Je pense que le "problème" des réserves se situe au delà d'un simple question sémantique, et que ce n'est pas "la solution" bien frenchie qui consiste à reprendre les mêmes en changeant l'emballage qui fera évoluer la chose. Le changement de mentalité vis-à-vis de la réserve passe par des mesures concrètes de formation, d'emploi et d'évolution qui sont la clé pour leur intégration. Par ailleurs, quelque chose que l'on occulte systématiquement est la dimension plurielle de la réserve. Il n'existe pas une réserve (ou une GN pour faire plaisir à mon général) mais des réserves (et donc par extension, des GN) ! Un réserviste de l'AdT n'est pas aujourd'hui employé comme un réserviste de l'AA, encore moins un Marin et je ne parle même pas de la GN ou ils sont considérés comme la 35e roue du carrosse (alors que paradoxalement la gestion administrative et de la communication vis-à-vis des réservistes de la GN est quasi exemplaire). Évidemment, cet état tient en partie au fait que chaque armée gère de manière autonome ses personnels.
Aux US, par exemple, les réservistes de l'USAR (qui en porte d'ailleurs le nom et qui ne sont pas à confondre avec la GN US qui est une armée territoriale), sont particulièrement intégrés aux armées depuis les années 60 au point que certains services/armes sont totalement sous leurs commandement et que leur présence représente à minima 25% des effectifs des armes de mêlées. Aucune OPEX ne se fait sans la réserve ... Après les moyens et les possibilités ne sont pas les mêmes : Contrats modulables jusqu'à possibilité de plein temps, symbiose du monde civil-militaire, formation de qualité et continue, possibilité de carrière etc.
Bref, on est loin de ce modèle avec la "GN 35 jours" ...