BTX Posté(e) 20 juillet Auteur Signaler Posté(e) 20 juillet https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/07/50-militaires-maliens-tues.html 50 militaires maliens tués L’attaque est particulièrement meurtrière. Au minimum 50 militaires ont été tués, samedi, dans le nord du Mali lors d’une attaque menée par des indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) et des djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) contre un convoi des Forces armées maliennes et de leurs partenaires d’Africa Corps à Tabrichat (région de Kidal). Certains militaires maliens prisonniers ont depuis été exécutés selon une source. Une autre précise qu’aucun mercenaire russe n’a été tué. Guerre de l’information De son côté, à Bamako, l’état-major des armées qui ne fournit aucun bilan met en avant les coups portés à Tabrichat à la coalition GSIM/FLA et évoque, dans un communiqué, la « neutralisation de plusieurs terroristes ». Soulignant, ce même samedi, à Karbija (est de Tombouctou) « la destruction de milliers de fûts de carburant ». Ce matin, la presse locale évoque « la pression implacable sur les groupes armés terroristes » mise par les FAMa. Evoquant ainsi cette cible « foudroyée », le 15 juillet dans le secteur de Diabaly (proche de la frontière mauritanienne). « Le lendemain la dynamique opérationnelle s’est étendue vers le sud, dans la région de Koutiala où des frappes ciblées d’une grande violence ont visé des sanctuaires terroristes… » Photo : ©Maliweb Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 21 juillet Auteur Signaler Posté(e) 21 juillet https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/07/africa-corps-quelle-valeur-ajoutee.html Africa Corps, quelle valeur ajoutée ? Le fiasco majeur de l’envahisseur russe en Ukraine n’est pas compensé, pour le Kremlin, par les succès de Wagner devenu majoritairement Africa Corps* dans les terres lointaines africaines. Ces mercenaires dont je me garderais bien de qualifier les chefs de « renards du désert », surnom donné au début des années 40 à Rommel qui commandait l’Afrika Corps nazi. Outre le nom, ces deux entités ont en commun les exactions. Mali Au Mali, Africa Corps a récemment subi un spectaculaire revers face aux indépendantistes touareg du Front de libération de l’Azawad (FLA) et des djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) à Kidal, puis Tessalit, avant de se replier depuis Aguelhok. A Kidal, 400 membres de l’Africa Corps ont dû évacuer la ville sous escorte du FLA, ce qui constitue un fiasco militaire mais aussi politique majeur pour la junte malienne et son « partenaire », comme on a pris l’habitude à Bamako d’appeler les éléments russes. Le temps passe mais les sicaires russes ne sont pas parvenus à maîtriser la situation sécuritaire face aux groupes armés terroristes (GAT), malgré 10 millions de dollars mensuels déboursés par le pouvoir malien. Bien que dotés de moyens importants (drones, artillerie). « Si l’on compare, Africa corps s’est révélé moins efficace au Mali que Wagner » constate un militaire français, ancien de Barkhane. RCA En Centrafrique, la situation est différente. Là, depuis 2023, les autorités russes essaient, sans succès, d’imposer au gouvernement local un passage de Wagner à Africa Corps (AC). Tentative qui se solde toujours par un refus. Vladimir Poutine a pourtant reçu, en mars dernier, Faustin-Archange Touadéra, le président de RCA. Un entretien auquel assistait l’amiral Kostyoukov (directeur du GRU/GU) et le général Averianov (directeur adjoint), chargé du développement de l’Africa Corps). « En s’autofinançant via l’exploitation minière -or, diamants- et des concessions commerciales, Wagner propose une offre sécuritaire "économique" au régime de Faustin-Archange Touadéra. À l’inverse, le déploiement de l’Africa Corps nécessite un financement estimé entre 4 et 15 millions de dollars par mois, un fardeau insoutenable pour le pays » explique un diplomate européen qui fut en poste à Bangui. Dans la capitale centrafricaine, le site d’information CNC commentait ainsi, en mai dernier, les revers russes au Mali : « Ces "grands maîtres" de l’ordre nouveau, supposés être le rempart ultime contre le terrorisme, viennent d’offrir au monde un spectacle de sprint olympique dans le désert… » Aujourd’hui, plusieurs sources diplomatiques européennes évoquent des ambitions militaires russes au Nigéria. *Africa Corps marque la reprise en main par l’Etat russe des activités que la SMP Wagner. Photo : mercenaires russes au Mali ©DR Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 25 juillet Auteur Signaler Posté(e) 25 juillet https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/07/intimidation-russe-au-mali-une-video.html Intimidations russes au Mali, une vidéo montre l’interrogatoire d’une femme âgée C’est une vidéo d’intimidation et d’humiliation de 5’41 retrouvée dans le téléphone portable d’un mercenaire russe tué au Mali, dans les combats autour de Tinzaouaten (région de Kidal) en juillet 2024. Mise en ligne sur les réseaux sociaux. Elle montre l’interrogatoire d’une femme âgée par un Russe, accompagné de gendarmes maliens et d’un interprète parlant le tamasheq, la langue touarègue. Des questions lui sont posées sur la présence éventuelle d’armes sous sa tente. A-t-elle vu également des combattants du FLA (Front de libération de l’Azawad, coalition indépendantiste) ? Elle répond qu’elle n’a vu ni armes, ni groupes armés. L’interrogateur n’est pas satisfait. Alors, il ordonne à la vieille femme de se déshabiller, la menaçant de l’exhiber nue devant les habitants de la localité si elle « refuse de collaborer ». La femme affirme qu’elle dit la vérité. Les menaces se poursuivent… Photo : captation d’écran site ©SahelAlerte Citer Ya Rab Yeshua.
piranha Posté(e) 25 juillet Signaler Posté(e) 25 juillet Cette vidéo constitue presque un triomphe d'humanité en comparaison des exactions commises par les Russes en Syrie. J'ai vu une autre video du Wagner où ils battaient à mort à coups de masse, à cinq contre un, l'un de leurs propres alliés - un soldat de l'armée d'Assad présumé "déserteur". Ils l'ont exécuté, décapité, puis ont immolé son corps, le tout accompagné de railleries. L'acte a été filmé et diffusé sur Internet. Il semblerait que plusieurs d'entre eux aient déjà été neutralisés en Ukraine. Ainsi, la ressortissante malienne s'en tire à bon compte : les Russes se sont "contentés" de la dénuder et de l'humilier. Le bilan aurait pu être bien pire. Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
BTX Posté(e) 3 août Auteur Signaler Posté(e) 3 août https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/08/bir-c-la-milice-numerique-au-service-de.html BIR-C la milice numérique au service de la junte du Burkina Faso Qu'y a-t-il en commun entre Célestin Simporé, Wangnin Zerbo, Bationo de Kyon et Ibrahim Traoré ? Tous sont des rouages essentiels, à différents niveaux, du Bataillon d'intervention rapide de la communication (BIR-C). Cette organisation est présentée par les partisans du régime comme un pilier fondamental « de la souveraineté nationale ». Pour le capitaine Ibrahim Traoré le chef de la junte, ces communicateurs d'un genre nouveau sont investis d'une mission claire : déconstruire « le mensonge » des médias dits impérialistes et « renforcer la conscience nationale ». Aigle Pourtant, cette image de gardiens de la vérité est vigoureusement contestée par une organisation comme Reporters sans frontières, qui qualifie le BIR-C de « milice numérique ». Selon RSF, ce groupe ne serait pas un simple mouvement citoyen spontané comme le régime le présente, mais une structure organisée au sein de laquelle les plus hautes autorités sont directement impliquées. L'enquête de RSF révèle ainsi que le général Célestin Simporé, actuel ministre de la Défense, aurait été identifié dans un groupe WhatsApp interne nommé « Aigle », où il aurait lui-même incité à la propagation de fausses informations pour discréditer des acteurs régionaux. Menaces Sur le terrain numérique, des activistes influents tels que Wangnin Zerbo et Bationo de Kyon mènent l'offensive. Ils sont accusés de diriger des « essaims » numériques pour harceler, notamment, les journalistes critiquant la junte, à l'instar de Yousra Elbagir, journaliste anglo-soudanaise reconnue, victime de calomnies et de photomontages dénigrants. Le recours à la désinformation est, comme l’explique RSF, une pratique courante. Plus grave encore, les publications sur le réseau social Facebook de ces auxiliaires du régime serviraient parfois de prélude à des mesures de répression physique : des journalistes comme Guezouma Sanogo ont, en effet, été menacés par ces membres du BIR-C sur les réseaux sociaux juste avant d'être arrêtés ou réquisitionnés de force pour le front. Soldats de l’information Mécanique d'intimidation des voix dissidentes, le BIR-C — ces « soldats de l'information » sur le terrain numérique — emprunte le nom d’unités militaires créées par un décret du 14 novembre 2022 du capitaine Ibrahim Traoré. Il s'agit des six bataillons d’intervention rapide (BIR), qui ont des objectifs militaires et sécuritaires précis pour répondre à la situation du pays. Lors de la publication, le 23 juillet, de l’enquête de RSF signée d’Arnaud Froger responsable du pôle investigation de l’ONG, le BIR-C réagissait sur Facebook ainsi : « Arnaud Froger est un agent de manipulation, binôme opérationnel de Yousra Albagir au sein de l’unité d’action « désinformation et manipulation », un tandem entre la DGSE et du MI6 britannique ». Photo Capitaine Ibrahim Traoré © Facebook. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 14 août Auteur Signaler Posté(e) 14 août https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/08/mali-le-chef-de-la-junte-gracie-yann-v.html Mali : le chef de la junte gracie Yann V. officier de la DGSE C’est par un communiqué de trois minutes et douze secondes, lu lors du journal télévisé de l'ORTM de la mi-journée ce mercredi, qu’a été annoncée la grâce accordée par le chef de la junte malienne à Yann V., agent de la DGSE*. C’est le général Coulibaly, porte-parole du gouvernement, qui a été chargé de cette lecture. Piège Arrêté le 14 août 2025, l’officier de l’armée de l’air française a été condamné, le 5 juin dernier, à 20 ans de prison pour, notamment, « atteinte à la sûreté de l’État ». Officiellement deuxième secrétaire à l’ambassade de France à Bamako — une fonction censée lui garantir l’immunité diplomatique —, le lieutenant-colonel était pourtant accrédité auprès des autorités comme officier de la DGSE. Malgré les relations délétères avec le Mali depuis le putsch d’Assimi Goïta, qui a choisi de se tourner vers Moscou, Paris maintenait une équipe réduite de la DGSE afin de poursuivre, a minima, une collaboration technique avec les services locaux. Médiation Cette issue pourrait avoir été facilitée par une médiation marocaine, une thèse notamment évoquée par le quotidien Le Monde. Le ministre des Affaires étrangères de Rabat se trouvait d'ailleurs récemment dans la capitale malienne. Le communiqué du gouvernement de transition évoque, quant à lui, les bons offices « d’un pays frère ». *Lire : post des 22 août et 19 septembre 2025, 6 et 9 juin 2026 Photo : le général Assimi Goita, ©Facebook. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 30 août Auteur Signaler Posté(e) 30 août https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/08/comment-moscou-fabrique-de-faux.html Comment Moscou fabrique de faux journalistes pour séduire l'Afrique de l'Ouest et le Sahel Un rapport conjoint du cabinet d'enquête Graphika (spécialisé dans l'analyse des environnements numériques) et du réseau Code for Africa (engagé dans la lutte contre la désinformation), baptisé Umbrae Ex Machina, révèle les rouages de la guerre de l'information menée par Moscou depuis au moins 2021. Contrairement aux stratégies classiques s'appuyant sur des médias officiels de propagande, cette ingérence s’immisce directement au cœur de l'écosystème médiatique d'Afrique de l'Ouest francophone et du Sahel en exploitant les vulnérabilités de la presse locale. Usurpation d'identités Le cœur du dispositif repose sur l'infiltration de rédactions par des « journalistes fantômes ». Ainsi, trente-cinq auteurs publiant sous de fausses signatures ont été identifiés, de même que neuf experts fictifs censés apporter une caution universitaire ou technique à ces contenus. Entre 2021 et 2026, au moins 658 contenus falsifiés ont été injectés sur 138 sites web et relayés par au moins 113 pages Facebook, précise le rapport. Pour contourner les soupçons, ces avatars empruntent parfois l'identité de personnes réelles, comme des joueurs de football africains, ou usurpent le nom de véritables spécialistes. Ce procédé de « blanchiment d'information » permet de propager des récits qui, repris d'un média à l'autre, finissent par masquer totalement leur origine. L’Afrique de l'Ouest et le Sahel : cibles géopolitiques L’opération cible l'Afrique de l'Ouest et la zone sahélienne. Selon les données récoltées, le Burkina Faso et le Nigeria sont en première ligne avec plus de 300 articles identifiés chacun, suivis de près par le Mali (plus de 180 articles), suivent le Sénégal et le Niger (plus de 100 articles chacun). Plusieurs rédactions de la région ont publié ces contenus, « consciemment ou non » s'interrogent les rapporteurs, comme Afriquemedia.tv au Cameroun (64 articles) et Burkina24.com au Burkina Faso (46 articles). Ces textes, signés par de profils comme Lamine Fofana, Luka Malle, Sylvain Nguema ou Oumar Diallo distillent une ligne éditoriale destinée à attiser le sentiment anti-français et anti-occidental. Ils cherchent également à déstabiliser l'influence européenne en dépeignant des organisations régionales, telles que la CEDEAO*, comme de simples « marionnettes occidentales». Parallèlement, ils s'attachent à présenter la Russie comme l'unique partenaire sécuritaire légitime face au terrorisme, tout en prenant soin d’occulter les exactions de groupes armés russes, Wagner ou Africa Corps. *Communauté économique des états de l'Afrique de l'ouest. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 31 août Auteur Signaler Posté(e) 31 août https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/08/apres-la-mutinerie-militaire-au-niger.html Après la tentative de mutinerie militaire au Niger, les ficelles du marionnettiste Tiani Dans la nuit de vendredi à samedi, le Niger a connu une tentative de coup d'État menée par des militaires regroupés sous le nom de « Forces armées pour la rénovation de la patrie ». Ces insurgés ont notamment pris d'assaut l'aéroport international Diori-Hamani, coupé le signal de la télévision publique (ORTN) et fortement perturbé les télécommunications à Niamey. Ce pronunciamiento témoigne de la fragilité du régime, issu lui-même d’un coup d’Etat. Ce soulèvement, qualifié immédiatement par le pouvoir de « mouvement d’humeur » découle pourtant d'un climat délétère où les forces de sécurité peinent à repousser les offensives terroristes, qui menacent régulièrement la périphérie de la capitale. Au cours desquelles nombre de soldats ou de policiers nigériens perdent la vie. Le recours aux supplétifs russes Pour réprimer cette grogne militaire, le général Tiani a immédiatement sollicité l'intervention des « partenaires » russes de l'Africa Corps. Ces mercenaires ont déployé des drones kamikazes pour mener un assaut meurtrier à l'aéroport aux côtés de la Garde présidentielle. Des mutins ont été tués. Les autres sont prisonniers. La survie physique de la junte dépend donc désormais quasi exclusivement de ce soutien étranger, en contradiction totale avec la posture d'indépendance nationale affichée par le régime. La diversion de la junte Pour dissimuler cette fracture et masquer sa perte de légitimité, le pouvoir a aussitôt activé son mécanisme habituel de diversion : accuser l’étranger et notamment la France de manipulation. Ainsi plutôt que de montrer les affrontements à l'aéroport, le journal télévisé de l’ORTN a, hier soir, diffusé des images d'Emmanuel Macron, prétendant que Paris orchestrait la mutinerie. Cette accusation d'ingérence, soutenue sur les réseaux sociaux par la propagande russe et ses affidés, vise à transformer une crise politique interne en une agression externe. L’ambassadeur russe à Niamey a, en écho, déclaré à l’agence TASS que « la tentative de mutinerie au Niger a pu être coordonnée de l’extérieur ». Une stratégie de bouc émissaire, bien commode mais usée, qui peine à cacher l'incapacité du pouvoir local à unifier ses propres rangs. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 23 septembre Auteur Signaler Posté(e) 23 septembre https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/09/le-role-predateur-des-reseaux-chinois.html Le rôle prédateur des réseaux chinois, russes et étrangers dans le pillage des ressources africaines L'Afrique centrale et de l'Ouest font face à une exploitation illégale massive de leurs ressources naturelles, entretenue par des réseaux étrangers en complicité avec des acteurs locaux. Qu'il s'agisse de minerais précieux ou de bois de valeur, la richesse générée est majoritairement captée hors du continent, privant les États de revenus cruciaux et dévastant les écosystèmes. Emprise des réseaux russes dans l'orpaillage clandestin Dans le secteur minier, les intérêts étrangers s'approprient les gisements stratégiques. En République centrafricaine, des structures liées aux mercenaires russes de Wagner (toujours présents en RCA) contrôlent l'exploitation du gisement aurifère majeur de Ndassima, un commerce illégal générant plus de 100 millions de dollars par mois pour le Kremlin via le Soudan et le Mali, tout en commettant des atrocités contre les populations locales, comme l'explique dans un rapport l’institut de recherche Global Initiative Against Transnational Organized Crime. L’une des rédactrices du document précise : « Nous avons inventé l’expression “l’or du sang” pour aider les gens à bien comprendre la connexion entre le côté commercial de Wagner et la politique étrangère vraiment meurtrière et les crimes internationaux entrepris par l’État russe ». Et chinois De leur côté, des ressortissants chinois et des entreprises chinoises occupent une place prédominante dans l'orpaillage clandestin. Au Cameroun, plus de 95 % des 200 sociétés d'orpaillage illégal recensées à l'Est et dans l'Adamaoua sont étrangères, majoritairement gérées par des Chinois. À Bozoum (RCA), quatre entreprises chinoises ont été incriminées pour des rejets de mercure de 4 à 26 fois supérieurs aux seuils autorisés. Au Gabon, l'opération Ekoura, menée à Punga en juin 2026 par les Forces de défense et de sécurité gabonaises, a conduit à l'arrestation de 28 ressortissants chinois parmi les 55 clandestins interpellés, tandis qu'au Ghana, la ressortissante chinoise Aisha Huang, surnommée par la presse locale la « reine de l’extraction minière illégale », a été condamnée en 2023 pour exploitation minière illégale. Elle aurait ensuite été extradée vers la Chine. Fuites financières colossales Ce pillage engendre des manques à gagner abyssaux pour les finances publiques. Au Gabon, les orpailleurs clandestins extrairaient entre 1 et 2 tonnes d'or par an, soit 20 à 40 fois la production nationale déclarée de 2020 (55 kg). Au Cameroun, le secteur dénonce un écart de 15 tonnes d'or entre les volumes exportés et déclarés en 2023. Le trafic s'étend également au patrimoine forestier : le bois de rose fait l'objet d'une contrebande intense vers les marchés asiatiques. L'arrestation par les agents d’Interpol au Nigeria d'un ressortissant chinois pour le trafic de 1 400 tonnes de bois de rose d'une valeur de 2,34 millions de dollars illustre la gravité de cette fuite de matières premières. Dévastation environnementale et menace sanitaire Au-delà du préjudice économique, ce pillage accélère la déforestation dans le bassin du Congo, qui perd entre 250 000 et 300 000 hectares de forêt par an. L'extraction artisanale non régulée libère d'importantes quantités de mercure. Ce métal toxique se transforme dans les milieux aquatiques en méthylmercure, s'accumulant dans les poissons et empoisonnant durablement la chaîne alimentaire ainsi que les populations riveraines. Photo : coupeur de bois de rose clandestin. Capture d'écran Les arbres saignent ©BBC/YouTube Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 10 octobre Auteur Signaler Posté(e) 10 octobre https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/10/sommet-russie-afrique-moscou-un-pari.html Sommet Russie-Afrique à Moscou, un pari diplomatique sous la menace des drones Moscou ©Capture d'écran Le 3 septembre dernier, le vol TC422 de la compagnie Air Tanzania, à destination de Moscou, n’a pas pu atterrir à l’aéroport de Vnoukovo en raison d’une attaque de drones. L'appareil a dû être dérouté vers Saint-Pétersbourg, incitant la compagnie à suspendre temporairement ses liaisons vers la capitale russe au nom de la sécurité des passagers. Cet incident illustre l’inquiétante situation que vit la capitale russe à moins d’une vingtaine de jours de l’ouverture du sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre. La menace aérienne s'est en effet encore intensifiée depuis une attaque massive de plus de 650 drones dans la nuit de lundi à mardi sur Moscou qui a fait deux morts, des blessés et provoqué la suspension temporaire des vols dans les quatre principaux aéroports de la ville. Des drones ukrainiens lancés en réponse aux frappes russes contre sa population civile. Un risque acceptable ? Même si les représentants africains ne sont pas directement ciblés, les drones visant des infrastructures clés, comme un dépôt de carburant alimentant les aéroports moscovites, exposent le trafic aérien. La mobilisation des défenses antiaériennes, les retombées de débris et la paralysie soudaine du ciel représentent des dangers bien réels pour les délégations et les équipages. à un environnement aussi instable, maintenir ce rassemblement au cœur d'une zone de guerre suscite de vives préoccupations, poussant certains diplomates à envisager la délocalisation du sommet vers le continent africain, afin d'assurer la sécurité des invités. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 27 octobre Auteur Signaler Posté(e) 27 octobre https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/10/le-piege-de-kidal-le-cout-exorbitant.html Le piège de Kidal : le coût exorbitant d'une victoire symbolique pour Bamako Le 6 octobre 2026, les forces armées maliennes (FAMa) et le groupe russe Africa Corps sont entrés dans Kidal sans tirer un seul coup de feu. Cette reprise est intervenue six mois après que l'Africa Corps avait dû négocier son retrait face au Front de libération de l'Azawad (FLA) et au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM/JNIM). Pour investir cette ville désertée par les rebelles, Bamako a dû mobiliser plus de 200 véhicules, des drones et environ 2 000 soldats, dont une centaine de membres du bataillon autonome des forces spéciales. Si cette opération est largement médiatisée sur le réseau social Telegram et présentée comme une revanche, elle a en réalité exigé une part considérable des moyens offensifs du Mali pour un résultat purement symbolique. Un Centre et un Sud délaissés Pendant que les meilleures unités maliennes se déployaient à 1 500 km de la capitale, le JNIM a intensifié sa pression sur le reste du territoire. Le 10 septembre, le groupe armé a attaqué le camp de Dioura dans la région de Mopti, tuant plus de 100 soldats maliens et au moins cinq membres d'Africa Corps. Dans le Centre, des camps militaires ont été abandonnés et plus de 2 000 écoles ont fermé. En parallèle, le GSIM menace la capitale d'un blocus et frappe vers la région de Kayes, cœur économique du pays assurant 80 % de la production industrielle d'or. La souveraineté malienne fragilisée Sur le plan politique, des comptes affiliés à l'Africa Corps qualifient Kidal de ville « russe », sans réaction des autorités maliennes. Alors que le Mali finance le carburant, fournit les troupes et subit les pertes humaines, Moscou s'attribue la victoire. Le président Assimi Goïta s'est envolé pour Moscou fin d’assister au sommet Russie-Afrique, tandis que la capitale demeure sous la menace d'un blocus. En dégarnissant des zones économiques et stratégiques vitales au profit d'un trophée vide au Nord, le gouvernement malien s'est enfermé dans un partenariat qui l'affaiblit. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 27 octobre Auteur Signaler Posté(e) 27 octobre https://www.opex360.com/2026/10/26/une-unite-de-larmee-algerienne-va-sinstaller-dans-lancienne-base-francaise-de-madama-au-niger/ Une unité de l’armée algérienne va s’installer dans l’ancienne base française de Madama, au Niger Solidaire du Mali et du Burkina Faso dans la Confédération des États du Sahel, le Niger s’était fâché avec l’Algérie après qu’un drone malien fut abattu par l’armée algérienne en avril 2025. Mais cette brouille ne dura que quelques mois, les deux pays s’étant finalement réconciliés en février dernier, d’ailleurs au grand dam de Bamako. Mais d’autres intérêts, en particulier énergétiques, ont pris le pas sur le reste. Ainsi, le projet de gazoduc transsaharien [TSGP pour Trans Saharan Gas Pipeline], censé permettre d’acheminer du gaz exploité au Nigéria vers l’Algérie, fut relancé. En août, alors qu’Alger venait de donner quatre hélicoptères aux forces nigériennes [deux Mi-24V et deux Mi-171, tous de conception russe], le groupe public algérien Sonatrach lança le forage d’un nouveau puits de pétrole près de la localité de Kafra, dans le nord du Niger. Puis, peu après une «mutinerie» de militaires nigériens, réprimée par les forces loyales à la junte au pouvoir depuis juillet 2023 ainsi que par le groupe paramilitaire russe «Africa Corps», le gouvernement algérien envoya quatre chasseurs Su-30 – armés de missiles air-air – et un avion ravitailleur Iliouchine Il-78 à Niamey. Et cela, à la demande des autorités nigériennes. «Cette opération vient réaffirmer, une nouvelle fois, l’engagement constant de l’Algérie et sa détermination à poursuivre ses efforts en faveur du renforcement de la sécurité et de la stabilité dans la région, tout en réitérant son soutien indéfectible à l’État du Niger, gouvernement et peuple, pour surmonter cette épreuve sensible» avait alors commenté le ministère algérien de la Défense. Cette intervention était inédite car, depuis la guerre du Kippour, au cours de laquelle elle avait fourni un appui militaire et financier au Caire, l’Armée nationale populaire [ANP] n’était plus autorisée à mener des opérations au-delà de ses frontières, au nom d’une politique de non-ingérence, laquelle a été assouplie après une révision constitutionnelle en 2020. Quoi qu’il en soit, ayant rompu avec la France et les États-Unis sur le plan militaire, confronté à une menace jihadiste qu’il n’est pas en mesure d’endiguer, le Niger a conclu un accord de défense avec l’Algérie le 21 octobre. Et celui-ci, dont le contenu n’a pas été dévoilé, ne tardera pas à se concrétiser. En effet, quatre jours plus tard, le Parlement algérien a autorisé l’envoi, à la demande de Niamey, de troupes dans le nord du Niger. Ce déploiement «s’inscrit dans la nécessité de protéger les intérêts vitaux du pays, compte tenu de l’élargissement du champ des menaces transfrontalières, de la multiplication des conflits dans la région du Sahel ainsi que de la propagation du terrorisme, de la criminalité organisée, de la contrebande d’armes et du trafic de drogue», a fait valoir le FLN, le parti au pouvoir, dans un communiqué. D’après des informations obtenues par Jeune Afrique, le détachement militaire algérien devrait prendre ses quartiers à Madama, où les forces françaises de l’opération Barkhane avaient établi une base opérationnelle avancée, située à une centaine de kilomètres de la frontière avec la Libye. De son côté, le portail d’informations Algérie 360 précise que sa mission consistera essentiellement à «protéger des infrastructures énergétiques et non à engager le combat». Début octobre, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, avait prévenu. «Nous protégerons le Niger quoi qu’il arrive. S’il fait l’objet d’un complot, nous sommes à ses côtés, dans la même tranchée, avec les actes, pas avec des paroles », a-t-il en effet déclaré, face à la presse. Photo : BOA de Madama Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/10/globus-le-faux-nez-russe-en-afrique.html GlobUs, le faux-nez russe en Afrique À Brazzaville, le mouvement « Avenir du Congo » se présente publiquement comme une initiative citoyenne de jeunes mobilisés pour bâtir le pays. En réalité, les investigations du service français Viginum (Vigilance et protection contre les ingérences numériques étrangères) démontrent que cette organisation a été conceptualisée et propulsée par GlobUs, une structure d'influence russe se présentant officiellement comme un « club international d’experts » ou parfois comme une « association humanitaire ». Les jeunes militants y sont d'abord formés au sein d'une « École des médias » à la création de contenus viraux, tandis que l'ensemble de l'architecture numérique du mouvement (site avenir.cg, bases de données et Web TV) est hébergé en Russie, paramétré en cyrillique et géré par des opérateurs russophones. Captation des réseaux Wagner par le renseignement La mort d'Evguény Prigojine en août 2023 a provoqué un démantèlement partiel de son empire et une reprise en main directe de ses relais par l'État russe. Selon le rapport de Viginum, les services de renseignement de Moscou (SVR et GRU) ont progressivement capté ces dispositifs d'influence. GlobUs — l’une des plateformes pilotées par d'anciens « polit-technologues » de la galaxie Prigojine, Youlia Berg (ci-dessus anciennement Afanasyeva) et Andreï Gromov (ancien expert du parti de Vladimir Poutine, Russie Unie), des « entrepreneurs d’influence » dont les récits anti-français sont bien connus, est ainsi apparue comme une structure de façade prenant le relais d'organisations démantelées comme l'AFRIC (Association pour la recherche libre et la coopération internationale) pour conduire des opérations d'ingérence politique sous la tutelle du SVR. Blanchiment de narratifs Pour véhiculer ses récits pro-russes et anti-occidentaux, la nébuleuse privilégie le blanchiment d'informations en sponsorisant des émissions ou en plaçant des articles payants dans des médias panafricains partenaires (tels qu'Afrique Média TV, For You Média Africa ou Panafrican Média TV). Les recherches menées par Viginum montrent que l’un des principaux relais de GlobUs entre ces « spin doctors » et l’espace informationnel africain est la journaliste pro-russe Clarisse Wiydorven, travaillant pour plusieurs médias camerounais. Toutefois, Viginum invite à relativiser l'impact réel de ces campagnes : les initiateurs d'ingérence ont tendance à surestimer leurs réussites auprès de leurs commanditaires au Kremlin, fabriquant une illusion d'omniprésence bien supérieure à leur efficacité politique effective sur le terrain. Illustration : ©Viginum Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/10/le-numero-de-seduction-de-vladimir.html Le numéro de séduction de Vladimir Poutine lors du sommet Russie-Afrique Le troisième sommet Russie-Afrique s'est achevé hier à Moscou dans un climat de grande mise en scène diplomatique. Durant deux jours, Vladimir Poutine a déployé une rhétorique offensive pour séduire les délégations africaines. Offensive anticoloniale À l’heure où la tête du dernier titre de la presse indépendante russe vient d’être coupée, le dictateur du Kremlin a, devant les représentants de 48 pays, vivement dénoncé l'« exploitation prédatrice » et le néocolonialisme des pays occidentaux, présentant la Russie comme un partenaire respectueux et un « allié naturel ». Toutefois, cette posture masque une présence économique modeste : malgré les promesses de livraisons de céréales et d'engrais, le poids commercial de la Russie ne représente que 0,5 % des flux extérieurs africains, bien loin derrière l'Union européenne et la Chine. Promesses financières Moscou a vanté la croissance de ses échanges commerciaux, qui ont atteint 27 milliards de dollars en 2025, fixant un nouvel objectif à 50 milliards de dollars. Cependant, plus de 70 % de ce commerce reste concentré sur seulement quatre pays : l’Égypte, l’Algérie, le Maroc et l’Afrique du Sud. La présence politico-militaire, un levier Faute d'ancrage industriel majeur, l'influence du Kremlin repose avant tout sur la sécurité et la diplomatie. La Russie fournit 30 % des armes exportées vers le continent via Rosoboronexport et maintient ses forces armées (Africa Corps) au Sahel et en République centrafricaine. Enfin, l'expansion de son réseau diplomatique et de ses centres culturels s'accompagne de vives controverses quant au recrutement de jeunes Africains envoyés sur le front ukrainien. Photo : ©Sputnik 1 Citer Ya Rab Yeshua.
Messages recommandés
Réagir à la dicussion
Vous pouvez poster maintenant et vous inscrire plus tard - Déja membre ? connectez vous pour poster avec votre compte