Pas de nom à la radio, mais il existe de grands groupes faisant affaire avec l'armée et ayant signé une convention avec la GN et qui, après les poignées et de main et cocktail au ministère, se sont révélées rétives dans l'application. Le problème c'est que la valeur juridique de la convention est faible, tant les clauses dérogatoires permettent à l'entreprise de finalement contourner l'esprit de l'accord. L'opposabilité par le salarié est bien évidement une question qui ne se pose pas (suffit de voir dans la FP comment est appliquée, ou plutôt non appliquée, la circulaire des 30 jours pour s'en convaincre).
Maintenant, je ne dis pas que la chose est généralisée. On manque encore trop de recule pour savoir qui joue ou ne joue pas le jeu. Il faut toutefois se garder des coups d’œil hâtif car, comme tu le dis parfaitement, l'objet de l'entreprise c'est de prospérer et l'officiel (conventions) ou le non officiel (influence), ne sauraient être des moyens suffisants pour qu'une entreprise laisse partir des salariés sous les drapeaux. C'est même d'ailleurs l'effet inverse qui est recherché depuis la charte de 2019.
Bref, on est encore à des années lumières de la symbiose privée-public des US.