Aller au contenu
Aumilitaire

Decurio

Membres actifs
  • Compteur de contenus

    295
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    10

Tout ce qui a été posté par Decurio

  1. Bonjour, Il y a effectivement des priorités pour les conjoints de militaires, mais attention, c'est dans la limite des postes disponibles. S'il n'existe pas de poste, ce qui est souvent le cas dans les petites villes, il faut soit renoncer, soit parfois accepter un poste partagé, soit un poste incomplet, donc à temps partiel avec toutes les conséquences que cela entraîne (rémunération bien entendu, mais aussi droits à pension). J'ai vu le cas avec une collègue dont le mari officier changeait de ville tous les quatre ans maxi. En plus dans une discipline où il n'y avait pas pléthore d'enseignants, donc peu de mouvement. Elle devait accepter des postes incomplets. Il peut y avoir le privé qui bouche les trous là où il n'y a pas d'établissements publics, ou bien là où il y en a mais où c'est difficile pour le dire de manière "édulcorée". Avantages : on peut plus facilement choisir son poste (ce qui attire des gens dans le privé), éventuellement sa quotité de service, public souvent plus trié et moins dur (mais pas toujours). Inconvénients : il faut être contractuel (ils sont très nombreux dans le privé) ou passer des concours différents (et il n'existe pas d'agrégation externe , seulement une équivalence interne), traitement équivalent à grade égal mais calcul de pension plus désavantageux.
  2. Les échelons étant souvent de deux ans, cela confirmerait que la reprise d'ancienneté à la titularisation, suite à un détachement ( de droit je suppose, cars tu dois être issu d'un concours externe ou réservé) sans interruption de service, est toujours intégrale. C'est bien plus intéressant que l'indice égal ou immédiatement supérieur dans le cas des militaires où la grille est basse ( l'indice d'un sergent ancien est à peine celui d'un gardien de la paix élève). Et c'est normal, car tu as aussi dix ans de plus.
  3. Cela s'appelle le reclassement, d'agent public à agent public. La règle générale, c'est que ce reclassement se fait à l'indice majoré égal ou à défaut immédiatement supérieur (cas que j'ai connu en changeant de ministère civil). Je pense que c'est le cas général pour les officiers, d'après ce que j'ai vu à l'époque des dégagements de cadres, les officiers intégrant des emplois publics de catégorie A correspondant aux grilles indiciaires des militaires. Pour les militaires non-officiers, c'est plus compliqué car cela dépend du cadre d'emploi dans lequel ils sont intégrés, lequel dépend lui-même du mode de recrutement ( concours, intégration directe, diplôme détenu...). Un militaire n'est donc pas forcément reclassé à l'indice égal ou supérieur, mais son ancienneté est reprise en compte totalement ou partiellement dans le nouveau corps, et on le classe à la titularisation à l'échelon correspondant à cette ancienneté. C'est souvent plus intéressant que l'indice égal ou supérieur, tant le déroulement indiciaire des sous-off , et a fortiori des MDR est faible. Si jamais cependant cet indice est, après calcul, inférieur à celui détenu, il conserve à titre personnel son indice antérieur. Attention, mes infos sont à vérifier car il y a des changements permanents, et cela dépend aussi des statuts particuliers des corps d’accueil, mais peut-être l'esprit reste-t-il. Pour les lauréats de concours externes ou réservés, comme certains de mes collègues jadis, ils entraient avec l'ancienneté acquise, donc l'échelon correspondant dans le nouveau corps. Exemple, si 5 ans d'ancienneté = échelon 3, titularisation au 3e échelon et non au 1er. Des gens comme moi , qui avaient eu une coupure entre la fin de contrat et l'intégration dans un nouveau corps, récupéraient seulement la moitié de l'ancienneté dépassant la durée légale. Dans tous les cas, tant qu'il existe le Code des Pensions civiles et militaires, l'ancienneté pour la retraite est comptée intégralement, ainsi que les bonifications, services aériens etc.
  4. Je ne réponds pas à chacun, mais globalement. Ceux qui déconseillent la sécurité privée savent de quoi ils parlent et ont raison. J'ai parfois aussi vu ça de relativement près, et ça ne fait guère envie. Ca peut être bon en dépannage, mais il faut voir le moyen et long terme. Ayant été militaire, il vaut mieux envisager en effet la police si l'on veut garder un métier "actif" : variété des services possibles ( ça peut aussi être la sécurité, les voyages officiels pour ceux qui aiment ça) , reprise de l'ancienneté, comptabilisation des services militaires comme services publics, et possibilité d'évolution de carrière (que ce soit hiérarchiquement, en montant en grade, ou en bifurquant totalement, par exemple en posant la tenue et en faisant du judiciaire). Les inconvénients sont certes de ne pas aller directement dans le service de son choix, il faut souvent attendre un peu, et ce qui est plus pénible pour certains, se retrouver très souvent en région parisienne. Il y a aussi une certaine sélectivité malgré ce qui est dit, puisque c'est un ratio d'un sur cinq ou six candidats pour un poste. Mais globalement, je conseillerais quand même plus de se tourner vers les concours accessibles en emplois réservés.
  5. Il y avait plus qu'illettrés (nombreux), il y avait carrément des analphabètes, recrutés quand même si aptes physiquement.J'en ai vu dans l'infanterie, dans les mêmes années. Il fallait écrire leurs lettres, cartes postales. Evidemment, la formation -la plus rudimentaire- ne passait qu'à l'oral. On à peine à y croire, mais certains avaient oublié totalement le peu qu'ils connaissaient, même si la scolarité était obligatoire jusqu'à 16 ans déjà. Mais dans les faits, ils avaient quitté le circuit général à 14 ans , tenté d'apprendre un métier en étant en échec et sans plus jamais lire et écrire, et après 16 ans n'avaient plus rien fait, ou parfois des boulots de manutention. Ils arrivaient entre 18 et 20 ans en ayant encore plus oublié. Le pire, on le sait moins, c'est qu'il y en a encore aujourd'hui, même si on les fait passer au forceps jusqu'en 3e (pour des raisons de coût, fermeture de filières adaptées et quasi disparition du redoublement).
  6. Je crois que sur le nombre de soldats potentiels, le SIGYCOP pouvait à peu près être respecté, d'autant que déjà l'armée ne voulait pas prendre le risque de payer des pensions à des types fracassés. Pour le QI, en effet, on trouvait facilement le chaînon manquant dans le rangs. Pourtant, je crois que les TAP étaient fermés aux NG 0/20 d'après les test des 3 jours ( j'en ai vu, des illettrés dans l'infanterie, il y avait même un dispositif de remise à niveau), il fallait 6 me semble-t-il , mais une telle note ne garantissait pas grand chose. Je me souviendrai toute ma vie du type qui ne savait pas de quel côté entrait le vent dans une manche à air, faut quand-même le faire...😅 Et il ne devait pas être unique, vu le nombre de ceux qui "tractionnaient" dans le mauvais sens et atterrissaient à des vitesses record. Il n'y avait pas tant de casse pourtant, me semble-t-il.
  7. La conscription ne permettait que la défense du territoire national, on ne pouvait envoyer les appelés en mission extérieure, sauf demande formelle ( ceux qui allaient à la FINUL par exemple). Donc elle n'aurait pas lieu d'être réactivée en ce moment, puisque notre territoire ne court aucun risque d'invasion. Et puis, qui formerait et encadrerait les conscrits ? Où ?
  8. En cas d'urgence, c'est-à-dire pour la défense du sol national, ça recruterait à tire-larigot sans regarder, voire avec réactivation de la conscription. Mais personne ne croit sérieusement, sauf gens drogués à certaines chaînes d'info continue, que l'ennemi est à nos portes. Nos intérêts, ceux de l'UE, sont menacés, mais pas du tout comme par le passé. Donc je ne vois pas vraiment de changement dans un avenir proche. Quant à s'auto-congratuler, c'est la maladie nationale, car il ne faut pas dire quelques chose de déplaisant, ça fait mal voir, et on a tendance comme certain peuple antique à crucifier le messager des mauvaises nouvelles. J'ai fait trois ministères, et la chanson "tout va très bien" est la préférée. L'orchestre joue alors quand le navire fait eau. C'est peut-être porté à un degré élevé dans l'armée, grande muette, parce que dire ce qui ne va pas fait passer pour un indiscipliné, voire un révolutionnaire. Mais il est certain que la R.O. se heurte à de sérieux problèmes, à ce que je vois autour de moi, qui rendent la visibilité très faible au-delà de deux ans, et encore je suis optimiste : année d'étude plus prenante que d'autres, ou avec stages obligatoires, fin des études et entrée dans la vie active, problèmes financiers qui obligent à travailler, et j'en oublie.
  9. Je pense que les cadres au contact avec les réservistes potentiels font avec les moyens qu'on leur donne. Ils ne se moquent sans doute de personne, mais n'ont apparemment pas toute la visibilité, et ne peuvent maîtriser des aléas dont certains semblent, selon moi, d'ordre budgétaire (j'ai déjà cité les missions sentinelles annulées au dernier moment pour des réservistes, poutant dûment formés dans les mois précédents, parce que les VEDAT coûtaient moins cher) . Vu de l'extérieur, ça peut sembler de l'amateurisme, mais le système est corseté. Ca n'enlève rien à ce que je disais sur la difficulté à recruter et à fidéliser, ce que je vois autour de moi le confirme. En fait, il faut un alignement de planètes extraordinaire pour avoir des réservistes : trouver des volontaires, les avoir tout prêts en condition physique (et si possible avec un bon niveau scolaire), qu'ils aient du temps libre, qu'ils puissent être réguliers pour prendre du galon, que leurs activités professionnelles ou universitaires leur laisse exercer dans la durée.
  10. Même pas une possibilité de promotion sur place, un peu plus tardive ? Ou dans une gendarmerie de la même région ?
  11. C'est insignifiant et ca m'étonnerait beaucoup qu'ils en aient même connaissance, le fichier des contraventions n'est même pas consulté je pense ( et si ça se trouve ce n'est même pas inscrit).
  12. Oui, pas détaché au sens propre ( dans le sens où le poste est conservé, retour possible), mais intégré directement à l'entrée en école. Pour la reprise d'ancienneté, ça ne change pas la donne.
  13. Ca aurait pu être un examen doublé d'un concours, ce n'est pas impensable. La Police a connu ça : les inspecteurs plus âgés que moi (nous, nous le passions en école) passaient le concours d'inspecteur principal, qui comprenait la qualification d'OPJ. Il y avait un classement de concours et seulement un certain nombre étaient pris.
  14. Je n'ai connu que le cas d'emploi réservés ou de concours interne passant en civil, mais cependant j'aurais tendance à dire que Malina a raison, ce que l'article qu'elle cite confirme : la jurisprudence administrative tend à donner aux militaires les mêmes droits qu'aux autres agents publics (principe de l'égalité de traitement), qui peuvent passer n'importe quel concours sans entrave, et avec détachement d'office à la date d'effet du début de la période élève/stagiaire. Pour prendre un exemple très différent mais qui reflète bien l'esprit de la chose, quand les deux jours de repos hebdomadaires ont été systématiques partout, les militaires devaient poser cinq jours de permission pour avoir une semaine et non plus six. De même, les grilles indiciaires ont les mêmes bornes que celles de toute la FP. L'armée a ses statuts spécifiques, mais ce n'est pas une île flottant dans l'espace. Il est possible que cette histoire d'avis coince encore par principe au niveau du commandement, mais le militaire qui forme un recours le gagne, comme le précise clairement l'avocat rédacteur. De toute manière, il faut bien aviser la hiérarchie en cas de réussite, ne serait-ce que dans son propre intérêt, puisque cela permet le détachement et le reclassement dans le nouveau corps. Attention quand même à une chose : il ne faut pas qu'il y ait d'interruption de service en entrant dans les nouvelles fonctions, on change de pièce mais on reste dans la même maison, il ne faut pas couper le lien. J'ai connu le cas d'une lieutenant devenue professeur certifiée qui avait tout cessé avant le concours. Elle a eu toute les peines du monde à faire récupérer la totalité de l'ancienneté, et je ne sais d'ailleurs pas comment cela a fini. Mais à mon avis dans la gendarmerie aucun risque de ce cas de figure.
  15. C'est un concours maintenant dans la gendarmerie ? Parce que ça conditionne l'accès à MDL/C ?
  16. Même chose pour le fils d'un ami : il a été renvoyé à ses études après le bac alors qu'il croyait entrer à maistrance, mais ça a été niet. Bac +2 minimum. Il est donc parti faire un BTS. Ils veulent du personnel qualifié, et je pense aussi qu'ils envisagent l'après-contrat.
  17. Ben voilà, CQFD... Mon fils me rapportait que dans son régiment de réserviste (biffe) un gradé de la réserve ( caporal, peut-être sergent je ne sais plus, mais pas officier) est contrôleur dans un service du ministère des finances publiques, donc équivalent de deux ou trois barrettes. Il ne raffole pas de son boulot, donc fait tout ce qu'il peut dans la réserve, vient le plus souvent possible. Pour autant peut-il démissionner et partir MDR, et même sous-off ? Se retrouver chômeur cinq ans plus tard ? La réponse me semble être dans la question. Je ne vois qu'une solution, qui évidemment relève du voeu abstrait, car il faudrait une réelle volonté, pas seulement des déclarations : permettre à ces agents de prendre une disponibilité, un détachement (même à un grade et une paie inférieure à leur statut civil, comme dans le cas présent) en leur laissant la possibilité de réintégrer à l'issue, sans perte d'ancienneté. Pour le privé, qui par définition ne peut dépendre d'un statut, ce serait encore plus compliqué, il faudrait modifier le code du travail.
  18. C'est vrai, mais je pense que ce n'est pas seulement lié à des questions d'aptitude physique. Beaucoup de de trentenaires avancés, quadragénaires, et même plus, bien entretenus tiendraient la route, sans compter les nombreux métiers de l'armée pas forcément exigeants physiquement, il n'y a pas que l'infanterie. Je pense que c'est en partie liée à la structure des carrières militaires, où il faut passer par le premier grade, lequel en plus ne présente parfois aucune évolution de carrière (voir par exemple les indices d'un sergent -sergent/chef) et où l'on reste un bon moment. Dans des métiers calquant les structures militaires, parce que leurs fonctions relevaient historiquement du domaine militaire ( eaux et forêts, pompiers, douanes, police... et j'en oublie sans doute), on peut entrer au premier grade parce qu'il présente une grande marge de progression : policier, pompier, douanier. La preuve est précisément que des militaires y entrent en seconde carrière, notamment des MDR sous-officiers dont la durée dans l'armée est moindre. On peut même entrer à des grades supérieurs par concours: un contrôleur des douanes entre avec le galon de lieutenant, mais il est bloqué capitaine. En revanche un inspecteur entre directement à quatre galons. Idem chez les pompiers civils,les ingénieurs eaux et forêts. De plus, quelqu'un venant par concours ou détachement d'un autre corps de l'Etat conserve son ancienneté, son indice de traitement. Dans l'armée, rien de tout ça, et on imagine mal un quadra débarquer jeune sous-lieutenant, sergent, ou encore moins MDR. Qui plus est en ayant laissé tomber un boulot, pour généralement repartir en fin de contrat. Ce qui se fait assez fréquemment dans l'autre sens ne fonctionne pas du civil vers l'armée.
  19. Les militaires sont, au sens large, des agents de l'Etat. Leurs grades, niveaux de recrutement, soldes et pensions sont alignés sur ceux des civils. Et même historiquement ce sont les emplois publics qui ont été inspirés de l'armée, notamment le système des corps (qui n'existe pas partout). Sinon l'auteur du post cite opinion de gens de milieux très aisés, qui existent, et se comportent effectivement comme ça, regardant de haut les fonctionnaires en raison de l'unique critère des revenus. Des gens qui n'auraient parfois pas suivi dans une fac généraliste, auraient encore moins réussi le moindre concours où l'on se bat souvent avec énergie pour un poste bien en dessous du niveau théorique exigé (ça vaut aussi dans l'armée), mais ont trouvé du boulot très bien payé directement à la direction du personnel par exemple, par carnet d'adresse de papa avec un diplôme bidon, délivré par une école souvent très chère, axée sur des trucs et des machins avec des intitulés commerce et management. Je schématise évidemment pour faire court, il y a des exceptions, mais c'étaient les mêmes profils qui à l'époque de la conscription utilisaient toutes les cartes pour être dispensés, ou au moins planqués pas loin de papa maman et crapahuter uniquement sur des moquettes.
  20. Evidemment, mais même ceux qui voudraient continuer ne le peuvent pas. Je le vois autour de moi : certains n'ont que ça à faire, et peuvent s'engager. Donc plus réservistes. D'autres font des études, et plus ils avancent moins ils sont disponibles. D'autres trouvent un emploi, et l'employeur se moque totalement de la réserve. Le "contrat moral" ne peut fonctionner face au réel, et d'ailleurs l'expression est un oxymore.
  21. Etant civil, totalement neutre de surcroît et sans intérêt dans l'affaire, je peux me permettre de relever que le CEMAT tient un discours très "politique" et langue de bois. Bon on ne peut lui en vouloir, il est nommé discrétionnairement et n'est pas libre. On flatte l'excellence du parcours, on désigne les objectifs, très bien, rien à redire. Mais il n'y a strictement rien pour revaloriser la carrière, que du flou, comme le veut la politique de moindres dépenses publiques, où il faudrait tondre un oeuf. Passer chef avec le BM2, très bien aussi, c'est un progrès. Mais pas un seul mot sur les grilles indiciaires proprement dites, que même le rapport sur la condition militaire aborde. Or même le grade de chef correspond à une grille pitoyable. Et la plupart des sous/off, presque autant que les MDR, vont quitter l'armée avant les droits à pension, de plus en plus avec le durcissement des règles d'obtention des annuités (et même dans ce cas ce n'est pas le Pérou que certains imaginent) , et leur reclassement éventuel se fait le public sur la base de ce qu'ils ont été, et de l'équivalence de leurs indices avec les civils. Dans le privé, c'est la correspondance de leur qualification (dont déjà sont quasiment exclus les corps ayant une formation "combattante"). Pour ma part, j'ai des pistes, connues mais évidemment rejetées par les gestionnaires -comptables : relever le classement des sous-officiers qualifiés dans les équivalences des titres scolaires et universitaires ( dans l'optique des reconversions), fluidifier le recrutement vers le corps des officiers, relever le "tuilage" des indices. D'ailleurs, les gendarmes l'ont compris, en permettant des validations universitaires, pour les OPJ par exemple, en améliorant la grille indiciaire et en donnant une ISSP, comme aux civils .
  22. Non, le privé ne tient pas compte des services publics antérieurs, civils ou militaires. Je parle pour les services publics dans les corps où l'on accède à la titularisation.On est classé selon un échelon correspondant à un indice qui détermine le traitement. Si l'on a effectué des services publics comme contractuels, militaire, on est re-classé en fonction de leur durée, selon les statuts particuliers propres à chaque corps . Dans la police, la moitié des services au-delà de la durée légale était reportée à la titularisation, ce qui faisait démarrer à un échelon supérieur. Les lauréats nées concours réservés gardaient je crois la totalité.L' Educati Nationale reprend 2/3 des services contractuels en son sein, et désormais celle du privé dans certaines conditions (emplois de cadre), pour ne pas dissuader des reconversions dans ce contexte de fuite des candidats. Avec certains petits coups fourrés comme la bon interruption des services et un plafonnement. Pour les services militaires, je ne sais pas , j'ai décroché de tout ça mais je crois que c'est un prorata. Pour les officiers de carrière qui se reconvertissent, j'ai vu le cas, c'est la règle de l'indice égal ou à défaut immédiatement supérieur, puisqu'ils viennent d'un corps assimilé à la catégorie A. Pour les relations, effectivement c'est la loterie, même dans des établissements paraissant corrects . Il y a le problème aussi des parents et de la négociation permanente des notes, liée au contrôle continu qui dénature les examens. Il ne faut pas une formation d'enseignant, encore moins de militaire, mais d'épicier.😁 Bon je ne développe pas ce HS.Ce qui importe ici, cest surtout de savoir à quelle sauce on est mangé quand on se reconvertit.
  23. Le concours est accessible à la licence, et même avant, puisqu'on pourrait désormais le passer dans le 2e semestre de L3. En ces de réussite au concours, il faut valider la L3 et on enchaîne sur élève donnant le M1, puis stagiaire avec le M21. Ca ne s'est jamais vu. Quand les concours exigeaient la L3, et étaient très disputés, il fallait la licence en poche pour s'inscrire, ce qui engendrait une année de prépa spécifique, à fond pour le concours. J'en ai vu qui en bavaient (moi moins car je me suis présenté "vieux" et en candidat libre, advienne que pourra, j'avais quand même un boulot). Donc pour quelqu'un qui a un bon niveau réel, l'aspect disciplinaire du concours ne devrait pas poser problème. C'est le point positif. Le point négatif, c'est que le concours n'est plus uniquement disciplinaire, et que l'oral n'est plus anonyme, avec juste le nom du candidat, sur un billet avec le sujet tiré, au moment où il se présente. Billet qui repartait avec la note sans que le jury ne sache rien du candidat. Seule l'agrégation reste dans cette configuration, avec un nombre impressionnant d'oraux d'ailleurs (5 ou 6 je pense en histoire). Maintenant il y a un oral ressemblant à un entretien d'embauche, du blabla pour le dire crûment sur les lubies en vogue notamment pour "tenir" les classes, car les jeunes se retrouvent dans des établissements avec les "nouveaux publics" (langage EN) où on fait cours quand on peut. A ce sujet, je dis attention au CAPLP. Pas évident qu'ils soit moins difficile, mais la vie dans les lycées pros n'est pas une évidence. Et c'est une litote... Quand au fait de ne plus pouvoir bouger, oui et non : on n'est pas prisonnier, on peut partir sur concours (détachement d'office), démission, ou détachement négocié dans un autre service public (mais ce n'est pas de plein droit). On est bien plus coincé agrégé que certifié, car un détachement doit se faire à équivalence indiciaire, et les occasions sont rares contrairement à certifié qui appartient à la catégorie A "type". . Voilà pour des renseignements techniques. Autre aspect technique, sans me prononcer sur tel ou tel choix, qui relève parfois d'aspirations intimes : il faut absolument envisager l'après premier contrat, soit en essayant d'évoluer dans l'armée, soit en préparant sa sortie. Ce qui m'amène à préciser qu'en cas de réussite au CAPES ou CAPLP après un contrat, peu de chance de voir son ancienneté reprise, à moins que l'E.N. ne revoie sa copie sur le modèle de ce qui a été mis en place pour le privé. Ce qui fait démarrer à la base, bien au-dessous des autres, et pour le dire de manière lapidaire, celui qui a fait plus se retrouve avec moins ( et les répercussions négatives sur tout le reste de la carrière). Il y a des cas où quelle que soit sa volonté et sa motivation, on se retrouve face à des situations administratives auxquelles on ne peut pas grand chose, et pas forcément justes. Il faut le savoir pour éventuellement les anticiper. C'est la raison pour laquelle j'évoquais les détachements ou les disponibilités, sans aucune certitude dans un cas comme celui-ci, mais c'est une piste à ne pas négliger.
  24. En ce moment, ça en cherche dans tous les sens, et ça paraît sur le site Place de l'Emploi Public, consultable par tout le monde. La pénurie se répercute partout, et en plus les lycées militaires sont dans des endroits pas toujours très prisés. Donc on ne demande pas un détachement ( c'est le principal mode de recrutement) sans mûr examen ou raison valable, avec une famille souvent, car cela implique un déménagement. Comme il y a aussi une histoire de gros sous, et que le paiement incombe au ministère de détachement apparemment, on demande surtout des certifiés.
  25. Effectivement, la pénurie gravissime d'enseignants a entraîné à redéfinir le capes dès je crois le prochain concours ( les conditions pour l'agrégation ne changent pas), avec une formation + stage de deux ans donnant le master - mais attention un master spécialisé,pas disciplinaire- avec en contrepartie engagement de servir l'Etat minimum cinq (ou six ? ) ans, pour rentabiliser la formation et éviter les démissions en pagaille. Une option parfaite serait d'obtenir le concours, puis de demander un détachement ou une disponibilité soit pour être détaché, soit pour effectuer un contrat ( à supposer que ce soit accepté pour l'armée,mais le dispositif existe théoriquement entre administrations publiques). Evidemment, ça t'amènerait à 27 ans minimum, âge avancé pour être MDR et même sous-officier. L'avantage : retrouver ton emploi en fin de contrat, avec de l'ancienneté administrative (si toutefois ça fonctionne comme un détachement dans une autre administration). L'inconvénient : l'âge, la sensation de "rétrogradation" relative (professeur certifié = officier), la difficulté. Solution 2 : t'engager maintenant comme MDR suppose aussi de préparer la sortie assez rapidement, et de préparer le concours en étant encore sous contrat (souvent quatre ans, à ce que je vois autour de moi). Ou de jouer le recrutement officier semi-direct. Ca te fait passer le capes à 30 ans , ce qui n'est pas un problème, il n'y a pas de limite d'âge. Le seul problème est de démarrer à zéro, car il n'y a pas de reclassement favorable, sauf à être officier (auquel cas plus la peine de passer le capes !).

© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Créer...