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Allemagne : la commissaire parlementaire aux forces armées relance le débat sur le service militaire


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En France, la loi n°97-1019 du 28 octobre 1997 n’a fait que suspendre « l’appel sous les drapeaux » pour tous les Français « nés après le 31 décembre 1978″… puisqu’elle précise dans le même élan que le service national peut être « rétabli à tout moment par la loi dès lors que les conditions de la défense de la Nation l’exigent ou que les objectifs assignés aux armées le nécessitent ». Et cela aurait dû inciter les responsables politiques à une certaine prudence quand il s’est agi de réformer la carte militaire à la fin des années 2000.

Depuis, la question d’un éventuel retour de la conscription revient régulièrement sur la table… Le président Macron en avait même fait un thème de campagne, en 2017, avec sa proposition d’instaurer un « service militaire universel » d’un mois. Seulement, les armées n’y étaient pas favorables pour des raisons opérationnelles. Et, de toute façon, il n’y a plus d’infrastructures pour accueillir des appelés. D’où l’idée d’un « service national universel »… dont le caractère obligatoire a été abandonné en cours de route.

En Allemagne, le retour de la conscription, suspendue en 2011, fait débat.

En février, le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a ainsi estimé que la décision de mettre un terme au service militaire avait été une « erreur », avant de se prononcer pour une « obligation de service général » qui ne concernerait pas seulement la Bundeswehr [forces armées fédérales] mais aussi d’autres institutions, comme la sécurité civile par exemple.

Et cela serait conforme à l’article 12a de la Loi fondamentale allemande puisque celui-ci stipule que les « hommes peuvent, à compter de dix-huit ans révolus, être obligés de servir dans les forces armées, dans le corps fédéral de protection des frontières ou dans un groupe de protection civile ».

Quoi qu’il en soit, les forces armées allemandes peinent à recruter alors qu’elles doivent porter leurs effectifs à 203’000 militaires d’ici 2031, contre 183’000 actuellement. « De manière réaliste, je ne crois pas qu’elles atteindront cet objectif », a estimé Eva Högl, la commissaire parlementaire de la Bundeswehr, dans un entretien publié ce 2 juin par T-Online.

« En conclure que nous avons besoin d’une armée plus petite serait complètement erroné. Nous avons besoin de plus de personnel. Même après la fin de la guerre en Ukraine, nous devons être prêts à faire face à la menace d’un agresseur, que ce soit la Russie ou un autre. […] Nous ne connaîtrons plus jamais la situation que nous avons vécue après la fin de la Guerre Froide. C’est pourquoi nous devons investir dans le recrutement maintenant. Et c’est encore plus important que le défi matériel », a ensuite fait valoir Mme Högl.

Outre la nécessité de renforcer le nombre de réservistes [« différentes approches » sont étudiées à cette fin, a-t-elle dit], la commissaire parlementaire a écarté l’idée de rétablir la conscription sous la forme qu’elle avait avant sa suspension.

« Nous n’avons pas assez d’instructeurs et d’infrastructures pour cela », a-t-elle relevé. En revanche, « je pense que l’idée d’une année de service obligatoire pour l’Allemagne, pouvant être civile ou militaire, mérite d’être discutée », a-t-elle continué… avant de suggérer d’imiter la Suède… où la conscription a été rétablie en 2017… mais selon un modèle particulier.

« On pourrait, comme en Suède, convoquer tous les jeunes d’une même classe d’âge en vue de leur éventuelle sélection pour la Bundeswehr. S’ils sont aptes au service militaire, ils pourraient décider s’ils veulent s’engager ou non. Ce modèle serait aussi valable pour tous les sexes », a expliqué Mme Högl.

En clair, la commissaire propose d’instituer ce que l’on appelait naguère, en France, « les trois jours ». Et, en fonction des tests de sélection, un jeune allemand serait libre d’effectuer ou non un service militaire.

Cependant, le modèle suédois ne fonctionne pas ainsi : les jeunes suédois déclarés aptes au service militaire ne peuvent se dérober à leurs obligations militaires s’ils sont sélectionnés par une commission ad hoc. Le nombre d’appelés – en général 4000 par an – est fixé selon les besoins exprimés par les forces suédoises.

Ya Rab Yeshua.

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Je profite de ce sujet, pour évoquer un éventuel cas Français, je pense sincèrement que la solution se trouve vers les pompiers ou les métiers du domaine médical.

Contrairement aux métiers des armes, difficiles de trouver de l’animosité pour des personnes qui sauvent des vies ou aident leurs prochains.

Quoi de mieux que des jeunes formés physiquement et aux gestes de premier secours ou, pour les plus « intellectuels », l’aide a la personne dans les EPHAD ou les hôpitaux (assistant d’aide soignants, logisticien etc…)

Ils feront face à la réalité de la vie, auront le goût du travail et ils auront connu le « travail difficile ».

Cela donnera une ressource de personnes a minima formées en cas de crise, et des personnes prêtes à affronter les défis si ils s’orientent vers une autre carrière.

Peu de formation nécessaire sur un cycle d’un an et un soulagement pour des institutions en tension.

 

Voila la petite réflexion du soir !

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"What is dead, May never die"

SEM 77 / 499-7

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