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Decurio

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Tout ce qui a été posté par Decurio

  1. Des anales ou des annales ? Dans le premier cas, on peut se poser des questions sur le mode de recrutement. 😁 Blague à part https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/parcours-de-candidature/sous-officier-sog-interne Il y a des forums, et je sais de seconde main par un jeune que le concours interne est visé par les gendarmes adjoints, parce que le concours est spécifique. Il faut voir aussi le temps libéré en tant que sous-officier de l'armée de terre pour préparer le concours, ce n'est pas un détail.
  2. Pas tellement, tout le monde sauf pépin passait inspecteur principal tôt ou tard...J'aurais dû être commandant, mais je me suis retrouvé bloqué après des embrouilles avec la hiérarchie, donc mis en poste pourri, sorte de harcèlement, et ma route était probablement totalement barrée. D'où mon changement de métier malgré la perte financière considérable au début. Il se trouve que j'avais fait pour le plaisir des études, sans idée préconçue, et là l'organe a créé la fonction. Tous les gens comme moi ont terminé ou sont encore en poste au moins commandant , normalement commandant divisionnaires ( en fait il y a deux grades avec 4 barrettes, l'un correspond à un commandant de l'armée au niveau indiciaire, l'autre -quatre barrettes assorties d'un "clou", une petite étoile, à lieutenant-colonel).
  3. Elle a eu totalement raison, il vaut mieux avoir un parachute. Là, même si sur un coup de passion, de folie, que sais-je tu te retrouves cinq ans dans un régiment d'infanterie comme militaire du rang ou même sergent (dans le civil aucune différence), tu n'auras rien en sortant. Avec une licence, tu n'auras rien non plus directement, mais au moins le droit de te présenter à la plupart des concours externes de la fonction publique, et avec un peu de chance à un concours réservé (je ne connais pas les conditions d'ancienneté) où il faut quand même le diplôme. Et évidemment préparer le concours, car le diplôme ne donne rien en lui-même, juste le droit de s'inscrire. Dans ma promotion d'inspecteur de police ( corps qui a disparu par fusion avec les officiers de paix pour devenir celui des officiers de police, c'est comme ça que je me suis retrouvé capitaine un matin, sans avoir jamais mis un uniforme ) , il y avait quelques sous-offs emplois réservés, dont un copain qui avait été sergent-chef, il avait fait plus de sept ans, mais il avait le bac ou plus, condition de l'époque (mais il y en avait bien moins, c'était encore sélectif, dans ma compagnie il devait y avoir deux ou trois sous-officiers bacheliers, même les officiers ne l'avaient pas tous). Le seul endroit où l'on ne perd pas tout venant de l'armée est la fonction publique parce que l'ancienneté administrative est partiellement reprise (totalement pour la retraite, même parfois un peu plus, j'ai eu une petite bonif pour services aériens). Le seul corps où j'aurais pu être repris, directement, c'était les pompiers de Paris, et comme caporal, puisqu'il y avait un tronc commun militaire, et aussi parce que j'avais le bac. Sinon pour le reste, rien. Même les pompiers civils, c'était soit simple pompier, soit lieutenant (mais niveau trop élevé pour moi en matières scientifiques) et lieutenant quasi à vie, car capitaine était un autre concours.
  4. La réponse est dans le début de mon post : concurrence avec la police. Si la gendarmerie ne s'aligne pas un peu ( indemnité de sujétion spéciale, progression indiciaire garantie, bonifications pour la retraite...) elle ne recrute pas assez. Pour l'armée de terre, notamment les armes absolument sans équivalence dans le civil, aucune concurrence de qui que ce soit donc le plaisir de ramper dans la boue, de sauter en parachute, de faire des stages co, ça se paie.
  5. Il faut bien reconnaître que ça ne fait pas spécialement rêver. Après, Mailly et Mourmelon ( ne pas oublier Suippes) , je connais un peu et il faut une femme de bon caractère pour vivre là-bas. Si l'on part sans femme, peu de chance d'en trouver une dans ces lieux paradisiaques....
  6. Même des officiers partent. Eux au moins ont une certaine reconnaissance sociale, des reconversions. Quand il y a eu de gris dégagements de cadres, dans les années 2000, après la fin définitive de la conscription, il y a eu des reconversions très intéressantes dans l'administration, par équivalence et même mieux. Des officiers supérieurs se trouvaient en surnombre, sans possibilité d'avancement (bloqués commandants, Lt-Colonels), et ont été reclassés directement dans des corps de catégorie A voire A+ ( commissaires, administrateurs civils). Un sous-off, on ne l'attend nulle part, on le prend même pour un crétin qui a fait la bêtise de s'engager faute de mieux, sauf s'il a une spécialité recherchée, et le renouvellement des contrats est aléatoire. C'était encore pire avant, puisqu'il y avait relativement peu de places à pourvoir dans une armée de conscription (j'ai déjà rapporté dans un autre fil ce qui est arrivé à 22000 quand il y a eu le "tournant de la rigueur" et un dégraissage massif, quitte à dégarnir les régiments). Pour revenir au sujet , quand je suis me suis retrouvé brutalement dans la vie civile, je n'ai trouvé que des boulots du genre manutention, vente, commis de cuisine... heureusement j'avais le bac, beaucoup moins répandu à l'époque ( obtenu fin des années 70) et j'ai pu m'inscrire à des concours, et encore plusieurs étaient annulés ( toujours le "tournant de la rigueur" à partir des années 83). Aujourd'hui tout étant dévalué (volontairement, et je sais de quoi je parle, vu l'un de mes trois métiers), il faut au moins une licence pour pouvoir candidater à l'équivalent, et je dis bien candidater, pas forcément être reçu. Là, je me replonge aussi dans ce qui arrive aux militaires parce que mon fils réserviste a des copains qui veulent s'engager. L'un a selon moi fait une grosse bêtise, en arrêtant sa licence en cours d'année. Il a été admis à St Maix, mais 2e erreur, il veut absolument un régiment spécialisé et a donc renoncé, il attend d'être incorporé comme MDR dans l'un d'eux. Il fait "réserviste professionnel" en attendant ( j'ironise, parce qu'il est souvent au régiment, il fait bien plus que tout le monde). Or il joue au loto, parce que rien ne dit qu'il montera par le rang, qu'il dépasse cinq ans , et après, vers 28 ans, que faire...
  7. Les 45 jours étaient un avantage considérable dans le passé, quand la population avait deux semaines, puis trois, puis quatre. Ce n'est plus vraiment un argument de vente aujourd'hui, puisque dans toute administration, police comprise, il y a 25 jours ouvrables (+ deux jours "de fractionnement", quand plus de 8 jours sont pris l'hiver), 24 jours de RTT ( dans certains cas il y a un rachat d'office de quelques jours ce qui ait descendre de quelques jours), donc autant de jours. Plus le compte épargne temps, et les récupérations. Sur ces deux derniers points certes ce n'est pas gagné, tant pour les faire créditer que pour les prendre car il y a toujours un empêchement. L'astreinte idem, sept jours complets créditent en principe d'une journée, mais ça traîne les pieds pour les comptabiliser, les logiciels tombent en panne. Mais quand-même, c'est statutaire sur le papier, ça peut être revendiqué.
  8. C'est un des grands paradoxes, sur lequel je m'interroge depuis longtemps : les militaires gardent et sont supposés défendre, avec un mode de vie totalement à contre-courant, une société qui n'est pas vraiment la leur, qui les ignore et parfois les méprise. Ils servent même parfois des intérêts dont ils sont fort éloignés.
  9. La gendarmerie est mieux traitée (ou moins maltraitée, parce qu'il y a quand même des remontées de dysfonctionnements importants), notamment au niveau des soldes, car elle est en concurrence directe avec la police nationale, et que cela pèse sur les recrutements. Donc échelons à peu près similaires, ajout d'une ISSP (indemnité de sujétion spéciale police 28% je crois du moins pour les premiers grades, elle doit être dégressive , intégrée dans le calcul de la pension), logement qui permet, même mauvais, d'épargner un peu. Fut un temps aussi où il y avait un plan de promotion interne pour faire accéder en nombre plus important les gendarmes dans le corps des officiers, je ne sais pas où ça en est actuellement. En revanche, affectations plus aléatoires, heures pas comptées ni récupérées, parfois traité, en mobile comme un simple soldat, bien que sous-off, . Ca commence à dater, mais j'avais rendu visite dans le casernement occasionnel à un pote d'enfance qui était en déplacement, et ils étaient entassés à je ne sais combien sur des lits de fortune et des matelas posés au sol , corvées, tours de garde...
  10. Plutôt zéro pour les militaires pur jus . Je crois que ça n'a pas changé depuis ma lointaine expérience. Déjà, des sous-offs qui avaient une spécialité d'engins du génie, de transmission etc. s'en sortaient mieux que le fantassin lambda. J'ai bien ramé, et je voyais des gens plus âgés que moi qui préparaient leur sortie comme sergents, chefs, ou même adjudants et ça ne faisait pas vraiment rêver. J'en ai vu par la suite dans des boulots subalternes de l'administration. J'avais un très bon copain qui a fait une vingtaine d'années, a fini adjudant après être passé par les 1er RI, 9e RCP, 13° RDP, n'a pas très bien réussi sa première reconversion ( bon il a une retraite partielle, mais quand-même) et aux dernières nouvelles faisait des boulots d'appoint, de manutention. Il faut oser le dire, mais l'Etat gère en comptable, et c'est la finance qui a la main assistée de la bureaucatie. Pas vraiment des gens à l'esprit militaire, plutôt le profil de ceux qui étaient les planqués , pistonnés ou réformés à une certaine époque. Les serviteurs de l'Etat en général ne sont pas si bien traités que ça, sauf ceux qui ont un vrai poids. Les militaires forment une population silencieuse, habituée à subir, à laquelle la population -qui n'a plus de lien avec l'armée depuis la fin de la conscription- est indifférente, et on ne leur fait pas vraiment de cadeaux, il n'y a qu'à voir l'affaire du retard des soldes il y a quelques années. Oui il faut préparer sa reconversion à peine entré, laquelle peut se faire selon plusieurs modalités. Il y a les emplois réservés, parfois les équivalences dans le public (mais comme sous-off ça ne va pas bien loin) et avec une licence, la possibilité de passer des concours, réservés ou non selon l'ancienneté, mais qui donnent accès à la plupart des métiers de catégorie A de la fonction publique (encadrement, expertise : inspecteur des finances publiques, attaché d'administration, officier de police, inspecteur du travail etc.) . Ceci dit, ils comportent tous des épreuves spécifiques et il faut les préparer en amont, quel que soit son niveau théorique de base. Là est le rôle de l'armée de permettre ce temps de préparation, sans obliger à avoir la tête dans le guidon jusqu'au dernier jour. Il me semble que la police a relevé ses âges depuis mon départ, âges qui étaient déjà relevés partiellement selon les services militaires. Sans doute un plafond moins strict que la gendarmerie, et un accès un peu plus facile à l'avancement, du moins dans le corps des gardiens de la paix. La qualité d'OPJ ouvre le grade de brigadier assez jeune, il y a fusion de certain grades. A vérifier, je demanderai à mon fils qui prépare tous les concours de gardien à commissaire (mais il vise officier dans les faits).
  11. La grille indiciaire est à peine celle de la catégorie C (type adjoint-agent administratif) pour un sergent, et surtout sans perspective d'évolution si l'on ne prend pas de grade pour partir avec au moins une retraite proportionnelle. C'est objectivement très peu au regard des contraintes et des compétences réelles exigées. Après, comme dit plus haut, logé en régiment, peu de dépenses, indemnités de terrain permettent à un célibataire de vivre mais pour une famille, logement extérieur à payer, ça doit être difficile de s'en sortir. Partir au bout de dix ans, pourquoi pas, mais avec une très bonne reconversion, pour ne pas redémarrer à zéro, en retard sur tout le monde, après une parenthèse.
  12. C'est une indemnité et pas un salaire, juste une petite compensation, très loin de toute manière d'une rémunération, vu les contraintes. Personne ne pense faire fortune avec. Il ne faut pas que faire de la réserve devienne un luxe, l'indemnité permet de ne pas hésiter entre un boulot d'été, dont on a besoin ( il y a beaucoup d'étudiants apparemment) et la réserve, qui en plus occasionne des frais (petit matériel perso, avance d'un billet de transport...).
  13. Quel que soit le parcours dans l'armée, il ne faut pas en sortir une main devant une main derrière, et le meilleur conseil est en effet de finir un cycle d'étude permettant après (fin de contrat, invalidité) soit un reclassement , soit l'accès à un concours, soit un métier autre que manutentionnaire précaire.
  14. Sans vouloir faire fortune, normal de s'intéresser un minimum à la solde, si on doit passer l'été à faire ça au lieu d'aller en vacances ou de bosser pour améliorer son ordinaire d'étudiant. Mon fils MDR infanterie a fait 3 semaines de FMIR en 2023, et deux semaines ou un peu plus de mission hors garnison (sécurisation de sites dans un camp). Il a eu je crois environ 1100 € pour la FMIR et par petits morceaux (paiement tardif) environ 1700€ de plus pour indemnités de terrain lors de la FMIR + déplacements hors garnison pour la mission.
  15. Le tout est de parler, de créer des effets d'annonce. La réalité, peu importe. L'armée peut intervenir sur réquisition dans pas mal de domaines, pour sécuriser des lieux par exemple,mais faire des enquêtes pour trouver des stocks de stupéfiants, puis des saisies, des perquisitions, actes d'OPJ de surcroît, je suis étonné que personne n'ait encore relevé l'aberration ou ne se soit demandé s'il n'y avait pas précisément usage de certaines substances....
  16. Strictement inutile. Même les patrouilles de police sont inutiles, tout au plus gênent-elles la tranquillité des commerçants, qui se déplacent. Il faut des services d'investigation en profondeur, discrets, qui bossent an amont, qui planquent, pour démontrer le trafic et la vente. Il allait y penser avant de désosser la PJ il y a quelques années pour mettre du bleu sur le terrain et pratiquer la politique de visibilité et du "chiffre". C'est extrêmement difficile, il ne suffit pas de trouver de la quantité (travail de douanes), mais il faut prouver la cession, suivre éventuellement les circuits d'argent, sinon ça ne "tient pas" devant les tribunaux. Même un petit deal ne tient pas si l'on n'a pas les acheteurs, la came, et le pognon. Il faut du monde, du temps, de la patience, accepter qu'il n'y ait pas de résultats immédiats. J'ai bossé plusieurs années à la brigade des stups, naguère ou jadis. Ecoper un navire avec une petite cuiller. Il faut imaginer Sisyphe poussant son rocher... ☹️
  17. Cette histoire de points d'indice faibles ne plaide pas en faveur de l'armée, hélas, quand on sait qu'à peine rentré il faut déjà penser à la sortie, dans la majeure partie des cas. Or, les reclassements si l'on entre dans le service public se font à catégorie hiérarchique égale ( emplois réservés par exemple, ou tout simplement concours externe alors qu'on est encore en activité), laquelle se fonde sur la grille indiciaire. L'intérêt de passer sergent, en y réfléchissant, peut se concevoir dans cette optique, car ce qui est un échelon exceptionnel pour un CC est un échelon de la grille "normale" de sous-officier, qui va au-delà si l'on poursuit sa carrière, et qui correspond à la catégorie B de la fonction publique, puisque les grilles militaires sont calquées. Historiquement, c'est même à l'origine les trois catégories de la Fonction publique, A,B,C qui ont été calquées sur les trois corps que possède l'armée, système napoléonien d'ailleurs, mais par la suite c'est l'armée qui a harmonisé ses grilles. D'autre part, si la règle de l'ancienneté dans l'échelon antérieur joue dans l'armée par calque également de la fonction publique - mais je ne m'avance pas- le CC peut voir son ancienneté reportée dans son nouveau grade et nouvel échelon et atteindre, ou s'en approcher, l'échelon suivant l'indice immédiatement égal ou supérieur. A Maloute08 de se renseigner sur ce point, je n'ai rien trouvé de concret sur le site cité par BTX.
  18. J'ai vérifié, il y a un point d'indice de différence entre le dernier échelon de sgt et l'échelon exceptionnel de CC. en net autour de 4 € mensuels. L'intérêt de passer sergent réside surtout dans l'éventualité de poursuivre une carrière de sous-off. Sinon, c'est juste pour faire joli... https://www.emploitheque.org/remuneration-militaires.php
  19. Heureusement que tout le monde n'est pas exactement identique ! Mais j'ai l'impression au doigt mouillé qu'il y a plus de départ dans le sens GN =>PN, et même en école. Discipline moins serrée, et plus de certitude d'être dans une grande ville pour les "urbains". A chaque reconversion, ce que j'avais fait ne m'a pas servi, hormis l'expérience acquise personnellement, le caractère, et administrativement la comptabilisation de mon ancienneté ( et pour la retraite aussi). Sinon, je crois que la Légion, il faut le faire jeune pour ne pas déchanter. Je suis tombé d'assez haut en m' engageant 2e pompe après avoir été sergent, par dépit d'un départ brutal , parce que je ne me voyais plus autrement que militaire, par idéalisation aussi. Très très déçu, j'ai vite réagi avant qu'il ne soit trop tard, d'autant qu'on voulait semble-t-il me garder. Ca, ça vaut partout, et dans la Police comme ailleurs 😂
  20. Je suis un peu plus nuancé : je me suis retrouvé non préparé en fin de contrat, je pensais pouvoir rempiler, mais non, et j'ai passé une des années les plus difficiles de ma vie. Mon profil n'intéressait pas grand monde, j'ai fait la plonge dans les restau, de la manutention. Tout le monde s'en tape qu'on sache tirer, qu'on saute en parachute ou qu'on ait fait des stage commando. Là où ça m'a peut-être aidé, c'est à l'oral d'inspecteur (mais il fallait passer l'écrit, très sélectif alors). A la fin de l'épreuve de culture générale, un membre du jury a embrayé, m'a demandé pourquoi j'étais passé des TAP à l'infanterie, pourquoi je n'étais plus dans l'armée (l'oral n'était pas très anonyme, ce qui est contestable en soi, mais là c'était peut-être positif pour moi). Je lui ai répondu franchement que je faisais partie de la "promotion des 22000" comme on disait, qui n'avaient pas vu les contrats renouvelés pour raison d'austérité budgétaire. Le jury avait l'air au courant. J'ai été reçu et suis même sorti très bien classé. Presque un an après, j'avais aussi encore des restes en sport, coeff 2, sans trop m'entraîner en raison des galères de boulot. Mais cela reste une hypothèse, il fallait passer les écrits (et je n'ai pas été admissible au concours de gardien de la paix). Ce que m'a laissé l'armée, c'est plus dans le registre personnel : apprendre à serrer les dents, être débrouillard, et certaines "valeurs" désuètes comme la ponctualité, vivre de manière rustique s'il le fallait, sans avoir besoin de ceci ou cela.
  21. Ce qui est sage, c'est de préparer sa sortie en effet.Faire ce qui plaît, c'est bien, mais se retrouver le bec dans l'eau au bout de 4 ou 5 ans, il y a mieux.
  22. Bonjour, Je ne suis pas un spécialiste de la gendarmerie mais j'en ai fréquenté pas mal dans ma vie professionnelle, et j'ai des amis qui y ont servi. Quand j'avais 20 ans, ça ne m'aurait pas intéressé du tout, mais avec le recul, je pense qu'on doit plus avoir l'impression de servir généralement que dans l'ADT ( sauf cas particuliers). Ca semble moins difficile physiquement que les régiments dits de mêlée, mais certaines unités semblent quand même un peu sélectives, et on ne choisit pas forcément toujours son affectation au début, la "possibilité" ne voulant pas dire la certitude . On fait aussi un peu plus fonctionner son cerveau si l'on est dans un service d'enquêtes, mais il ne faut pas mésestimer le travail de bureau et de rédaction, important surtout avec la procédure actuelle. En dehors du travail proprement dit, où j'ai eu à travailler avec des gendarmes (principalement sur des missions ou des commissions rogatoires englobant des secteurs ruraux, la police ayant compétence dans les villes d'une certaine importance) , il y a la vie. Ca convient ou non : j'en ai vu passer en police à divers grades ou corps (gardiens de la paix, certains devenaient inspecteurs par concours externe ou réservé) pour ne plus vivre en logement de fonction, caserne ou brigade, ou pour avoir une hiérarchie moins pesante. Un de mes amis d'enfance a quitté la gendarmerie (mobile) essentiellement à cause de ça. Ce sont des critères subjectifs, ça peut convenir à certains. Pour les critères objectifs, traitement comprenant l'ISSP , la carrière, la comptabilisation des services pour la retraite, les équivalences valables éventuellement dans le civil, je ne vais pas répéter ce que je dis plus haut, mais c'est nettement plus avantageux. C'était un regard extérieur mais un peu documenté, dépassionné par le temps...
  23. L'armée souffre des mêmes maux que le civil apparemment : statistiques, objectifs, économies de bouts de chandelle... Pour la barbe, l'interdiction de son port jadis relevait de motifs pratiques, notamment du port éventuel du masque à gaz. Dans les TAP, la jugulaire croisée du casque rendait toute barbe gênante. Il paraît que les équipements ont beaucoup évolué, et de toute manière, dans la réserve, qui n'est pas le métier principal, je ne vois pas comment pratiquer une rigueur applicable à l'active - et encore, vu les difficultés de recrutement. Benalla est un Lieutenant-Colonel de réserve barbu, ce me semble, ça fait un argument de poids .😁 Pas le souvenir d'un barbu dans les paras (juste à la PMP), rare dans l'infanterie, où on pouvait difficilement l'interdire aux appelés pas volontaires comme dans les régiments aéroportés.
  24. Tout a été dit ou presque, mais dans les endroits où l'on marche, il faut pouvoir se soigner les pieds : du mercurochrome et un peu de talc. Avec le nécessaire à couture, on perce délicatement l'ampoule en la traversant avec une aiguille désinfectée au feu dans laquelle on passe un fil en double, environ 10 cm (bien la passer perpendiculairement, ne pas se piquer, on ne sent rien), que l'on coupe une fois qu'il sort bien des deux côtés en le laissant dépasser. Le liquide s'écoule par le fil qui fait un drain. On laisse ensuite sécher, on dort pieds à l'air si l'on peut. Le mercurochrome, outre la désinfection, aide à sécher et contribue peu à peu à former cette petite couche de corne qu'on a au bout de quelque temps. Le talc peaufine le boulot, notamment lorsqu'on repart avec le pied soigné. On peut aussi prévenir les ampoules en mettant du sparadrap respirant là où ça frotte (talon, axe du gros orteil souvent, petit doigt de pied..). Je ne compte pas les fois où j'ai procédé ainsi sur moi-même ou montré aux GV , à mon fils même, c'est très efficace.
  25. Probablement, sans doute comme le personnel médical.Un grade n'implique pas forcément un commandement nombreux, mais représente aussi un niveau de qualification, d'expertise. Les grades militaires correspondent à ce qu'on peut trouver dans le civil, il suffit de regarder les correspondances indiciaires qui déterminent la hiérarchie.

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