BTX Posted April 26 Report Posted April 26 Direction: DRHAT / Publication : 14 Avril 2026 Acte majeur de la gestion des ressources humaines, le processus de mobilité sur le prochain cycle (26-27) verra l’instauration de quelques nouveautés et l’élargissement des responsabilités associées. La mobilité dans l'armée de Terre © armée de Terre / Défense Alors que le message de fin de plan annuel de mutation (PAM) pour l’année 2026 vient seulement de paraître, le processus de mobilité pour le cycle suivant est déjà bien amorcé. Abrogation des CIAT Cette année, une refonte importante des leviers de la mobilité sera appliquée afin de poursuivre la mise en œuvre de la transformation du ministère et de l’armée de Terre en particulier. Ainsi, l’abrogation du système des Centres d’intérêt de l’armée de Terre (CIAT) a été actée pour recentrer la mobilité sur la réalité du besoin de l’institution. Cette décision a des conséquences directes sur les parcours de carrière et le formulaire de mobilité (FORMOB). Un nouveau FORMOB a donc été créé. Il s’articule autour de 6 choix de communes dont 2 contraints. Une notice explicative à destination des militaires qui recevront un FORMOB sera disponible sur Intradef. Par ailleurs, l’abrogation du « tour de service » mécanique dans les CIAT ne remettant pas en cause les besoins dans les zones ou les formations moins attractives, les parcours de carrières de référence (PCR anciennement PCMR) ont été revus. Ces PCR ont pour vocation d’éclairer le militaire sur les types de postes qu’il peut occuper afin de progresser en responsabilité et de diversifier ses expériences. La mobilité est ainsi confirmée avant tout comme un moyen et non pas une fin en soi. Elle permet de construire des parcours professionnels individualisés tout en constituant la ressource dont l’armée de Terre a besoin, à court terme en contribuant à l’armement des formations, comme à moyen et long terme en améliorant les compétences. La mobilité au sein de l'armée de Terre en 2026 © DRHAT / armée de Terre / Défense Le rôle des brigades Pour accompagner ce changement, les leviers RH du brigadier sur le volet mobilité ont été élargis. Il s’agit désormais de déléguer une partie du plan d’armement des formations par la mobilité aux brigades. En effet, la mobilité concourt directement à l’armement qualitatif et quantitatif des formations, au même titre, entre autres, que le recrutement, les réorientations ou la fidélisation. Concrètement, cela se traduit par des actes de mobilité déléguée, par un processus de dialogue renforcé et par des objectifs ciblés de réorientation et d’armement des centres de l’ECIA et organismes de formation initiale. Enfin, l’armement des formations concernant plus largement toutes les formations d’emploi, les points de contact mobilité (PCM) vont changer d’appellation et devenir des points de contact armement (PCA). La mobilité est ainsi un exercice d’équilibre entre la satisfaction des besoins de l’institution et la prise en compte des souhaits individuels. Bien comprise, elle permet au militaire d’être acteur de son parcours. https://rh-terre.defense.gouv.fr/sommaire-actualite/157-plan-annuel-de-mutation-les-nouveautes-pour-le-prochain-cycle Quote Ya Rab Yeshua.
piranha Posted April 26 Report Posted April 26 1 hour ago, BTX said: La mobilité est ainsi un exercice d’équilibre entre la satisfaction des besoins de l’institution et la prise en compte des souhaits individuels. Bien comprise, elle permet au militaire d’être acteur de son parcours. Ça ressemble à une bonne blague… mais une blague triste. Que ce soit dans l’armée régulière ou à la Légion, les ''souhaits individuels'' n’ont pas prise en compte, au mieux, qu’une fois sur deux. Chaque année, le PAM nous coûte des centaines, voire des milliers de militaires - légionnaires compris - mutés n’importe où, sans logique apparente, simplement parce qu’au bureau RH, on ne voit que des lignes dans un tableau Excel. Mutation dans une garnison hors spécialité ? Sans poste pour le conjoint, sans école pour les enfants ? Sans aucune perspective, ni dans la carrière militaire, ni après ? Résultat : au mieux, les gars partent en PATS pour dépression. Au pire, ils décrochent complètement et désertent. Et dans tous les cas, ils ne renouvellent pas leur contrat. Tout le monde le sait. Tout le monde le voit. Et personne ne bouge. Heureusement - ou malheureusement - il reste encore dans l’armée et à la Légion des types qu’on peut envoyer aussi bien aux Kerguelen qu’au Centre saharien d’expérimentations militaires. C’est sur eux que tout retombe. Quant au militaire lui-même, on ne lui demande jamais son avis… jusqu’au moment où il arrive avec un certificat médical attestant d’une dépression profonde et d’une longue convalescence. Et même là, personne ne cherchera à comprendre pourquoi on en est arrivé là. Personne ne demandera des comptes aux gestionnaires. Non. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. 2 Quote Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
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