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La France va envoyer un attaché militaire en Arménie et ouvrir un consulat dans une région convoitée par Bakou


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Tout comprendre au conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans le  Haut-Karabakh - L'Express

Selon la Direction générale du Trésor, l’Azerbaïdjan possède les 25e réserves mondiales prouvées de gaz et une capacité de production annuelle d’environ 36 milliards de mètres cubes par an [du moins était-ce le chiffre avancé en 2019]. Ce qui lui a permis d’exporter 11,6 milliards de mètres cubes, dont 79% vers la Turquie. Et, en 2020, il était question de porter cette production à 54 milliards de mètres cubes par an, grâce à l’exploitation des gisements d’Absheron et d’Umid-Babek.

« Cependant, l’augmentation de la consommation intérieure [11,5 milliards m3 en 2019, +8,7%) crée une pression sur les volumes de gaz azerbaïdjanais pouvant être exportés. En 2017, le pays a même signé un contrat d’importation avec [le groupe russe] Gazprom pour couvrir ses besoins. Le gouvernement entend donc poursuivre une politique d’extraction intensive, les volumes extraits du champ de Shah Deniz devant notamment augmenter de 13% en 2020 », a noté la Direction générale du Trésor.

Cela étant, avec la guerre en Ukraine et les sanctions qu’elle a imposées à la Russie, l’Union européenne [UE] cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz naturel.

Et elle s’est donc tournée vers l’Azerbaïdjan.

Ainsi, en juillet 2022, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen s’est rendue à Bakou pour signer un accord en vertu duquel l’Azerbaïdjan a pris l’engagement d’exporter 20 milliards de mètres cubes de gaz vers l’UE d’ici 2027. D’autres projets énergétiques ont par ailleurs été mis sur la table, notamment dans le domaine des énergies renouvelables [hydrogène, solaire], avec, à la clé, la promesse d’investissements, dont 60 millions d’euros devant provenir de fonds européens.

Et, à cette occasion, Mme von der Leyen a estimé que l’Azerbaïdjan était un « partenaire fiable et digne de confiance »… malgré ses menaces d’user de la force pour contraindre le Haut-Karabakh – peuplé majoritairement d’Arméniens – à revenir dans son giron et régler d’autres différends territoriaux avec l’Arménie.

Aussi, quand Bakou a « étranglé » le Haut Karabakh [ou République d’Artsakh] en fermant le corridor de Latchine, son unique voie d’accès vers l’Arménie, l’UE a regardé ailleurs… Mais elle n’était pas la seule…

Garante de l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2020 pour mettre un terme à une offensive lancée quelques semaines plus tôt par l’Azerbaïdjan au Haut Karabakh, la Russie a laissé faire. Comme elle a été passive quand, le 19 septembre, Bakou a mené une opération militaire éclair pour s’emparer, sans coup férir, de ce territoire.

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Depuis, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a beau jeu d’assurer que les droits des Arméniens du Haut Karabakh seront garantis… Sur une population de 150’000 individus, plus de 50’000 se sont déjà réfugiés en Arménie. Et ce n’est pas fini.

Opinion |   Si le corridor de Zanguezour n

Maintenant qu’il a repris le contrôle d’un territoire qui lui avait été « donné » par Staline au temps de l’Union soviétique, le président Aliev va-t-il en rester là ? C’est peu probable… Car Bakou a une autre revendication : obtenir un accès à son territoire du Nakhitchevan, via le « corridor de Zanguezour », qui couperait en deux la région arménienne de Syunik. Ce qui serait d’ailleurs vu d’un bon oeil à Ankara, dans la mesure où cela permettrait de relier la Turquie et l’Azerbaïdjan à l’Asie centrale, de couper l’Arménie de son allié iranien et de mettre la main sur des gisements de zinc, de cuivre et de molybdène.

Même si elle est membre de l’Organisation du traité de sécurité collective [OTSC], dirigée par la Russie, l’Arménie se trouve isolée… Et ne pourrait vraisemblablement pas s’opposer aux visées azerbaïdjanaises.

« Les systèmes de sécurité extérieure dans lesquels l’Arménie est impliquée se sont révélés inefficaces pour protéger sa sécurité et ses intérêts », a ainsi estimé Nikol Pachinian, le Premier ministre arménien, lors d’une allocution télévisée diffusée le 24 septembre. « L’Arménie n’a jamais renoncé à ses obligations ni trahi ses alliés. Mais l’analyse de la situation montre que les systèmes de sécurité et les alliés sur lesquels nous comptons depuis longtemps se sont fixés pour tâche de montrer notre vulnérabilité et l’incapacité du peuple arménien à avoir un État indépendant », a-t-il insisté.

Le même jour, le président Macron a assuré que la France est « aujourd’hui très vigilante à l’intégrité territoriale de l’Arménie ». Et cela après avoir exprimé, à plusieurs reprises, le soutien de Paris à Erevan. Cependant, les actes n’ont pas suivi les discours… Va-t-il en aller autrement cette fois ?

A priori, et toute proportion gardée, la France s’oriente vers une sorte de stratégie du « piéton imprudent » [qui, traversant la route sans regarder, oblige les automobilistes à freiner].

Le 26 septembre, à l’Assemblée nationale, et alors que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, rencontrait M. Aliev au Nakhitchevan, la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a ainsi affirmé que la « France prendra dans les jours qui viennent les initiatives qui s’imposent, que ce soit à titre national, à titre bilatéral avec l’Arménie, aux Nations unies, en qualité de membre permanent du Conseil de sécurité ou au sein de l’Union européenne ».

« Aucun pays n’aide davantage l’Arménie que la France. […] C’est vrai sur le plan diplomatique : toutes les réunions du Conseil de sécurité des Nations unies consacrées à ce sujet, toutes sans exception, se sont tenues à l’initiative de la France. En outre, […] c’est également à l’initiative de notre pays qu’une mission d’observation est déployée en Arménie », a ensuite enchaîné la ministre, avant d’insister sur l’aide humanitaire apportée aux « populations arméniennes du Haut-Karabakh ».

Et d’ajouter, en réponse à la députée Emmanuelle Anthoine [LR] : « Puisque vous nous demandez des actes, sachez que nous avons également renforcé notre relation de défense avec l’Arménie. Un attaché de défense sera présent à l’ambassade de France à Erevan » et « nous ouvrirons prochainement une antenne consulaire dans la région de Syunik, près de la frontière ».

Enfin, Mme Colonna a accusé la Russie de complicité dans les « opérations militaires engagées par l’Azerbaïdjan ». Et pour elle, cela rend « encore plus nécessaire une action diplomatique internationale ». Quant à l’UE, elle doit « agir avec nous pour le respect de l’intégrité territoriale de l’Arménie et préserver les droits des Arméniens du Haut-Karabakh à vivre, s’ils le souhaitent, dans le respect de leurs droits historiques », a-t-elle conclu.

Ya Rab Yeshua.

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https://www.opex360.com/2023/10/04/la-france-va-livrer-du-materiel-militaire-a-larmenie-sans-aucun-esprit-descalade/

La France va livrer du matériel militaire à l’Arménie « sans aucun esprit d’escalade »

 

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Après s’être assuré du contrôle du Haut-Karabakh, jusqu’alors peuplé majoritairement d’Arméniens, après une offensive éclair, l’Azerbaïdjan va-t-il profiter de sa supériorité militaire pour établir un accès à son territoire du Nakhitchevan, via le « corridor de Zanguezour », lequel traverse la région arménienne de Syunik? C’est ce que l’on redoute à Erevan…

Or, dans la situation actuelle, l’Arménie aurait du mal à s’opposer aux visées azerbaïdjanaises, d’autant plus qu’elle a été « lâchée » par la Russie, qui s’est montrée passive lors de l’affaire du Haut-Karabakh, alors qu’elle y avait déployé 2000 soldats pour faire respecter le cessez-le-feu négocié entre Erevan et Bakou pour mettre fin aux hostilités déclenchées en octobre 2020.

D’ailleurs, Erevan en a tiré les conséquences, en disant vouloir revoir ses alliances et en faisant ratifier par ses parlementaires, au grand dam de Moscou, son adhésion à la Cour pénale internationale [CPI], laquelle a émis un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine, le chef du Kremlin.

Cela étant, si elle ne veut plus compter sur la Russie [alors qu’elle accueille encore une base russe – celle de Gyumri – sur son territoire et qu’elle fait encore partie de l’Organisation du traité de sécurité collective], l’Arménie ne peut pas non plus espérer l’appui des États-Unis.

Et, parmi « ses amis », certains affichent une position ambigüe, comme l’Iran, qui, le 2 octobre, s’est dit « opposé à la modification des frontières internationales et aux changements géopolitiques dans la région » du Caucase tout en soutenant la mainmise de l’Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh.

Reste à voir si l’Iran pourrait contribuer à renforcer les capacités des forces arméniennes… L’an passé, l’Azerbaïdjan avait fait courir la rumeur selon laquelle plusieurs centaines de missiles antichars de facture iranienne auraient été livrés à l’Arménie… Ce qui fut démenti par le ministère arménien de la Défense.

En revanche, à la même époque, celui-ci a signé plusieurs contrats d’armement avec l’Inde, afin de se procurer quatre lance-roquettes multiples Pinaka et des missiles antichars pour un montant total de 244 millions de dollars. Puis, une commande d’obusiers de 155 mm – pour 155,5 millions de dollar – aurait été passée par Erevan auprès de Kalyani Strategic Systems, une filiale du groupe indien Bharat Forge. D’ailleurs, Erevan et New Delhi avaient affirmé, plus tôt, vouloir renforcer leur coopération militaire au nom de leurs « intérêts géopolitiques communs » et, surtout, de leurs mauvaises relations avec le… Pakistan.

Enfin, la France a dit, à plusieurs, reprises, se tenir au côté de l’Arménie… Mais jusqu’à présent, ce soutien ne s’est pas concrétisé au niveau militaire, sauf si l’on excepte l’envoi d’un attaché de défense à Erevan [récemment annoncé par Catherine Colonna, la ministre des Affaires étrangères, alors qu’il est effectif depuis le mois d’août]. Pourtant, et singulièrement depuis l’édition 2022 du salon de l’armement aéroterrestre EuroSatory, les contacts entre les responsables français et arméniens se sont multipliés… Et cela alors que l’Union européenne [UE] a signé des accords avec l’Azerbaïdjan [un « partenaire fiable et digne de confiance », dixit Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission de Bruxelles] pour garantir son approvisionnement en gaz.

 

Et lors d’une audition à l’Assemblée nationale pour évoquer le projet de loi de finances initiale 2024, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a dit avoir régulièrement des contacts avec Souren Papikian, son homologue arménien, afin d’évaluer les besoins d’Erevan.

Selon le dernier rapport au Parlement publié par le ministère des Armées au sujet des exportations d’équipements militaires, l’Arménie n’a passé aucune commande auprès de la Base industrielle et technologique de Défense [BITD] française au cours de ces dix dernières années… Et les seules armes de facture française en possession des forces arméniennes seraient des missiles antichar MILAN.

 

Quoi qu’il en soit, Erevan peut compter sur un soutien actif de parlementaires français, en particulier sur les sénateurs du groupe d’amitié « France Arménie ». En avril, son président, Gilbert-Luc Devinaz, avait déclaré qu’il fallait « permettre à l’Arménie d’assurer la sécurité de ses frontières » et donc « l’aider à s’armer ». Et c’est ce qui devrait se passer prochainement.

En effet, lors d’une visite à Erevan, le 3 octobre, Mme Colonna a annoncé que Paris avait « donné son accord » pour la livraison d’équipements militaires à l’Arménie.

« La France a donné son accord à la conclusion de contrats futurs forgés avec l’Arménie qui permettront la livraison de matériel militaire à l’Arménie pour qu’elle puisse assurer sa défense », a en effet déclaré la cheffe de la diplomatie française, lors d’une conférence de presse.

Cependant, la ministre n’a pas précisé la nature des équipements militaires susceptibles d’être livrés aux forces armées armérniennes, lesquels disposent quasi-exclusivement de matériels d’origine russe [ou soviétique]. Toutefois, elle a assuré que Paris agirait « dans ce domaine avec esprit de responsabilité de part et d’autre et sans aucun esprit d’escalade »… Ce qui suggère que l’accent sera mis sur le renforcement des capacités défensives de l’Arménie. Aussi, il ne serait pas surprenant qu’il soit question de missiles antichars et antiaériens, comme l’Akeron MP et le MISTRAL 3.

Photo : Akeron MP / MBDA

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

https://www.opex360.com/2023/10/16/la-france-est-sur-le-point-de-finaliser-des-mesures-operationnelles-concretes-avec-larmenie/

La France est sur le point de « finaliser des mesures opérationnelles concrètes » avec l’Arménie

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Le 15 octobre, vêtu d’un treillis, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a hissé le drapeau de son pays à Stepanakert, la capitale de l’ex-République d’Artsakh [ou Haut Karabakh], après en avoir fait la conquête lors d’une offensive éclair, menée le 19 septembre dernier en profitant de la passivité de la Russie, pourtant garante d’un accord de cessez-le-feu signé en novembre 2020 par Bakou et Erevan.

Haut-Karabakh : Ilham Aliev, l'autocrate qui voulait réunifier l'Azerbaïdjan

Depuis, ayant subi un blocus imposé par Bakou pendant plusieurs mois, ce territoire s’est vidé de sa population arménienne.

La question est désormais de savoir si le président Aliev se contentera de cette conquête… En effet, l’Azerbaïdjan est soupçonné de vouloir profiter de sa supériorité militaire pour instaurer un accès à son territoire du Nakhitchevan, via le « corridor de Zanguezour », qui traverse la région arménienne de Syunik. Voire d’envahir carrément l’Arménie.

En tout cas, et à en croire Politico, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, aurait confié à une poignée de parlementaires que ses services considéraient l’hypothèse d’une invasion de l’Arménie par l’Azerbaïdjan dans un avenir proche.

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Ayant assisté à cette réunion en comité restreint, le représentant Franck Pallonne, élu démocrate du New Jersey, a d’ailleurs relayé publiquement cette crainte. « Aliev va de l’avant avec son objectif de prendre le sud de l’Arménie », a-t-il affirmé, via X/Twitter. Et de souligner que son régime s’était « enhardi après avoir subi peu de conséquences » pour avoir assuré sa mainmise sur le Haut Karabakh.

Toujours selon Politico, M. Blinken aurait dit envisager de ne pas renouveler une dérogation Freedom Support Act, laquelle autorise les États-Unis à fournir une assistance militaire à Bakou depuis 2002, malgré ses différends territoriaux avec Erevan.

 

Cela étant, ce dossier est sensible pour la diplomatie américaine, laquelle cherche à ménager la Turquie, proche alliée de l’Azerbaïdjan, en vue d’obtenir son accord pour l’adhésion de la Suède à l’Otan.

De son côté, et alors que le Haut Karabakh a été conquis par l’Azerbaïdjan dans une relative indifférence générale, l’Arménie compte ses amis… Et la France en fait partie.

Lors d’un déplacement à Erevan, le 3 octobre, la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a annoncé que Paris avait « donné son accord à la conclusion de contrats futurs […] qui permettront la livraison de matériel militaire à l’Arménie pour qu’elle puisse assurer sa défense ». Et d’assurer que cela se ferait « avec esprit de responsabilité de part et d’autre et sans aucun esprit d’escalade ».

Visiblement, la position française dérange. « Une mission de défense permanente a été ouverte et notre attaché de défense, un lieutenant-colonel expérimenté, fait l’objet d’attaques dans le champ informationnel : je tiens à le féliciter pour son engagement », a en effet déclaré Sébastien Lecornu, le ministre des Armées, lors d’une audition au Sénat, le 11 octobre.

En tout cas, celui-ci a dit suivre le sujet de l’Arménie de « très près » et avoir établi une « relation de confiance » avec Souren Papikian, son homologue arménien.

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« Le chef de l’État a clairement établi que notre agenda en matière défensive pouvait tourner autour de la vente d’armes. Je n’en dirai pas plus pour éviter les pressions, mais certaines armes peuvent être strictement défensives et surtout servir à protéger des vies et à assurer la sécurité », a ensuite continué M. Lecornu.

Et de conclure : « Je serai en contact la semaine prochaine avec le ministre de la Défense arménien pour finaliser des mesures opérationnelles et concrètes. La France est engagée auprès de l’Arménie ». Faut-il en déduire que les forces françaises participeront à des exercices en Arménie ?

Photo : Missile MISTRAL – MBDA

Ya Rab Yeshua.

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https://www.opex360.com/2023/10/23/la-france-va-envoyer-des-instructeurs-militaires-en-armenie/

La France va envoyer des instructeurs militaires en Arménie

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Durant l’été 2020, et selon leur concept « deux pays, une nation », l’Azerbaïdjan et la Turquie organisèrent un exercice militaire conjoint dans le Nakhitchevan, une région azerbaïdjanaise coincée entre l’Arménie et l’Iran. Or, quelques semaines plus tard, le Haut-Karabakh fut le théâtre d’une nouvelle guerre, qui tourna à l’avantage de Bakou… qui reçut un appui d’Ankara.

Trois ans plus tard, après s’être finalement assuré du contrôle total du Haut-Karabakh, l’Azerbaïdjan est soupçonné de vouloir tirer profit de sa supériorité militaire pour lancer une offensive contre l’Arménie, afin de se ménager un accès vers le Nakhitchevan, via le « corridor de Zanguezour », lequel traverse la région arménienne de Syunik.

Image illustrative de l’article Nakhitchevan

Et c’est dans ce contexte que, ce 23 octobre, Bakou et Ankara ont annoncé la tenue des manoeuvres « Mustafa Kemal Atatürk 2023 », avec la participation de 3000 soldats, 130 blindés, 100 pièces d’artillerie et plus de 20 aéronefs, dont des avions de combat.

« La France sera extrêmement vigilante face à toute tentative de menacer la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Arménie », a réagi le Quai d’Orsay, alors que le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, devait recevoir Souren Papikian, son homologue arménien, pour évoquer la coopération militaire entre Paris et Erevan.

Si l’Arménie semble isolée, elle peut néanmoins compter sur le soutien de la France. La semaine passée, lors d’une audition au Sénat, M. Lecornu avait dit qu’il annoncerait des mesures « technico-opérationnelles » au profit des forces armées arméniennes dans les prochains jours. Ce qu’il vient donc de faire.

Ainsi, trois axes de coopération ont été définis. Le premier visera à accompagner la réforme du ministère arménien de la Défense et la transformation de ses forces armées. Sur ce point, M. Lecornu a parlé d’établir une « intimité stratégique », ce qui passera par la nomination d’un conseiller militaire français à Erevan, des échanges avec la Direction des ressources humaines de l’armée de Terre [DRHAT] et l’accueil d’élèves officiers et sous-officiers arméniens à l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan et à l’École nationale des sous-officiers d’active [ENSOA].

Le second axe développé par M. Lecornu porte sur la formation au combat d’infanterie, en particulier dans trois domaines : le combat débarqué, le combat en montagne et le tir de précision. Et cela supposera l’envoi en Arménie d’instructeurs militaires français, au sein de « détachements d’instruction opérationnelle » [DIO]. À noter qu’il est aussi question de livrer à l’armée arménienne des équipements dits de « cohérence, » comme des jumelles de vision nocturne [JVN].

 

Enfin, dans le domaine capacitaire, le ministre français a surtout insisté sur la défense aérienne. Et l’Arménie a confirmé l’achat de trois radars GM 200 auprès de Thales.

Mais comme M. Lecornu l’a souligné, « la détection n’a de sens que si elle s’accompagne de modules d’intervention et d’interception des attaques qui viendraient du ciel », une lettre d’intention a été signée pour livrer à Erevan – et dans un premier temps – des missiles sol-air Mistral 3. D’autres annonces pourraient suivre par la suite, un audit de la défense aérienne arménienne devant être mené prochainement avec le concours de la France.

Anticipant les critiques que l’Azerbaïdjan ne manquera probablement pas d’émettre à l’endroit de la France [récemment accusée par Bakou de « mener une politique de militarisation » dans le Caucase, ndlr], M. Lecornu a mis les choses au clair. « Il suffit que l’on ne vous attaque pas pour que ces armes ne servent pas », a-t-il lancé.

Et d’insister : « La défense sol-air ne se déclenche que lorsqu’il y a agression. […] C’est un système d’armes qui, de par leur nature même, ne peuvent être mises en oeuvre que lorsqu’il y a une agression sur le territoire arménien et souvent avec des populations civiles en dessous ».

Photo : armée de Terre

Ya Rab Yeshua.

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https://www.forcesoperations.com/larmenie-se-rapproche-de-la-france-pour-renforcer-sa-defense-sol-air/

L’Arménie se rapproche de la France pour renforcer sa défense sol-air

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La défense anti-aérienne de l’Arménie sera renforcée de radars et missiles sol-air fournis par Thales et MBDA, pan industriel d’un partenariat de défense scellé ce lundi à Paris par le ministre des Armées Sébastien Lecornu et son homologue arménien, Suren Papikyan.

 
Radars GM200 et missiles Mistral
À nouveau menacée par son voisin azéri, l’Arménie a acté avant hier l’acquisition de trois radars Ground Master 200 (GM200) auprès du groupe français Thales pour muscler son bouclier anti-aérien et renouveler une capacité globalement héritée de l’époque soviétique. 
 

La détection n’a de sens que si elle se complète de moyens d’interception, soulignait Sébastien Lecornu en marge de cette troisième rencontre bilatérale en l’espace d’un an. Erevan a donc signé une lettre d’intention avec MBDA pour l’acquisition de systèmes Mistral 3. L’ensemble doit fournir aux forces arméniennes « une défense du ciel qui soit la plus efficace possible ».

« C’est un des grands retours d’expérience de l’Ukraine. Face aux attaques de drones et de missiles, la protection du ciel est quelque chose d’absolument clé pour protéger les troupes et les populations civiles », commentait Sébastien Lecornu.
 

Le ministre français aura insisté à plusieurs reprises sur le caractère défensif de l’aide française. « Ce sont des systèmes d’armes qui par leur nature même ne peuvent être mis en oeuvre que parce qu’il y a une agression sur le territoire arménien. (…) Personne ne peut reprocher à un État souverain de protéger son ciel et la population qui est en dessous ».

Pour Thales, ce contrat vient étoffer un carnet de commandes déjà bien rempli. Après une commande moldave et les perspectives en Irak, l’Ukraine a émis le souhait d’acquérir deux radars GM200 potentiellement livrés l’an prochain. Ils viendront s’ajouter à l’exemplaire financé via le fonds de soutien abondé par l’État français.
 

Ni les montants, ni les calendriers de livraisons n’ont été détaillés, mais tant la commande de GM200 que celle envisagée pour le Mistral interviennent sur fond d’accélération des cadences. La production de missiles Mistral est ainsi passée de 20 à 40 par mois, quand celle des radars a doublé, rappelait le ministre des Armées le 17 octobre lors d’une visite sur le site roannais de KNDS France (Nexter).

Si la défense sol-air est prioritaire, elle n’est pas le seul investissement consenti. L’Arménie vient également de commander des jumelles multifonctions auprès du groupe Safran. « Vous avez besoin de capteurs, vous avez besoin d’éléments de renseignement et Safran vous propose un contrat clé en main sur ce type d’instrument », notait le ministre des Armées. 
 
« Créer une intimité stratégique »
Ces achats auprès de la BITD française ne sont qu’un volet d’un partenariat de défense stratégique similaire à celui officialisé il y a peu avec la Moldavie. Engagé à l’été 2022, ce rapprochement se poursuit sur fond d’offensive éclair déclenchée par Bakou dans l’enclave à majorité arménienne du Haut-Karabakh. 
 

« L’actualité du mois de septembre et les graves événements n’ont pas remis en cause la stratégie, bien au contraire », relevait Sébastien Lecornu. « Il est temps d’inscrire notre coopération sur une base institutionnelle à plus long terme grâce une planification conjointe et au renforcement des capacités opérationnelles », déclarait Suren Papikyan.

La création d’une « intimité stratégique » reposera sur plusieurs piliers. À l’instar de ce qui a été promis au partenaire moldave, la France a décidé il y a un an d’ouvrir une mission de défense au sein de son ambassade d’Erevan. Elle propose désormais d’insérer un conseiller militaire aux côtés de la présidence arménienne, un officier appelé à agir au titre de « consultant en matière de réforme et de transformation ». La démarche se complète de la réalisation d’un audit de la défense anti-aérienne arménienne « pour réfléchir aux besoins puisque ces radars et ce dispositif sont évidemment une première étape ».
 

La transformation de l’appareil sécuritaire arménien sera ensuite accentuée par des moyens de formation. Une lettre d’intention sera « bientôt » signée par les académies militaires de chaque pays pour « permettre, justement, de fonder et d’instituer dans la durée la coopération en matière de formation ». 

Sur ce volet, « les choses vont aller très vite ». « Les premières visites auprès des écoles de Saint-Maixent [École nationale des sous-officiers d’active] et de Saint-Cyr [École spéciale militaire] ont déjà eu lieu. Les jumelages entre officiers vont se faire dans les toutes prochaines semaines », annonçait le ministre français. 
 

Autre dispositif évoqué, des missions de formation pourront être déclenchées sur le sol arménien dans trois domaines du combat d’infanterie : le combat débarqué, le combat de montagne et le tir de précision. En cas de feu vert, l’envoi de détachements d’instruction opérationnelle pourrait se matérialiser dès fin 2023, début 2024. 

Crédits image : Thales

Ya Rab Yeshua.

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  • 3 weeks later...

https://www.opex360.com/2023/11/13/la-france-aurait-livre-au-moins-une-vingtaine-de-vehicules-blindes-bastion-a-larmenie/

La France aurait livré au moins une vingtaine de véhicules blindés Bastion à l’Arménie

 

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Son intégrité territoriale pouvant être menacée par l’Azerbaïdjan, qui lui est militairement supérieur, l’Arménie est en quête de soutiens. Surtout après la passivité de la Russie lors de l’affaire du Haut-Karabakh… Passivité qui a d’ailleurs conduit son Premier ministre, Nichol Pachinian, à reconsidérer ses alliances stratégiques. En attendant, Erevan peut se prévaloir de l’appui de Paris.

Fin octobre, après avoir reçu son homologue arménien, Souren Papikian, le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu, a donné les grands axes de la coopération militaire que la France entendait nouer avec l’Arménie.

D’abord, il s’agira d’accompagner les forces arméniennes dans leur processus de transformation en favorisant une « intimité stratégique » avec leurs homologues françaises. Ensuite, des détachements d’instruction opérationnelle [DIO] de l’armée de Terre devraient être envoyés en Arménie pour y mener des formations en matière de combat débarqué, de combat en montagne et de tir de précision.

Enfin, un renforcement « capacitaire » est aussi au programme, en particulier dans le domaine de la défense aérienne. Déjà, Erevan a signé une commande portant sur trois radars GM-200 auprès de Thales et il est question d’une livraison de missiles sol-air MISTRAL 3. D’autres annonces pourraient suivre par la suite, Paris ayant proposé de réaliser un audit des capacités de l’Arménie en la matière.

Cela étant, il n’était pas question de livrer des véhicules blindés aux forces arméniennes. Du moins, cela n’avait pas été évoqué explicitement jusqu’alors… Or, selon Leonid Nersisyan, analyste militaire et chercheur à l’Institut de recherche politique appliquée d’Arménie [APRI], au moins 21 véhicules blindés de type Bastion, produits par le groupe français Arquus, seraient en route vers l’Arménie, via le port de Poti [Géorgie], où ils ont été photographiés.

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« Apparemment, cela confirme également que 50 VAB Mk3, évoqués par des rumeurs précédentes, pourraient également faire partie de contrats existants », a ajouté M. Nersisyan, via X/Twitter.

A priori, ces blindés Bastion étaient destinés à l’Ukraine. Du moins, il était en effet question de lui en livrer 24 exemplaires en octobre 2022. Mais, visiblement, les discussions n’ont pas abouti. En tout cas, elles n’étaient pas encore finalisées en avril dernier…

 

Ya Rab Yeshua.

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Arménie : le Sénat des États-Unis a voté la fin de l’aide militaire accordée à l’Azerbaïdjan… qui s’en prend à la France

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À la suite des attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis suspendirent l’application de la section 907 du « Freedom Support Act » [Loi sur le soutien à la liberté] afin de « récompenser », en quelque sorte, l’Azerbaïdjan pour avoir autorisé les forces aériennes américaines à survoler son territoire au moment de l’opération menée contre al-Qaïda et les talibans en Afghanistan. Cette mesure permit ainsi à Washington de fournir un appui technique et militaire à Bakou.

Plus tard, l’Azerbaïdjan fut l’un des rares pays musulmans à soutenir l’opération Iraqi Freedom, lancée par les États-Unis en mars 2003. Et cela permit d’envoyer, en août de cette année-là, des troupes pour protéger le barrage de Haditha. Dans le même temps, dans la foulée d’une visite officielle de Donald Rumsfeld, alors chef du Pentagone, à Bakou, les États-Unis supervisèrent la modernisation de la base aérienne de Lenkora et fournirent aux forces azerbaïdjanaises des équipements pour surveiller la frontière avec l’Iran.

Depuis, cette dérogation à la section 907 de cette Loi sur le soutien à la liberté a été reconduite d’année en année. Même après l’offensive lancée par l’Azerbaïdjan contre le Haut-Karabakh [ou République d’Artsakh] en octobre 2020. Désormais, ce territoire, qui faisait l’objet d’un différend avec l’Arménie car essentiellement peuplé d’Arméniens depuis des siècles, est passé totalement sous le contrôle de Bakou, à l’issue d’une opération militaire éclair.

Seulement, après ce coup de force, qui a convaincu Erevan de revoir ses alliances et de se détourner de Moscou, rien ne dit que l’Azerbaïdjan n’ira pas plus loin en profitant de sa supériorité militaire pour s’emparer du corridor de Zanguezour afin de se ménager un accès vers sa province du Nakhitchevan, via la région arménienne de Syunik.

En octobre, avait rapporté le site Politico, le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, aurait confié à quelques parlementaires que ses services craignaient de voir l’Azerbaïdjan envahir l’Arménie dans un « avenir proche ». Et la même source indiqua qu’il envisageait de ne pas renouveler la dérogation au Freedom Support Act.

Si cette information a été plus ou moins démentie par la suite, il n’en reste pas moins que le Sénat est allé dans ce sens, dans le cadre de l’examen de Loi d’autorisation de la Défense nationale [NDAA – National Defense Authorization Act] pour l’exercice fiscal 2024.

Ainsi, relate Defense News, les sénateurs ont adopté à l’unanimité [et sans grande publicité] un projet de loi visant à interdire au président américain d’accorder la dérogation nécessaire pour fournir une aide militaire à l’Azerbaïdjan pour les exercices 2024 et 2025.

« Nous devons envoyer un message fort et montrer à nos partenaires du monde entier que les États-Unis appliqueront les conditions que nous mettons à l’aide militaire », a fait valoir le sénateur démocrate Gary Peters, le promoteur de ce texte. « Si nous n’agissons pas quand des pays ignorent délibérément les termes de nos accords avec eux, alors ceux-ci deviendront effectivement dénués de sens et inefficaces », a-t-il ajouté.

Il y a donc tout lieu de penser que les États-Unis vont durcir leur position à l’égard de l’Azerbaïdjan, ce qui pourrait compliquer ses achats d’équipements militaires auprès d’Israël si jamais ceux-ci contiennent des technologies et des composants américains.

En attendant, et afin de renforcer ses capacités militaires, l’Arménie peut compter sur l’appui de l’Inde [pour des systèmes d’artillerie] et de la France. D’ailleurs, l’aide promise par Paris [qui s’est déjà concrétisée par la livraison de blindés Bastion aux forces arméniennes], irrite Ilham Aliev, le président azerbaïdjanais.

La France « déstabilise […] notre région, le Caucase du Sud, en soutenant les tendances séparatistes », a-t-il déclaré, ce 21 novembre. En « armant » l’Arménie, elle « encourage les forces revanchardes » dans le pays et « prépare le terrain pour de nouvelles guerres dans notre région », a-t-il asséné. Pour rappel, l’aide proposée par Paris à Erevan concerne surtout la défense aérienne et la formation au combat d’infanterie.

Seulement, et alors que le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a dit espérer trouver un accord de paix avec son voisin, le président Aliev snobe la plupart des tentatives de négociations. Ainsi, la semaine passée, l’Azerbaïdjan a refusé de participer à celles devant se tenir aux États-Unis, en pointant la position « partiale » de Washington.

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 weeks later...

https://www.forcesoperations.com/larmenie-doublerait-la-mise-sur-le-bastion/

L’Arménie doublerait la mise sur le Bastion

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Une cinquantaine de véhicules blindés Bastion seraient attendus par les forces armées arméniennes, révèle un rapport pour avis sénatorial publié dans le cadre du projet de loi de finances pour 2024. 

 

Jusqu’alors estimé à une vingtaine par les observateurs, le nombre de Bastion requis par l’Arménie s’élèverait en réalité à 50 d’après les sénateurs et co-rapporteurs Hélène Conway-Mouret et Hugues Saury. « 24 véhicules blindés de type Bastion, produits par le groupe français Arquus, sont en cours de livraison à l’Arménie » et « devraient être rejoints par 26 autres véhicules du même type en cours de production », indiquent-ils dans un document relatif au budget alloué l’an prochain aux équipements des armées.

À l’origine destinés à une armée du Sahel, ces 24 exemplaires avaient un temps retenus l’attention de l’Ukraine. Finalement écartés par Kyiv, ils seraient parvenus en Géorgie il y a quelques semaines par voie maritime avant de prendre la direction de l’Arménie. Véhicule blindé de 12,5 tonnes, le Bastion repose sur le châssis du VLRA et allie mobilité tactique, robustesse et maintenance simplifiée d’après son constructeur.  
 

Cette livraison intervient dans la foulée d’un renforcement de la coopération de défense entre Paris et Erevan. Un rapprochement scellé le mois dernier à Paris par le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, et son homologue arménien, et qui s’est déjà traduit par l’acquisition d’un radar GM200 et la signature d’une lettre d’intention pour des missiles sol-air Mistral 3.

Les deux sénateurs proposent maintenant d’accélérer sur ce volet matériel. Si les autorités françaises se sont engagées pour la livraison d’armes défensives, « cette distinction entre armes défensives et offensives est en réalité peu opérationnelle comme l’a démontré la guerre en Ukraine. Ne répétons pas les mêmes erreurs en livrant tardivement les équipements qui auraient été nécessaires dès le début », estiment-ils. 
 

« C’est pourquoi il faut répondre rapidement à l’ensemble des demandes des autorités arméniennes concernant notamment leur besoin en artillerie », complètent-ils en recommandant d’étudier « dans les meilleurs délais » la fourniture de canons automoteurs CAESAR. L’évolution, bien que théorique, serait substantielle pour une armée dont les feux sont essentiellement hérités de l’ère soviétique. Elle pourrait également tirer parti de l’accélération des cadences consentie par l’industriel concerné, la branche française du groupe KNDS. 

Ya Rab Yeshua.

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  • 2 months later...

https://www.opex360.com/2024/02/23/larmenie-commande-des-fusils-de-precision-aupres-du-francais-pgm/

L’Arménie commande des fusils de précision auprès du français PGM

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En octobre 2020, l’Azerbaïdjan lança une offensive pour prendre le contrôle du glacis de sécurité que les forces arméniennes avaient établi autour du Haut-Karabakh, un territoire peuplé majoritairement d’Arméniens mais revendiqué par Bakou. Un accord de cessez-le-feu fut signé après plusieurs semaines de combats, sous l’égide de la Russie, laquelle déploya par la suite 2000 soldats au niveau de la ligne de contact afin d’éviter une reprise des hostilités.

Seulement, trois ans plus tard, à l’issue d’un blocus de plusieurs mois, les forces azerbaïdjanaises se lancèrent de nouveau à l’assaut du Haut-Karabakh, sous couvert d’une opération de contre-terrorisme. Et, désormais, ce territoire est désormais sous leur contrôle. De son côté, Erevan ne put que déplorer la passivité de la Moscou dans cette affaire… D’où sa décision de revoir ses alliances militaires… et donc de prendre ses distances avec la Russie.

Ainsi, lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, la semaine passée, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a déclaré que son pays ne soutenait pas l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Puis, ce 23 février, il est allé encore plus loin en annonçant le gel de la participation de l’Arménie à l’Organisation du traité de sécurité collective [OTSC], alors qu’elle en est l’un des membres fondateurs, avec la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan.

« Le traité de sécurité collective n’a pas atteint ses objectifs en ce qui concerne l’Arménie, en particulier en 2021 et 2022. Nous ne pouvions pas laisser cela se produire sans réagir », a en effet déclaré M. Pashinyan, lors d’un entretien accordé à France24. « En pratique, nous avons gelé notre participation à ce traité. Pour ce qui est de la suite, nous verrons bien », a-t-il ajouté. Reste à voir le sort qui sera réservé à la 102e base militaire russe, établie à Gyumri [nord-ouest de l’Arménie]…

Cette prise de distance avec la Russie coïncide avec un rapprochement avec la France [ce qui lui vaut, au passage, d’être vouée aux gémonies par l’Azerbaïdjan].

En octobre dernier, Paris et Erevan ont posé les bases d’une coopération militaire. Ce qui s’est traduit par une commande de trois radars GM200 auprès de Thales. Une lettre d’intention portant sur la livraison de missiles sol-air MISTRAL 3 a été également signée. En outre, il est question de favoriser « l’intimité stratégique » entre les forces françaises et arméniennes, via des formations et des conseils dans des domaines précise, comme la défense aérienne et le combat en montagne.

Depuis, la France a livré des blindés de la gamme « Bastion » [produits par Arquus, ndlr] à l’Arménie… Et M. Lecornu s’est rendu à Erevan pour conforter cette coopération militaire.

« L’Arménie est face à une pression continue y compris sur sa frontière avec une forme de grignotage de son territoire. Elle est dans une logique de défense de son territoire et de sa population et la coopération de défense avec la France se place strictement dans cet objectif de l’aider dans une logique défensive », avait expliqué le ministère des Armées, quelques heures avant le déplacement – inédit – de M. Lecornu à Erevan.

Recevant son homologue français, le ministre arménien de la Défense, Souren Papikian, a souligné l’importance qu’accorde l’Arménie à la modernisation de son armée. « Nous allons utiliser nos propres moyens et l’aide des États partenaires. Il s’agit de pouvoir utiliser tous les outils de la paix pour défendre nos frontières », a-t-il dit.

Dans un rapport publié en novembre, les sénateurs Hugues Saury et Hélène Conway-Mouret avaient plaidé pour la livraison de CAESAr [Camions équipés d’un système d’artillerie] à l’Arménie dans « les meilleurs délais »… alors que celle-ci venait de commander des obusiers automoteurs à roues MArG 155 de 155 mm auprès du groupe indien Bharat Forge Kalyani Group.

En attendant, aucune annonce allant dans ce sens n’a pour le moment été faite à l’occasion de la venue de M. Lecornu à Erevan. En revanche, le ministère arménien de la Défense a signé un contrat pour l’acquisition d’un nombre indéterminé de fusils de précision auprès de l’armurier français PGM Precision. Le type des armes commandées n’a pas non plus été précisé, sachant que cinq modèles sont proposés dans le catalogue de l’industriel, à savoir l’Ultima Ratio, l’Hécate 2, le PGM 338, le Mini Hécate 2 et la carabine Ludis Custom.

Par ailleurs, il a été confirmé que cinq élèves officiers arméniens seront formés au sein de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan. Cet effort en matière de formation pourrait être étendu aux sous-officiers.

L’Arménie « se tourne vers les partenaires qui sont vraiment pourvoyeurs de sécurité », a souligné M. Lecornu, après avoir également confirmé l’envoi d’un spécialiste de la défense sol-air auprès de l’armée arménienne afin d’aider Erevan à se protéger « d’éventuelles frappes de potentiels agresseurs » contre les civils.

« Personne ne peut critiquer l’Arménie pour le développement des capacités de son armée. Les missiles à courte, moyenne et longue portée feront également partie du développement des capacités de défense si l’Arménie en a besoin », a fait valoir le ministre français.

Photo : Ministère des Armées

Ya Rab Yeshua.

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https://www.forcesoperations.com/la-cooperation-de-defense-franco-armenienne-reaffirmee-a-erevan/

La coopération de défense franco-arménienne réaffirmée à Erevan

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Entre livraisons d’équipements, visites de terrain et signatures de nouveaux accords, le ministre des Armées était vendredi dernier en Arménie pour prendre acte in situ des effets du rapprochement bilatéral engagé il y a deux ans. 

Après une rencontre bilatérale en octobre dernier à Paris, Sébastien Lecornu s’est cette fois rendu en Arménie pour de nouveaux échanges avec son homologue arménien, Souren Papikian. Une première pour un ministre des Armées français, accompagné pour l’occasion de parlementaires et d’industriels français, dont MBDA, Thales, Nexter, Arquus et Safran. 
 

L’enjeu d’une visite présentée comme « historique » ? « Confirmer le soutien résolu de la France » envers un « partenaire de longue date qui fait aujourd’hui face à un défi de sécurité majeur, au sein d’un environnement régional incertain ». Régulièrement menacée, l’Arménie craint une nouvelle attaque du voisin azerbaïdjanais, soutenu par la Russie et la Turquie et accusé de préparer « une guerre totale ». 

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« L’Arménie est dans le cadre de ses frontières. Elle doit pouvoir les défendre, elle doit pouvoir aussi défendre ses populations civiles et je rappelle que l’essentiel des armes que nous allons livrer en Arménie sont des armes purement défensives, et notamment la défense sol-air. (…) Il suffit que personne n’attaque Erevan et l’Arménie pour que ces armes soient inutiles, c’est aussi simple que cela », déclarait le ministre des Armées au micro de LCI. 
 

Entrepris dès 2022, le renforcement du soutien français se concentre depuis autour du triptyque équipements-formations-conseil. Ainsi, le ministre des Armées n’aura pas atterri dans la capitale arménienne les mains vides. Dans les soutes d’un A400M de l’armée de l’Air et de l’Espace, un lot de jumelles de vision nocturne conçues par Safran. Et dans les cartons, une offre pour l’acquisition de missiles sol-air Mistral 3 ainsi qu’un contrat, signé celui-là, pour la fourniture de fusils de précision par l’entreprise savoyarde PGM Précision. 

La délégation française aura également pris acte de la réception de véhicules de transport Bastion, des blindés légers produits par Arquus et dont la remise aux forces arméniennes était pressentie depuis plusieurs mois. Quant aux trois radars de surveillance GM200 de Thales commandés en octobre dernier, le premier « sera livré avant la fin de l’année », explique le ministère. 
 

Hormis l’envoi de conseillers de défense, la relation bilatérale s’étoffe d’un partenariat conclu entre Saint-Cyr et l’académie militaire Vazgen Sargsyan. Cinq cadets arméniens seront ainsi formés en France cette année, indique le ministère des Armées. Comme annoncé à l’automne dernier, un détachement d’instructeurs des troupes de montagne forme ce mois-ci des militaires arméniens au combat en montagne. Une formation conduite dans un camp d’entraînement de la région d’Armavir, dans l’ouest du pays, et qui sera suivie d’autres en 2024. 

Crédits image : ministère des Armées

Ya Rab Yeshua.

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