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Le renforcement des capacités de contre-mobilité dans le viseur de la DGA


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Développer la contre-mobilité en renforçant les capacités de minage antichars des armées françaises, voilà l’enjeu d’une demande d’information (DI) émise la semaine dernière par la Direction générale de l’armement (DGA). 

« Face à un adversaire de premier rang doté d’une force blindée et agissant sur un front élargi, la contre-mobilité constitue, à moindre coût, une capacité primordiale pour compléter les appuis feux, équilibrer le rapport de forces et préserver le potentiel de combat des unités amies », rappelle la DGA.
 
Une réflexion partagée auparavant par le chef de l’armée de Terre, le général Pierre Schill, ce dernier plaçant la contre-mobilité parmi les capacités « à acquérir en nombre suffisant » dans un document publié en juillet 2022 et relevant les principales leçons capacitaires du conflit russo-ukrainien. 
 

Phase initiale d’un programme baptisé « contre-mobilité future », l’étude de marché engagée par la DGA porte autant sur des mines antichars à pose manuelle, seule capacité détenue aujourd’hui par les sapeurs de l’armée de Terre, que sur des mines dispersables associées à un système de pose automatique, outil indispensable pour la « création de zone minée de façon réactive couvrant de larges espaces de manœuvre ». « Cette combinaison de plusieurs systèmes doit permettre de compenser un déficit tactique de masse en interdisant à l’ennemi des itinéraires ou des zones battues par les feux, ainsi que des zones lacunaires observées », pointe la DI. 

Le segment manuel porte à la fois sur le « simple et à bas coût » favorisant la masse et sur des solutions intégrant plusieurs capteurs.
 
D’un côté, les armées recherchent de nouvelles mines à pression capables de détruire un train de chenilles ou de roulement d’un véhicule de combat d’infanterie tout en étant immergées sous 1 m d’eau ou enterrées sous 15 cm de terre. 
 

De l’autre, il s’agit de trouver des mines antichars de nouvelle génération déclenchées par une combinaison de capteurs sismiques, magnétiques et à pression. Des capteurs indépendamment activés, désactivés ou ôtés selon le besoin et dont le couplage permettra de discriminer les véhicules ciblés. Programmable et reprogrammable en cas de récupération, cette mine pourra également être pré-programmée pour garantir une mise en oeuvre dans un environnement électromagnétique saturé.

Toutes versions confondues, ces mines auraient une durée de vie de 30 ans, leur maintenance n’intervenant qu’une fois par décennie. La DGA privilégie un corps de mine identique aux deux versions, une uniformisation au bénéfice de la logistique, du soutien, voire de la formation. Inutile de réinventer la poudre, et, pour la DGA, il s’agit également d’accélérer en misant sur un modèle déjà en service dans des armées de l’OTAN. La cible approximative porte sur 21 000 exemplaires « de guerre », dont 6000 pour la version NG. 
 

Souplesse d’emploi et adoption préalable au sein de l’OTAN sont deux critères étendus au second pilier, celui des mines dispersable et du véhicule chargé de leur dispersion. Si les performances sont relativement proches de celles exigées pour les « mines NG », le besoin exprimé atteint ici les 30 000 unités. Surtout, ces mines s’accompagnent d’un système de dispersion disponible sur étagère et capable, selon sa taille, de projeter un minimum de 300 à 600 mines à une distance de 50 à 250 m et sur 180°.  

Modulaire, le système de dispersion serait scindé pour permettre son intégration sur porteurs 4×4, 6×6 ou 8×8, des Griffon ou Serval de la famille SCORPION aux plateformes futures comme l’engin du génie de combat (EGC) et le véhicule blindé d’aide à l’engagement (VBAE). L’acquisition d’un porteur dédié n’est cependant pas exclue, celui-ci devant notamment démontrer sa prédisposition à entrer dans la bulle SCORPION via l’installation des modules SICS et CONTACT. 
 

S’il se concrétise, ce programme permettra aux sapeurs de l’armée de Terre de renouveler le segment actuel tout en retrouvant une capacité de minage mécanique disparue après l’aventure du Minotaur AC F1, disperseur de mines conçu par l’ex-GIAT (devenu Nexter, lui-même devenu KNDS). Adopté dans les années 1990, le véhicule semble avoir été remisé deux décennies plus tard. Le contexte a depuis radicalement changé, le conflit russo-ukrainien et son front de plusieurs centaines de kilomètres remettant à l’avant-plan l’enjeu d’interdiction d’une zone aux blindés adverses à coups de champs de mines, fossés et autres obstacles.

Crédits image : Création d’un bouchon de mines par les sapeurs du 31e régiment du génie – © 31e RG/armée de Terre

Ya Rab Yeshua.

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