BTX Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s Depuis qu’il est mis en œuvre par l’Aviation légère de l’armée de Terre [version TTH, pour Tactical Transport Helicopter] et la Marine nationale [NFH, pour Nato Frigate Helicopter], l’hélicoptère NH90 « Caïman » connaît des problèmes récurrents de disponibilité, au point que, quand elle était ministre des Armées, en janvier 2022, Florence Parly fit des remontrances à Airbus Helicopters, membre du consortium NHIndustries aux côtés de Leonardo et de Fokker. « Il ne suffit pas de concevoir, de construire et d’assembler des hélicoptères, car une fois sortis de l’usine encore faut-il les entretenir pour pouvoir les faire voler. […] J’attends donc de meilleurs résultats sur la disponibilité de cet hélicoptère et je continuerai à être très attentive à vos efforts en ce sens », avait-elle dit. Cela étant, grâce à la mise en place des contrats verticalisés par la Direction de la Maintenance aéronautique [DMAé], à l’homogénéisation des différents standards de la version NFH et à l’attribution d’un nouveau marché de soutien à NHIndustries, la disponibilité des NH90 s’est progressivement améliorée. Du moins, c’est ce qu’avait indiqué la Direction générale de l’armement [DGA] l’an passé. En effet, six mois après une réunion organisée avec Airbus Helicopters et les acteurs de l’entretien de ce type d’appareil, la DGA s’était félicitée d’une « amélioration de la disponibilité opérationnelle » des NH90 et du fait que les objectifs fixés en 2024 sur la « livraison des équipements entretenus » avaient été atteints. Cependant, il restait encore à « améliorer la fluidification de la chaîne logistique » et à « développer les capacités de diagnostic et de réparation au plus près des aéronefs ». A priori, la situation des NH90 de l’Aéronautique navale n’était pas totalement satisfaisante il y a encore quelques mois. Dans son dernier avis sur les crédits du programme 178 « Préparation des forces – Marine », le député Yannick Chenevard a en effet déploré que la disponibilité de ces appareils était encore « impactée par [leur] fort taux d’immobilisation malgré une amélioration constante » au cours de ces dernières années. Et cela à cause de « la persistance de tensions logistiques ». Afin d’y remédier, la DGA vient d’organiser une nouvelle « conférence des fournisseurs français du NH90 » pour les industriels et les utilisateurs de cet hélicoptère puissent avoir des « échanges directs ». « Dans le cadre d’une préparation aux conflits de haute intensité, plusieurs enjeux essentiels ont été abordés lors de cette rencontre », a fait savoir la DGA, via le réseau social LinkedIn, le 5 février. Et de citer la « réduction du nombre de pièces critiques pour la disponibilité, divisée par trois depuis 2023, avec un objectif à zéro en vue », des « actions pour améliorer la fiabilité des équipements » et le « renforcement du lien entre utilisateurs et industriels pour une meilleure connaissance des besoins ». Un plan de production a également été notifié aux industriels concernés pour 2026. « L’activité opérationnelle du NH90 est intimement liée à une connaissance optimale des besoins et possibilités de chacun, et chaque fournisseur ou acteur de la chaîne d’approvisionnement est essentiel dans la préparation à la haute intensité », a conclu la DGA. Photo : DGA https://www.opex360.com/2026/02/06/la-direction-generale-de-larmement-prepare-lhelicoptere-nh90-a-la-haute-intensite/ Citer Ya Rab Yeshua.
Messages recommandés
Réagir à la dicussion
Vous pouvez poster maintenant et vous inscrire plus tard - Déja membre ? connectez vous pour poster avec votre compte