BTX Posté(e) 19 juin Signaler Posté(e) 19 juin https://www.opex360.com/2026/06/19/lamiral-christophe-cluzel-va-etre-nomme-chef-detat-major-de-la-marine-nationale/ La décision n’est pas encore officielle mais elle le sera lors du prochain Conseil des ministres. Pour ses 400 ans, la Marine nationale aura un nouveau chef d’état-major [CEMM], l’amiral Christophe Cluzel, actuel commandant de la Force d’action navale [ALFAN] devant succéder à l’amiral Nicolas Vaujour. C’est en effet ce qu’a annoncé le ministère des Armées, dans la soirée du 18 juin. Dans un plan stratégique dévoilé en 2024, l’amiral Vaujour avait défendu l’idée qu’il fallait concilier les exigences du temps court avec les objectifs du temps… Ce qui n’est pas toujours simple, surtout dans le contexte sécuritaire où le plus simple serait de parer au plus pressé sans se préoccuper de préparer l’avenir. Quoi qu’il en soit, l’objectif était de renforcer la capacité de la Marine nationale à combattre dès le premier jour, ce qui supposait de mettre l’accent sur la préparation opérationnelle, de cultiver, voire développer, la culture de l’audace, de revoir les plans d’armement des navires, d’accroître les stocks de munitions et de conforter les partenariats avec les forces navales alliées. Et cela en continuant de moderniser les capacités au travers de l’innovation technologique et de grands programmes, comme le porte-avions de nouvelle génération et le sous-marin nucléaire lanceur d’engins de 3e génération. S’il ne prévoit pas d’augmenter le nombre de navires de premier rang [du moins, sous sa forme actuelle], le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 reflète les priorités définies par l’amiral Vaujour. Il reviendra donc à son successeur de les appliquer. Admis à l’École navale en 1991, l’amiral Cluzel a successivement servi à bord du patrouilleur Grèbe, du transport de chalands de débarquement Ouragan, de la frégate antiaérienne Cassard et de la frégate de surveillance Ventôse. Passé par l’École des systèmes de combat et armes navales [ESCAN], il prend part aux opérations Corymbe [golfe de Guinée] et Khor Angar [protection de Djibouti contre d’éventuelles attaques érythréennes, ndlr] alors qu’il est affecté à bord de la frégate anti-sous-marine [FASM] La Motte-Picquet. En 2001, il prend le commandement du patrouilleur La Moqueuse, alors basé en Nouvelle-Calédonie. Commandement qu’il cède quand il rejoint l’état-major de la FASM Montcalm, alors engagée dans les opérations Amarante [Méditerranée orientale] et Enduring Freedom [intervention militaire en Afghanistan], au sein du groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle. Après avoir été affecté à bord de la frégate antiaérienne Jean Bart, il devient le «pacha» du patrouilleur de haute mer [PHM ou aviso] Enseigne de vaisseau Jacoubet. Puis, ayant suivi les cours de l’École de guerre, il est chargé des questions relatives à la défense antimissile à la la Direction générale des relations internationales et de la stratégie [la DAS, à l’époque]. Il retrouve la mer en 2010, en prenant les fonctions de commandant en second de la Frégate de défense aérienne [FDA] Forbin, alors récemment admise au service actif. Il participe aux opérations Agapanthe [océan Indien] et Harmattan [Libye]. Entre 2011 et 2014, il est sous-chef opérations de l’état-major interarmées des Forces françaises aux Émirats arabes unis [COMFOR FFEAU] avant de prendre les fonctions de chef d’état-major du groupe aéronaval alors engagé dans l’opération Chammal, menée contre Daesh au Levant. Il prend ensuite le commandement de la FDA Forbin. Auditeur du Centre des Hautes Études Militaires [CHEM] et de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale [IHEDN], il intègre le cabinet militaire du ministre des Armées en tant que chef de la cellule opérations/relations internationales. En 2020, il est nommé commandant adjoint de la Force aéromaritime de réaction rapide [FRSTRIKEFOR]. Promu contre-amiral, il en prend le commandement l’année suivante. Deux ans plus tard, il est nommé à la tête de la Force d’action navale. Dans un entretien publié par Cols Bleus, en décembre 2023, l’amiral Cluzel, par ailleurs issu d’une famille de marins, avait souligné que la Force d’action navale disposait «moins de bateaux alors que les besoins opérationnels ne cessaient de croître». Aussi, «l’efficience doit être une priorité», avait-il dit. Et d’ajouter qu’il fallait jouer sur trois leviers : la simplification et la subsidiarité afin de se concentrer sur le combat naval et non sur les procédures administratives, l’optimisation de l’emploi de la donnée pour toujours avoir un coup d’avance face à l’adversaire et la dronisation, perçue comme étant une «révolution majeure en matière capacitaire mais également tactique». Photo : Marine nationale Citer Ya Rab Yeshua.
Yann pyromane Posté(e) 19 juin Signaler Posté(e) 19 juin Le haut du spectre 👌qui tient les mers etc.. 1 Citer
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