BTX Posté(e) il y a 3 heures Signaler Posté(e) il y a 3 heures Par Marie Malaterre - 15 juillet 2026 - 4 min de lecture Dans son discours du 14 juillet aux armées, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé l'intégration d'une part des primes des militaires dans le calcul de leurs pensions de retraite, à compter de 2027. Une mesure attendue de longue date, qui ravive aussitôt une revendication centrale des organisations syndicales de la fonction publique. Ministère des armées L’annonce n’est pas passée inaperçue tant auprès des militaires que des agents civils et plus largement de la fonction publique dans son ensemble. Le président de la République a en effet évoqué, dans le cadre de son traditionnel discours aux armées du 14 juillet, la future prise en compte d’une part des primes des militaires dans le calcul de leur pension de retraite. “La condition militaire est au fond le corollaire du réarmement. Les deux notions sont indissociables, c’est une question de cohérence, de crédibilité et un enjeu d’efficacité, a notamment déclaré Emmanuel Macron. Voilà pourquoi, comme je m’y suis engagé dans d’autres cénacles, en 2027, une part des primes viendra intégrer le calcul des pensions militaires. Je sais combien cette mesure est attendue et je sais pouvoir compter sur ce sujet comme sur tout le reste sur la mobilisation et la vigilance du Premier ministre, cher Sébastien Lecornu, tant attaché aussi à nos armées.” Inspirée des recommandations du Haut Comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM), cette mesure se traduirait concrètement par la création d’une indemnité spécifique qui constituerait l’assiette de cotisations, précise-t-on du côté du ministère des Armées. Cette indemnité serait forfaitaire selon le grade du militaire concerné. “Le droit au complément de pension sera conditionné à une durée minimale de service, soit entre 12 et 30 ans, selon les grades, avec des paliers liés à l’ancienneté qui pourraient assurer la progressivité de ce complément”, précise le ministère. Le ministère ajoute que l’effet de cette mesure serait neutre sur le système de pensions de l’État. Son financement serait assuré par le ministère des Armées sous enveloppe des crédits qui lui sont alloués par la loi de programmation militaire votée par le Parlement. La prise en compte des primes dans le calcul des pensions de retraite constitue une revendication portée de longue date par les organisations syndicales de la fonction publique. Aujourd’hui, une toute petite partie seulement est prise en compte pour le calcul des pensions et uniquement dans le cadre de la retraite complémentaire. Pour les fonctionnaires de l’État, les primes servent de base de cotisation à la Retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), mais dans la limite de 20 % du montant indiciaire. Obtenir davantage de garanties “Dans la fonction publique, la part moyenne des primes et indemnités est de l’ordre de 25 % du salaire, même si la situation est loin d’être homogène d’un secteur professionnel à l’autre, mais seule une part très marginale de ces primes et indemnités est prise en compte au moment du départ à la retraite, analyse, de son côté, Christophe Delecourt, co-secrétaire général de la CGT État. Lors du dernier rendez-vous salarial du 8 juillet, nous avons demandé l’intégration des régimes indemnitaires à caractère salarial dans les traitements. C’est l’exercice refusé par un gouvernement qui a fait volontairement augmenter les régimes indemnitaires et non le point d’indice pour limiter le montant des pensions versées. Irrecevable, nous répond-on, et pourtant, il y a urgence, car un nombre croissant de pensionnés est confronté à un pouvoir d’achat qui ne cesse de se dégrader, une réelle paupérisation.” De son côté, l’Unsa Fonction publique plaide en faveur de l’intégration des primes dans le calcul des pensions des fonctionnaires. “Le mécanisme améliore le taux de remplacement, insiste Luc Farré, son secrétaire général. Mais pour qu’une telle mesure réussisse, il faudra obtenir des garanties sur la manière de faire et sur d’éventuelles conséquences sur l’ensemble du système. En la matière, rien n’est simple.” La CFDT Fonctions publiques pointe de son côté que le président de la République n’a pas évoqué les personnels civils du ministère des Armées dans son discours et qui ne sont pas concernés par la mesure. “Ils font pourtant partie intégrante de l’entreprise de réarmement”, souligne Laure Revel, sa secrétaire générale. Le ministère des Armées précise enfin que cette mesure s’inscrit dans la droite ligne de celles mises en œuvre depuis 2021 avec, sur le volet indemnitaire, la nouvelle politique de rémunération des militaires (NPRM) et sur le volet indiciaire, les trois étapes de rattrapage mises en œuvre pour les militaires de rang en 2023, les sous-officiers en 2024 et les officiers en 2025. https://acteurspublics.fr › ... › Fonction publique Citer Ya Rab Yeshua.
Yann pyromane Posté(e) il y a 3 heures Signaler Posté(e) il y a 3 heures Tant mieux pour eux .... 👍 . Il ne faut pas croire qu'ils roulent sur l'or même à 20 ans de service ....J'en ai croisé pas mal des surendettés quand ils sortaient du cocon ...Pas de baraque , les gosses a financer , Madame qui n'a jamais bossé de sa vie en attendant comme Pénélope .Donc ok. Citer
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