Plutôt zéro pour les militaires pur jus . Je crois que ça n'a pas changé depuis ma lointaine expérience. Déjà, des sous-offs qui avaient une spécialité d'engins du génie, de transmission etc. s'en sortaient mieux que le fantassin lambda. J'ai bien ramé, et je voyais des gens plus âgés que moi qui préparaient leur sortie comme sergents, chefs, ou même adjudants et ça ne faisait pas vraiment rêver. J'en ai vu par la suite dans des boulots subalternes de l'administration. J'avais un très bon copain qui a fait une vingtaine d'années, a fini adjudant après être passé par les 1er RI, 9e RCP, 13° RDP, n'a pas très bien réussi sa première reconversion ( bon il a une retraite partielle, mais quand-même) et aux dernières nouvelles faisait des boulots d'appoint, de manutention.
Il faut oser le dire, mais l'Etat gère en comptable, et c'est la finance qui a la main assistée de la bureaucatie. Pas vraiment des gens à l'esprit militaire, plutôt le profil de ceux qui étaient les planqués , pistonnés ou réformés à une certaine époque. Les serviteurs de l'Etat en général ne sont pas si bien traités que ça, sauf ceux qui ont un vrai poids. Les militaires forment une population silencieuse, habituée à subir, à laquelle la population -qui n'a plus de lien avec l'armée depuis la fin de la conscription- est indifférente, et on ne leur fait pas vraiment de cadeaux, il n'y a qu'à voir l'affaire du retard des soldes il y a quelques années. Oui il faut préparer sa reconversion à peine entré, laquelle peut se faire selon plusieurs modalités. Il y a les emplois réservés, parfois les équivalences dans le public (mais comme sous-off ça ne va pas bien loin) et avec une licence, la possibilité de passer des concours, réservés ou non selon l'ancienneté, mais qui donnent accès à la plupart des métiers de catégorie A de la fonction publique (encadrement, expertise : inspecteur des finances publiques, attaché d'administration, officier de police, inspecteur du travail etc.) . Ceci dit, ils comportent tous des épreuves spécifiques et il faut les préparer en amont, quel que soit son niveau théorique de base. Là est le rôle de l'armée de permettre ce temps de préparation, sans obliger à avoir la tête dans le guidon jusqu'au dernier jour.
Il me semble que la police a relevé ses âges depuis mon départ, âges qui étaient déjà relevés partiellement selon les services militaires. Sans doute un plafond moins strict que la gendarmerie, et un accès un peu plus facile à l'avancement, du moins dans le corps des gardiens de la paix. La qualité d'OPJ ouvre le grade de brigadier assez jeune, il y a fusion de certain grades. A vérifier, je demanderai à mon fils qui prépare tous les concours de gardien à commissaire (mais il vise officier dans les faits).