BTX Posté(e) 17 août Signaler Posté(e) 17 août https://www.opex360.com/2026/08/16/le-ministere-des-armees-cherche-des-solutions-innovantes-pour-les-capacites-de-contre-minage-de-larmee-de-terre/ Publié en février, un rapport parlementaire sur l’arme du génie a souligné que les capacités de contre-minage de l’armée de Terre étaient vieillissantes et, surtout, insuffisantes. «Les moyens actuellement disponibles, au premier rang desquels les Systèmes d’ouverture d’itinéraire minés [SOUVIM], reposent sur une technologie conçue dans les années 1990», ont avancé ses auteurs. Cela étant, de nouveaux moyens sont progressivement mis en service au sein de l’ armée de Terre. C’est le cas du robot SDZ [pour «Système de déminage/dépollution de zone] ou encore celui de l’Engin de bréchage mécanique de zone [EBMZ], dont l’évaluation tactico-opérationnelle est en cours. Mais le remplacement du SOUVIM et du Système de déminage pyrotechnique de mines antichars [SDPMAC] ne sont pas à l’ordre du jour pour le moment. Le contre-minage couvre plusieurs aspects, comme la détection, la levée de doute, le brouillage [des engins explosifs improvisés], le leurrage, le bréchage, la neutralisation/destruction, la fusion de données ou encore la préparation opérationnelle. Aspects qui sont pris en compte par l’Opération Agile de Stimulation de l’Innovation appliquée aux Systèmes [OASIS] Democles, laquelle a fait l’objet d’un accord-cadre confié par l’Agence de l’innovation de défense [AID] à un groupement momentané d’entreprises comprenant KNDS France, Thales et Arquus pour une durée de sept ans. L’un des objectifs de Democles est d’identifier des «acteurs capables de fournir des réponses innovantes aux enjeux de lutte contre les cibles du contre-minage [mines, engins explosifs improvisés, obstacles antichars, etc.]», explique l’AID. Fin juillet, deux défis ont été lancés au titre de l’OASIS Democles. Le premier, porté par Thales, concerne la menace des engins explosifs improvisés radio-commandés [RCIED]. Pour la contrer, l’armée de Terre équipe ses véhicules de brouilleurs. Seulement, placés sur le toit du blindé, ces derniers ne cohabitent pas forcément bien avec les moyens de communication et de radionavigation. «La proximité tant spatiale que spectrale entre brouilleurs et récepteurs de communication est un compromis entre performances d’autoprotection et capacité de communication. Des solutions de contournement de blanking fréquentiel et/ou temporel doivent souvent être mises en œuvre. Mais [elles] réduisent tantôt les performances d’autoprotection, tantôt celles des communications ou de radionavigation», explique l’AID. En outre, poursuit-elle, le «positionnement des aériens du brouilleur sur le toit des véhicules peut limiter le fonctionnement du porteur condamnant certaines trappes pour prévenir des Dangers des Rayonnements Électromagnétiques sur les Personnes [DREP]». Pour y remédier, l’idée est d’intégrer plusieurs antennes planaires sur les côtés du véhicule porteur. Cette solution offre deux avantages : les émissions du brouilleur seront non seulement plus proches du sol tout en étant plus éloignées des systèmes de communication et des trappes d’accès au toit de l’engin. Ouvert uniquement à toute entité basée en France [TPE, PME, ETI, laboratoires, universités, etc.], le défi proposé par Thales vise à «établir une spécification technique relative à la technologie d’aériens planaires la plus prometteuse en vue d’envisager ensuite […] la réalisation et l’évaluation d’un démonstrateur» puis une «intégration sur les porteurs terrestres cibles» du PTD «Contre-Minage [à savoir, les robots ROBIN, blindés Griffon Génie et Serval Génie]. S’adressant aux mêmes acteurs économiques et scientifiques, le second défi, lancé par KNDS France, doit permettre d’identifier la solution la plus performante et la mieux adaptée aux besoins de l’armée de Terre pour détecter les mines «faiblement enfouies», en misant sur un radar à pénétration de sol [RPS], lequel incarne une «technologie prometteuse», selon l’AID. A priori, ce RPS équipera un système robotisé, KNDS France ayant précisé qu’un «plan d’interface mécanique sur robot BARAKUDA [de Sharks Robotics] ainsi que les pièces afférentes» seront livrés aux participants de ce défi en vue d’une évaluation devant être réalisée à Bourges en janvier prochain. «Des éléments de contexte seront proposés pour participer à imaginer la solution intégrée en série dans un contexte opérationnel», a ajouté l’industriel. Photo : VBMR Griffon en version « Génie » Citer Ya Rab Yeshua.
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