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https://lignesdedefense.ouest-france.fr/les-groenlandais-et-les-danois-ulceres-par-trump-et-decus-par-rutte/

egede.jpg Le sortant Mute Bourup à Nuuk, la capitale, le 11 mars. Photo by Ahmet Gurhan Kartal / ANADOLU / Anadolu via AFP

L’histoire pourrait amuser. Mais conjuguée aux menaces de Trump contre le Canada et le Panama, la volonté expansionniste du président US n’est que stupéfiante, voire déplorable.

« Assez, c’est assez »! Même sur le départ après sa défaite aux législatives de mardi, le Premier ministre sortant groenlandais Mute Egede ne cache plus son agacement. « Le président américain a une fois de plus évoqué l’idée de nous annexer. Je ne peux absolument pas accepter cela », a-t-il lancé jeudi. Il a annoncé sur Facebook qu’il allait réunir « dès que possible » les chefs de partis pour rejeter conjointement les propos de Donald Trump qui a répété vouloir annexer l’île arctique. « Cette fois, nous devons durcir notre rejet de Trump. On ne doit pas continuer à nous manquer de respect ».

Trump a réitéré ses menaces envers le Groenland lors d’un point presse, en marge de son entretien avec le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. Interrogé sur sa volonté de rattacher aux Etats-Unis l’immense île arctique, un territoire autonome du Danemark, pays qui est membre fondateur de l’Otan, le président américain a lâché: « Cela va arriver ».

drapeau-greenland-scaled.jpg Le drapeau du Groenland flotte sur Nuuk, le 12 mars. Photo by Joe Raedle/Getty Images

Puis, désignant Mark Rutte, installé à ses côtés, Trump a ajouté « Je suis assis ici avec un homme qui pourrait jouer un rôle clé » dans cette affaire, et il a ajouté: « Vous savez Mark, nous en avons besoin pour la sécurité internationale. »

« S’agissant du Groenland et de rejoindre ou non les Etats-Unis, je vais rester en dehors de cette discussion », a réagi l’intéressé, avec un petit rire embarrassé, en ajoutant qu’il ne voulait pas « entraîner l’Otan là-dedans ».

Une esquive qui n’a pas été du goût du député danois Rasmus Jarlov. Cet élu qui préside la commission de la Défense et est porte-parole du parti conservateur sur les affaires groenlandaises, n’a guère apprécié la désinvolture du secrétaire général de l’Otan et son manque de courage:

Le vainqueur des législatives, Jens-Frederik Nielsen, probable futur chef du gouvernement groenlandais, a, lui, qualifié de « déplacés » les propos de Donald Trump. Qui a aussi suggéré qu’il faudra peut-être déployer plus de soldats américains sur l’île.

 

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Ya Rab Yeshua.

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Agent Orange est imprévisible et quand on l'écoute çà manque de profondeur politique on voit bien qu'il dirige en homme d'affaires  ..il a mal joué également avec le nouveau premier ministre Canadien Mark Carney qui ne peut pas l'encadrer et qui a mis en garde les cousins US  .Il fait bouger les lignes certes mais heureusement que l'administration US veille au grain (😉 ). Soit disant que les Ukrainiens étaient en perdition voire encerclés à Koursk , tous les spécialistes disent que le retrait tactique se fait en bon ordre mais à 6 contre un ils n'avaient pas trop le choix...

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Le Jamaica Hospital Medical Center est un hôpital d'enseignement privé à but non lucratif et un établissement d'urgence situé dans le quartier jamaïcain du Queens, à New York.

C'est là que naquit Donald  depuis il ne s'est pas mis au reggae !!!!

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15 minutes ago, BTX said:

Il ne vous aura pas échappé qu'il y a des Chinois au...............Groenland.

L'église a vite été remise au centre du village.

L'histoire des ambitions de Trump sur l'île est tout simplement dégueulasse, mais, entre Groenland, américaine ou chinoise, je choisirai, sans aucune hésitation,  l'US. 
Malgré toute la démarche infantile de Trump.
Après, ce n'est plus le choix entre la peste et le choléra, mais on vit dans le temps où il faut effectivement en choisir une. L'option "Groenland, européenne, danoise" apparemment n'a pas l'air d'exister.
Vae victis!
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Moi etrangere, moi pas bien francais parler.

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il y a 4 minutes, piranha a dit :

L'option "Groenland, européenne, danoise" apparemment n'a pas l'air d'exister.

Pourquoi ? Il suffit que nous le décidions, nous les européens.
Et ça a l'air de se faire.

Pour Trump, et anticipativement Vae victUs!

Militaire d'active

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Quelle est désormais la zone d'intérêt stratégique des USA ? La zone indo-pacifique.

Partout où les Chinois voudront s'implanter, ils trouveront face à eux les USA.

La guerre économique est déjà lancée. Ayez à l'esprit le slogan de Trump pendant toute sa campagne : "Make America great again".

Quant aux Européens, des êtres de "seconde zone" dans la logique de Trump.

BTX

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Ya Rab Yeshua.

  • 9 mois plus tard...
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https://lignesdedefense.ouest-france.fr/trump-veut-faire-main-basse-sur-le-groenland-et-vend-malgre-tout-des-brassees-darmes-aux-danois/

Trump veut faire main basse sur le Groenland et vend malgré tout des brassées d’armes aux Danois

danish-F35n.jpg

Le président Donald Trump a réitéré, dimanche, à bord de l’avion présidentiel Air Force One, sa position selon laquelle le Groenland devrait faire partie des États-Unis pour leur « sécurité ».

C’est une vieille exigence qui date de son premier mandat. Et qui a été réitérée dès le 22 décembre 2024 lorsque Trump a déclaré sur Truth Social que la « possession et le contrôle du Groenland par les États-Unis sont une nécessité absolue »; il avait alors de nouveau invoqué des raisons de « sécurité nationale » et de « liberté dans le monde entier ».

« Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale », a lâché Trump, dimanche soir, avant d’assurer que « l’on s’occupera du Groenland dans environ deux mois… Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. C’est tellement stratégique… Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale. Et le Danemark ne sera pas capable d’assurer cela ».

Perfide, le président US a même blagué sur le dos des Danois: « Vous savez ce que le Danemark a fait récemment pour renforcer la sécurité au Groenland ? Ils ont ajouté un traîneau à chiens de plus. Ils ont pensé que c’était une excellente décision. »

Ras-le-bol danois
« Ça ‌suffit ! », lui a répondu le chef du gouvernement du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, dans un post publié sur Facebook dimanche soir. « Plus de pression. Plus de sous-entendus. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue. Nous sommes ouverts aux discussions. Mais cela doit se faire par ‌les bons canaux et dans le respect du droit international. »

« Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre », a pour sa part répliqué la Première ministre danoise Mette Frederiksen, soutenue par l’Union européenne.

Les bons comptes font les bons amis
La perspective d’une prédation territoriale par les USA divise donc Washington et Copenhague. Mais la crise groenlandaise n’a pas d’effets sur les fournitures d’armes US au Danemark qui dope ses capacités militaires et achète à tour de bras aux USA.

En 2025, le Congrès US a donné son feu vert à 5 ventes de matériels militaires (FMS) au profit de la Forsvaret (les Forces armées):
– quatre en décembre: deux FMS le 5 (un système radar de type Integrated Battle Command System with Indirect Fire Protection Capability et 200 missiles AIM-120C-8 Advanced Medium Range Air-to-Air Missiles), une le 22 (236 missiles de type Advanced Medium Range Air to Air Missiles – Extended Range ) et une le 29 (trois avions de patrouille maritime P-8A).
– une le 12 novembre (340 missiles AIM-9X Block II Sidewinder).
– une le 29 août (des systèmes Patriot d’une valeur de 8,5 milliards de dollars).

Valeur totale de ces FMS de 2025: 15,3 milliards de dollars.

Une somme à laquelle s’ajoute 2,8 milliards de dollars pour la commande passée en octobre pour 16 autres F-35 (ce qui porte la commande totale danoise à 43 F-35 dont 15 ont déjà été livrées).

Ya Rab Yeshua.

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https://lignesdedefense.ouest-france.fr/groenland-la-sirius-dog-sled-patrol-monte-la-garde-dans-lest-du-territoire-autonome/

La Slædepatruljen Sirius monte la garde dans l’est du territoire autonome

 

sirius-dog-sled.jpg Photo: Joachim Willer Holm / Forsvaret

Quand Donald Trump se moque des Danois (lire mon post de lundi) qui auraient récemment renforcé la sécurité au Groenland en « ajoutant un traîneau à chiens de plus », il est dans son habituel registre de raillerie.

Mais sa boutade de dimanche soir, dans l’avion présidentiel, n’était pas tout à fait infondée.

D’une part, les Danois veulent renforcer leurs moyens de détection et de surveillance dans l’est du Groenland.

D’autre part, ils projettent de créer dans le territoire autonome une nouvelle force militaire: les Greenlandic Rangers, qui viendrait renforcer une très particulière petite unité de la marine danoise rattachée au Commandement danois des forces spéciales et au Joint Artic Command (JAC).

Le sarcastique président américain dont les dérapages contiennent parfois une part de vérité, faisait certainement référence à cette dernière unité: la « Patrouille Sirius en traîneau à chiens ». Or, cette Slædepatruljen Sirius (en anglais Sirius Dog Sled Patrol) mérite le respect.

arctic-command-chiens-1573x824.jpg Photo Joint Arctic Command

Elle est composée de douze militaires danois chargés de patrouiller 750 000 km2 dans les zones les plus isolées du Groeland, en traîneau à chiens principalement, mais aussi en moto-neige ou en avion léger.

Les marins sont affectés à cette formation pour une durée de 26 mois. Durant cette période, le service est continu, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. « La vie en patrouille est éprouvante mentalement et physiquement, et la diversité des tâches assignées au personnel implique que chacun doit donner le meilleur de lui-même, quel que soit le jour ou l’heure. Tout le personnel participe aux patrouilles ainsi qu’à l’entretien quotidien en tant qu’ouvrier du bâtiment, machiniste, cuisinier et agent d’entretien, indépendamment de sa formation et de ses diplômes antérieurs », explique le Forsvaret, l’armée danoise.

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Outre ses missions de surveillance militaire et de respect de la souveraineté, la patrouille dispose de pouvoirs de police dans sa zone d’opérations.

carte-militaire-greenland.jpg

Aux douze hommes des patrouilles en traîneaux, s’ajoutent deux autres militaires basés à Daneborg (à 1850 km de Nuuk, la capitale) où est installé le poste de commandement de la Slædepatruljen Sirius (voir la carte ci-dessus).

Ces deux hommes sont chargés des communications radio et de la logistique. Ils sont également responsables de l’entretien de la piste de 1 800 mètres de l’aérodrome désaffecté de Mestersvig situé à 250 kilomètres au sud de Daneborg; c’est là que pourraient être installés les futurs Greenlandic Rangers qui doivent être en 2026 créés sur le modèle des Artic Rangers canadiens.

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Ya Rab Yeshua.

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Ça a l'air mieux pour moi que la forêt amazonienne ! Après les goûts et les couleurs...

En tout cas, ça doit être intéressant comme mission.

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Signature  😁

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https://lignesdedefense.ouest-france.fr/pour-legitimer-leur-ambition-de-controler-le-groenland-les-etats-unis-surjouent-la-carte-de-la-securite-nationale/

Pour légitimer leur ambition de contrôler le Groenland, les Etats-Unis surjouent la carte de la sécurité nationale

 

pituffik-early-warning-1239x824.jpg Un des radars de détection de la base US de Pityffik au Groenland  (U.S. Space Force photo by Paul Honnick)

Contrôler le Groenland!

C’est une vieille exigence qui date du premier mandat de Donald Trump. Et qu’il a réitérée dès le 22 décembre 2024 lorsqu’en tant que président élu, il a déclaré sur Truth Social que la « possession et le contrôle du Groenland par les États-Unis sont une nécessité absolue ».

L’antienne trumpiste repose sur deux affirmations.

Le premier argument récurrent de Donald Trump est d’ordre économique. Selon lui et selon un document de 2024 sur la stratégie arctique du Pentagone, il faut éviter que les richesses naturelles du territoire autonome et les voies de communication de l’Arctique ne tombent dans de mauvaises mains. Dont celles de la Chine, Pékin entendant jouer un rôle plus important dans la gouvernance et l’économie régionales.

pituffil-F16-1339x824.jpg Un chasseur F-16 Fighting Falcon quitte la piste de la base de Pituffik en octobre 2025. (U.S. Air Force photo by Staff Sgt. Maxim Dewolf).

A cette dimension prédatrice s’ajoute une volonté exacerbée de protéger le territoire continental américain. En décembre 2024, Trump avait déjà invoqué des raisons de « sécurité nationale » et de «liberté dans le monde entier ». Dimanche dernier, à bord d’Air Force One, le président américain a repris le même argument: « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale (…). C’est tellement stratégique (…).  Et le Danemark ne sera pas capable d’assurer cela ».

Mardi soir, la porte-parole de Donald Trump a précisé que la Maison Blanche étudiait plusieurs options pour acquérir le Groenland. Dans une déclaration transmise à l’AFP, Karoline Levitt a précisé que « le président et son équipe discutent de plusieurs solutions pour remplir cet objectif important de politique étrangère. Et bien sûr, utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition du commandant en chef ».

Quelle que soit la stratégie (négociation, coercition, invasion) mise en oeuvre par la Maison Blanche pour prendre le contrôle du Groenland, la dimension sécuritaire apparaît de plus en plus comme le moteur principal de l’appétit impérialiste américain au Groenland.

Dans ce domaine, la menace n’est plus chinoise mais russe.

En cas de frappes conventionnelles ou nucléaires contre le continent nord-américain, les salves de missiles tirées pour beaucoup depuis les installations stratégiques russes de la presqu’île de Kola et depuis les sous-marins évoluant en mer de Barents survoleraient le Groenland. C’est au-dessus de ce territoire que l’interception des missiles balistiques pourrait être la plus efficace. Encore faut-il sérieusement doper les capacités anti-missiles américaines sur place. Pour l’heure, Washington ne peut compter que sur sa base de Pituffik et ses seuls moyens de détection et d’alerte.

pituffik-radome-1236x824.jpg Un radome à Pituffik abritant un des radars de détection américains déjà installé au Groenland. (U.S. Space Force photo by Senior Airman Kaitlin Castillo)

Or, Donald Trump veut avant tout sanctuariser les États-Unis contre toute menace directe. D’où le projet d’étendre le futur parapluie antimissile américain, le fameux Dôme d’or (le Golden Dome), au Groenland. « Une fois achevé, le Dôme d’or sera capable d’intercepter des missiles même s’ils sont lancés de l’autre côté de la Terre et même s’ils sont lancés depuis l’espace », a annoncé Donald Trump le 20 mai 2025. « C’est très important pour la réussite et même la survie de notre pays ».

Fort de ces consignes, le Pentagone n’a pas perdu de temps. La base de Pituffik va être modernisée dans le cadre d’un marché de plus d’un milliard de dollars annoncé le 6 janvier. Pour sa part, la MDA (missile defense agency, l’Agence de défense antimissile) a, en juin 2025, annoncé un appel d’offres d’une valeur de 151 milliards de dollars sur 10 ans. 2100 entreprises ont déjà été retenues: 1014 le 2 décembre dernier, puis 1086 le 18 décembre, dans le cadre d’un méga-marché baptisé SHIELD (Scalable Homeland Innovative Enterprise Layered Defense) qui devrait voir des bases de missiles intercepteurs être installées dans l’est du Groenland, au plus proche de la Russie et sur la route de ses missiles.

Pour autant, rien n’explique pourquoi la Maison Blanche exige de prendre le contrôle total du Groenland pour assurer la sécurité des Etats-Unis. C’est donc à la conjonction de cette ambition sécuritaire et d’une volonté de prédation des ressources naturelles du territoire autonome qu’il faut chercher pour comprendre la détermination, voire l’obsession, de Donald Trump.

Ya Rab Yeshua.

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https://lignesdedefense.ouest-france.fr/groenland-de-grandes-manoeuvres-politiques-en-cours-sur-fond-de-crainte-dannexion-manu-militari-du-territoire/

de grandes manoeuvres politiques en cours sur fond de crainte d’annexion manu militari du territoire

 

randy-fine-bill-829x824.jpg

Le député républicain de Floride Randy Fine a présenté, lundi, une proposition de loi pour faire du Groenland le 51e Etat des Etats-Unis. Le texte est intitulé « Loi sur l’annexion et l’admission du Groenland au sein de l’Union ». Selon la proposition de loi qui compte deux pages, le président Trump serait autorisé « à prendre toutes les mesures nécessaires pour annexer le Groenland ou l’acquérir en tant que territoire des États-Unis ».

« Le Groenland n’est pas un avant-poste lointain que nous pouvons nous permettre d’ignorer. C’est un atout vital pour la sécurité nationale », a estimé Fine dans un communiqué. « Qui contrôle le Groenland contrôle les principales voies de navigation arctiques et l’architecture de sécurité qui protège les États-Unis. L’Amérique ne peut pas laisser son avenir entre les mains de régimes qui méprisent nos valeurs et cherchent à saper notre sécurité », a-t-il argumenté.

A noter que les ministres danois et groenlandais des Affaires étrangères seront reçus mercredi par le vice-président américain JD Vance et le chef de la diplomatie Marco Rubio à la Maison-Blanche, a annoncé mardi le chef de la diplomatie danoise pour qui la réunion de mercredi doit permettre de « déplacer toute cette discussion (sur le Groenland), qui ne s’est pas détendue (…), dans une salle de réunion, où l’on peut se regarder dans les yeux et parler des sujets en question ». Lars Løkke Rasmussen se rendra à Washington avec Vivian Motzfeldt, la cheffe de la diplomatie groenlandaise.

Remilitariser sans envahir
Les forces armées des États-Unis ont longtemps été présents au Groenland avant de décider de s’en retirer (lire ici par exemple sur le site du Danish Institute of International Studies qui propose de nombreuses textes sur la question groenlandaise). Pendant la Seconde Guerre mondiale et dans les années qui ont suivi, Washington a déployé un vaste réseau de bases sur l’île arctique. Narsarsuaq, Ikateq, Bluie East One, Camp Century ou encore Kangerlussuaq figuraient parmi les sites stratégiques. Au total, une quinzaine d’installations majeures ont été exploitées. La plupart ont fermé peu après la guerre. Camp Century a été abandonné dans les années 1960, et Kangerlussuaq — dernière grande base aérienne américaine — a cessé ses activités militaires en 1992. Aujourd’hui, seule la base spatiale de Pituffik subsiste, avec environ 150 soldats américains.

Ce retrait massif n’est pas imputable à Copenhague, mais à des choix stratégiques américains, à une époque où l’Arctique était jugé secondaire sur le plan sécuritaire. Pourtant, depuis l’accord de défense signé en 1951 entre Washington et le Danemark, les États-Unis disposent du droit légal d’établir, de maintenir et d’étendre leur présence militaire au Groenland. Cette option existe toujours. Si l’Arctique est aujourd’hui de nouveau une priorité stratégique pour Washington face à des pays comme la Chine et la Russie, l’accord en vigueur depuis plus de 70 ans leur permet de négocier un renforcement des moyens militaires sur le sol groenlandais.

Les responsables de la Maison blanche ont malgré tout évoqué divers plans visant à placer le Groenland sous le contrôle total des États-Unis, y compris le recours potentiel à la force armée ou des paiements forfaitaires aux Groenlandais pour les convaincre de quitter le Danemark et de rejoindre potentiellement les États-Unis. Le mot de la fin pour Trump: « D’une manière ou d’une autre nous allons avoir le Groenland », a-t-il affirmé dimanche devant des journalistes, à bord d’Air Force One.

 

Ya Rab Yeshua.

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Contre-feu sur la banquise mais le sort du Groenland reste incertain

Après le dépôt d’un projet de loi par l’élu républicain Randy Fine (voir mon post de mardi), voici la réplique bipartisane:

 

La sénatrice républicaine Lisa Murkowski et la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen ont déposé une proposition de loi visant à empêcher Donald Trump de s’emparer du Groenland. Leur loi sur la protection de l’unité de l’OTAN interdirait l’utilisation des fonds du département de la Défense ou du département d’État pour bloquer, occuper, annexer ou exercer un contrôle quelconque sur le territoire souverain d’un membre de l’OTAN.

L’examen de ces propositions de loi risque d’être pris de vitesse par une décision (finale?) de la Maison Blanche sur l’annexion du territoire autonome. L’issue de la réunion de ce jour à Washington devrait permettre d’y voir un peu plus clair sur la détermination des deux partis.

Mardi, les chefs de gouvernement danois et Groenlandais ont été clairs: « Nous sommes face à une crise géopolitique, et si nous avons à choisir entre les Etats-Unis et ⁠le Danemark ici et maintenant, nous choisissons le Danemark », a déclaré le Premier ministre du Groenland lors ⁠d’une ⁠conférence de presse commune à ⁠Copenhague avec la Première ministre danoise Mette Frederiksen. « Nous nous tenons unis avec le Royaume du Danemark. » Et le chef du gouvernement groenlandais Jens-Frederik Nielsen d’affirmer: « Le Groenland n’appartiendra pas aux États-Unis. Le Groenland ne sera pas dirigé par les États-Unis. Le Groenland ne fera pas partie des États-Unis ».

Une telle fermeté n’est certainement pas du goût de la Maison Blanche qui va accueillir ce mercredi un sommet présidé par le vice-président Vance, l’un des porte-flingue zélé de Donald Trump.

Ya Rab Yeshua.

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Un poste de commandement avancé installé à Nuuk par l’armée danoise en vue d’un renforcement

 

Le Danemark a annoncé ce mercredi qu’il renforçait sa présence militaire au Groenland. « L’armée déploie dès aujourd’hui des capacités et des unités dans le cadre d’exercices, ce qui se traduira dans les prochains temps par une présence militaire accrue au Groenland et dans ses environs, tant en termes d’avions, de navires que de soldats, y compris ceux des alliés de l’Otan », a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué.

« La sécurité dans l’Arctique est d’une importance cruciale pour le Royaume et nos alliés arctiques. Il est donc essentiel que nous renforcions encore notre capacité à opérer dans la région, en étroite collaboration avec nos alliés », a estimé le ministre de la Défense, Troels Lund Poulsen, cité dans le communiqué qui ne mentionne pas de quels pays alliés il s’agit.

Toutefois, la Suède a rapidement annoncé sa participation à ces exercices baptisées « Operation Arctic Endurance« : « Des officiers des forces armées suédoises arrivent aujourd’hui au Groenland. Ils font partie d’un groupe composé de représentants de plusieurs pays alliés. Ensemble, ils prépareront des exercices dans le cadre de l’opération danoise Arctic Endurance », a déclaré le Premier ministre Ulf Kristersson dans un communiqué, ajoutant que ce personnel avait été envoyé « à la demande du Danemark ».

Le Danemark aurait déployé ce mercredi  un « poste de commandement avancé » au Groenland, avec des éléments de soutien logistique et du personnel spécialisé, en amont du déploiement d’un contingent de l’armée de Terre qui devrait arriver prochainement sur le territoire, ainsi que d’avions de la Force aérienne royale danoise, selon le journal groenlandais Sermitsiaq. Dès lundi soir un biréacteur de type Challenger de l’armée de l’Air danoise s’était posé à Nuuk. Les passagers ont été pris en charge par une voiture de location blanche aux vitres teintées sans avoir été identifiés par les confrères présents sur place.

Cette décision danoise intervient au moment où Donald Trump a encore durci ses menaces de s’emparer du territoire autonome danois pour garantir la sécurité des Etats-Unis, jugeant que l’Otan devrait soutenir Washington dans son action.

Parmi les alliés de l’Otan non précisés figure la Suède qui a rapidement annoncé sa participation à ces exercices baptisés « Operation Arctic Endurance ». L’Allemagne a suivi peu après, annonçant le départ d’une « équipe de reconnaissance » composée de 13 membres de la Bundeswehr.Pour sa part, la France d’une part contribuera à la force déployée et d’autre part ouvrira le 6 février un consulat à Nuuk.

A suivre…

 
Des éléments précurseurs des troupes de montagne françaises ont atterri à Nuuk, capitale du Groenland
 
27e_bataillon_de_chasseurs_alpins_0_1_f5 Photo 27e BIM

Paris n’aura pas perdu de temps : dans la nuit de mercredi à jeudi, après une décision présidentielle française, des soldats de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (27e BIM) ont atterri à Nuuk, la capitale du territoire autonome du Groenland, où ils ont rejoint leurs camarades danois en pleine montée en puissance comme confirmé, mercredi à Washington, par le ministre danois des Affaires étrangères Lars Lokke Rasmussen.

« A la demande du Danemark, j’ai décidé que la France participera aux exercices conjoints organisés par le Danemark au Groenland, l’opération Endurance Arctique », a écrit sur son compte X Emmanuel Macron, dans la nuit de mercredi à jeudi. « De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront », a ajouté le président français qui tient ce jeudi matin un conseil de Défense avant ses vœux aux Armées, à Istres.

Ce jeudi matin, l’état-major français des Armées a confirmé l’arrivée d’une « quinzaine » de chasseurs alpins de la 27e BIM, soldats aguerris et équipés pour les opérations en milieu froid et en haute montagne. Ils vont préparer le déploiement d’un contingent français plus important susceptible d’être déployé à brève échéance sur le territoire du Groenland.

Ces commandos ont été transportés à bord d’un A400M de l’armée de l’Air et de l’Espace doté de capacités temps froid testées l’an dernier dans l’Arctique. Voir mon post sur ce sujet.

Outre les Français, plusieurs pays occidentaux ont confirmé qu’ils déploieraient aussi des troupes. C’est le cas de la Suède et de l’Allemagne ; la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et probablement le Canada pourraient s’associer à cette opération. Une opération que motivent les menaces à peine voilée de Donald Trump décidé à annexer le Groenland par n’importe quel moyen. Une telle volonté a été réitérée la nuit dernière par la Maison-Blanche qui entend, pour des raisons de sécurité nationale, prendre le contrôle total du territoire.

Des exercices à préparer
Le déploiement des renforts danois et des détachements alliés à Nuuk à (3 500 km de Paris), où se trouve le Commandement danois pour l’Arctique, ne s’inscrit toutefois pas dans une manœuvre d’interposition ou dans le cadre d’un possible coup de force américain. Dès jeudi, les responsables politiques danois et alliés ont pris le soin de parler d’ « exercices » dans le cadre d’Endurance Arctique.

Monter un exercice interallié dans un pays étranger ne s’improvise pas. Un tel projet

prend du temps à élaborer tant sur le plan politique que militaire. Quels sont les objectifs identifiés ? Que veut-on tester ? Quels sont les moyens logistiques et humains à mobiliser et transporter ? Le détachement précurseur français a donc pour mission d’étudier ces questions et de préparer la réponse française en vue d’exercices à venir qui, malgré leur envergure, ne dissuaderont certainement pas Donald Trump de renoncer à son projet impérialiste.

https://lignesdedefense.ouest-france.fr/les-armees-francaises-ne-sont-pas-en-terrain-inconnu-au-groenland/

Les armées françaises ne sont pas en terrain inconnu au Groenland

BASM-garonne.jpg Photo Marine nationale

Dans la nuit de mercredi à jeudi, après une décision présidentielle française, des soldats de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne (27e BIM) ont atterri à Nuuk, la capitale du territoire autonome du Groenland, où ils ont rejoint leurs camarades danois et allemands.

Ils sont déployés pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre du prochain exercice danois « Arctic Endurance » organisé avec des alliés de l’Otan. Cet exercice piloté par le Danemark s’inscrit dans la continuité de « Artic Light 2025 », un exercice de l’Otan.

Ce déploiement limité de soldats françaises ne constitue pas un événement inédit. Les terres et les eaux groenlandaises ne sont pas étrangères aux militaires français qui s’y déploient régulièrement depuis une dizaine d’années dans le cadre d’exercices permettant de tester les capacités de projection et d’aguerrir les troupes, en particulier celles de la 27e brigade d’infanterie de montagne.

La Marine nationale fait ainsi naviguer dans les eaux arctiques certains de ses navires dont le bâtiment de soutien et d’assistance métropolitains (BSAM) Garonne.

Ainsi, du 9 au 19 septembre 2025, s’est déroulé au Groenland, l’exercice Arctic Light 2025. L’objectif de cet exercice otanien était de renforcer la capacité opérationnelle des forces armées de l’Alliance sur l’immense île arctique. Plus de 550 soldats y ont participé dont 200 membres des forces danoises, mais aussi des soldats des forces françaises, allemandes, suédoises et norvégiennes. Une partie de la contribution française était fournie par la Marine nationale qui a déployé le BASM Garonne, dernier des quatre bâtiments de soutien et d’assistance métropolitains (BSAM) de la Marine nationale. S’y ajoutaient  un avion ravitailleur MRTT et des unités d’infanterie de montagne équipées de drones.

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En septembre 2023, le bâtiment a aussi fait escale à Ilulissat au Groenland, le point le plus au Nord de son déploiement.

Le BASM Garonne est en fait un habitué des mers arctiques. Il a fait escale à Nuuk, capitale du Groenland, du 30 septembre 2019 au 3 octobre 2019 dans le cadre d’une mission de longue durée avant son admission au service actif. Le déploiement du BSAM Garonne dans l’océan Arctique avait été l’occasion de conduire plusieurs exercices avec la marine danoise, d’échanger avec les militaires du Joint Arctic Command basé à Nuuk et de faire visiter le navire à la population locale.

A400-groeland025-artikel.jpg Le gros porteur français en cours de certification. Photo : Bernard Hennequin / CEAM-AWC

L’armée de l’Air n’est pas en reste. Début 2025, un avion de transport tactique A400M a atterri à Station Nord, l’objectif étant de certifier ce type d’avion sur des pistes d’atterrissage glacées du Groenland. Un équipage du Centre d’expertise aérienne militaire (CEAM) de Mont-de-Marsan a alors effectué plusieurs vols à bord de cet A400M vers la station Nord et Mestersvig sur la côte Est du Groenland. L’avion a atterri à Station Nord le mercredi 4 mars et a effectué un total de cinq vols avec des quantités variables de fret. Les vols ont également contribué au réapprovisionnement des stations du Commandement de l’Arctique (JAC) dans le nord-est du Groenland. La certification de l’A400M a été finalisée avec succès le dimanche 9 mars.

13e_bataillon_de_chasseurs_alpins_1_3a34 Photo 13e BCA

Côté armée de Terre, c’est bien sûr la 27e BIM qui se déploie le plus fréquemment dans la zone. Elle dispose d’unités spécialisées aptes à l’engagement en terrain montagneux et enneigé.

Depuis les années 2010, le GMHM (Groupe militaire de haute montagne) a apporté ses compétences dans l’autonomie en milieu polaire aux commandos de la 27e brigade d’infanterie de montagne. En avril 2015, par exemple, dans le cadre de l’exercice UPPICK, dix commandos du Groupement de commandos de montagne (GCM) de la 27e BIM accompagnés par deux membres du GMHM avaient traversé une chaîne de montagnes arctique en parcourant 200 KM avec 3500m de dénivelé positif. C’est désormais un rendez-vous annuel entre le GCM et le GMHM., toujours dans le cadre d’UPPICK.

 

Ya Rab Yeshua.

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Milieu exigeant et redoutable, c'est toujours utile de s’entraîner sur place quoi qu'il arrive histoire de ne pas perdre les bons réflexes.

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https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-deploiement-precurseur-de-soldats-francais-au-groenland-vue-du-cote-des-envoyes-speciaux-douest-france/

Le déploiement précurseur de soldats français au Groenland vue du côté des envoyés spéciaux d’Ouest-France

 

Deux journalistes d’Ouest-France ont rejoint Nuuk dans la nuit de mercredi à jeudi.

Leur premier sujet portait bien sûr sur le déploiement des éléments précurseurs de plusieurs armées, dont l’armée française, venus préparer un prochain exercice d’envergure au Groenland.

Les deux envoyés spéciaux (Cécile Réto du service Monde et David Adémas du service Photo) ont pu croiser le premier groupe de cinq militaires de la 27e BIM mais pas les GCM annoncés jeudi matin; l’A400M les acheminant n’était pas à Nuuk jeudi soir mais il est toujours annoncé.

groenland-sujet-1-900x824.jpg

Je ne résiste pas à ajouter à ce post le dessin de Chaunu, lui aussi paru dans notre édition de ce vendredi, en rapport avec l’arrivée prévue de 15 commandos de montagne:

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Ya Rab Yeshua.

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https://lignesdedefense.ouest-france.fr/voir-nuuk-et-se-taire-sur-les-prochains-deploiements-militaires-au-groenland-la-discretion-est-de-mise/

Voir Nuuk et se taire: sur les prochains déploiements militaires au Groenland, la discrétion est de mise

briefing-et-tableauS.jpg Un briefing au Commandement conjoint de l’Arctique, jeudi matin, avec des représentants des armées qui ont annoncé l’envoi d’éléments précurseurs avant l’arrivée de contingents plus importants (Photo: Simon Elbeck / Forsvaret).

Dans le grand silence ambiant, sa prise de parole est notable: la ministre déléguée aux Armées française, Alice Rufo qui s’exprimait sur France Info, a fait valoir ce vendredi que l’envoi de militaires européens au Groenland pour un exercice vise à « envoyer un signal » à « tout le monde », y compris aux États-Unis, sur la détermination des pays européens à « défendre (leur) souveraineté ».

« Quand les pays membres de l’Europe font un exercice militaire, c’est un signal, c’est pour donner un signal de détermination à tout le monde », a-t-elle affirmé. Interrogée sur le nombre de militaires amenés à être déployés, Alice Rufo a indiqué que « cela dépendra des besoins ».

Ce qui importe, « c’est l’effet produit plutôt que le nombre », a-t-elle jugé.

Des besoins en cours d’établissement
A défaut de voir le ministère des Armées communiquer en « national » et en détails, et dans l’attente d’une communication élyséenne précisant les intentions françaises et les moyens qui seront engagés, il faut recourir aux forces armées danoises pour en savoir un tout petit peu plus sur les avancées militaires récentes au Groenland avec des engagements forts de nations alliées.

Pour rappel, les forces armées danoises poursuivent leur renforcement de leur présence dans le territoire autonome et leurs exercices conjoints avec plusieurs alliés de l’OTAN dans l’Arctique et l’Atlantique Nord. Durant l’été 2025, les forces armées danoises ont intensifié leurs exercices au Groenland et dans ses environs, en mobilisant diverses capacités et en bénéficiant du soutien de forces alliées telles que l’Allemagne, la France, la Suède et la Norvège. Ces initiatives ont impliqué des déploiements en mer, à terre et dans les airs, ainsi que des exercices liés à la protection des infrastructures critiques.

En 2026, les prochains exercices pourraient notamment viser à assurer la protection d’installations essentielles, avec des engagements de troupes alliées, le déploiement d’avions de chasse et la conduite d’exercices navals. A cet effet des éléments précurseurs venant de pays proches du Danemark ont été déployés depuis jeudi à Nuuk au Commandement conjoint de l’Arctique. Il s’agit de la Suède, de l’Allemagne, de la Norvège, des Pays-Bas, de la Finlande et du Royaume-Uni. Côté français, cinq officiers de la 27e BIM ont rejoint Nuuk dans la nuit de mercredi à jeudi à bord d’un avion danois. Ils ont rencontré leurs homologues dès jeudi comme en témoigne cette photo ci-dessus diffusée par le Forsvaret.

briefing_web-2026-artikel.jpg Un premier briefing auquel ont pris part des soldats français reconnaissables à leurs treillis camouflés

Et qu’en dit la Maison-Blanche? 
« Je ne pense pas que le déploiement de troupes d’Europe ait un impact sur la prise de décision du Président et cela n’a aucun impact sur son objectif d’acquérir le Groenland », a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, pendant une conférence de presse.

Le mot de la fin pour son boss: »Je vais peut-être imposer des droits de douane à des pays s’ils ne jouent pas le jeu sur le Groenland, parce qu’on a besoin du Groenland pour la sécurité nationale », a déclaré le président américain lors d’une table ronde à la Maison Blanche.

 

Donald Trump passe au chantage et menace de taxer les Européens qui contrecarrent ses plans au Groenland

 

greenland-for-sale1-1236x824.jpeg Les habitants de Nuuk sont descendus dans la rue pour dire qu’ils refusent l’annexion de leur pays par les USA. (Photo by SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP)

Alors que les Groenlandais scandait à Nuuk, ce samedi, que « le Groenland n’est pas à vendre », Donald Trump a accusé plusieurs pays européens de jouer à un « jeu très dangereux » au Groenland, territoire qu’il souhaite acquérir.

Il a donc décidé d’imposer de nouveaux droits de douane à ces pays européens « jusqu’à l’achat total du Groenland ».

Le président américain a annoncé 10 % de taxes douanières additionnelles contre la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Norvège et la Finlande à partir du 1er février. Ce taux passera à 25 % le 1er juin.

Ces taxes sont liées au refus européen de l’annexion du Groenland par les Etats-Unis et elles ne seront levées qu’une fois le Groenland passé sous contrôle total des USA, comme Trump l’a expliqué:

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Ya Rab Yeshua.

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https://lignesdedefense.ouest-france.fr/groenland-des-commandos-francais-sont-a-kangerlussuaq-selon-la-patron-du-commandement-arctique/

Des commandos français sont à Kangerlussuaq, selon le patron du Commandement arctique

 

Ce dimanche, le général de division Søren Andersen, le patron du Commandement arctique, s’est exprimé dans une interview accordée à la chaîne de télévision groenlandaise KNR.

Comme à son habitude, il n’a pas souhaité donner de chiffre précis quant au nombre de soldats danois et étrangers arrivés au Groenland. Ce nombre est susceptible d’évoluer au cours de l’année, a-t-il précisé. « Parfois, il n’y en aura aucun, hormis ceux qui sont habituellement stationnés ici, et parfois il y en aura davantage. »

Le général Andersen a également indiqué que les forces spéciales françaises arrivées au Groenland débuteront leur entraînement à Kangerlussuaq, ville de la côte ouest située au nord de Nuuk et qui abrite une ancienne base militaire américaine. La ville dispose aussi d’un aéroport international où a pu se poser un appareil de l’armée de l’Air français.

On attend désormais une confirmation officielle de l’Elysée ou, s’il obtient le feu vert de la présidence, de l’EMA.

Ya Rab Yeshua.

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