Jump to content
Aumilitaire
  • Rejoignez Aumilitaire

    Inscrivez vous aujourd'hui et recevez le guide gratuit Aumilitaire

     

Un pas de plus vers la création d’un bataillon de reconnaissance belgo-luxembourgeois


Recommended Posts

https://www.forcesoperations.com/un-pas-de-plus-vers-la-creation-dun-bataillon-de-reconnaissance-belgo-luxembourgeois/

spacer.png

La Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg ont signé hier l’arrangement technique encadrant la constitution d’un bataillon de reconnaissance binational, une future unité synonyme d’investissement majeur en véhicules SCORPION pour l’armée luxembourgeoise. 

Signé ce mardi à Bruxelles, cet arrangement technique dit « Ermesinde » institue un comité directeur responsable de la mise en oeuvre pratique et opérationnelle du bataillon. Une cellule copilotée par les vice-chefs de la Défense (VCHOD) de chaque pays et dont les membres se sont réunis pour la première fois en marge de la signature. 
 

Réponse conjointe à l’un des objectifs capacitaires de l’OTAN, la mise sur pied de ce bataillon de reconnaissance médian « incarnera notre engagement supplémentaire en envers une Europe de la défense forte et unie », déclarait la ministre de la Défense belge, Ludivine Dedonder.

spacer.png

« Pour nous, c’est une priorité absolue », relevait pour sa part Yuriko Backes, (ci-dessus) ministre de la Défense luxembourgeoise depuis novembre 2023. « Le Luxembourg, en tant que membre fondateur de l’OTAN, assumera ses responsabilités en matière de défense et, en tant que nouvelle ministre de la Défense, je travaille maintenant aussi sur la feuille de route pour arriver à ces fameux 2%. Le Luxembourg est un allié engagé et fiable », a-t-elle poursuivi. 
 

Fort de plus de 700 soldats, cette future unité reposera sur six escadrons répartis entre Marche-en-Famenne, Arlon et Diekirch : quatre de reconnaissance, un d’appui et un sixième, le seul rassemblant des militaires des deux nations, d’état-major. Son empreinte s’étendra au-delà des seules enceintes militaires. « Nous avons décidé de faire de la mobilité militaire un pilier central de notre bataillon binational. Cette initiative vise aussi à renforcer les voies de transport routières et ferroviaires, facilitant ainsi le déploiement rapide des forces et du matériel », complétait Ludivine Dedonder. 

Cet arrangement est aussi le fruit d’un processus engagé à l’automne 2021. Les travaux lancés depuis lors vont se poursuivre dans tous les domaines de la méthodologie DOTMLPFI de l’OTAN (Doctrine, Organization, Training, Materiel, Leadership, Personnel, Facilities, Interoperability) afin de parvenir à un bataillon pleinement opérationnel à l’horizon 2028-2030. Dans chaque domaine, il s’agit de définir conjointement l’objectif à atteindre et les moyens à mobiliser pour y parvenir. Quel sera l’impact budgétaire pour chaque pays ? Qui commandera l’état-major ? Comment articuler les rotations ? Trois questions parmi bien d’autres à l’agenda du comité directeur. 
 

Les réflexions portent également les infrastructures et les équipements, deux efforts à engager dès maintenant pour être au rendez-vous dans six ans. « 2030, pour l’infrastructure, c’est demain », souligne un officier supérieur luxembourgeois. Si la Belgique a acté en 2018 l’acquisition de véhicules SCORPION, le Grand-Duché de Luxembourg doit encore franchir ce cap. Un premier jalon d’interopérabilité matérielle sera atteint dès l’an prochain avec la réception des premiers véhicules blindés de commandement, de liaison et de reconnaissance (CLRV). Basé sur le blindé léger Eagle V, ce CLRV est notamment destiné à agir aux côtés du Jaguar et embarquera dans ce but la radio CONTACT et le système d’information du combat SCORPION (SICS). 

La suite ? La concrétisation d’un programme majeur d’acquisition de blindés Griffon, Serval et Jaguar, apprenait-on hier de source militaire luxembourgeoise. Nécessaire pour garantir une interopérabilité maximale, l’effort à venir est valorisé en milliards d’euros et englobe autant l’acquisition des plateformes SCORPION que leur rénovation à mi-vie et leur maintenance durant les 30 années de service envisagées. Ambitieuse donc complexe, l’évolution vers des systèmes conçus en France est néanmoins facilitée par la présence, depuis peu, d’un officier de liaison luxembourgeois au sein de la Direction générale de l’armement (DGA). 
 

L’investissement pressenti sera le plus important jamais consenti par la Défense luxembourgeoise. Il s’accompagne donc de l’écriture d’un projet de loi de financement qui donnera à l’armée les moyens budgétaires pluriannuels nécessaires pour le renouvellement de son matériel roulant, un document cadre dont l’ébauche sera présentée en avril prochain. 

Crédits image : État-major des armées

Ya Rab Yeshua.

Link to comment
Share on other sites

© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Create New...