Je pense qu'on ne serait pas trop surpris...
Il y a encore des bons français qui se battraient pour la France, ça, pas de souci. Il y en aura toujours.
Mais des millions? Nah. Je n'y crois pas trop, non.
Et plus on connaît le confort et moins on a envie de le perdre.
On a aussi énormément de jeunes qui ne donneraient pas une seconde de leur peau à la France, ça se casserai direct au bled ou ailleurs.
Sans parler de combien de militaires français d'active ne m'ont déjà pas dit "si demain ça pète, je n'ai rien à foutre, je me casse".
Donc bon...!
Je pense que tant qu'on ne l'a pas vécu, difficile de savoir. Peut-être que je me trompe et on serait surpris.
Mais je pense que le risque est que, si on se base sur du volontariat, la pyramide d'âge des gens se battant seraient largement inversée.
On ne pourrait pas non plus compter sur beaucoup de vegans-terre-plate-complotisme/liberté-anti-fascho/non-binaire/xenogenre-flaque-deau pour sauver la France. Jusqu'à ce que la faim frappe à la porte.... dans ce cas là, beaucoup d'idéologies modernes meurent et on revient aux instincts et aux bases.
Quand j'ai quitté St. Maixent pour l'Armée de l'Air suite à un gros mic-mac médical, c'était en même temps que deux autres collègues. Un qui ne voulait pas rester car ça ne lui plaisait pas. L'autre allait bientôt perdre son père brutalement et n'allait vraiment pas bien et voulait être à son chevet (elle s'engagera de nouveau plus tard dans l'armée de l'air et y restera longtemps). Son père décédera quelques semaines plus tard.
On a fait:
- compte rendu écrit, qui devait être carré et selon les règles. Comme d'habitude, si pas correctement écrit, bah, tu recommences.....
- à partir de deux jours plus tard, reçus par le chef de section, commandant de compagnie, puis chef de corps en second (si je me rappelle bien). On a dû clairement exposer les raisons de notre départ, il y a eu un échange, sans jamais de jugement ou méchanceté.
- visite médicale de départ, obligatoire, pour s'assurer que l'état de santé à la sortie était le même que l'état de santé à l'entrée et qu'aucune infirmité n'a eu lieu pendant notre service
- circuit départ, avec réintégration du matériel, passage aux différents services dont administration pour les droits de chômage, etc.
Ça a duré environ 10j...
Forcément pendant ce temps, bah, on n'était plus intégrés à la section ni à la compagnie.... on était effectivement "à part" parce que bah, les autres, eux, ont continué la formation.
2 semaines après j'étais à Rochefort.
Donc bon, ces jeunes qui pleurent... oui, on a le droit de partir pendant la période probatoire. Ça ne veut pas dire qu'on part là, maintenant, de suite, le jour même... il y a des règles à suivre et de l'administratif à gérer pour les deux parties...
Et oui, si on part sans faire tout dans les règles, c'est de la désertion...
La "pauvre" avocate doit faire son taf de défendre ces petits chérubins trop fragiles. Quelle ANGOISSE d'attendre 10j de faire un circuit départ dans les règles....
Où va ce monde...