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La question..............vous avez 2 heures. Je ramasserai les copies (BTX)


BTX

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http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2023/07/la-question.html

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©capture d'écran BFM
 
Léon Gautier aura résisté jusqu’à la dernière extrémité. Jusqu’à franchir le cap des cent ans. Dès la fin de l’adolescence, il lutta. A 17 ans, engagé volontaire dans la marine, il défendit Cherbourg ; puis la défaite consommée, traversa la Manche, rejoignit, en juillet 1940, l’armée de Gaulle naissante. Son grand combat fut celui du 6 juin 1944 où, avec ses 176 camarades des commandos Kieffer, il débarqua à Ouistreham. Il eût de la chance et survécut. Au fil du temps, il devint le dernier. Ce temps passant, on lut cela comme un moment de gloire. Comme l’écrivain Ernest Renan, Léon Gautier estimait que « la célébrité va rarement chercher ceux qui ont fait profession de fuir la gloire et dont la qualité dominante a été la modestie ».

Les derniers
Nous le savons, inéluctablement les derniers vont disparaître. Dernier terrien, dernier aviateur, dernier marin, dernier ou dernière résistante, dernier ou dernière rescapé(e) des camps… Le dernier ce n’est pas le cancre, la lanterne rouge, c’est un homme ou une femme courageux qui dans des temps maudits a su simplement « faire quelque chose » pour son pays. Ce sont les mots d’Hubert Germain, dernier des 1 038 Compagnons de la Libération disparu en octobre 2021. L’ancien lieutenant de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère qui avait élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur Jean Camus, ancien du BCRA, qui est mort vendredi, jour des obsèques de Léon Gautier, à l’âge de 107 ans à l’institution nationale des Invalides à Paris.

Qui en 2023 se lèverait ?

En regardant à la télévision la cérémonie d’adieu à Léon, « la question » que, comme beaucoup, je me pose depuis mon adolescence est revenue.
 
Si j’avais vécu à l’heure de l’humiliation de l’été 1940, qu’aurais-je fait ?
 
A jamais, l’interrogation restera sans réponse.
Mais cette fois-ci, immédiatement, une autre colle a fait son apparition. Un autre hic a succédé à la première interpellation.
 
Si aujourd’hui la France était confrontée à une situation de chaos, de soumission, de désarroi, comparable à celle vécue par ces jeunes de 1940 que feraient les garçons et les filles de 2023 ?

Qui sans bruit ou envolées tenterait « de faire quelque chose » ?
Dirait « non » !
Qui manifesterait ce courage, dans des conditions rendues bien plus complexes par la puissance des technologies ?
Qui risquerait sa vie ou celle de ses proches ?
Qui franchirait l’écran des jeux vidéo pour être dans le vrai combat qu’implique une résistance pour tenter d'accélérer l'issue ?
Quels anonymes quitteraient le fauteuil du 20e rang pour monter sur la scène du courage ?
Ne suivant pas l’exemple des Européens qui lors de la formation du bataillon du Pacifique fin 1940 à Papeete haranguaient les Polynésiens : « Engageons-nous, partez ! »
Quels personnages connus franchiraient le pas ? Au nom d’une certaine idée de la France ? Qui privilégierait les valeurs ? A toutes ces questions, un exemple contemporain, proche et lointain, celui de l’Ukraine pourrait fournir quelques pistes.
Il y aurait d’agréables surprises. Pas forcément celles que l’on imagine. Et d’autres évidemment amères. La question ne sera pas tranchée, heureusement. Pas de réponse, donc. Mais une musique lancinante...
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Ya Rab Yeshua.

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  • 2 mois plus tard...

On peut se poser des questions ...

https://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde-19100/actualites/ils-considerent-qu-on-les-empeche-de-quitter-l-armee-de-jeunes-engages-au-126e-ri-de-brive-dans-l-angoisse_14374900/

Deux jeunes engagés au 126e Régiment d’infanterie à Brive (Corrèze) ont contacté une avocate spécialisée face ce qu’ils considéraient comme un refus de l’institution de les laisser partir. Le commandant en second évoque, lui, un "circuit de départ qui peut paraître long".

Ce sont deux jeunes hommes "très angoissés" que l’avocate, spécialisée en droit militaire, Aïda Moumni, a eus au téléphone, vendredi dernier, 15 septembre. Deux jeunes hommes arrivés au 126e Régiment d’infanterie de Brive (Corrèze) en tant qu’Evat (Engagé volontaire de l’armée de terre) début septembre au sein d’une cohorte d’une cinquantaine d’autres souhaitant servir dans l’armée de terre.

En droit de quitter le régiment 

"Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas quitter le régiment alors qu’ils avaient fait part de leur volonté de partir. Ce qu’ils sont en droit de faire pendant une période de probation de six mois", explique l’avocate. Une possibilité que confirme le commandant en second du régiment, le lieutenant-colonel Marc Amarger. "Ils ont absolument le droit de partir. On est une armée de volontaires", insiste-t-il.

Une très longue attente

Pour signifier leur volonté de quitter le régiment, ils ont écrit un courrier à leur hiérarchie. "Un courrier qu’on leur a demandé de rédiger plusieurs fois. On les a isolés des autres soldats", relaie aussi l’avocate. Selon nos informations, les neuf jeunes de cette cohorte souhaitant quitter le régiment ont été regroupés dans un même préfabriqué, pendant plusieurs jours, "sans accès au mess, ils ont reçu des rations de combats pour repas". Un point que réfute le commandant en second. "Le reste de la cohorte est parti pour Angoulême pour suivre sa formation. Comme ils ont émis le souhait de partir, ils sont restés à la caserne Laporte, le temps de mettre en œuvre le circuit de départ."

 

Un processus de départ "un peu long"

Un "circuit de départ" sur lequel ces jeunes ont eu peu, voire trop peu d’informations. "Il faudra qu’on insiste là-dessus, reconnaît Marc Amarger. Quand ils émettent le souhait de partir, ils ont 48 heures de réflexion parce qu’on veut qu’ils soient sûrs de leur choix. Puis, ils sont reçus par le chef de l’école des Bisons, puis par le chef de corps ou par moi quand il n’est pas là, pour qu’on puisse bien cerner et analyser les raisons de leur départ. Ils ont aussi une visite médicale. Le processus peut paraître un peu long", admet Marc Amarger.

"On leur a fait peur"

En attendant ces différentes étapes vers leur retour à la vie civile qui se sont étalées sur près de dix jours, "on leur a fait peur, analyse l’avocate, en les menaçant de les poursuivre pour désertion". "C’est un mot qui a pu être utilisé, mais malencontreusement. S’ils ne revenaient pas le dimanche soir après leur permission, leur contrat aurait été résilié par l’autorité militaire et non plus du fait de l’intéressé. Dans le premier cas, on ne peut plus s’engager dans l’armée, alors que dans le second, c’est encore possible."


Le commandant en second affirme les avoir tous reçus et ces jeunes sont sur le point, aujourd'hui, jeudi 21 septembre, de quitter le régiment.
 
 
Clairon
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Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil bleu ....

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On trouve dans la troupe de manœuvre le meilleur en devenir et le pire limite débile pour certains comme on le voit dans certains documentaires , rien de plus que ce qu'on a connu il y a 25 ans ou 30 ans durant le service militaire . Je me demande qui n'arrive pas à voir qu'untel à un QI d'huitres en 10 mn d'entretien .J'ai fait çà toute ma vie dans le privé mais moi il n'avait pas d'armes in fine ...

Et je suis témoin que l'Armée est encore une des seules filières qui permet à des jeunes un peu éveillés de gravir des échelons , dans le civil à part dans les métiers manuels on te dégage vite fait dans les bullshits jobs sans te donner une seule chance .

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Bonjour,

2 sur 50 est un pourcentage acceptable.

Même chez nous y avait des mécontents qui recevaient par les gradés l’habituelle comptine: personne vous a cherché, vous avez signé pour en ch…

Mais aujourd’hui?

Modifié par vittorio venturi
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Je pense qu'on ne serait pas trop surpris...

Il y a encore des bons français qui se battraient pour la France, ça, pas de souci. Il y en aura toujours. 

Mais des millions? Nah. Je n'y crois pas trop, non.

Et plus on connaît le confort et moins on a envie de le perdre.

On a aussi énormément de jeunes qui ne donneraient pas une seconde de leur peau à la France, ça se casserai direct au bled ou ailleurs.

Sans parler de combien de militaires français d'active ne m'ont déjà pas dit "si demain ça pète, je n'ai rien à foutre, je me casse".

Donc bon...!

Je pense que tant qu'on ne l'a pas vécu, difficile de savoir. Peut-être que je me trompe et on serait surpris.

Mais je pense que le risque est que, si on se base sur du volontariat, la pyramide d'âge des gens se battant seraient largement inversée.

On ne pourrait pas non plus compter sur beaucoup de vegans-terre-plate-complotisme/liberté-anti-fascho/non-binaire/xenogenre-flaque-deau pour sauver la France. Jusqu'à ce que la faim frappe à la porte.... dans ce cas là, beaucoup d'idéologies modernes meurent et on revient aux instincts et aux bases.

Il y a 11 heures, Clairon a dit :

On peut se poser des questions ...

https://www.lamontagne.fr/brive-la-gaillarde-19100/actualites/ils-considerent-qu-on-les-empeche-de-quitter-l-armee-de-jeunes-engages-au-126e-ri-de-brive-dans-l-angoisse_14374900/

Deux jeunes engagés au 126e Régiment d’infanterie à Brive (Corrèze) ont contacté une avocate spécialisée face ce qu’ils considéraient comme un refus de l’institution de les laisser partir. Le commandant en second évoque, lui, un "circuit de départ qui peut paraître long".

Ce sont deux jeunes hommes "très angoissés" que l’avocate, spécialisée en droit militaire, Aïda Moumni, a eus au téléphone, vendredi dernier, 15 septembre. Deux jeunes hommes arrivés au 126e Régiment d’infanterie de Brive (Corrèze) en tant qu’Evat (Engagé volontaire de l’armée de terre) début septembre au sein d’une cohorte d’une cinquantaine d’autres souhaitant servir dans l’armée de terre.

En droit de quitter le régiment 

"Ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas quitter le régiment alors qu’ils avaient fait part de leur volonté de partir. Ce qu’ils sont en droit de faire pendant une période de probation de six mois", explique l’avocate. Une possibilité que confirme le commandant en second du régiment, le lieutenant-colonel Marc Amarger. "Ils ont absolument le droit de partir. On est une armée de volontaires", insiste-t-il.

Une très longue attente

Pour signifier leur volonté de quitter le régiment, ils ont écrit un courrier à leur hiérarchie. "Un courrier qu’on leur a demandé de rédiger plusieurs fois. On les a isolés des autres soldats", relaie aussi l’avocate. Selon nos informations, les neuf jeunes de cette cohorte souhaitant quitter le régiment ont été regroupés dans un même préfabriqué, pendant plusieurs jours, "sans accès au mess, ils ont reçu des rations de combats pour repas". Un point que réfute le commandant en second. "Le reste de la cohorte est parti pour Angoulême pour suivre sa formation. Comme ils ont émis le souhait de partir, ils sont restés à la caserne Laporte, le temps de mettre en œuvre le circuit de départ."

 

Un processus de départ "un peu long"

Un "circuit de départ" sur lequel ces jeunes ont eu peu, voire trop peu d’informations. "Il faudra qu’on insiste là-dessus, reconnaît Marc Amarger. Quand ils émettent le souhait de partir, ils ont 48 heures de réflexion parce qu’on veut qu’ils soient sûrs de leur choix. Puis, ils sont reçus par le chef de l’école des Bisons, puis par le chef de corps ou par moi quand il n’est pas là, pour qu’on puisse bien cerner et analyser les raisons de leur départ. Ils ont aussi une visite médicale. Le processus peut paraître un peu long", admet Marc Amarger.

"On leur a fait peur"

En attendant ces différentes étapes vers leur retour à la vie civile qui se sont étalées sur près de dix jours, "on leur a fait peur, analyse l’avocate, en les menaçant de les poursuivre pour désertion". "C’est un mot qui a pu être utilisé, mais malencontreusement. S’ils ne revenaient pas le dimanche soir après leur permission, leur contrat aurait été résilié par l’autorité militaire et non plus du fait de l’intéressé. Dans le premier cas, on ne peut plus s’engager dans l’armée, alors que dans le second, c’est encore possible."


Le commandant en second affirme les avoir tous reçus et ces jeunes sont sur le point, aujourd'hui, jeudi 21 septembre, de quitter le régiment.
 
 
Clairon

Quand j'ai quitté St. Maixent pour l'Armée de l'Air suite à un gros mic-mac médical, c'était en même temps que deux autres collègues. Un qui ne voulait pas rester car ça ne lui plaisait pas. L'autre allait bientôt perdre son père brutalement et n'allait vraiment pas bien et voulait être à son chevet (elle s'engagera de nouveau plus tard dans l'armée de l'air et y restera longtemps). Son père décédera quelques semaines plus tard.

On a fait:

- compte rendu écrit, qui devait être carré et selon les règles. Comme d'habitude, si pas correctement écrit, bah, tu recommences.....

- à partir de deux jours plus tard, reçus par le chef de section, commandant de compagnie, puis chef de corps en second (si je me rappelle bien). On a dû clairement exposer les raisons de notre départ, il y a eu un échange, sans jamais de jugement ou méchanceté. 

- visite médicale de départ, obligatoire, pour s'assurer que l'état de santé à la sortie était le même que l'état de santé à l'entrée et qu'aucune infirmité n'a eu lieu pendant notre service

- circuit départ, avec réintégration du matériel, passage aux différents services dont administration pour les droits de chômage, etc.

Ça a duré environ 10j... 

Forcément pendant ce temps, bah, on n'était plus intégrés à la section ni à la compagnie.... on était effectivement "à part" parce que bah, les autres, eux, ont continué la formation. 

2 semaines après j'étais à Rochefort.

Donc bon, ces jeunes qui pleurent... oui, on a le droit de partir pendant la période probatoire. Ça ne veut pas dire qu'on part là, maintenant, de suite, le jour même... il y a des règles à suivre et de l'administratif à gérer pour les deux parties...

Et oui, si on part sans faire tout dans les règles, c'est de la désertion...

La "pauvre" avocate doit faire son taf de défendre ces petits chérubins trop fragiles. Quelle ANGOISSE d'attendre 10j de faire un circuit départ dans les règles....

Où va ce monde...

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"La guerre n'est rien d'autre que la continuation de la politique par d'autres moyens."

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Moi ce qui me tue c'est de voir qu'on recrute des ânes pareils, j'ai lu sur le forum que c'etait redevenu problématique de combler les effectifs mais  à ce point là certains sont à la limite de la débilité ça ne m'etonne pas qu'ensuite ils fassent n'importe quoi.le mec écrit phonétiquement il dit qu'il a un bac, l'autre avec un BTS a même pas 70 sur 150 en anglais, Un autre veut faire maitre chien et il est  epais comme un grillon malade bref a part dans la sécurité privée ou c'était encore pire je me pose des questions.... 

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En temps de guerre ON est toujours surpris de voir qui réagit.......Le STO a créé des cohortes de rebelles!!

Aujourd hui les gens obéissent aux injonctions de manipulateurs sur internet ou de la tv

Les #”jeunes” vivent dans un monde virtuel

Et pourtant mon fils lorsqu il était en escadron me disait que si on savait y faire il faisait plus confiance aux gars des cités car ils savaient la valeur des choses.........

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Papamili à mis l'accent sur une chose importante. quand je suis arrivé en compagnie, avant mon Cfim, je me suis retrouvé à fréquenter des gens que je ne fréquentais pas dans ma vie, des gens des cités, des filles et des gars de la campagne, des citadins éduqués, bref de tout. L'armée en tant que miroir de la société.
Je me plaignais  à mon père que la plupart avait un peu de mal avec l'autorité parfois, qu'ils parlaient fort, et de choses qui ne m’intéressaient pas. J'avais du mépris, clairement.
Et mon père, très sagement comme à son habitude, de me dire de ne pas juger toute ces personnes, car j'avais fait le choix de m'engager comme eux, et qu'ils pourraient être ceux avec qui, épaules contre épaules, j'allais aller au combat. Et moi, ramener à l'école par mon paternel, j'ai mis de l'eau dans mon vin, j'ai été leurs parler, et à la fin, tout le monde rigole, on est tous content d'avoir été au bout des épreuves ensemble, on s'est entraidé.

Le situations de crises font émerger des  leaders, et font ressortir le pire et le meilleur, la guerre tout autant.
Ces gens qui s'engagent pour un tas de raisons se sublimerons peut être en cas de conflit, dans l'épreuve du feu, et puis d'autre se cacherons par peur. Je ne juge ni bon ou mauvais les uns et les autres.

Yann Pyromane (sic) parle d'ânes pour désigner certains soldats, mais de quel droit peut on juger la vie des gens ? De quel droit juger que certains n'ont pas eu accès à l'éducation avant leurs engagement ?

Ils écrivent mal ? Je vous signale que l'armée offre des formations en français et en mathématiques, j'en ai fait l'expérience avant ma reconversion, c'est très utile.

Un mauvais niveau en anglais ? Je vous signale que l'on est l'un des pires pays dans l'enseignement des langues étrangère, et donc que les gens qui arrivent dans l'armée sont aussi victimes de l'enseignement qu'ils ont reçu. Un diplôme n'est pas automatiquement une somme de connaissances que l'on devrait avoir acquis pour le restant de nos jours, j'ai un bac technologique en science de laboratoire, option biochimie, ça m'a servi dans mon service au sein du 2e Régiment de Dragons qui est spécialiste sur les questions NRBC.

Pour autant j'ai travaillé avec des gens qui n'avaient jamais lu UN SEUL LIVRE de leur vie, mais ils savaient faire le boulot, l'armée leur avait appris, ils étaient bons, et à choisir j'aurais été au combat avec eux, sans hésiter, eux qui ne savaient que quelques mots d'anglais, qui n'avaient jamais lu ou appris au delà du collège.

Je vous met en garde contre le mépris facile, tout amicalement, car j'en ai moi-même fait les frais avant de revenir à la raison. C'est en tirant les autres vers le haut, fusse-t-on seul, qu'on y arrive, pas en rabaissant ou en se plaignant. Pendant des années, j'ai aidé des mecs à écrire leurs comptes-rendus car ils avaient du mal à écrire en français. Je ne l'écrivais pas à leur place, mais je m'asseyait à coté d'eux pour les aider. En mission à l'étranger, j'avais le meilleur niveau d'anglais de mon peloton, et bien au restaurant, je prenais les commandes pour tout le monde, je traduisait les menus, et quand je le pouvais, j’essayais de leur inculquer quelques mots de vocabulaire courant, pour les aider  à s'améliorer.
C'est trop facile de se plaindre sur un forum, c'est de l'hypocrisie

Cordialement,

Avr6

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Who is John Galt ?

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Bonjour,

qu’il soit clair que je me référe au pléistocène du recrutement dans l’armée/Légion quand on disait que même un boiteux ou un bossu pouvait être choisi.

Et bien à Aubagne parmi nous, un troupeau hetérogène de gens provenants de tous azimuts, y avait un garçon, gaulois, qui etait très sympathique, en bonne forme physique, il s’exprimait correctement et avec facilité mais… il a entamé une conversation avec un des Caporaux Chef sur les méfait de l’Armée en Algérie; le gradé à accepté de causer, en précisant seulement au jeune : fait gaffe qu je y étais.

Quelques jours plus tard nous sommes passè chez le “Bupers” pour un entretien avec un Adjudant qui m’a paru un peu plus minutieux que les autres recruteurs.

Le soir même le jeune contestateur avait disparu de nos rangs.

Connaisseurs d’hommes ou chasseurs de têtes?

Il y a 7 heures, Yann pyromane a dit :

Moi ce qui me tue c'est de voir qu'on recrute des ânes pareils, j'ai lu sur le forum que c'etait redevenu problématique de combler les effectifs

 

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Dans le privé un directeur de ressources humaines rend des comptes quand ils recrutent des brêles c'est la différence avec l'armée. 

Même pas sur, je travail dans le privée actuellement, en rapport avec la sécurité sur des sites Seveso et j'ai vu des choses hallucinantes, je n'ai vu aucune différence pour ma part, mais bien sur, je n'ai pas travaillé partout, et je pense que certains sont plus consciencieux que d'autres, il faut l’espérer.
La responsabilité des recruteurs peux être engagé, elle doit l'être, mais il faut se souvenirs aussi de l’impératif du recrutement du à un énorme turn over dans l'armée, donc ils ont le cul entre deux chaise et tentent de faire la moyenne. 
Ce que je voulais dire plus haut, tout à mon exaspération de l'instant, c'est qu'il faut faire avec ce qu'on à sous la main, ou alors  il faut réduire la voilure et les effectifs.
La police fait école dans ce cas, eus ils ont clairement choisis de recruter n'importe qui, même des types qui ont eu 7/20 à leurs examens d'entrer (niveau bac pour un gardien de la paix) avec les conséquences qu'on connait bien maintenant.

Une situation n'est jamais aussi simple qu'il n'y parait. quand j'ai fait  le CFIM en 2010, les consignes était très claire pour l'encadrement : TOUT LE MONDE devaient réussir, avec un repêchage incroyable de gars qui n'aurait jamais du y arriver et qui finissait miraculeusement à 10/20. Certains ont loupé l'épreuve de tir et n'ont pas été reçu, c'est que ça se serait vu, quand même. Un encadrement de CFIM reçoit des consignes clair de la part du chef de corps pour qu'un maximum de gens reste, vaille que vaille...

Je sais jamais si mon propos est clair, auquel cas il faut pas hésiter à me reprendre ou poser des questions. Et pour finir avec ça, quand j'ai terminé mes classes au bout de trois mois et que je suis arrivé en escadron, on m'a bien fait comprendre que mes classes c'était de la merde, que c'était moins bien, que c'était mieux avant, le vieux refrain.
On a dit la même chose à mon père quand il à fait son service militaire en Allemagne, dans les années soixante dix... On est toujours la brêle d'un autre.

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Le 26/09/2023 à 20:26, Yann pyromane a dit :

Et je suis témoin que l'Armée est encore une des seules filières qui permet à des jeunes un peu éveillés

Bonjour,

je me permet de completer cette pensée avec une reflexion générale sur ce que, on dit, peut s’attendre un jeune de l’Armée: sûrement une paye, logement, nourriture, habillement, ensuite une promotion sociale et pour finir une retraite pas riche mais valable.

Eh bien je crois que tout ça soit insuffisant pour justifier ce choix de vie: plus que les belles affiches du Centre de Documentation joue la possibilité de se mettre en balance avec des autres jeunes et surtout avec soi-même.

Quelle joie voir que tu a passé un examen ou un test sportif et dizaines d’autres l’on raté et si après arrive aussi le charge d’encadrer des hommes, sachant que dans l’Armèe le partage  de responsabilité n’existe pas, n’est-il pas un fardeau/honneur?

La Societé ne donne pas beaucoup de chances aux jeunes gens (éveillés) qui veulent sortir de la médiocrité, l’Armée, au contraire, avec sa multiplicité de rôles peut leur donner un bon coup de main.

 

Modifié par vittorio venturi
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C'est vrai, j'avais oublié qu'en 2023 tu n'as plus le droit de critiquer ou juger les gens... ce n'est pas politiquement correct.

Il faut dire amen à tout et surtout ne pas froisser les gens....

Il faut tout niveler par le bas car sinon on risque une vague de dépressions et pleurs...

On n'est plus cadres dans l'armée, on est papa/maman et assistante sociale, peu importe si c'est épuisant.

Je ne sais pas si vous êtes encore à l'armée mais je crois que vous ne vous rendez pas compte de la crise que c'est de recevoir certains jeunes...

Et non, ce n'est pas normal de ne pas savoir écrire sa langue maternelle (qui n'est même pas la mienne, au passage) et il est encore moins normal que 3/4 d'une compagnie qui vient de s'engager ne sache pas La Marseillaise. 

À moment donné, il y a les gens qui n'ont pas fait beaucoup d'études mais sont passionnés et font des efforts et il y a effectivement des ânes, feignasses et une plaie à bosser avec. La baisse du QI général de la population ne semble pas trop inquiéter les gens, encore moins quand cette même population ne veut surtout pas faire des métiers manuels comme cuisinier, serveur, ouvrier, boulanger, pâtissier, ou même militaire, d'ailleurs... à moment donné, il faut être cohérent. 

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"La guerre n'est rien d'autre que la continuation de la politique par d'autres moyens."

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J'ai pas dit qu'il n'y avait pas un lot d'incapable complètement perdu, bon à rien et fainéant. Ceci étant dit, je vous permet (c'est juste une expression) de critiquer ce que vous voulez, qui vous voulez, à commencé par moi même. Mais j'applique à ma réflexion les mêmes critiques  que je peut faire aux autres. Je ne suis plus militaire d'active depuis quelques années.

Ai-je dis qu'il fallait accepter la situation comme elle était et se résigner ? Citez moi. Tout les jours  je m'essuie le cul avec le politiquement correct.
J'ai été dans cette situation, j'ai encadré des classes, j'ai vu ces comportements dont vous parlez, j'ai vu des gars refuser de se lever le matin à 5h30, j'ai vu un type avaler une boite de décontractant musculaire pour esquiver une marche, j'ai vu des mecs ricaner dans les rangs alors que ça fait cent fois qu'on leurs dit de fermer leurs gueules, j'ai vu des gens simuler des blessures, pleurer parce qu'ils n'avait pas leurs huit heures de sommeil (véridique) par nuit.

Et qu'est ce que j'y peux ? je suis pieds et poings liés par les règlements, je ne peux pas les  prendre par le col et les tirer de force du lit, sinon on m’engueulera, je ne peux pas leur mettre des coups pieds au cul pour qu'ils avancent, ni même une gifle derrière la tête pour leur apprendre le silence. Alors je fais quoi ?
Et pourtant ce n'est qu'une minorité de gens, mais on dirait que cette minorité prend toute la place dans la réflexion qu'on à ici.

D'accord ce n'est pas normal de pas savoir écrire, mais l'angle mort c'est que personne ne se demande jamais pourquoi ces jeunes que vous fustigez ne savent pas écrire. Quid de leur scolarité par exemple ?

A vous écoutez parler, on dirait que l'armée est hors de la société, hors ce n'est pas le cas, l'armée d'un état s'inscrit dans une société, qui infuse en elle, et peut être vice-versa. Blâmons la société, peut-être un peu, parce que c'est elle qui définit le cadre de vie de ces jeunes. On fait le procès de l'éducation nationale pour former des générations d'incompétents, parfois à juste titre, mais qui à saboté l'école depuis des années ? Faut voir un peu plus loin que le bout de son nez hein, les jeunes arrivent pas dans des cartons tout beaux tout neufs, on les déballe pas et "en avant, marche", c'est pas ça. Tant qu'on regarde un problème par le petit bout de la lorgnette on ne peut pas le résoudre.

C'est pareil quant à votre saillie sur le fait que personne ne veut plus faire des métiers physiques, ce dont vous semblez vous plaindre sans jamais questionner les conditions de travail ou la rémunération, qui est pourtant le nerf de la guerre. L'armée est bien sûr une exception avec son fonctionnement, mais la plupart des gens qui s'y engagent savent que à un moment ou un autre ça va tirer  sur les mollets et sur les deltoïdes. 

Quand à la baisse du QI, je ne commenterai pas.

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Je suis d'accord avec Avenger sur un point, tout le monde peut évoluer, s'améliorer et devenir très bon dans quelque chose.
Du commerçant du coin (illicite! lol) à la bourgeoisie !
Ce qu'il faut, c'est insuffler une étincelle, ce petit quelque chose qui pousse les gens à aller de l'avant et vers l'excellence.
J'ai connu des gens perdus, avec un casier rempli de petits délits, qui sont devenus de très bons soldats, une fois qu'on a cru en eux et qu'on leur a enlevé quelques mauvaises habitudes.
Rien n'est donc acquis d'avance, il faut juste sculpter la pierre.

Quant à moi, j'ai quitté l'école à 16 ans, j'ai un peu bourlingué et je pense que je me suis bien débrouillé... comme quoi !

Avec mon côté rebelle, j'étais le préféré des surveillants ... personne n'aurait parié sur moi à l'époque!

Quand il y a de la vie, il y a de l'espoir !

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Je ne peux confirmer ni démentir que c'est une signature. 😶

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Le 26/09/2023 à 13:26, vittorio venturi a dit :

Bonjour,

nonobstant tout je suis optimiste; la jeunesse est gâté, désorienté mais n’est pas lâche.

 

Bonjour,

l’interview sur l’ouvrage de François Broche, cité dans l’espace librairie, se renoue avec ce poste , et je suis ravi d’avoir eu sur les jeunes la même pensée positive de l’auteur. (Dicton venitien: “Co’ l’aqua toca el cul tuti inpara a noare” -Quand l’eau touche le cul tout le monde apprende à nager-)

P.S. C’est pour ça que la Légion tient le niveau de l’eau à la hauteur du c*l!!

 

 

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vers le lac Balaton il est produit une petite boisson à base d'abricot qui demande un gosier d'acier et beaucoup de bière pour passer

la fée verte revient à la mode, j'en ai dégusté à Pontarlier chez un producteur avec la cuillère à trous, le sucre, le goutte à goutte d'eau....................c'est drôlement bon

 

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