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Tout ce qui a été posté par BTX

  1. Comme toujours un exposé de faits approximatifs et incomplets. Quel(s) motif(s) exact(s) vous oppose la DRHAT ? Avez-vous un lien quelconque en service (par exemple, une formation technique en amont qui vous oblige) ? BTX
  2. Alors il vous faudra patienter. Comme tout le monde. En plus en période estivale réservée aux congés. BTX
  3. Bienvenue Gendarme vous êtes passé sous le radar de Le Grain, mon binôme. Puisque jusque-là vous ne vous étiez pas présenté. Ca ne s'est pas vu. Chapeau. BTX
  4. PIRANHA est un sous-officier de la Légion étrangère. Il saura vous répondre. Au passage, la Légion étrangère appartient à l'armée de terre. Elle représente environ 10% de son effectif. Par ailleurs, la gestion du personnel est différente selon qu'on sert au titre de la LE ou au titre d'un régiment de l'AdT. D'un côté, la DRHLE à Aubagne, de l'autre la DRHAT (pour faire simple) à Tours. BTX
  5. https://www.opex360.com/2026/07/12/le-35e-regiment-dartillerie-parachutiste-va-installer-le-systeme-antidrone-proteus-sur-un-vehicule-leger-de-type-fardier/ Récemment, le Commandement du combat futur de l’armée de Terre [CCFAT] a indiqué qu’il venait de confier à la 11e Brigade Parachutiste [BP] le mandat d’explorer les modalités du combat dans la «très basse couche», ce qui suppose non seulement de mettre en œuvre des drones aériens mais aussi des capacités dédiées à la lutte antidrone [LAD]. «Les enseignements présentés confirment une réalité désormais incontournable : la révolution en cours n’est pas le drone en lui-même, mais l’émergence de la très basse couche comme une dimension décisive du combat moderne», a expliqué le général Bruno Baratz, le commandant du CCFAT. «Du conflit en Ukraine aux tensions dans le détroit d’Ormuz, cet espace s’impose désormais comme celui qui contraint la manœuvre et dont la maîtrise conditionne le succès des opérations futures. Face à la multiplication des crises, l’armée de Terre doit être prête à dominer cet environnement», a-t-il ajouté. Au sein de la 11e BP, le 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste [RAP], implanté à Tarbes, s’est spécialisé dans la lutte antidrone. Pour cela, il dispose du VAB ARLAD [pour adaptation réactive pour la lutte anti-drones], c’est-à dire un véhicule de l’avant blindé doté d’un radar FLIR Systems et d’un lance-grenades automatique de 40 mm, de fusils brouilleurs NEROD ainsi que, depuis septembre 2025, du système Proteus Standard 1. Ce dernier associe un ancien canon antiaérien de 20 mm à une caméra thermique SANDRA [Système d’arme alternant les vision nocturnes et diurne pour la recherche d’aéronefs] ainsi qu’à un ordinateur. Le tout est monté sur un camion TRM 2000, ce qui n’est pas l’idéal pour un régiment parachutiste. Mais cela va changer avec le Proteus porté au standard 2. Devant intégrer un logiciel de conduite de tir développé avec l’appui de l’Agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense [AMIAD], ce système sera mis en œuvre depuis un nouveau porteur, à savoir le PALADIN [pour Porteur Adapté à la Lutte Anti-Drone Intérimaire], un véhicule aérotransportable développé par Scania à partir du V3P «Vampire». Sept exemplaires, sur les cinquante commandés au profit de l’armée de Terre, sept doivent être livrés d’ici la fin de cette année. Cela étant, le 35e RAP a un autre projet : celui d’installer le Proteus standard 2 à bord du fardier RIDER, un véhicule aérolargable. C’est en effet ce qu’avance Terre Mag, le magazine officiel de l’ armée de Terre. «Nous travaillons à l’installation d’un fusil NEROD et d’un Proteus Standard 2 sur un fardier, un véhicule largable, pour obtenir une grande polyvalence dans nos actions», a expliqué l’adjudant-chef Nicolas, du 35e RAP. Développé par UNAC, le RIDER [Rapide Intervention Droppable Equipment for Raiders] est un véhicule de 2 tonnes, pouvant être largué depuis un avion de transport tactique ou transporté dans la soute d’un hélicoptère de manœuvre NH90 Caïman ou sous élingue par un H225M Caracal. Conçu sans le moindre composant électronique afin d’éviter les pannes en opération, il peut actuellement être armé de deux mitrailleuses de 7,62 mm. Enfin, il est capable de tracter un mortier de 120 mm ou de transporter jusqu’à 400 kg d’équipements grâce à sa remorque. Selon les explications de Terre Mag, le 35e RAP utilise le VAB Arlad pour détecter la menace dans un rayon de 2,5 km, le fusil brouilleur NEROD pour la fragiliser et le Proteus pour lui «donner le coup de grâce». Photo : Fardier RIDER / armée de Terre
  6. https://www.opex360.com/2026/07/11/la-marine-nationale-valide-une-nouvelle-configuration-du-rafale-m-f4-a-deux-bombes-aasm-de-1-000-kg/ En décembre, à l’occasion de son stage MECO [pour «mise en condition opérationnelle»], prélude à la mission La Fayette 26, le porte-avions Charles de Gaulle avait validé la capacité du Rafale M F4 à effectuer une frappe longue distance en emportant un Armement Air-Sol Modulaire de 1 000 kg [AASM 1000], lequel venait d’être déclaré pleinement opérationnel par l’armée de l’Air & de l’Espace ainsi que par la Marine nationale. l’Espace ainsi que par la Marine nationale. Lors de cet exercice, positionné à l’ouest de la Corse, le Charles de Gaulle avait catapulté deux Rafale M, dont un armé d’un AASM 1000, pour détruire une cible située sur le champ de tir de Keravia [Grèce], à l’issue d’une phase de pénétration à basse altitude. Pour rappel, l’AASM 1000 comprend des modules de guidage et d’augmentation de portée montés sur le corps d’une bombe d’environ 1 000 kg. Seul le Rafale porté au standard F4 est en mesure de le mettre en œuvre. Cela étant, les 6 et 7 juillet, alors que le Charles de Gaulle était sur le chemin du retour, après avoir quitté le golfe d’Oman où il avait été déployé pour éventuellement participer à une opération visant à rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz, la Marine nationale a testé une nouvelle configuration du Rafale M. Affichant une masse à vide d’environ dix tonnes, cet appareil dispose de treize points d’emport [quatorze pour le Rafale B/C], dont cinq ont été conçus pour emporter des armements lourds ou des réservoirs externes. Le champ de tir de Keravia étant [presque] sur la route du porte-avions, le groupe aérien embarqué [GAé], avec l’appui du Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale [CEPA/10S], a mis en œuvre deux Rafale M dotés chacun de deux AASM 1000. «Une première qui permet de valider une nouvelle capacité opérationnelle», a fait valoir la Marine nationale, sans fournir plus de détails. Selon les images de cette évaluation, ces deux Rafale M ont également emporté une nacelle optronique Talios, deux missiles MICA et deux réservoirs. Les quatre AASM 1000 qu’ils ont largués ont atteint la cible qui leur avait été désignée. Lors de la mission La Fayette 26, dont le programme a été chamboulé par les opérations menées par les États-Unis et Israël contre le régime iranien, le porte-avions Charles de Gaulle a également validé une autre capacité importante : celle consistant à lancer n’importe quel aéronef pendant un ravitaillement à la mer, c’est-à-dire pendant une phase où il est particulièrement vulnérable. Quoi qu’il en soit, ce 11 juillet, le Charles de Gaulle a retrouvé la base navale de Toulon, après avoir passé 166 jours en mer. La mission La Fayette 26, qui aura été l’une des plus longues depuis son admission au service actif, en 2001, avait débuté par sa participation à l’exercice Orion 26 et s’était poursuivie par un déploiement dans l’Atlantique Nord et dans la Baltique. Puis, en mars, le navire mit le cap vers la Méditerranée orientale, pour assurer la protection de la République de Chypre, avant de franchir le canal de Suez et de rejoindre le golfe d’Oman. Signe de l’activité opérationnelle intense de ces six derniers mois : il a assuré 3 400 catapultages pour un total de 5 000 heures de vol. Photo : Capture d’écran
  7. https://forcesoperations.com/des-artilleurs-bretons-modernises-sur-les-champs-elysees/
  8. « On ne commande pas sans aimer ». Cet aphorisme a été prononcé par le général Collet*, à l’été 2018, lors de la passation de commandement au 2e REP, à Calvi (Corse). Le colonel Christophe Passerat de La Chapelle succédait au colonel Jean de Monicault et devenait 33e chef de corps du régiment légionnaire. Quelques années auparavant, le même mouvement avait eu lieu à la tête des GCP du REP. L’influence Saint Marc 53 ans, né à Vichy (Allier), titulaire d’un master en sciences économique, ce père de 5 enfants a passé sept années chez les parachutistes képis blancs et deux comme officier études au Commandement de la Légion. Lorsqu’il intègre Saint-Cyr en 1995 (promotion colonel Cazeilles) le futur officier nourrit deux objectifs : servir à la Légion et intégrer le régiment étranger de parachutistes. L’influence d’Hélie de Saint Marc. Peut-être pour « L’aventure et l’espérance » pour reprendre le titre du dernier livre de ce résistant, déporté, et officier de Légion qui a marqué plusieurs générations d’officiers. Christophe Passerat de La Chapelle, Père système de sa promotion, accomplit son dessein et, à l’issue de son année de formation à l’école d’infanterie, rejoint Calvi. Très humain Le nouveau COMLE, dont l’un des frères est attaché de défense à Kinshasa (RDC) est un chef considéré par ses pairs comme « très humain ». « Et taillé pour cette fonction car il a le souci du légionnaire » ajoute un sous-officier qui a servi sous ses ordres. Un de ses anciens chefs met en avant une « personnalité très équilibrée ». Sa connaissance de la dimension RH lui sera utile, complète un autre. Le futur patron des képis blancs et donc successeur le 1er août (JO de ce dimanche) du général Cyrille Youchtchenko, est encore pour quelques jours sous-directeur des études et de la politique de la direction des ressources humaines de l’armée de Terre et délégué aux réserves. *Commande la 11e brigade parachutiste. Photo : alors colonel, Christophe Passerat de La Chapelle, chef de corps du 2e REP, en 2020 au Niger (zone des trois frontières) lors de l’opération Barkhane ©DR.
  9. Bienvenue Aucune présentation + post déplacé dans cette rubrique = merci BTX. Pourquoi ne pas demander à vos chefs à Saintes ? Mieux placés pour vous répondre. BTX
  10. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-2e-regiment-de-dragons-nrbc-prend-le-commandement-de-la-task-force-cbrn-de-lallied-response-force/ (photo P. Chapleau) Du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027, l’armée de Terre française va armer les composantes Terre, Logistique et NRBC de l’Allied Reaction Force (ARF), échelon d’urgence multinational de l’OTAN placé sous le commandement du corps d’armée italien (NRDC-Italy). La 3e Division prend l’alerte de la composante terrestre. Le commandement de l’appui et la logistique de théâtre prend celle de la composante logistique, avec plus de 2 500 personnels et 1 000 véhicules, 7 nations alliées étant engagées à ses côtés. Côté NRBC, c’est le 2e régiment de dragons de Fontevraud qui prend le commandement de la Task Force CBRN de l’ARF; cette composante multinationale permet de déployer rapidement des troupes pour réagir à une crise ou faire face à toute menace. Le 2e RD n’en est pas à son coup d’essai. En juillet 2021 (voir mon post d’alors) le régiment français avait pris l’alerte à la tête de la Task Force NRBC de la Nato Response Force (NRF). A noter que le vendredi 3 juillet 2026, le colonel Rémi Scarpa a rendu le commandement du 2e régiment de Dragons à Fontevraud-l’Abbaye, au profit du colonel François Strich. Lire ici.
  11. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la400m-prend-leau-et-vole-au-secours-des-pompiers-qui-luttent-contre-les-feux-de-foret/ L’A400M prend l’eau et vole au secours des pompiers qui luttent contre les feux de forêt (Photo Airbus defense and space) Un avion de transport militaire Airbus A400M équipé d’un kit spécial pourrait être déployé cet été pour lutter contre les incendies qui se multiplient en France, attisés par les fortes chaleurs et la sécheresse, selon le directeur général de la Sécurité civile, Julien Marion. L’Airbus A400M est un avion de transport militaire en service depuis 2013, utilisé par les armées pour des missions de transport stratégiques et tactiques. Dans la lutte contre les incendies, il pourra être équipé d' »un kit de largage d’eau de grande capacité, de 20 tonnes, ce qui représente l’équivalent de trois Canadair », a relevé le patron de la Sécurité civile qui a précisé qu’il pourrait être utilisé « d’ici 10 à 15 jours en fonction de la nécessité », en complément des avions déjà engagés, dont 12 bombardiers d’eau Canadair. La solution développée par Airbus permet en effet d’équiper l’A400M d’un kit amovible, lui permettant de larguer jusqu’à 20 000 litres d’eau en 10 secondes, contre 6 000 litres pour un Canadair. Cet aéronef peut par ailleurs effectuer des missions de nuit, à la différence du Canadair. Cette transformation d’un A400M a été présentée dans un rapport parlementaire de juillet 2025 sur la stratégie de renouvellement de la flotte aérienne de la sécurité civile, rapport rédigé par Damien Maudet et Sophie Pantel. Il y est dit que: « l’une des solutions développées par Airbus pour la sécurité civile consiste à équiper son avion de transport militaire polyvalent A400M d’un kit de largage. La DGSCGC a signé une lettre d’intention pour ce projet en mars 2025. Des essais ont été réalisés en avril 2025 avec la DGSCGC et le centre d’essais et de recherche (CEREN) de l’Entente Valabre, les résultats devant être publiés dans les prochaines semaines. Le prototype testé possède une capacité de largage de 20 tonnes sur quatre-cents mètres, avec un potentiel d’augmentation jusqu’à 30 tonnes. Le projet d’Airbus est ensuite de commercialiser ce kit avec les États ayant fait l’acquisition de ces appareils. 132 Airbus A400M ont déjà été livrés dans le monde, dont 24 pour la France. Ce projet présente l’avantage de ne nécessiter aucune modification structurelle de l’Airbus A400M, appareil connu pour sa grande maniabilité à basse vitesse et à basse altitude. Les seuls coûts concerneront l’acquisition du kit, la rémunération des pilotes ainsi que les coûts de carburants et de maintenance liés aux opérations anti-incendie. Selon Airbus, le prototype actuel pourrait être utilisé par la France dès la saison des feux 2025 en cas d’urgence, et les kits de série finale seront disponibles à la fin de l’année 2026 si un contrat est signé dès 2025 ». Les rapporteurs insistaient toutefois sur le fait que « l’Airbus A400M est avant tout un appareil militaire : son recours pour des missions de sécurité civile doit uniquement viser à compléter ponctuellement la flotte aérienne, par exemple lors de l’attaque de méga-feux. » L’Espagne en avance sur ce sujet Dans un article paru dans AirJournal le 31 mai 2026, il était annoncé que « l’Espagne va engager dès l’été 2026 une partie de ses avions de transport militaire A400M dans la lutte contre les feux de forêt, grâce au kit anti‑incendie développé par Airbus. Ce renfort doit offrir au pays, pour la première fois, une capacité de « gros bombardier d’eau » en complément de sa flotte d’avions amphibies. » L’auteur précisait que « le kit anti‑incendie de l’A400M est en développement depuis plusieurs années. Airbus a mené une première campagne d’essais en Espagne dès 2022, avec des largages de 20 tonnes d’eau en moins de dix secondes, validant la capacité de l’avion à voler très bas à faible vitesse. En 2025, une nouvelle série de tests a été conduite à Nîmes‑Garons, sous la supervision du CEREN, organisme français d’évaluation des matériels de lutte contre les feux de forêt. »
  12. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/deux-brf-mobilises-pour-ravitailler-le-charles-de-gaulle-et-son-escorte-un-defi-logistique/ Deux Rafale de la Marine survolent le pont du Charles de Gaulle, au large de la Corse, le 10 juillet (Photo by Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP). Lu dans le fil de l’AFP de ce samedi matin, cette dépêche sur le ravitaillement du groupe aéronaval (GAN) du porte-avions Charles-de-Gaulle pendant son sprint entre l’Atlantique nord et la Méditerranée orientale, puis lors de son déploiement dans l’océan Indien. Cette vaste opération logistique a constitué un vrai défi. Quand la guerre entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël a débuté, ordre a été donné début mars au Charles-De-Gaulle de se redéployer vers la Méditerranée orientale pour protéger les intérêts de la France et de ses alliés. Le navire amiral de la flotte française venait alors de quitter le port suédois de Malmö. « Il a fallu transiter très rapidement, nous avons fait 6 000 kilomètres en six jours, ce qui est un défi logistique inédit pour la marine française », souligne le contre-amiral Thibault de Possesse, commandant le groupe aéronaval (GAN). Si le porte-avions est à propulsion nucléaire, ses trois frégates d’escorte françaises et d’autres frégates néerlandaise, espagnole ou italienne intégrées au groupe aéronaval ont, elles, besoin de carburant. D’autant qu’à grande vitesse, la consommation grimpe en flèche. « Passer devant les points d’appui de Brest et Cherbourg a permis d’envoyer les frégates se ravitailler tour à tour, tout en effectuant un relais pour escorter le porte-avions », explique le capitaine de corvette Guillaume, identifié uniquement par son prénom conformément aux exigences de l’armée française. Le GAN a également pu s’appuyer sur le bâtiment ravitailleur de force (BRF) Jacques-Chevallier qui y est intégré et a fait appel en Méditerranée à un ravitailleur espagnol, le Cantabria, pour tenir la cadence, explique cet officier chargé de la logistique. « Cordon ombilical » Avec ses 1 800 membres d’équipage, le Charles-De-Gaulle a régulièrement besoin de vivres et de carburant d’aviation pour continuer ses opérations aériennes, qui n’ont jamais cessé. Il y a bien eu deux escales à La Sude (Crète), deux autres à Dijouti pour faire relâche quelques jours et en profiter pour regarnir les soutes. Le passage dans la mer d’Arabie, dans l’océan Indien, pour appuyer l’initiative diplomatique franco-britannique visant à mettre sur pied une mission multinationale pour soutenir la liberté de la navigation dans le stratégique détroit d’Ormuz a posé un autre défi. Avec le blocage du détroit, où transite habituellement 20% de la production pétrolière mondiale, « assez rapidement, dans tout l’océan Indien, des pénuries de carburant ont commencé à se faire sentir », explique le contre-amiral de Possesse. Dans la zone, Djibouti constitue l’unique point d’appui où le Jacques-Chevallier effectue des allers-retours avec le groupe aéronaval. « On a constaté que le bâtiment ravitailleur de forces n’allait pas être suffisant pour pouvoir faire ce cordon ombilical entre ce point d’appui, qui pouvait être très éloigné, et le groupe aéronaval », détaille-t-il. Un BRF ne peut s’éloigner à plus de 10 jours de mer du groupe aéronaval. Un deuxième BRF, tout juste admis en service, le Jacques-Stosskopf, a donc été appelé en renfort alors qu’il « était en train de partir vers le canal de Panama », raconte le contre-amiral de Possesse. Il lui a fallu passer le cap de Bonne-Espérance pour rejoindre le groupe aéronaval et participer à l’un des déploiements les plus longs du porte-avions Charles-De-Gaulle.
  13. https://www.revueconflits.com/entretien-entre-ciel-et-feu-histoire-du-groupement-de-commandos-parachutistes/ Rencontre avec le commandant Benoît Valadier, chef du Groupement de commandos parachutistes Le commandant Benoît Valadier retrace six décennies d’histoire du Groupement de commandos parachutistes, né en 1965 et rebaptisé GCP en 1999. Unité dans une « zone grise » entre forces conventionnelles et forces spéciales, le GCP a servi de l’Afghanistan au Sahel, alliant renseignement et frappe rapide. Entre haute intensité, dossier ukrainien et intégration des drones, le GCP prépare son avenir sans renier son identité interarmes unique. Officier des Troupes de marine et chevalier de la Légion d’honneur, le commandant Benoît Valadier a servi au sein de la section de commandos parachutistes du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine. Il a participé à diverses opérations en Afghanistan, ainsi qu’au Mali et au Niger. Il occupe aujourd’hui le poste de chef du Groupement de commandos parachutistes, et signe avec Entre ciel et feu un livre retraçant l’histoire de cette unité. Lire aussi : Forces spéciales – Les Guerriers du 10. Entretien avec Nicolas S. Le GCP en quelques mots Le Groupement de commandos parachutistes est né en 1965 sous le nom d’équipes de saut opérationnel à grande hauteur, avant de devenir en 1982 les Commandos de renseignement et d’action dans la profondeur, plus connus sous l’acronyme CRAP. L’unité conserve cette appellation jusqu’en 1999, date à laquelle elle prend le nom de Groupement des commandos parachutistes, un changement motivé notamment par la signification peu flatteuse du mot « CRAP » en anglais. Rattaché à la 11e brigade parachutiste, le GCP rassemble environ deux cents chuteurs opérationnels, répartis en équipes d’une dizaine de commandos au sein de chacun des régiments de la brigade, à l’exception du régiment du train. Chaque futur commando suit une formation initiale de quinze semaines, dite stage Jedburgh en référence aux commandos du Service Action de la Seconde Guerre mondiale, puis un stage de saut opérationnel à grande hauteur conduit à Pau, qui permet l’infiltration sous voile jusqu’à quatre mille mètres, de jour comme de nuit. Il faut au minimum douze mois pour former initialement un équipier commando. Bien que menant des missions parfois complexes, le GCP ne fait pas officiellement partie des forces spéciales. Son premier engagement opérationnel remonte à 1969, lors de la guerre civile tchadienne. Depuis, l’unité a été de la plupart des théâtres où la France est intervenue, de l’Afghanistan aux Balkans. Depuis 2014, dans le cadre de l’opération Barkhane, un sous-groupement commando parachutiste de la 11e brigade participe en permanence à l’opération Cobra au Sahel, prolongeant l’engagement quasi continu du GCP au Mali et au Niger que le commandant Valadier évoque dans son livre. Lire aussi : La France au Sahel en 6 questions Entretien À travers l’histoire du GCP, votre livre couvre plusieurs décennies d’engagements français. Comment l’évolution des missions du groupement reflète-t-elle la transformation de la stratégie militaire française depuis la fin de la guerre froide ? Je dirais qu’il y a eu une évolution en deux temps, une maturation depuis la création du groupement jusqu’aux années 2010, où l’on retrouve quelque chose de très développé et très structuré, tel qu’on le connaît encore aujourd’hui. Des années 1970 jusqu’à cette période, les missions confiées restaient simples, un peu de renseignement, mais suffisantes pour l’époque, car les commandos n’étaient pas structurés ni formés comme ils le sont actuellement. La formation se faisait alors dans les compagnies, sans centralisation. Cela a évolué petit à petit jusqu’en 2010, où le nouvel emploi du GCP s’est révélé avec le mandat Raptor, en Afghanistan, en 2011. Pour la première fois, on y retrouvait une trentaine de commandos issus de régiments différents, c’est là qu’apparaît vraiment le côté interarmes du GCP, intéressant et caractéristique. Ces hommes allaient réaliser des missions ensemble, avant d’être employés de manière plus simple, comme l’accompagnement d’autorités ou des missions d’enseignement pouvant être menées en tout petit volume. Lire aussi : Les guerres d’Afghanistan – Général Philippe Sidos Vous avez évoqué cette capacité interarmes du GCP. Il y a d’un côté la difficulté de réunir des personnes issues de groupes très différents, mais de l’autre un vrai mélange de compétences et de capacités d’action. Comment gérez-vous cela ? Le fait d’avoir des personnes qui ont suivi le même stage de formation, qui appliquent les mêmes procédures et parlent le même langage, qui se comprennent sur le champ de bataille, est une grande richesse pour nos chefs. Ils peuvent les engager n’importe où sans avoir à se poser les questions qu’ils se poseraient pour une section d’infanterie lambda, se demander par exemple si elle peut être envoyée loin faute de médecin ou de moyen de récupération en cas de problème. Ce côté interarmes permet à des hommes qui se connaissent, qui ont fait leur stage de formation ensemble, d’être employés de manière autonome, même engagés seuls et loin. Ce sont deux éléments qui donnent, je pense, une bien meilleure capacité de gestion de crise si les choses ne se déroulent pas comme prévu, c’est quelque chose de très précieux. Et puis il y a la capacité de frappe, celle d’une petite unité capable d’agir vite et avec précision pour reprendre l’avantage. Lire aussi : Vidéo – Le 1er RPIMA. Rémi Bernier Dans vos récits, le renseignement apparaît comme un facteur décisif des opérations modernes. Au sein même des groupements de combat, occupe-t-il une place presque aussi importante que la puissance de feu ? Pour nos actions, le renseignement est primordial. Il évite de faire des missions pour rien, cela m’est arrivé, comme de creuser dans le désert pour aller déterrer plusieurs tonnes d’explosifs qui, en réalité, n’existaient pas. Dans les années 1970-80 déjà, le renseignement était mis en avant, mais aujourd’hui il devient presque aussi important que la puissance de feu elle-même, alors qu’à l’époque c’est le terrain qui primait, peut-être pour permettre de relancer la manœuvre en conduite. Vous êtes passé par le Mali et le Niger. Le Sahel a été un véritable laboratoire de la guerre contre-insurrectionnelle. Quelles leçons en avez-vous tirées ? Cela a été une chance inouïe pour tous ceux qui ont pu y participer, et le GCP en fait partie, un peu comme les forces spéciales. Ce fut un très bon laboratoire pour tester et développer beaucoup de choses, dont certaines assez uniques et très peu pratiquées jusque-là. Le GCP en a réalisé une dizaine, les régiments aussi, et les forces spéciales également, beaucoup. Combattre en zone désertique, sur de grandes distances, c’était toujours le même procédé, l’idée d’aller opérer derrière les lignes, en territoire ennemi, lors de raids de plusieurs jours. Le but, c’est le travail de tout commando, aller semer le trouble sans se faire repérer. « L’idée d’aller opérer derrière les lignes, en territoire ennemi, lors de raids de plusieurs jours. Le but, c’est le travail de tout commando, aller semer le trouble sans se faire repérer. » À la lumière des crises actuelles, où l’on constate un recours constant aux unités spéciales, comment le GCP va-t-il continuer à évoluer ? Le GCP se situe dans cette zone grise entre forces conventionnelles et forces spéciales. C’est là qu’il peut apporter sa plus-value, notamment en accompagnant au combat des unités partenaires, comme cela a déjà été fait par le passé, mais différemment. Sur le plan technique, si la France s’engage dans un conflit de haute intensité, le GCP restera un pion tactique à la main du général commandant la brigade parachutiste, mais sa valeur ajoutée se déplacera, je pense, vers la prise d’initiative, la création d’asymétries locales, que ce soit par le renseignement ou par la saisie d’objectifs clés. C’est le travail naturel d’une petite unité commando. Une fois un conflit gelé, comme c’est le cas actuellement en Ukraine, l’intérêt n’est pas de se limiter à un rôle de harcèlement sur un théâtre secondaire, mais bien d’élargir le champ de compétences vers la couverture d’un champ de bataille de haute intensité, plutôt que de continuer à se positionner sur une expertise déjà maîtrisée par certaines unités spéciales, c’est le travail de la DGSE, l’opération spéciale n’est pas notre métier. Nous pouvons en revanche travailler en civil, pour escorter discrètement des autorités dans des pays européens, préparer des dossiers d’évacuation de ressortissants, ou d’autres missions tout à fait conventionnelles mais que l’on pourrait mener plus discrètement, ce qui impose aussi de nouvelles procédures. « Le GCP se situe dans cette zone grise entre forces conventionnelles et forces spéciales. C’est là qu’il peut apporter sa plus-value, notamment en accompagnant au combat des unités partenaires. » Un dernier mot sur l’innovation. Comment le GCP intègre-t-il les nouvelles technologies, comme les drones, dans ses capacités futures ? Nous n’avons pas encore assez parlé des drones. La brigade parachutiste, via le GCP, expérimente de nouveaux systèmes, non seulement des drones de moins de 80 grammes, mais aussi d’autres systèmes de munitions, en cours de test et de validation, qui n’existent pas encore sur le marché, pour offrir de nouvelles capacités. C’est une des forces du GCP, je reprends le mot laboratoire que vous avez utilisé tout à l’heure, nous avons un encadrement et une richesse humaine particuliers, des gens proactifs qui font avancer les choses dans ces domaines-là. Sans forcément parler de se réinventer, il y a une vraie volonté d’adaptabilité permanente, que ce soit sur le plan tactique ou en matière d’armement, pour ne pas se faire surprendre. Il y a deux domaines dans lesquels le GCP doit absolument s’investir, cette zone grise dont nous avons parlé, et la frontière parfois mince entre nos unités et les forces spéciales. Le GCP est en train de le faire, mais il lui faut conserver cette dynamique, le saut à très grande hauteur et le saut à très basse hauteur, ses deux moyens d’insertion parachutiste, qui lui permettront demain de continuer à se poser sur le terrain sans être menacé. Lire aussi : Il est urgent de soutenir la filière française de robotique militaire
  14. Aumilitaire https://aumilitaire.com › ... › Forum du site Aumilitaire
  15. A retrouver à la Une de www.droitdesmilitaires.fr le site d’informations du droit des militaires, personnels de défense et de sécurité intérieure, l‘article de Loïc PICARD pour l’Essor en cliquant sur le lien : https://lessor.org/vie-des-personnels/quand-les-gendarmes-sequipent-eux-memes-entre-besoins-tolerance-et-risques/ Les gendarmes sont nombreux à acheter, sur leurs propres deniers, des équipements qu’ils utilisent ensuite dans le cadre du service : lampes, gants, ceinturons, holsters, housses tactiques, vêtements ou accessoires de confort. Dans un article consacré à cette pratique, L’Essor de la Gendarmerie a interrogé Me Élodie Maumont et Me Aïda Moumni, avocates associées et fondatrices du cabinet MDMH Avocats, exclusivement dédié au droit pénal et public militaire. La question est simple : jusqu’où un militaire peut-il utiliser un équipement personnel en service ? La réponse appelle à la prudence. Si ces achats peuvent répondre à un besoin concret — améliorer le confort, pallier une carence de dotation ou adapter le matériel aux contraintes du terrain — ils ne sont pas sans risques lorsque l’équipement utilisé n’est pas homologué ou ne répond pas aux normes de sécurité attendues. En cas d’incident, la responsabilité du militaire peut être recherchée. Le risque peut être disciplinaire, mais aussi pénal, notamment sous l’angle de la violation de consignes prévue par le Code de justice militaire. La difficulté est encore plus sensible lorsque l’équipement touche directement à la sécurité : holster, étui d’arme, lampe puissante, gilet, élément de protection ou matériel susceptible d’avoir une incidence opérationnelle. L’Essor rappelle notamment que les holsters homologués en gendarmerie répondent à des exigences de sécurité, dont un système de double rétention et une protection anti-arrachement . Le conseil donné est donc clair : rendre compte. Lorsqu’un militaire estime nécessaire d’utiliser un équipement personnel, il est préférable d’en informer sa hiérarchie, d’expliquer les raisons de cet achat et de vérifier, autant que possible, que le matériel respecte les exigences de sécurité applicables. Cette précaution peut également avoir une importance en matière d’indemnisation. En cas de blessure liée à un équipement personnel, la reconnaissance de l’imputabilité au service ou la prise en charge par l’administration ou les assurances peut être discutée . En pratique, les équipements personnels peuvent améliorer le quotidien des militaires. Mais lorsqu’ils sont utilisés en service, ils le sont souvent aux risques et périls du militaire. Lire l’article de L’Essor : Quand les gendarmes s’équipent eux-mêmes : entre besoins, tolérance et risque
  16. https://rh-terre.defense.gouv.fr/sommaire-actualite/176-la-communaute-terre-de-fda-une-force-unie-et-resiliente Depuis 2022, l’armée de Terre s’est pleinement emparée de Famille des Armées (FDA), faisant de cette plateforme souveraine et sécurisée un levier essentiel de cohésion et de fraternité d’armes à la main de chacune de ses unités. Aujourd’hui, la communauté Terre compte plus de 42 000 membres, soit 47% de l’ensemble des utilisateurs FDA, avec un déploiement couvrant quasi l’intégralité des formations de l’armée de Terre. Affiche FDA © Défense Une communauté dynamique et engagée La communauté Terre se distingue par son implication sans faille. Avec plus de 42 000 membres, de nombreux sujets et échanges sont nourris quotidiennement : de l’information thématique et de l’accompagnement ciblé (JOP24, PSC, PAM26, crise en NC, à Mayotte ou aux EAU etc.) des messages exclusifs adressés par les hautes autorités, renforçant le lien entre le commandement et les familles (CEMAT, COMDRHAT, COMEMSOME, SDACC) une armée de Terre en ordre serré sur FDA, où chaque unité s’investit pour accompagner les situations complexes (projections, MCD, mobilité, soutien des familles) des sphères dédiées pour échanger, partager les bonnes pratiques et renforcer la solidarité. Et demain ? Un concours pour célébrer l’engagement ! À la rentrée, FDA lancera un grand concours pour récompenser les unités les plus dynamiques et actives sur leur portail personnalisé. L’objectif : atteindre les 50 000 membres en mobilisant toutes les énergies et célébrer le dynamisme d’une communauté vivante. Les lauréats se verront offrir des récompenses, à la hauteur de l’ambition que porte l’armée de Terre pour ce réseau, mettant à l’honneur leur engagement au service de la cohésion et de l’esprit de famille via ce formidable outil qu’est FDA. Pourquoi est-ce essentiel ? « Ce réseau incarne ce que nous sommes : une armée unie, fraternelle, attentive aux siens. » (général Gout) Parce que la résilience des familles c’est aussi la force opérationnelle de nos soldats. En renforçant les liens aujourd’hui, nous préparons ensemble les défis de demain, y compris dans le contexte de haute intensité. Famille des armées, c’est bien plus qu’un outil, c’est notre réseau, notre force collective. Une preuve que l’esprit de famille et la résilience des militaires et de leurs proches sont plus que jamais au cœur de notre action. LE SAVIEZ-VOUS ? « Ce site est une manifestation de notre fraternité d’armes. Faites-le connaître autour de vous » (général Schill)
  17. Le 1er juillet 2026, le chef du groupement d’administration du personnel militaire – Terre (GAPM-T) a remis le fanion de l’Echelon local de gestion administrative (ELGA) de Paris à son commandant lors d’une cérémonie au quartier général des Loges à Saint-Germain-en-Laye. Cérémonie au quartier général des Loges à Saint-Germain-en-Laye © armée de Terre / Défense La cérémonie, présidée par le général de division Etienne du Peyroux, général adjoint de la direction des ressources humaines de l’armée de Terre rassemblait les fanions des six ELGA stationnés en province ainsi que le personnel des portions de Balard et de Saint-Germain-en-Laye du nouvel ELGA francilien. Après une remise de décoration, le général de division Etienne du Peyroux a lu l’ordre du jour de création de la dernière unité du GAPM-T marquant, également, la fin du déploiement de la réforme de l’administration de proximité du personnel militaire Terre débutée en 2024 dans les zones de défense Nord et Ouest et poursuivie sur l’ensemble du territoire métropolitain en 2025. L’ELGA de Paris aura pour mission de réaliser le volet administration de près de 10 000 militaires de l’armée de Terre, commissaires d’ancrage Terre et ingénieurs militaires d’infrastructure affectés au sein de 139 formations, directions et services de la plaque parisienne. https://rh-terre.defense.gouv.fr/sommaire-actualite/177-creation-de-lechelon-local-de-gestion-administrative-de-paris
  18. Sujet déjà traité. Moteur RECHERCHE. BTX
  19. https://theatrum-belli.com/la-societe-francaise-et-la-guerre-rapport-des-jeunes-ihedn-juin-2026/ Version PDF Le rapport « La société française et la guerre » analyse la manière dont la société française pourrait être mobilisée en cas de conflit de haute intensité en Europe à l’horizon 2030. Il s’intéresse en particulier au rôle de l’armée de Terre, à la cohésion nationale, à la communication militaire et à la mobilisation des ressources humaines et industrielles. Le document part du constat qu’un conflit majeur, s’il devait survenir, impliquerait avant tout des combats hors du territoire national, tout en exposant la France à des actions hybrides, notamment dans le champ informationnel. Dans cette perspective, les auteurs estiment que la préparation de l’arrière, le maintien de l’adhésion de la population et la capacité du pays à soutenir l’effort de guerre sont des facteurs déterminants. La première partie du rapport traite du “front intérieur”. Elle souligne que la société française est traversée par des fractures sociales, territoriales et identitaires susceptibles d’être exploitées par un adversaire. Le texte insiste sur l’importance de la communication militaire, considérée non plus comme une simple fonction d’information, mais comme un instrument à part entière de la guerre informationnelle. Les auteurs plaident pour une parole plus rapide, plus proactive et mieux coordonnée, afin de contrer les fausses informations et de maîtriser le récit des opérations. Le rapport prend pour exemple la réponse française à l’affaire dite du “charnier de Gossi”, présentée comme un cas de riposte efficace à une campagne de désinformation. Il en tire la conclusion qu’une communication fondée sur la preuve, la réactivité et la contextualisation des faits peut limiter l’impact des opérations adverses. Il estime également que la parole militaire doit rester compatible avec les principes démocratiques, la neutralité des armées et le devoir de réserve. Le document s’intéresse ensuite aux conditions sociales d’un récit mobilisateur. Selon ses auteurs, les grands récits de sacrifice collectif rencontrent aujourd’hui davantage de difficultés dans une société marquée par l’individualisme, la fragmentation des appartenances et une relation plus ambivalente à l’État. Ils défendent donc un récit de défense civique, fondé sur l’utilité de chacun dans l’effort collectif, la transparence, l’équité des sacrifices et la lutte contre la désinformation. La seconde partie du rapport porte sur la mobilisation des moyens humains et matériels. Elle évoque la nécessité d’une armée plus massive en cas de conflit prolongé, ainsi que l’identification de compétences critiques dans la population civile. Les auteurs s’intéressent aussi au rôle des entreprises, appelées à contribuer à la résilience nationale et, le cas échéant, au soutien de l’effort de guerre. L’enjeu industriel est présenté comme central, dans un contexte où l’économie française n’est pas jugée suffisamment préparée à une situation de guerre. Le rapport se présente ainsi comme une réflexion prospective sur les conditions de mobilisation d’un pays confronté à un conflit de haute intensité. Il met l’accent sur l’articulation entre cohésion nationale, maîtrise de l’information, préparation militaire et capacité industrielle. Son objectif est de proposer des recommandations concrètes à destination de l’armée de Terre et des acteurs publics concernés. https://theatrum-belli.com/wp-content/plugins/pdfjs-viewer-shortcode/pdfjs/web/viewer.php?file=https://theatrum-belli.com/wp-content/uploads/2026/07/20260112_CR_GT_LA-SOCIETE-FRANCAISE-ET-LA GUERRE.pdf&attachment_id=380800&dButton=true&pButton=true&oButton=false&sButton=true&editButtons=true&v=3.1.1&_wpnonce=b5e7425e1b#zoom=auto&pagemode=none
  20. https://theatrum-belli.com/attitude-et-reaction-de-la-jeunesse-face-a-la-guerre-etude-des-jeunes-ihedn-juin-2026/ Crédit : AdT. Version PDF Le rapport, produit dans le cadre des Publications des Jeunes IHEDN à la demande du Centre d’études stratégiques – Terre, analyse la façon dont les 18-25 ans perçoivent la guerre, l’engagement et les menaces informationnelles. Il défend l’idée que la jeunesse française est moins indifférente à la conflictualité qu’elle n’est traversée par une hiérarchie de préoccupations dominée par le pouvoir d’achat, l’insécurité, le climat et la santé mentale. Le texte insiste aussi sur le fait que la guerre reste, pour beaucoup de jeunes, associée à la mort, à la destruction et à un imaginaire encore très conventionnel, hérité des deux guerres mondiales et des représentations audiovisuelles. Le rapport s’articule autour de trois axes. Le premier traite de la cohésion nationale et du sens de l’engagement : il montre que les jeunes ne rejettent pas l’idée d’agir en cas de crise, mais qu’ils privilégient d’abord les formes de protection, d’aide et de solidarité, bien davantage que le sacrifice militaire au sens strict. Il propose une lecture en quatre profils, allant des « patriotes engagés » aux « indifférents non-concernés », en passant par des « patriotes concernés » et des « humanitaires pacifistes ». Selon les auteurs, cette diversité impose à l’armée de Terre de parler à des jeunesses multiples, et non à un bloc homogène. Le deuxième axe porte sur l’image de l’armée de Terre dans les médias, le cinéma, les séries et les jeux vidéo. Le constat principal est celui d’une forte domination des représentations américaines, tandis que l’armée française demeure minoritaire dans l’imaginaire culturel des jeunes. Le document souligne que les œuvres françaises les plus visibles sont souvent bienveillantes, mais restent centrées sur l’héroïsme, le sacrifice ou la mémoire, au détriment de la diversité réelle des métiers militaires. Les auteurs voient dans le cinéma, les séries, la bande dessinée et surtout le jeu vidéo un levier majeur pour mieux faire connaître l’institution, ses missions et ses valeurs. Le troisième axe aborde les attaques informationnelles et l’ingérence étrangère. Le rapport soutient que les jeunes évoluent dans un environnement saturé d’informations, dominé par les réseaux sociaux, où l’infobésité, les faux contenus et les récits manipulatoires brouillent les repères. Les auteurs parlent d’un risque de « lassitude stratégique » : les jeunes voient davantage d’informations, mais disposent de moins de temps et de ressources pour les trier et leur donner du sens. Ils estiment que la désinformation ne vise pas seulement à faire croire au faux, mais aussi à installer le doute, fragiliser la confiance et abîmer le jugement. Le document insiste également sur un point central : le rapport des jeunes à la guerre a changé avec le retour des conflits de haute intensité en Europe, mais ce « réveil stratégique » reste ambivalent. Une partie de la jeunesse considère désormais qu’une guerre mondiale n’est plus impossible, voire qu’un conflit pourrait toucher le sol français. Pourtant, cette prise de conscience ne se traduit pas automatiquement par une adhésion à l’effort militaire. L’acceptation est plus forte pour les actions humanitaires, la réserve, le bénévolat ou le service civique que pour la guerre elle-même. Dans ses recommandations, le rapport plaide pour un renforcement du lien armée-société, un meilleur maillage territorial, une valorisation des réserves, une présence accrue dans les espaces numériques et culturels, ainsi qu’une stratégie plus lisible de communication vers les plus jeunes. Il propose aussi d’articuler défense, utilité sociale, protection du collectif et résilience de proximité. En filigrane, le document défend une idée simple : pour toucher la jeunesse, l’armée doit moins parler uniquement de combat que de protection, de sens, d’utilité et de capacité à agir ensemble face aux crises. View Fullscreen
  21. Bienvenue Pesez vous une fois par semaine, le même jour, à la même heure et dans la même tenue. Notez le résultat sur une feuille. Vous vous apercevrez que vous prendrez de la "masse". Généralement, au lever.
  22. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/07/14-juillet-paris-mle-et-1er-reg.html A partir de 10h28, ce mardi 14 juillet, 6 686 militaires descendront les Champs-Elysées. Ce sont des légionnaires qui, comme de tradition, clôtureront le défilé des troupes à pied. Tout d’abord la Musique de la Légion Etrangère (MLE) avec ses 57 légionnaires musiciens issus des cinq continents, à la tête desquels le chef de musique Vladimir Khourda, suivi du tambour-major. Ultime défilants, les 113 représentants du 1er régiment étranger de génie (Laudun l’Ardoise, Gard) dont la devise est « Ad Unum - Jusqu’au dernier ». A leur tête, le chef de corps, le colonel Benoît Dorigny. Créé le 1er juillet 1984 sous le nom de 6e régiment étranger de génie (6e REG), l'unité de combat de la 6e brigade légère blindée (BLB) prend le nom de 1er REG lors de la création du 2e régiment étranger de génie, le 1er juillet 1999. Du 16 au 25 mars 2026, le régiment a été engagé dans un exercice de protection d’un territoire et de sauvegarde des populations, baptisé « Terra Nostra ». Après son passage, débutera le défilé des hélicoptères et le défilé motorisé. Il sera 11h30. Illustration : Insigne du 1er régiment étranger de génie - ©armée de Terre From BTX Je n'ai rien contre Henri WEIL, brillant journaliste et écrivain, dont je ne partage pas toujours les points de vue, mais cette erreur grossière venant d'un spécialiste de la Légion étrangère m'attriste. La MLE n'ouvre rien si ce n'est des bières à la pause. Ce sont les pionniers magnifiques et inimitables ambassadeurs du roman légionnaire, qui ouvrent le défilé de la "Phalange".
  23. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/14-juillet-500-soldats-etrangers-de-la-coalition-des-volontaires-ouvriront-le-defile/ 14-Juillet: 500 soldats étrangers de la « coalition des volontaires » ouvriront le défilé Des soldats slovaques et britanniques lors de la répétition de jeudi matin sur les Champs Elysées. (Photo by Dimitar DILKOFF / AFP) Le défilé militaire parisien du mardi 14 juillet sera marquée par un « record » de défilants, avec environ 6800 troupes à pied. Parmi eux, quelque 500 soldats des pays membres de la « coalition des volontaires ». Ces soldats étrangers défileront en ouverture de la parade militaire sur les Champs-Elysées devant une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Ces derniers prendront part, le lundi 13 juillet », à une réunion à Paris. « Ce sera l’occasion, sur la lutte contre la flotte fantôme, sur des initiatives capacitaires nouvelles, sur la mobilisation de notre industrie au soutien de l’Ukraine, de faire des annonces supplémentaires, et de programmer aussi des exercices ensemble», a détaillé Emmanuel Macron, le mercredi 8 juillet, depuis le sommet de l’Otan de Turquie. En outre, 25 militaires ukrainiens défileront à la suite de ces 500 soldats des pays de la Coalition des volontaires. Des militaires ukrainiens lors de la répétition de jeudi matin sur les Champs Elysées. (Photo by Dimitar DILKOFF / AFP) La « Coalition des Volontaires » Cette initiative politique, diplomatique et militaire vise à soutenir l’Ukraine et préparer des garanties de sécurité en cas de cessez-le-feu. Lancée le 17 février 2025 à Paris, la Coalition est sous le leadership des chefs d’État et de gouvernement français et britannique. Elle rassemble désormais 35 États européens et extra-européens (comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada). Son fonctionnement repose sur une logique pragmatique : avancer avec les pays disposés à fournir à l’Ukraine des mesures de réassurance, strictement après un cessez-le-feu. Et, ce, afin de dissuader la Russie de lancer une nouvelle offensive. Les soldats d’une dizaine de pays (Slovaquie, Royaume-Uni, Roumanie, Grèce, Luxembourg, Norvège, Estonie, Tchéquie…) ont pris part aux répétitions de ce jeudi matin sur les Champs-Elysées (voir les photos ci-dessus). Au total, outre la France, les pays suivants seront présents: Albanie (avec 7 militaires), Allemagne (24), Australie (7), Autriche (23), Belgique (23), Bulgarie (23), Canada (7), Chypre (23), Croatie (24), Danemark (8), Espagne (23), Estonie (5), Finlande (22), Grèce (24), Hongrie (21), Irlande (6), Italie (5), Lettonie (5), Lituanie (20), Luxembourg (24), Malte (5), Moldavie( 5), Monténégro (21), Norvège (8), Nouvelle-Zélande (1), Pays-Bas (8), Pologne (3), Portugal (6), République tchèque (5), Roumanie (22), Royaume-Uni (21), Slovaquie (20), Slovénie (7), Suède (23), Ukraine (23).

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