Aller au contenu
Aumilitaire

Messages recommandés

Posté(e)

https://www.opex360.com/2026/06/16/larmee-de-lair-de-lespace-va-modifier-vingt-a400m-atlas-pour-les-doter-de-capacites-de-combat-collaboratif/

a400m-aae-20260616.jpg

En 2025, le responsable du développement capacitaire «avions de transport et hélicoptères» au sein de l’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [EMAAE] avait expliqué que le potentiel de l’A400M «Atlas» était «sous-exploité» que l’ajout de nouvelles capacités permettrait de «répondre à un enjeu de masse».

«L’A400M peut être envisagé pour contribuer à des missions de frappe de précision dans la profondeur au cours d’opérations aériennes d’envergure, y compris à proximité d’espaces aériens non permissifs», avait-il développé dans les pages d’un numéro hors série du magazine spécialisé DSI.

Ainsi, avait-il continué, l’intégration «d’effecteurs à bas coût produits en série» permettrait de produire une «masse de feu capable de saturer les systèmes de défense ennemis et d’assurer une frappe de précision à longue portée efficace» au moyen de drones et/ou de missiles.

Bien que dédié essentiellement au transport [voire au ravitaillement en vol], l’A400M pourrait dès lors se transformer en un «avion de combat lourd», avec sa capacité à parcourir 9 000 km en douze heures de vol, à être mis en œuvre depuis n’importe quel type de terrain, avec une faible empreinte logistique, et à voler en mode automatique à 500 pieds d’altitude [152 mètres ndlr], quelle que soit la visibilité.

Mais avant d’en arriver là, encore faut-il doter l’A400M d’une capacité de ciblage, de surveillance et de renseignement [C3ISTAR [Command, Control, Communication Intelligence, Surveillance, Target Acquisition and Reconnaissance], reposant en partie sur une boule optronique.

Cela étant, comme a pu le dire le général Jérôme Bellanger, le chef d’état-major de l’armée de l’Air & de l’Espace [CEMAAE], la «soute est le véritable système de combat de l’A400M». D’où l’idée d’y installer un «Parallel Mission System» afin d’exploiter au maximum ses capacités.

Tel projet avait été évoqué succinctement par le CEMAAE lors d’une audition à l’Assemblée nationale, en avril dernier, dans le cadre de l’examen du projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30. Mais la Direction générale de l’armement [DGA] n’a pas attendu qu’il soit adopté par le Parlement pour notifier à Airbus, via l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement [OCCAr], un contrat de développement portant sur ce «Parallel Mission System».

«Ce contrat vise à doter les A400M français […] d’un système de mission parallèle» afin qu’ils soient «prêts pour jouer un rôle clef dans le combat collaboratif du futur», a souligné la DGA.

Ce système de mission s’appuiera sur une «architecture informatique ouverte, connectée au système de vol de l’avion et à laquelle seront interfacés de nouveaux systèmes de communication, capteurs et effecteurs», a-t-elle détaillé.

Outre cette architecture informatique ouverte, le contrat prévoit d’installer des postes de travail «amovibles» dans la soute de l’A400M ainsi que l’intégration d’un capteur optronique pour lui permettre de mener des missions ISR [renseignement, surveillance, reconnaissance].

Grâce à ce PMS, l’A400M sera en mesure «d’exploiter de nouveaux moyens de communication, des capteurs et des effecteurs», ceux-ci étant censés lui donner une «capacité multirôle». Puis, à terme, ce système de mission permettra la mise en œuvre de drones, de bombes et des missiles susceptibles d’être largués depuis la soute de l’appareil.

«Ce système a également pour objectif de coordonner des missions avec des troupes au sol et d’autres vecteurs tels que des hélicoptères comme le Tigre ou le Caracal et des avions de chasse» dans une logique de mise en réseau de ces différentes plateformes, a précisé la DGA.

Ce PMS devrait être disponible assez rapidement puisqu’il est question qu’il soit qualifié et certifié à bord d’un premier A400M d’ici la fin de l’année 2028.

Au moins six modules PMS complets [système de mission et capteurs] seront livrés à l’armée de l’Air & de l’Espace… qui, dans le même temps, devra modifier vingt de ses A400M pour pouvoir les utiliser. Selon la DGA, ce chantier sera confié au Service industriel de l’aéronautique [SIAé] pour «optimiser et accélérer le déploiement de ces nouvelles capacités».

Ya Rab Yeshua.

Réagir à la dicussion

Vous pouvez poster maintenant et vous inscrire plus tard - Déja membre ? connectez vous pour poster avec votre compte

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.



© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Créer...