BTX Posté(e) 6 septembre 2025 Signaler Posté(e) 6 septembre 2025 https://www.opex360.com/2025/09/06/le-service-hydrographique-de-la-marine-a-recu-son-premier-drone-de-surface-autonome-drix-h-8-marlin/ Étant susceptible de contribuer à l’établissement d’une situation tactique grâce à sa suite de capteurs, un drone autonome de surface Drix H-8, prêté par l’entreprise Exail, a été évalué par le Centre d’expertise des programmes navals [CEPN] de la Marine nationale, à l’occasion de l’exercice Dragoon Fury 25, organisé en mars dernier. Or, la vocation du Drix H-8 est scientifique puisqu’il a d’abord été conçu pour réaliser des travaux hydrographiques [cartographie des fonds marins, bathymétrie, hydrodynamique côtière, etc.] qui peuvent aussi intéresser la Marine nationale. D’où l’acquisition d’un tel drone de surface par le Service hydrographique de la Marine [SHOM], établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du ministère des Armées. Ayant la mission de « connaître et de décrire l’environnement physique marin dans ses relations avec l’atmosphère, avec les fonds marins et les zones littorales, d’en prévoir l’évolution et d’assurer la diffusion des informations correspondantes », le SHOM vient en effet prendre possession de son premier drone de surface Drix H-8, qu’il a appelé « Marlin ». « Le SHOM est le premier établissement public français à se doter d’un tel équipement scientifique. Son arrivée inaugure une transformation des moyens d’acquisition de données hydrographiques et océanographiques prévue sur cinq ans afin de répondre aux enjeux de la connaissance de l’océan », a-t-il expliqué, via un communiqué diffusé le 4 septembre. Le « Marlin » sera principalement mis en œuvre depuis les ports de la façade atlantique et de la Manche. Au besoin, il pourra être exploité depuis le Bâtiment hydro-océanographique [BHO] Beautemps-Beaupré de la Marine nationale, notamment « pour intervenir dans des zones plus éloignées, notamment outre-mer ou lors de coopérations internationales ». Doté de « capteurs de pointe », le Marlin est conçu selon une configuration qui « garantit une qualité de signal exceptionnelle et permet une transmission des données en temps réel », explique le SHOM. Et d’ajouter : « Sa remarquable stabilité directionnelle, même par mer agitée et en présence de courants croisés, renforce la précision des mesures ». Avec ce drone autonome de surface, le SHOM s’attend à doubler le volume de données qu’il collecte et de diviser par deux le temps dédié à leur traitement grâce au recours à l’intelligence artificielle. Cela lui permettra de « répondre aux besoins croissants des utilisateurs civils et militaires », estime-t-il. En outre, selon le SHOM, « le Marlin participera à la réduction des coûts opérationnels et de l’empreinte environnementale des campagnes, tout en augmentant l’efficacité des missions » car le fait qu’il soit plus léger que les vedettes hydrographiques actuelles permettra « d’utiliser des moteurs plus petits pour une performance équivalente » et de réduire « la consommation d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances acoustiques sous-marines ». La mise en service de ce drone autonome de surface fait partie d’un plan d’équipement beaucoup plus vaste, dont la mise en œuvre a commencé avec la livraison, l’an passé, de deux planeurs sous-marins SeaExplorer par Alseamar (ci-dessus). Le SHOM prévoit de se doter d’un drone sous-marin Hugin (ci-dessous), pour explorer les grandes profondeurs [ – 6000 mètres] et d’un drone de surface hauturier. « Marlin et d’autres drones autonomes viendront compléter le renouvellement de la flotte hydro-océanographique de la Marine nationale : à partir de 2028, deux bâtiments hydrographiques de nouvelle génération [BHNG] remplaceront les trois navires côtiers actuels de la Marine. Ces nouveaux navires pourront embarquer les drones et assureront une collecte complète d’informations, des zones littorales aux fonds abyssaux », a conclu le SHOM. Photo : SHOM Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 23 avril Auteur Signaler Posté(e) 23 avril https://www.opex360.com/2026/04/20/le-service-hydrographique-de-la-marine-a-recu-son-premier-drone-capable-de-plonger-a-6-000-metres-de-profondeur/ Le Service hydrographique de la Marine a reçu son premier drone capable de plonger à 6 000 mètres de profondeur Relevant du ministère des Armées, le Service hydrographique et océanographique de la Marine [SHOM] a la mission de connaître et de décrire le mieux possible l’environnement marin en tenant compte de nombreux paramètres [salinité, bathymétrie, température des différentes couches d’eau, courants, etc.]. Ce qui permet d’établir des cartes marines [et de les mettre à jour] mais surtout de garantir la liberté d’action de la Marine nationale. Alors que le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 a confirmé le programme CHOF [Capacité Hydrographique et Océanique Future], avec la mise en service, à l’horizon 2030, de deux bâtiments hydrographiques et océaniques de nouvelle génération et de quatre systèmes de drones, le SHOM vient de recevoir le Narval, son premier drone sous-marin autonome [AUV] capable d’explorer les fonds marins en évoluant à 6 000 mètres de profondeur. Et cela, quelques mois après la mise en service du drone de surface Drix H-8, appelé «Marlin». Au passage, lors des manœuvres interarmées Orion 26, le SHOM a déployé le Marlin pour cartographier la baie de Quiberon, «zone mal connue selon le scénario de l’exercice», afin de sécuriser un débarquement de troupes à partir des porte-hélicoptères amphibies mobilisés pour l’occasion. Des cartes de commandement terre-mer, des cartes d’informations aéronautiques et d’AOG [pour Amphibious Operations Graphics] ont pu être ainsi produites. Quoi qu’il en soit, le Narval n’est autre que l’AUV Hugin Superior, conçu et produit par l’entreprise norvégienne Kongsberg Discovery. «Cet équipement innovant apporte une capacité de description des grands fonds à une résolution inaccessible jusqu’alors», souligne le SHOM, via un communiqué diffusé ce 20 avril. «La livraison du Narval s’inscrit dans le plan de modernisation des moyens d’acquisition engagé en 2024, dont la première étape avait été marquée en septembre 2025 par la réception du Marlin, premier drone autonome de surface», rappelle-t-il. Devant être mis en œuvre depuis le Bâtiment hydrographique et océanographique [BHO] Beautemps-Beaupré, le Narval peut rester en immersion pendant 72 heures. Grâce à ses capteurs, il permettra au SHOM de «mesurer simultanément la bathymétrie à une résolution de 20 cm, d’établir une image acoustique des fonds à une résolution de 5 cm et de collecter des mesures magnétiques et géochimiques». En outre, le Narval servira à cartographier, en haute résolution, les fonds marins, d’évaluer les risques de pollution émanant d’épaves, d’explorer les ressources minérales et de surveiller les infrastructures sous-marines critiques [câbles, conduites de gaz et de pétrole, etc.]. «Les fonds marins au-delà de la zone côtière restent à ce jour très largement méconnus, alors même que leur cartographie à haute résolution est un besoin croissant aux niveaux national et international», fait valoir le SHOM, qui en fait un «enjeu de souveraineté», en évoquant la «protection des infrastructures sous-marines critiques» et «la préservation des intérêts nationaux dans les zones économiques exclusives françaises». Lors d’une même plongée, le Narval peut collecter des données répondant à des besoins «hydrographiques, environnementaux et de défense». Données qui seront «traitées» grâce au recours à l’intelligence artificielle, l’un des objectifs du SHOM étant de mettre en place un «jumeau numérique du littoral» afin de mettre à la disposition des responsables militaires [mais aussi civils] des «produits certifiés et adaptés à leurs besoins opérationnels». Photo : © Emmanuelle Mocquillon/Marine nationale/Défense Citer Ya Rab Yeshua.
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