BTX Posté(e) 9 juin Signaler Posté(e) 9 juin ............/............ En avril, le président Macron a fait savoir que les ministères français et allemand avaient reçu le «mandat de travailler […] sur plusieurs axes, pas simplement sur l’avion de combat du futur, mais [sur] différents leviers de coopération entre nos deux pays». Cela étant, outre-Rhin, les industriels attendent non sans impatience l’arbitrage de Friedrich Merz, le chancelier allemand. Et cela alors que, en février, il avait remis en cause la participation de Berlin au SCAF, avant de se raviser par la suite. A priori, le dénouement est proche. Du moins, c’est ce que croit une partie de la presse allemande. En effet, à l’occasion de l’inauguration du salon ILA de Berlin, le 10 juin, M. Merz doit dévoiler une nouvelle stratégie aérospatiale. Selon l’hebdomadaire WirtschaftsWoche [WiWo], qui y a eu accès, le volet «militaire» de cette dernière laisserait entrevoir les intentions du gouvernement allemand au sujet du SCAF. Ainsi, Berlin «lie étroitement le développement d’un nouveau système d’avion de chasse de sixième génération à celui de l’industrie aéronautique allemande», souligne WiWo. Le document en question avance que celle-ci possède «l’expertise nécessaire pour piloter ou orienter de manière significative un tel programme dans un cadre européen ou international». Aussi, poursuit-il, le gouvernement s’engage «à garantir la participation adéquate de l’industrie aéronautique allemande aux programmes concernés, afin que les intérêts politiques, militaires, technologiques et industriels de la République fédérale d’Allemagne soient pris en compte». Mais plus encore, cette stratégie affirme que l’Allemagne doit avoir un rôle de premier plan – ou, à défaut, substantiel – dans les programmes européens. «La participation de l’industrie allemande doit être à la hauteur de la contribution financière de la République fédérale, tant en termes de qualité que de quantité», résume l’hebdomadaire. Parmi les domaines prioritaires, la stratégie mentionne, entre autres, les communications sécurisées, les capteurs, l’avionique, les effecteurs, les technologies liée à la propulsion et les matériaux. «Le gouvernement allemand entend promouvoir activement le développement de savoir-faire et de capacités industrielles dans ces domaines afin de garantir simultanément l’accès aux technologies, les capacités opérationnelles militaires et les retombées économiques», explique WirtschaftsWoche, dont les informations recoupent celles du quotidien économique Handelsblatt. Ainsi, avance ce dernier, la stratégie que s’apprête à dévoiler Berlin affirme «explicitement» son engagement envers la fabrication d’avions militaires car ce «secteur apporte une contribution importante à la protection et à la préservation de la souveraineté de l’Allemagne. Selon le journal, cette dernière a l’ambition «d’être un chef de file dans la recherche et le développement de technologies aéronautiques militaires de pointe» en Europe. Reste à voir ce que dira cette stratégie allemande sur la question des moteurs, que seuls quatre industriels occidentaux sont capables de développer, à savoir le français Safran, le britannique Rolls-Royce et les américains GE Aerospace et Pratt & Whitney. Justement, dans un entretien publié par la Tribune, le 7 juin, le directeur général de Safran, Olivier Andriès, a rappelé qu’il «n’y a pas de souveraineté d’un pays sans la maîtrise de la conception des avions de combat», qu’il «n’y a pas de maîtrise des avions de combat sans celle du moteur» et qu’il «n’y a pas non plus de maîtrise d’un moteur sans la maîtrise des parties chaudes et l’élaboration des matériaux nécessaires» à ces dernières. PS. Cela a le mérite d'être clair. Désormais, l'Allemagne ne se cache plus et vise le leadership en matière d'industrie aéronautique militaire en Europe. Nous voilà avertis. Ne comptons ni sur les pays anglo-saxons européens liés peu ou prou aux USA ni sur l'Espagne ou la Turquie. Je pense qu'il nous faut continuer à muscler nos partenariats avec l'Inde, les Etats d'Amérique du Sud comme le Brésil et ceux du Proche Orient. L'Europe n'a jamais été un client attitré des produits français. Mais c'est un avis personnel. BTX https://www.opex360.com/2026/06/08/lallemagne-a-lambition-de-devenir-le-chef-de-file-des-technologies-aeronautiques-militaires-de-pointe-en-europe/ Citer Ya Rab Yeshua.
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