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L’HIA Desgenettes ne deviendra pas une « antenne hospitalière » mais un « hôpital spécialisé des armées »


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En octobre 2021, le ministère des Armées annonça que l’hôpital d’instruction des armées [HIA] Desgenettes, à Lyon, allait devenir une « antenne hospitalière », son effectif devant alors réduit à une centaine de personnels de santé. Cette nouvelle structure devait alors plus que proposer aux militaires des « services de coordination du parcours de santé », des « de réadaptation fonctionnelle » ainsi qu’un « service de consultation centré sur la prise en charge du stress post-traumatique ».

Cette décision était l’une des conséquences du plan SSA 2020 du Service de santé des armées [SSA], qui reposait notamment sur la « différenciation » des huit HIA en fonction d’impératifs opérationnels.

Ainsi, ceux de Clamart [Percy], de Saint-Mandé [Bégin], de Toulon [Sainte-Anne] et de Marseille [Laveran] devaient conserver les « compétences indispensables à la prise en charge des blessés de guerre et des moyens humains et matériels nécessaires aux projections d’unités médicales sur les théâtres d’opérations et aux évacuations médicales stratégiques. Dans le même temps, ceux de Bordeaux [Robert-Picqué], de Lyon, de Metz [Legouest] et de Brest étaient appelés à nouer des partenariats avec leurs homologues civils afin de « s’intégrer dans l’offre de soins proposées dans leurs territoires de santé ».

Ce plan fut par la suite amendé par Florence Parly, alors ministre des Armées… Mais seulement pour l’HIA « Clermont-Tonnerre », celui-ci ayant démonté son intérêt pour la poursuite des missions liées à la dissuasion nucléaire dans le contexte de la pandémie de covid-19.

Pour l’HIA Desgenettes, il était prévu de sceller un partenariat avec les Hospices civils de Lyon, lequel devait se concrétiser en deux temps : d’abord, avec le transfert d’une quarantaine de personnels militaires vers les services de chirurgie de l’hôpital Édouard Herriot, puis avec un projet commun de « pôle de réhabilitation » qui, finalement, ne put pas voir le jour. D’où la décision de le transformer en « antenne hospitalière », rattachée à l’HIA Sainte-Anne de Toulon.

Seulement, au regard du nombre d’unités et de formations présentes dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, cette mesure fut contestée… Et les élus ne manquèrent pas de donner de la voix, en remettant en cause sa pertinence. Certains allèrent jusqu’à évoquer la création d’un « désert hospitalier militaire dans le centre et l’est de la France ».

Cela étant, un an plus tard, l’actuel ministre des Armées, Sébastien Lecornu, décida de suspendre toutes les transformations en cours du SSA. « Je veux une feuille de route entièrement nouvelle sur le Service de santé des armées afin d’introduire la préparation à des guerres de haute intensité, sur laquelle il faudra s’accorder, y compris pour les hôpitaux militaires dans les territoires », avait-il déclaré, à l’Assemblée nationale.

Cette nouvelle « feuille de route » devait prendre en compte la hausse des effectifs de la réserve opérationnelle, dans le cadre de la Loi de programmation militaire 2024-30.

Finalement, l’HIA Desgenettes ne deviendra pas une « antenne hospitalière des armées » mais un « hôpital spécialisé des armées » [HSA]. C’est en effet ce qu’a annoncé le SSA, le 29 janvier.

En réalité, le ministère des Armées n’est pas totalement revenu sur la décision annoncée en octobre 2021… car seule l’appellation de l’HIA Desgenettes a changé, ce qui permet de sauver les apparences…

L’HIA Desgenettes de Lyon « devient un hôpital spécialisé des armées dans la prise en charge physique et psychique des blessés. Ce changement de format vise à replacer l’offre de santé au cœur de l’activité du Service de santé des armées, en réponse aux nouvelles menaces et enjeux stratégiques », a ainsi indiqué le SSA, qui n’a pas précisé le nombre de personnels de santé devant y être affectés.

Et d’ajouter : « Son évolution s’accompagne d’innovations tant sur le plan de l’organisation des soins que sur celui du soutien, en lien étroit avec l’hôpital national d’instruction des armées Sainte-Anne à Toulon, auquel il est rattaché ».

Quant à l’offre de soins, elle est peu ou prou identique à celle qui avait été annoncée il y au peu plus de deux ans. Il est en effet toujours question de mettre en place « un parcours de santé coordonnée et une prise en charge des militaires blessés physiques et psychiques ». En outre, « l’insertion de compétences du SSA […] au sein des Hospices civils de Lyon » est maintenue.

Cela étant, selon la LPM 2024-30, l’HIA Robert-Picqué connaîtra un sort identique, à la différence de l’HIA Legouest, appelé à « consolider » ses « missions spécifiques », dont « l’expertise pour les unités militaires du Grand Est".

« Desgenettes et Robert-Picqué se spécialiseront dans la réhabilitation physique et psychique sur le long terme des militaires blessés, en lien avec l’Institution nationale des invalides et les maisons Athos », est-il en effet précisé dans le texte.

Ya Rab Yeshua.

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