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Decurio

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Tout ce qui a été posté par Decurio

  1. En mot-à-mot de potache : "Ni avec vantardise, ni avec peur", en bon français "Sans arrogance ni peur". Devise d'un régiment belge je suppose ?
  2. Merci de ce complément, ma mémoire de choses si anciennes ne fait donc pas trop défaut, mais ça m'avait marqué. J'avais retenu que le type qui voulait réintégrer ses armes allait faire environ un an et demi, il devait donc être sergent ou l'équivalent.
  3. Amarante, c'est une nuance de rouge tirant un peu au violet (je crois que le 1er RPIMA a désormais un béret amarante, avec un autre insigne). Pour les Belges , j'en ai rencontré jadis, dans le riant terrain de jeu de Caylus, et je voyais bien du rouge (porté dans l'autre sens). Petite digression : ça m'est resté à cause d'une vraie histoire belge. En exercice là-bas, nous avions évidemment en plus des armes plein de matos stocké dans le bâtiment servant d'armurerie, et pour cette raison on m'avait envoyé donner un coup de main pour ranger, percevoir, contrôler etc. Et comme les bâtiments se ressemblaient alors tous, je vois se pointer un soir une section qui voulait réintégrer ses armes : des Belges , francophones, qui s'amusaient aussi dans le coin. Tous les bâtiments en préfabriqué se ressemblaient... On a rigolé puis discuté, et j'ai appris qu'ils avaient un service modulable en durée, selon la spécialité, le grade.Douze mois à la base comme nous alors, un sous-officier un peu plus, un officier encore plus. Pas idiot à mon sens.
  4. Bonjour, Abonné à la BRP, j'ai trouvé ce rapport que j'ai parcouru en diagonale. J'espère poster dans la rubrique adéquate. https://www.vie-publique.fr/rapport/297886-haut-comite-devaluation-de-la-condition-militaire-18e-rapport-tome-3 Ce rapport - concernant aussi la gendarmerie- aborde de nombreux sujets, comme les carrières, la valorisation des compétences, le reclassement, la réserve militaire. Il est organisé en chapitres sur les préconisations acceptées, rejetées mains maintenues , en cours, sans réponse ou sans objet. Bonne lecture.
  5. Les conseils donnés ici sont d'or, à savoir, dans l'esprit général, ne pas perdre tout ce qu'on a fait, à moins d'avoir une spécialité très recherchée. Et pour ne pas perdre tout ce qu'on a fait, il faut effectivement soit continuer, et retenter les examens si c'est possible, soit rester dans le secteur public ( FPE, FPT, FPH) en passant des concours ( parfois réservés avec une certaine ancienneté), avec un reclassement tenant compte en totalité ou partiellement de l'ancienneté, de l'échelon acquis. Il faut savoir que le reclassement est globalement meilleur ( à vérifier au cas par cas, chaque administration ayant ses statuts particuliers) quand on est encore en service (on reste au service de l'Etat dans la même maison mais en changeant de pièce, si je peux me permettre la métaphore) qu'une fois parti, quand il y a eu rupture de service. Les reclassements, j'en ai vu, tant personnellement ayant servi dans trois ministères (mais sorti jadis de l'armée de manière inopinée, une main devant une main derrière, rien n'a changé fondamentalement comme l'explique Yann pyromane), que par autrui, à travers mes collègues ou des dossiers que j'ai traités.
  6. Il y aurait beaucoup à dire , la question touchant de près à l'identité républicaine,dont nous ommes les héritiers selon les idées des Constituants, mais je crois aussi que la réserve basée sur le seul volontariat a ses limites, tout comme une armée uniquement professionnelle. Puisqu’ on en est aux idées, j’en ai qui ne plairaient sans doute pas, car coûteuses, aux financiers qui tiennent le pays mais qui me sembleraient républicaines, la conscription étant avec l’impôt sur le revenu un des piliers fondateurs. Donc voici : hors de question de rétablir le service tel qu’il fut, le remplacer par une période initiale courte , disons deux mois maximum, mais 100% militaire, incontournable pour tout le monde selon ses capacités physiques, et comme simple soldat. Autant pour réhabituer la population au lien avec l’armée et la défense que pour entraîner, et j’entends par défense celle du territoire national, rien d’autre , car les intérêts supposés de tous doivent être défendus par tous, de même que tous doivent payer pour la santé, l’instruction , la justice….Aucune exemption de complaisance, pas de service dans les bureaux , manœuvres habituelles des gens qui avaient un carnet d’adresse et qu'on risque dans notre société malade de ce réseautage dont on crève, ni même en raison du niveau scolaire. Pour ceux qui voudraient en faire plus, obtenir un grade, servir dans des unités spécialisées, possibilité d’allonger (les Belges procédaient ainsi du temps de la conscription, un gradé servait plus longtemps, ou encore les TAP) avec solde améliorée, pour que ce ne soit pas un privilège ou un amusement de riches. Dans tous les cas, durée complétée par de brèves périodes obligatoires, également modulables en longueur et spécialisation. Obligation pour les employeurs de libérer les salariés un temps minimum, durée de services prises en compte dans l’ancienneté professionnelle et bien entendu la retraite. Validation des acquis éventuelle pour l’obtention de qualifications , de diplômes. Comme il faut un encadrement suffisamment nombreux et stable, valorisation du métier militaire, bonification retraite (comme la police, les pompiers , les douaniers ), plus d’emplois réservés pour les carrières courtes avec également prise en compte de l’ancienneté et validation d’acquis . Voilà quelques élucubrations purement idéalistes, dont je ne verrai jamais l’ombre du commencement d’une intention, qui se heurtent bien entendu au mur de l’argent, aux habitudes sociales désormais bien ancrées, à l’individualisme promu par la société de consommation, et au mauvais exemple des classes dirigeantes et de l’ ’’élite’’ qui fuit le pays au moindre centime à payer. Sans compter que l’armée n’est qu’une composante d’un puzzle où les autres institutions fondamentales sont aussi très malmenées, où les ressources publiques appartiennent de plus en plus à des personnes privées , parfois du monde entier.
  7. Oui je n'ai pas les nouveaux termes en tête, je suis vintage, mais je me suis fait comprendre. Le problème, c'est que pratiquement personne à cet âge n'a de visibilité sur plusieurs années, à part ceux qui sont résignés à être chômeurs de longue durée, non diplômés, non qualifiés. Auquel cas ils auraient d'ailleurs tout intérêt à signer un contrat d'active, puisqu'il en manque aussi.
  8. Un des problèmes de la réserve est qu'on veut des gens tout prêts, vu le peu de temps de formation initiale (qui en plus semble passé de trois semaines à quinze jours). Evidemment, ça limite le champ des possibles. Les jeunes que je connais, dont mon fils, m'ont raconté que ça dégage à fond la première semaine : incapacité à se lever, à marcher plus de cinq bornes, à sortir de la fosse... Alors qu'une formation plus longue et intense a des effets insoupçonnés, en prenant des gens aptes physiquement mais pas très sportifs. Tous ceux qui ont connu le service obligatoire le savent, on voyait - du moins dans les régiments actifs, pas ceux qui obtenaient par piston une place au service de l'habillement à côté de chez eux - des gens perdre plus de 10 kgs en deux mois, marcher avec mal aux pieds, faire des tractions et des pompes. Donc, ce n'est plus la réserve. On cherche un peu à résoudre la quadrature du cercle, mais si pouvait faire une réserve obligatoire, une sorte de service ressuscité sous une autre forme, on verrait tout autre chose. De plus, la condition physique générale a changé, surtout dans les vingt dernières années, avec notamment une augmentation de la charge pondérale et de la fatigabilité. Ce n'est pas une remarque faite au doigt mouillé, une vague impression, ce n'est pas non plus une mutation génétique rapide et inédite, ce sont les modes de vie. C'est une étude est reprise par le célèbre neuroscientifique Michel Desmurgets dans son essai, La fabrique du crétin digital (dont la lecture est vraiment indispensable, surtout si l'on est parent, professeur, formateur...), qu'il croise avec d'autres données : écran, alimentation, sédentarité (de fait, c'est aussi "l'impression" qu'on a quand on travaille avec des jeunes). Une étude à grande échelle montre qu'un ado met en moyenne 25% de temps en plus sur une distance donnée que dans les années 70. Je n'ai pas la page en tête au débotté, mais les lecteurs de cet ouvrage très documenté la trouveront. Bref, j'ai l'impression que la réserve touche un plafond de verre. Il faudrait trouver des gens déjà en forme, jeunes, motivés, ayant du temps libre, n'ayant pas besoin d'argent, et ce sur plusieurs années. Ca en fait, des conditions, il faut que les astres soient bien alignés. Pour avoir du monde, il n'y a pas d'autres solutions que baisser la barre, tenter d'attirer par d'autres moyens, et jouer sur le perfectionnement une fois l'uniforme enfilé.
  9. Non, elle est sélectionnée pour faire le PSO réserve, elle est dans le train ( des civils en uniforme, disait-on sournoisement jadis 😁). Ce qu'elle veut faire, je n'en sais rien, mais avec un master d'histoire-archéologie peu de concours sont ouverts, il faut se lancer dans une formation complémentaire avec droit, économie dans la plupart des concours publics. Si elle a une ouverture, c'est la réserve qui en pâtira. Si elle privilégie la réserve, c'est son avenir pro qu'elle hypothèque.
  10. Je ne sais pas ce qui est considéré comme territoire hostile ou non, n'ayant pas guerroyé, mais quand j'ai fait mon dossier de retraite anticipée, les sauts validés correspondaient à des barèmes établis selon les heures de vol, libellés comme "transports aériens avec descente en parachute". Pas deux exactement pareil en fonction de la durée, du fait que ce soit de jour ou de nuit. En moyenne un saut = trois jours, un para moyen gagne un trimestre. J'ai bien plus gagné sur le fait d'avoir dix trimestres dans l'année de mes vingt ans. Petite mesquinerie comptable à connaître : les sauts de la préparation militaire ne comptent pas, car effectués hors de périodes soumises à calcul de la pension (service militaire, engagement...).
  11. Je crois qu'il ne peut en être autrement que vivre un peu dans le brouillard à ce sujet quand on a une vingtaine d'années. Même engagé, on ne sait pas à quelle sauce on sera mangé en fin de contrat. La vie bascule totalement entre les études, la passation des concours qui est une étape, et l'entrée dans la vie pro qui en est une autre. En revanche, je crois que ceux qui le peuvent vraiment reviennent. Une de mes anciennes élèves, dont j'ai eu des nouvelles par hasard ( elle a rencontré mon fils et ses potes, faut pas me demander comment, il doit y avoir un réseau secret) est à ma grande surprise réserviste, et sélectionnée pour devenir sergent l'an prochain. Mais elle est aussi en master 2 et qui sait ce qui va s'ouvrir à elle dans l'année à venir.
  12. En fait, cela peut être variable, à ce que je vois par mon fils et ses camarades. Au début il a été assez disponible deux ans, là il est dans une année cruciale et surchargée avec le master 2 à terminer, la préparation aux concours (il en passe trois, donc neuf séries d'épreuves ) qui implique des cours en plus, avec des tests parfois le samedi. Il faut ajouter qu'il n'y a pas les vacances scolaires à la fac puisque l'année se termine assez tôt, hormis une partie de Noël et de Pâques, rien en novembre ou en février. Et en cas de réussite, c'est probablement terminé à partir de septembre car élève-stagiaire au moins un an et demi, donc sous la pression permanente. Je vois ses camarades c'est pareil, ils connaissent leur situation à un moment donné, puis la vie évolue, les études ou le métier font prendre tel ou tel virage, et trouver du temps c'est tenter de mettre des carrés dans des ronds.
  13. C'est vrai, apparemment une trentaine de jours par an pour être noté. Mais pour quelqu'un qui n'a pas trop de temps, l'avancement n'est pas une priorité.
  14. On fait ce qu'on peut. J'en ai un à la maison,qui a fait la formation en 2023 ( trois semaines) et enchaîné avec des "missions", fait des WE divers, donc un nombre de jours assez important, mais beaucoup moins en 2024 avec notamment l'annulation d'une mission sentinelle prévue pour au moins trois semaines au dernier moment (apparemment raison de budget). Cette année, fin de master + préparation de trois concours, donc pas de réserve en vue, ou quelques jours au plus.
  15. Tout à fait d'accord évidemment. C'est aussi la raison pour laquelle le président dérape et risque de perdre la confiance en prenant des mesures rétroactives contre des gens ayant déclarés aptes à servir. Il y a sans doute pas mal de gens dont on connaît les orientations sans qu'ils aient pour autant fait du prosélytisme. La rétroactivité ouvre la porte à peu près à tous les abus.
  16. Je suis un jour allé voir mon pote d'adolescence, devenu GM dans une petite ville du centre de la France, qui était en déplacement dans la RP, ça devait être fin des années 80 début 90. Comme on ne se voyait plus, j'ai saisi l'occasion pour faire la visite. Logés dans une caserne en périphérie de Paris, dans des chambres, si on peut appeler ça ainsi, avec des matelas en rang d'oignon par terre. En plus il fallait faire les TIG, et je me demande même s'ils n'avaient pas des tours de garde. Evidemment, pas de sortie, sinon il serait venu me voir, on aurait fait une croque dehors. La vie de GV dans un régiment de biffe, à côté, c'est la vie au Ritz...
  17. En discutant avec un ex-collègue, il me semble même qu'il y a désormais une sorte de procédure de séquestre avec mise à disposition pour la police (et équipement ad hoc, radio etc.) , quand les véhicules sont adaptés, souvent des voitures très rapides, et surtout de marques variées, moins repérables en filature ou planque.
  18. Ca je n'en suis pas certain du moins pour Mitterrand, tout le monde n'était pas hostile. Il y a d'ailleurs eu quelques avancées, parmi lesquelles une augmentation des jours de permission, puisque 2 jours n'étaient plus décomptés, au lieu d'un pour poser un semaine. Je n'ai évidemment pas de statistiques, mais l'air du temps, j'étais dans l'armée à cette époque. C'est après que ça s'est dégradé, les compressions de personnel, les soldes retardées parce que les militaires ne pouvaient rien dire. Ajout un peu HS : j'ai vu des images des hauts gradés américains, et plusieurs, avec le brevet para français. Illusion d'optique ?
  19. Contrairement à mon message précédent, sera donc plutôt du matériel avarié... 🙄 Ceci dit, d'après ce que je vois désormais de l'extérieur, la police a énormément évolué quant au matériel, elle suit de plus près les évolutions de la voyoucratie, très bien équipée aussi. Il n'y a pas si longtemps, on se débrouillait beaucoup avec le système D et une grosse dose de bonne volonté.
  20. Le service reste rattaché à la PJ de la Préfecture, mais il fait moins d'enquêtes qu'avant d'après les ex-collègues vus récemment, la recherche du banditisme passant de plus en plus par d'autres infractions (économiques, stupéfiants, bandes organisées). D'autre part, les services d'investigation sont mieux équipés et se débrouillent pour la plupart des interventions. La BRI n'est pas officiellement dépouillée de ses attributions initiales, mais dans les faits on l'appelle de plus en plus pour les urgences locales, sans forcément de lien avec une enquête en cours ou le "milieu" (forcenés par exemple). Le fameux camion permet d'approcher des lieux en zone urbaine, d'avoir sous la main du matériel varié.
  21. La BRI est (encore) un service de police judiciaire, qui fait de l'enquête d'initiative, du renseignement, des filatures, même si ses missions tendent de plus en plus à changer.
  22. Je ne connais pas les parachutistes du RAID, formation récente, mais je ne suis pas certain qu'il y ait un lien . Quand le RAID a été créé dans les années 80 , je l'ai vu car ils s'entraînait à l'école des inspecteurs devenue celle des officiers. Certains membres, dont un de mes collègues de promo qui l'a intégré plus tard, n'avaient pas fait leur service. C'était l'époque du service militaire, et ça ne manquait donc pas, parachutistes compris, sans compter ceux qui avaient accompli un contrat. Le RAID en général a des missions n'ayant pas grand-chose à voir avec celles de l'armée ( et le "brevet' est résolument différent), comme d'ailleurs tous les services d'intervention qui sont divers et variés (les grands villes ont leur services locaux, pour les urgences, et j'apprends par un jeune que je connais qu'une CRS va être créée pour des missions particulières en milieu urbain), le RAID ayant la structure la mieux équipée pour des interventions très particulières . Ce sont des objectifs ciblés, connus, sur le sol national uniquement, l'intervention ayant une fin en elle-même et ne s'inscrivant pas comme une opération militaire dans une ensemble plus vaste et dans la durée. Et ne pas oublier que si l'intervention a pour but de faire cesser un trouble et qu'elle est organisée par l'autorité civile, elle reste sous le contrôle de l'autorité judiciaire et du code de procédure pénale : on évite le sang, on cherche à interpeller et remettre les auteurs présumés à la justice. D'ailleurs, le RAID, bien avant la fusion des corps civil-tenue intervenue en 95, recrutait aussi des inspecteurs, dont la vocation première était l'enquête et la procédure judiciaire, et qui étaient tous OPJ de formation.

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