrer l’étau sur la ville ? Les tentatives de franchissement n’ont pas permis aux troupes ukrainiennes d’établir de solides têtes de pont sur la rive gauche du Dniepr. Les Russes s’y sont solidement enterrés et profitent des faiblesses des forces ukrainiennes pour poursuivre leur harcèlement et leurs bombardements tant sur les militaires que les civils. Quel avenir pour les territoires occupés sur la rive gauche ? « Question difficile. Si on doit récupérer les territoires de la région de Kherson aujourd’hui aux mains des Russes, la solution sera forcément diplomatique. »
  23. https://www.legionetrangere.fr/la-fsale/actualites-de-la-fsale/6135-le-major-er-horst-roos-sera-eleve-a-la-dignite-de-grand-officier-de-la-legion-dhonneur-lors-de-la-ceremonie-de-camerone.html Le lundi 9 février 2026, à partir de 12 heures, le major (er) Horst Roos, premier PSO Légion, était reçu au quartier Viénot sur invitation du général commandant la Légion étrangère. Il était accompagné du capitaine (te-er) José Gil, président de l’AALE d’Aubagne et de sa région. Accueilli par le chef de cabinet, le commandant Saint-Denis, le major Roos a ensuite pris part à un déjeuner au salon du président des sous-officiers, en présence du PSO Légion, de représentants du 1er RE ainsi que d’une délégation de sous-officiers de la Maison Mère. À l’issue de ce temps d’échange, le général a reçu le major Roos en entretien privé. À cette occasion, il lui a adressé ses félicitations et lui a annoncé qu’il serait élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur lors de la cérémonie de Camerone, sur la Voie sacrée. Cette visite officielle s’est poursuivie par une photographie au pied du monument aux Morts, suivie de la visite de la salle d’honneur du musée et d’un recueillement à la crypte, en compagnie du « Père Légion », dans un moment de mémoire et de fidélité aux anciens. La visite s’est conclue par un tour du quartier Viénot en compagnie du chef de cabinet, témoignant de l’attention portée par le commandement aux anciens serviteurs de la Légion et à la continuité de l’esprit légionnaire. Capitaine (te-er) José GIL Président de l'amicale des anciens de la Légion étrangère d'Aubagne et sa région
  24. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/pete-hegseth-poursuit-son-arsenal-of-freedom-tour-pour-galvaniser-la-bitd-americaine/ Pete Hegseth poursuit son « Arsenal of Freedom Tour” pour galvaniser la BITD américaine Pete Hegseth, le Secrétaire à la Guerre, poursuit sa tournée dans les entreprises de la BITD Son « Arsenal of Freedom Tour », qui a été lancé le 5 janvier, veut galvaniser les travailleurs des équipementiers pour qu’ils accélèrent et simplifient la production d’équipements militaires et pour que les retards endémiques des programmes d’armement soient réduits. Selon Hegseth, « ces retards sont en grande partie de notre faute. C’est avant tout notre façon de travailler. Il était impossible de collaborer avec nous. Nous nous sommes comportés comme un client difficile qui change d’avis chaque année sur ses besoins. Nous devons absolument revoir notre organisation. » Selon le Pentagone, cette tournée met « en avant une nouvelle approche de l’acquisition de matériel de défense, privilégiant et récompensant la rapidité, l’innovation et une approche résolument commerciale. Il s’agit notamment de simplifier les procédures administratives, de renforcer l’autonomie des responsables de programmes et de garantir la stabilité et la pérennité des contrats nécessaires à l’investissement et au développement de l’industrie. L’objectif est de créer un écosystème de défense plus agile et responsable, capable de fournir aux forces armées les outils dont elles ont besoin, au moment opportun. » Le « Arsenal of Freedom Tour » s’inscrit aussi dans le cadre du décret du 7 janvier: « Prioritizing the Warfighter in Defense Contracting » et dans celui du récent décret du 6 février: « Establishing an America First Arms Transfer Strategy« .
  25. https://www.forcesoperations.com/arsenal-reconstitue-et-nouvelle-capacite-en-vue-pour-les-mortiers-de-120-mm-de-larmee-de-terre/ L’armée de Terre va reconstituer son stock d’obus de mortier de 120 tout en y ajoutant une nouvelle capacité, résultats d’un marché de plus de 400 M€ attribué dernièrement au groupe Thales. Une fois n’est pas coutume, Thales était seul en lice pour ce marché de 412 M€ attribué fin décembre par la Direction générale de l’armement (DGA). Dans le viseur : la levée de risque, l’évaluation des performances et la fourniture d’un volume non détaillé de coups complets explosifs Mle F2. Des obus intégrant la fusée bi-mode FURYA de JUNGHANS Defence, co-entreprise franco-allemande formée par Thales et Diehl. Pour les équipes de Thales LAS, il s’agira tant de valider la définition du projectile doté de sa nouvelle fusée par des « essais de sécurité nécessaires et suffisants » que de livrer « des moyens d’instruction, des munitions recettées ainsi que des bagues anti-double alimentation (BADA) ». Le tout pour une durée contractuelle de six ans. Conçue pour des obus standards ou à portée étendue, la fusée FURYA propose deux modes de détonation, l’un de proximité et l’autre à l’impact dit « Super Quick » donc quasi instantané, celui-ci servant également de sauvegarde mécanique. Programmée par induction ou manuellement, cette fusée électronique est non soumise aux normes ITAR et REACH. Son processus de qualification industrielle s’est achevé fin 2022 à l’issue d’une campagne de tirs menée sur le polygone d’essais d’Alkantpan, en Afrique du Sud. Ce contrat intervient à l’heure ou le Griffon MEPAC entre en service dans les régiments d’artillerie et où le mortier tracté de 120 mm vient progressivement muscler les capacités d’appui des régiments d’infanterie. D’un côté, 20 nouveaux Griffon MEPAC sont attendus en 2026 par l’armée de Terre. De l’autre, la création de sections d’appui mortier (SAM120) se poursuit au profit des fantassins. Une partie du 7e bataillon de chasseurs alpins, par exemple, est pour l’instant à Suippes en vue de former une SAM120 à quatre pièces. Crédits image : EMA

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