Jump to content
Aumilitaire
  • Rejoignez Aumilitaire

    Inscrivez vous aujourd'hui et recevez le guide gratuit Aumilitaire

     

L’Espagne a expulsé deux agents américains qui avaient infiltré ses services de renseignements


Recommended Posts

https://www.opex360.com/2023/12/07/lespagne-a-expulse-deux-agents-americains-qui-avaient-infiltre-ses-services-de-renseignements/

spacer.png

Officiellement, tout va pour le mieux… Mais il est toutefois permis d’en douter au regard de la gravité des faits qui viennent d’être révélés par les quotidiens espagnols El Confidencial et El Pais. Ainsi, lors d’un contrôle, le Centre national de renseignement [CNI], qui relève du ministère de la Défense, s’est aperçu que deux de ses agents avaient accès à des informations qu’ils n’étaient pas censés connaître.

Mais l’affaire a pris une autre ampleur quand il est apparu que ces deux agents faisaient plus que de consulter des dossiers hautement sensibles… En effet, l’enquête du CNI a déterminé qu’ils avaient été recrutés par deux « agents américains affectés à l’ambassade des États-Unis » à Madrid et qu’ils remettaient à ces derniers des renseignement contre de l’argent.

Quand ces malversations ont été établies, les deux membres du CNI ont été arrêtés [l’un d’eux a cependant été remis en liberté, sous contrôle judicaire] et les deux agents américains ont été « discrètement » expulsés d’Espagne. La nature des informations confidentielles qui les intéressaient n’a pas été précisée.

Dans le même temps, la ministre espagnole de la Défense, a convoqué Julissa Reynoso, l’ambassadrice des États-Unis à Madrid en vue de lui demander des explications… De son côté, le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, en a fait de même pour lui faire part du « mécontentement » de son gouvernement.

Selon El Confidencial, la dernière affaire de ce type remonte à 2007, un agent du CNI ayant été accusé d’avoir transmis des informations confidentielles à la Russie, ce qui lui avait valu le surnom de « taupe du Kremlin ». Bien que le transfert des renseignement ne put pas être formellement prouvé lors de son procès, il avait été condamné à douze ans de prison, pour « crime de trahison ».

Depuis que ces révélations sur la tentative d’infiltration du CNI ont été publiées par la presse, le gouvernement espagnol fait comme si de rien n’était. Ainsi, rapporte, La Vanguardia, interrogée sur ce dossier lors d’une visite à la base militaire El Goloso [Madrid], ce 7 décembre, Mme Roblès a assuré que les relations avec les États-Unis n’avaient « en aucun cas » été affectées. « Quand il y a des problèmes qui pourraient les affecter, on en parle et on les traite », a-t-elle fait valoir.

Pour rappel, l’Espagne et les États-Unis sont alliés au sein de l’Otan.

Reste que les dessous de cette affaire seront, à un moment ou à un autre, évoqués lors du procès des deux agents du CNI.

Quoi qu’il en soit, cette affaire vient s’ajouter aux autres « scandales » qui ont agité le renseignement espagnol au cours de ces cinq dernières années. L’un d’eux, en lien avec le logiciel espion Pegasus, a contraint Paz Esteban, qui était sa directrice au moment des faits, à démissionner. Elle a depuis été mise en examen.

Par ailleurs, ce n’est pas non plus la première fois que la renseignement américain [la CIA, plus précisément] est soupçonné de se livrer à des actions « discutables » en Espagne. Cela a notamment été le cas en février 2019, lors d’une mystérieuse attaque de l’ambassade de Corée du Nord, à Madrid.

Ya Rab Yeshua.

Link to comment
Share on other sites

"Les états n'ont pas d'amis, ils n'ont que des intérêts"

il y a 51 minutes, BTX a dit :

Par ailleurs, ce n’est pas non plus la première fois que la renseignement américain [la CIA, plus précisément] est soupçonné de se livrer à des actions « discutables »

"Pas non plus la première fois" est un bel euphémisme

  • Haha 1
Link to comment
Share on other sites

© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Create New...