BTX Posté(e) 11 février Auteur Signaler Posté(e) 11 février Ukraine: dans la ville de Kherson, la vie sous terre ou sous filet Des habitants de Kherson dans une rue protégée par un filet antidrones, le 2 octobre 2025 (Photo by Nina Liashonok / NurPhoto via AFP). Oleksander Serhiyovych Prokudin n’a souri qu’une fois en une heure d’entretien. Un peu tristement, l’air résigné et fatigué… « Les gens sont exténués. La guerre doit s’arrêter. Elle pourrait finir à l’été 2027 », admet le chef de l’administration militaire de la Région de Kherson. Un poste que cet ancien officier de police de 42 ans occupe depuis trois ans, « depuis la contre-offensive victorieuse de l’automne 2022 qui nous a permis de chasser les Russes de la rive droite du Dniepr et de libérer la ville ». Kherson libérée mais aussi « outragée, brisée, martyrisée », pour reprendre les mots du général de Gaulle à Paris, en 1944. En effet, la ville est « sur la ligne de front même », rappelle le responsable ukrainien qui ajoute, un peu envieux, que «les villes d’Odessa et Mykolaïv en sont à deux cents kilomètres » et donc un peu plus épargnées que leur voisine. A Kherson, les 60 000 habitants (ils étaient cinq fois plus nombreux avant la guerre) vivent désormais sous terre et sous filet. « 14 centres de santé sont souterrains et 12 autres sont en construction ; 10 écoles sont aussi sous terre et 7 autres vont ouvrir », précise Oleksander Serhiyovych Prokudin. « La vie est très souterraine : hôpitaux, écoles, administrations ont été enterrés pour les protéger des obus et des bombes russes », résume-t-il. Oleksander Serhiyovych Prokudin (photo P. CHAPLEAU) « Se protéger des obus et des bombes… Et aussi des drones », ajoute son adjoint Tolokonnikov Oleksandr Serhiyovych, chargé de la coopération internationale. Les drones, la menace la plus insidieuse ! 2 500 sont lancés chaque semaine contre la ville. Ils ont tué 1 050 habitants et en ont blessé 6 600. « Les Russes organisent même des safaris humains et publient la traque de leurs cibles et leurs tableaux de chasse sur les réseaux sociaux », affirme le chef de l’administration militaire régionale. Heureusement, 90 % des drones russes sont neutralisés. Ils sont victimes du brouillage électromagnétique, des tirs des pièces de DCA même si elles manquent de munitions, des drones ukrainiens qui traquent les drones filoguidés russes et, surprise, des filets de pêche bretons. Chaluter des drones Depuis la ville Kherson et sur certains tronçons des 250 km de front en remontant le Dniepr, les filets de pêche sont immanquables. Des filets en cours d’installation dans la région de Kharkiv le 2 février 2026 (Photo Ukrinform/NurPhoto by Viacheslav Madiievskyiv / via AFP). Sur une centaine de kilomètres, des filets bretons, espagnols et néerlandais ont déjà été érigés. Pour la seule Bretagne, grâce à l’association Kernic Solidarités, 280 km de filets de pêche ont été fournis en octobre et novembre derniers à la ville de Zaporijjia (à 400km à l’est de Kherson) pour la protéger des attaques de drones russes. Un autre envoi a été effectué au profit de Kherson même et « on attend une nouvelle livraison de Bretagne, d’une valeur de 50 000 €. L’objectif, c’est de sécuriser 300 km de rues et de routes », se réjouit Oleksander. Ces filets (pour certains des filets à lottes), testés et jugés fiables par les services de sécurité régionaux, recouvrent les rues passantes, les bâtiments vulnérables, les tronçons de routes où les maraudes de drones russes sont ininterrompues et menacent l’approvisionnement de la ville et de ses défenseurs. Repousser les Russes Comment desserrer l’étau sur la ville ? Les tentatives de franchissement n’ont pas permis aux troupes ukrainiennes d’établir de solides têtes de pont sur la rive gauche du Dniepr. Les Russes s’y sont solidement enterrés et profitent des faiblesses des forces ukrainiennes pour poursuivre leur harcèlement et leurs bombardements tant sur les militaires que les civils. Quel avenir pour les territoires occupés sur la rive gauche ? « Question difficile. Si on doit récupérer les territoires de la région de Kherson aujourd’hui aux mains des Russes, la solution sera forcément diplomatique. » Citer Ya Rab Yeshua.
piranha Posté(e) 11 février Signaler Posté(e) 11 février 1 hour ago, BTX said: « Les Russes organisent même des safaris humains et publient la traque de leurs cibles et leurs tableaux de chasse sur les réseaux sociaux », affirme le chef de l’administration militaire régionale. Les Russes entraînent leurs pilotes de drones FPV à Kherson en frappant des civils et des voitures (ainsi que, pour une raison quelconque, des chiens). Ils frappent aussi les pompiers et les ambulances, et publient sans gêne les vidéos de ces attaques. Rien de nouveau. Les cannibales du XXIe siècle. 1 Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
BTX Posté(e) 16 février Auteur Signaler Posté(e) 16 février De la part de YANN PYROMANE Dissolution des légions internationales en Ukraine https://www.france24.com/fr/europe/20260213-ukraine-legion-international-dissolution-raison-russie-guerre Citer Ya Rab Yeshua.
piranha Posté(e) 16 février Signaler Posté(e) 16 février 7 hours ago, BTX said: De la part de YANN PYROMANE Dissolution des légions internationales en Ukraine https://www.france24.com/fr/europe/20260213-ukraine-legion-international-dissolution-raison-russie-guerre L’article a été écrit par quelqu’un qui ne comprend absolument rien au sujet — un parfait dilettante, un imbécile. Je ne vais pas énumérer toutes les unités étrangères performantes des forces armées ukrainiennes — de « Chosen Company » à « Ryhma Nord », en passant par des bataillons entiers d’étrangers au sein de la Garde nationale (la brigade et le corps « Khartiya », ainsi que des bataillons intégrés aux brigades mécanisées). Disons-le ainsi : il n’y en a peut-être pas eu 20 000 simultanément, mais 12 000 à 15 000, c’est certain. Si l’on inclut toutes les unités affiliées au renseignement militaire (PVC, RDC, LSR, les formations biélorusses, voire un bataillon d’Asie centrale et trois bataillons tchétchènes), cela représente déjà quelque chose de significatif. Les quatre « Légions Internationales » étaient, de tout cet ensemble, les unités les moins opérationnelles, c’est pourquoi elles ont été transférées dans des unités d’assaut. Voilà tout le contexte. En lisant des articles, il faut garder à l’esprit le niveau de connaissance et de compréhension de leur auteur. Le journaliste Sébastian Seibt ne comprend, en réalité, pratiquement rien au sujet des étrangers dans l’armée ukrainienne. Point. 2 Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
BTX Posté(e) 17 février Auteur Signaler Posté(e) 17 février Merci PIRANHA ! Cela a le mérite d'être clair. BTX 1 Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 20 février Auteur Signaler Posté(e) 20 février 2022-2024, quatre ans d'aveuglement russe en Ukraine https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/02/2022-2024-quatre-ans-daveuglement-russe.html Mardi 24 février, cela fera quatre ans que Vladimir Poutine a engagé « l’opération militaire spéciale » en Ukraine. Qui ne devait durer, dans l’esprit de ses concepteurs, que quelques jours ou quelques semaines. Au temps court a donc succédé le temps long et les objectifs du Kremlin, eux, n’ont pas été atteints. Fragilités russes 1 460 jours plus tard -la Seconde Guerre mondiale a duré 1 567 jours- la progression russe est extrêmement lente (depuis janvier 2024 moins de 1,5% du territoire ukrainien a été cédé) et meurtrière. Selon les études les plus documentées, près de 325 000 soldats des FAFR auraient perdu la vie depuis 2022. Gains et pertes Ainsi si l’armée russe a consolidé ses positions dans le Donbass et le long du Dniepr, c’est aussi au prix de pertes humaines considérables. Selon des chiffres obtenus en sources ouvertes, les Russes auraient gagné 5 000 km2 en 2025 soit moins de 1% du territoire de l’Ukraine. « En une année, ils ont conquis l’équivalent des Baléares » compare le Center for strategic and international studies (CSIS). Un analyste militaire français précise qu’en moyenne, sur cette dernière année, « les gains territoriaux nets des FAR représentent 16,5 km2/jour ». Des résultats négligeables vu les moyens engagés. En janvier 2026, seuls 245 km2 semblent avoir été gagnés. Pokrovsk La bataille de Pokrovsk (oblast de Donetsk) est un exemple à la fois de l’acharnement russe et du désastre opératif qui en découle. La ville a été prise en 21 mois*. Même si des éléments ukrainiens résisteraient encore dans le nord de la ville. Pour arriver à ce résultat, 120 000 soldats russes, au minimum, y auraient laissé la vie. Selon des estimations ukrainiennes d’Euromaidan presse, « chaque m2 cédé aux Russes a coûté jusqu’à 20 soldats aux FAFR au plus fort de la bataille ». Le 12 décembre 2024, le quotidien français La voix du Nord citait un analyste ukrainien qui chiffrait à 1 800, le nombre de véhicules blindés russes détruits. Les spécialistes militaires occidentaux estiment que Pokrovsk n’a pourtant qu’une importance militaire « secondaire », ne changeant pas la donne sur le front Est... *Les FAFR ont revendiqué sa prise le 2 décembre 2025. Photo : ©DR Citer Ya Rab Yeshua.
Levy Pierre Posté(e) 20 février Signaler Posté(e) 20 février il y a une heure, BTX a dit : les objectifs du Kremlin, eux, n’ont pas été atteints. Les troupes de Poutine occupent quand même 20% de l'Ukraine et continuent à démolir en continu ce pays ! Citer Militaire d'active
Stvn Posté(e) 20 février Signaler Posté(e) 20 février Après pour avoir le vrai du comment, il faut attendre que la guerre se termine. Pour l’instant, les deux parties vont mentir pour avoir la bonne propagande et garantir au mieux leurs intérêts respectifs. Ce que l'on peut être sûre par contre, c'est qu'elle a que trop duré et qu’il faut que les combats cessent, autant pour les deux pays qui ont de toutes façons beaucoup de pertes dans chaque camp. 2 Citer Signature 😁
piranha Posté(e) 20 février Signaler Posté(e) 20 février 3 hours ago, Levy Pierre said: Les troupes de Poutine occupent quand même 20% de l'Ukraine et continuent à démolir en continu ce pays ! Précisons. Oui, aujourd’hui la Russie contrôle environ 19–20 % du territoire de l’Ukraine (selon la méthode de calcul). Mais environ 7 % ont été occupés dès 2014. Le maximum a été atteint à l’été 2022 — environ 27 % du territoire. Ensuite, lors des contre-offensives, l’Ukraine a repris environ 7 % (région de Kherson et partie de la région de Kharkiv). Au total, depuis 2022, la Russie a donc conquis environ 12 % du territoire ukrainien, dont la majeure partie au début de l’invasion en 2022 (notamment la zone de la mer d’Azov). Si l’on regarde plus en détail : En 2023, la Russie a pris environ 0,09 % du territoire ukrainien. En 2024 — environ 0,66 %. En 2025 — environ 0,72 %, au prix de pertes énormes. Moins de 1 % par an. Combien pourront-ils prendre en 2026, face aux nouvelles lignes de défense ukrainiennes et à un déficit croissant d’infanterie ? Je ne sais pas. Mais il ne faut pas se laisser impressionner par le chiffre de « 20 % » — il est largement gonflé. 1 Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
BTX Posté(e) 3 mars Auteur Signaler Posté(e) 3 mars L’Ukraine renforce ses groupes de défense aérienne privés pour protéger ses infrastructures critiques https://lignesdedefense.ouest-france.fr/lukraine-renforce-ses-groupes-de-defense-aerienne-prives-pour-proteger-ses-infrastructures-critiques/ Un pickup de la DCA ukrainienne dans la région de Donetsk, en janvier 2026. (Photo by Dmytro Smolienko / NurPhoto via AFP) Puisque la Russie poursuit ses attaques massives de missiles et de drones ciblant le réseau énergétique et les infrastructures critiques de l’Ukraine, le gouvernement de Kiev a approuvé de nouvelles mesures visant à renforcer les groupes de défense aérienne privés intégrés au système national de défense aérienne. Selon Army Media, l’organe de presse militaire ukrainien, la défense antiaérienne ukrainienne va être en partie confiée au privé pour contrer les drones et les cibles volant à basse altitude. Le privé pourrait déployer des équipes opérant à partir de pick-up ou de SUV équipés de mitrailleuses lourdes, de canons antiaériens de petit calibre ou de missiles de défense aérienne portables. Lancée en novembre 2025, cette initiative autorisait les entreprises, à titre expérimental, à créer leurs propres unités de défense aérienne reliées au système de commandement unifié de l’armée de l’Air. Le 19 novembre 2025, conformément à la décision du quartier général du commandant suprême des forces armées, le Conseil des ministres avait adopté une procédure expérimentale permettant l’implication des opérateurs d’infrastructures critiques (en particulier les entreprises assurant le fonctionnement des secteurs de l’énergie, des communications, des transports, de l’approvisionnement en eau et autres secteurs stratégiques) dans la formation de groupes de défense aérienne. Leurs capacités sont désormais étendues. Quelles sont les capacités des entreprises et groupes privés? – Les entreprises peuvent recevoir temporairement des armes et des systèmes d’engagement provenant des stocks des forces armées ukrainiennes, à condition que ces équipements ne soient pas actuellement déployés au sein d’unités de combat. – L’armée de l’air ukrainienne déterminera au cas par cas le type de systèmes et de munitions alloués. – Le réapprovisionnement en munitions utilisées pour repousser les attaques sera simplifié. – Tous les transferts sont temporaires et soumis à l’approbation de l’armée de l’Air pendant la période d’expérimentation. Ce mécanisme permet : – Une protection plus rapide des installations industrielles et énergétiques – L’intégration des capacités du secteur privé au sein du réseau national de défense aérienne – Une coordination en temps réel entre l’armée de l’Air, les autorités régionales et le nouveau commandement de « défense aérienne de petite taille ». La question des besoins en personnel et en formation a aussi été prise en compte. Des critères de qualification sont définis pour la composition des groupes de défense aérienne ; le personnel suivra une formation et obtiendra une certification dans des établissements d’enseignement désignés par le ministère de la Défense. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/03/depuis-le-24-fevrier-2022-les-forces.html 201 051 soldats russes tués en Ukraine Depuis le 24 février 2022, les Forces armées de la fédération de Russie (FAFR) engagées dans « l’opération militaire spéciale » en Ukraine, ont enregistré, au 3 mars 2026, la mort de 201 051 militaires, selon le décompte du media russe en exil Mediazona, en collaboration avec le service russe de la BBC. 6 859 sont des officiers. Sources Une liste établie « à partir de sources publiques disponibles et vérifiées incluant les publications sur les réseaux sociaux de proches des soldats russes décédés, et des annonces officielles des autorités locales » explique le site qui précise que cette liste « n’est pas exhaustive, puisque tout décès d’un militaire n’est pas de notoriété publique ». Provenance Vers la fin de l’année 2022 et le début de l’année 2023, les pertes parmi les prisonniers recrutés au sein du groupe paramilitaire Wagner ont augmenté significativement. En mars 2023, elles représentaient 21 707 morts soit 10,8% des tués. Mais ce sont globalement les volontaires qui ont payé le plus lourd tribut : 74 623 morts soit 37,1 %. Tranches d’âge Les 36-38 ans constituent la tranche d’âge la plus touchée selon les décomptes de Médiazona : 20 345 morts, suivie par les 33-35 ans, 19 576. Aux extrêmes. 4 827 tués avaient entre 18 et 20 ans et 670 entre 63 et 65 ans. UALosses site comptabilisant les pertes ukrainiennes à partir de sources ouvertes (réseaux sociaux, publications en ligne, registres officiels et monuments commémoratifs...), établit à 92 330 le nombre de morts militaires ukrainiens entre le 24 février 2022 et le 24 février 2026. Photo : ©DR. Citer Ya Rab Yeshua.
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