piranha Posté(e) 6 août Signaler Posté(e) 6 août 31 minutes ago, BTX said: Le bilan actuel de l’explosion s'élèverait à cinq morts (trois sur place et deux à l’hôpital) ainsi que dix-neuf blessés. https://istories.media/news/2026/08/06/v-moskve-pokhoronili-generala-plokhotnyuka-on-mog-stat-zhertvoi-vzriva-1-avgusta-na-dne-rozhdeniya-glavkoma-vks/ General-mayor Valerii Plokhotnjuk. Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
BTX Posté(e) 6 août Auteur Signaler Posté(e) 6 août En clair, ce n'est ni le général de division Dmitri Sergueïevitch Mikhaïlov, commandant de la 144e division mécanisée, ni le général Alexandre Tchaïko, commandant des forces aérospatiales. Font chier les Popovs ! On pouvait toujours chercher. Enfin, les deux autres, ça risque d'être le tour d'après. BTX Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 9 août Auteur Signaler Posté(e) 9 août https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/08/a7a5-la-cryptomonnaie-au-service-de.html A7A5 : La cryptomonnaie au service de l'économie de guerre russe A7 ? Il ne s’agit pas d’un tronçon autoroutier, mais d’un réseau destiné à contourner les sanctions qui frappent la Russie, reposant sur une cryptomonnaie adossée au rouble : l’A7A5. C’est un « stablecoin », à savoir une monnaie numérique dont la valeur est rattachée à un actif de référence stable. Ilan Shor Le réseau A7 a été créé en 2024 par Ilan Shor, un oligarque d’origine moldave, réfugié depuis 2019 à Moscou et condamné par contumace à quinze ans de prison à Chisinau pour le détournement d’un milliard de dollars par le biais de montages bancaires frauduleux. Cet ancien élu, accusé d’avoir joué un rôle dans les ingérences électorales russes en Moldavie, fait l’objet de sanctions de l’UE. Ilan Shor dispose d’une double nationalité israélienne et moldave ; il est également devenu citoyen russe en 2025. A7-PSB Shor détient 51 % des parts d’A7. Les 49 % restants sont la propriété de la PSB, une banque d’État russe connue pour travailler avec le secteur de l’industrie de défense. Elle est dirigée par Petr Fradkov, dont le père a été Premier ministre de Vladimir Poutine (2004-2007) avant de prendre la tête du renseignement extérieur russe (SVR, 2007-2016). Son frère, Pavel, est quant à lui vice-ministre de la Défense. A7 est un ensemble de sociétés interconnectées formant un écosystème nébuleux. Une partie de ces sociétés est domiciliée au Kirghizistan, ce qui permet notamment d’offrir une alternative au système SWIFT, dont la Russie est exclue depuis le début de la guerre en Ukraine. Selon le média russe en exil Proyekt, « A7 représente actuellement environ 15 % de toutes les transactions monétaires transfrontalières ». La Compagnie commerciale de la République kirghize aurait utilisé les systèmes d'A7 pour payer secrètement des livraisons de gaz russe à la Turquie à la suite des sanctions imposées à Gazprombank. Le réseau aurait également facilité la vente de pétrole russe. Les clients Une fuite récente de documents permet de dresser une liste partielle des clients d’A7. On y trouve pêle-mêle le géant de l'e-commerce Wildberries, des fabricants de drones comme ID Solutions, Rustakt, Transport Budushchego, Bespilotnye Sistemy et Legion Komplekt, ainsi que Mavitech LLC, une société sanctionnée par l’UE depuis avril 2026 pour sa participation aux activités du complexe militaro-industriel russe. Parmi les visages de cette galaxie de clients figurent l’oligarque Roman Abramovich (ancien président du club de football anglais de Chelsea), Nikolai Patrushev (secrétaire du Conseil de sécurité de Russie de 2008 à 2024), Leonid Mikhelson (PDG de Novatek, gaz naturel), Arkady Rotenberg (dont les sociétés ont obtenu, depuis 2014, des marchés publics pour un montant total de plus de 7 milliards de dollars), ainsi que Vladimir Yevtushenkov, qui contrôle le conglomérat Sistema (présent dans l’agriculture, l’énergie, l’industrie pharmaceutique, l’électronique, le tourisme, le militaire, le forestier, l’information et la communication…). L’A7 aurait ouvert deux bureaux en Afrique à la fin de l’année dernière, au Nigeria et au Zimbabwe, deux pays qui entretiennent une proximité économique avec la Russie. Le réseau cherche également à se développer au Togo et à Madagascar. Illustration générée par IA : ©ChatGPT Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) 13 août Auteur Signaler Posté(e) 13 août https://www.opex360.com/2026/08/12/la-russie-menace-darraisonner-des-navires-europeens-en-reponse-aux-sanctions-visant-sa-flotte-fantome/ La Russie menace d’arraisonner des navires européens en réponse aux sanctions visant sa flotte «fantôme» Le 23 juin, en Méditerranée centrale, la Marine nationale a arraisonné le Deliver, un cargo-pétrolier soupçonné d’appartenir à une «flotte fantôme» exploitée par la Russie pour contourner les sanctions prises par l’Union européenne, les États-Unis et la Grande-Bretagne contre ses exportations d’hydrocarbures. Cela étant, tant que le pétrole russe n’est pas soumis à un embargo international, la Marine nationale s’appuie sur l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer [CNUDM ou UNCLOS], lequel permet d’arraisonner un navire en cas d’une suspicion de fraude au pavillon. Ce qui a été le cas pour le Deliver comme pour les quatre autres pétroliers précédemment contrôlés par les autorités françaises. Tous ont pu ensuite repartir après le paiement d’une amende par leur propriétaire. La France n’est évidemment pas la seule à traquer les pétroliers de cette «flotte fantôme». En mars, la Grande-Bretagne a prévenu qu’elle arraisonnerait tout navire suspect «transitant par ses eaux», l’objectif étant de contraindre les armateurs à suivre des routes plus longues et financièrement plus coûteuses. En juin, le M/V Smyrtos, s’est risqué à naviguer en Manche : il a été intercepté par la Royal Navy. La semaine passée, la Suède a décidé de remettre à l’Ukraine le cargo Caffa, arraisonné le 6 mars alors qu’il se dirigeait vers Saint-Pétersbourg. Et cela après que la justice a rejeté un recours déposé par la société Caffa Shipping Ltd. En outre, ayant récemment autorisé ses États membres à confisquer et à revendre la cargaison des navires de cette flotte fantôme, l’Union européenne [UE] a donné mandat à ses deux opérations navales en cours, à savoir EUNAVFOR Irini [Méditerranée centrale] et EUNAVFOR Atalanta [océan Indien], d’arraisonner tout pétrolier soupçonné de naviguer sous un faux pavillon. Deux ont d’ailleurs été interceptés par la Marina Militare, l’un le 20 juillet, l’autre le 2 août, pour des «vérifications». N’ayant pas les moyens d’escorter chaque navire de cette flotte fantôme, la Russie a cependant l’intention de répondre aux nouvelles sanctions prises par l’UE. «Nous constatons que les autorités de certains pays tentent, en violation du droit maritime international, de restreindre la circulation des navires exploités par nos entreprises. Et récemment, ils sont allés jusqu’à envisager de saisir nos navires et de vendre les biens qu’ils nous ont pillés. Il s’agit là, bien sûr, ni plus ni moins, de piraterie et de vol», a d’abord relevé Vladimir Poutine, le président russe, alors qu’il se trouvait à bord du croiseur Varyag, déployé au large de l’île de Sakhaline pour des exercices, ce 12 août (ci-dessous). «Si cela se concrétisait, nous devrons répondre de manière symétrique», a poursuivi le chef du Kremlin. «Nous n’interviendrons pas nécessairement dans les eaux où des attaques contre nos navires sont planifiées, mais partout où nous le jugerons nécessaire et approprié. Partout, y compris dans la zone de responsabilité de la flotte du Pacifique», a-t-il ensuite prévenu, avant de préciser que le ministère russe de la Défense avait déjà reçu des instructions allant dans ce sens. Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://www.revueconflits.com/code-9-2-laboratoire-ukrainien-de-la-guerre-contemporaine/ CODE 9.2, laboratoire ukrainien de la guerre contemporaine par Gil Mihaely En intégrant pilotes, techniciens et spécialistes de la guerre électronique à ses unités d’assaut, le 475e régiment ukrainien raccourcit la chaîne entre le besoin du front et la solution technique. Son organisation éclaire une transformation majeure : la vitesse d’adaptation compte désormais presque autant que la performance des armes elles-mêmes. Du prototype bricolé à la production de masse, l’Ukraine invente une « boucle d’innovation » où le combattant devient utilisateur, évaluateur et coproducteur de l’arme. Dans un entretien accordé en Ukraine à Michael Kofman, chercheur spécialiste de l’armée russe et animateur du podcast The Russia Contingency pour War on the Rocks, Oleksandr « Flint » Nastenko décrit l’organisation du 475e régiment d’assaut séparé qu’il commande. CODE 9.2 n’est pas simplement une unité d’infanterie équipée de drones. Le régiment repose sur une architecture différente, associant une force d’assaut relativement réduite à une composante aérienne et robotique beaucoup plus importante que dans une formation conventionnelle. Les drones n’y constituent pas un appui extérieur demandé ponctuellement avant une opération, et leurs opérateurs comme leurs techniciens appartiennent organiquement au régiment et participent à la fois à la manœuvre et à la conception même des systèmes. L’entretien permet ainsi de comprendre comment cette intégration étroite, éprouvée notamment de Koupiansk à Zaporijjia, transforme simultanément la reconnaissance, les frappes, la protection des fantassins et la conduite de l’assaut. Le régiment dispose également de ses propres moyens d’artillerie, de véhicules blindés, de drones de reconnaissance et d’attaque, de plateformes terrestres robotisées ainsi que de capacités destinées à frapper dans la profondeur. Lorsque Nastenko annonçait, au début de 2025, la constitution de cette formation, il expliquait déjà vouloir disposer d’une quantité d’infanterie « suffisante » pour accomplir la mission, mais aussi d’une très puissante compagnie de systèmes aériens sans pilote et d’un important détachement de robots terrestres. L’objectif était explicite : réduire le nombre d’hommes exposés sur la ligne de contact sans renoncer à la capacité d’avancer et de reprendre du terrain. Le projet de Nastenko comprenait également des chars, une compagnie d’appui-feu ainsi que des moyens d’observation ou de frappe pouvant agir jusqu’à 120 kilomètres. Cette organisation s’est construite progressivement. CODE 9.2 est né en 2022 comme un petit élément de reconnaissance de la 92e brigade mécanisée. Les drones ont d’abord servi à observer, puis à corriger les tirs et enfin à attaquer directement. Le détachement est devenu une compagnie de drones d’attaque en 2024, un bataillon d’assaut au début de 2025, puis un régiment quelques mois plus tard. En août 2025, sa composante de drones avait atteint, selon le Kyiv Post, une dimension presque comparable à celle de la brigade dont elle était issue. Cette croissance ne traduit donc pas seulement une augmentation des effectifs. Elle correspond à l’apparition d’un nouveau type de formation, spécialisée dans la combinaison des opérations terrestres et des systèmes sans pilote. Ce parcours montre ainsi comment une innovation initialement marginale peut finir par transformer la structure de l’unité elle-même. Lire aussi : Comment l’Ukraine est devenue une superpuissance du drone Les techniciens ne sont plus à l’arrière L’aspect le plus important du modèle ne tient cependant pas au seul nombre de drones. CODE 9.2 intègre organiquement des spécialistes techniques : électroniciens, mécaniciens, programmeurs, spécialistes des communications et de la guerre électronique. Ces hommes et ces femmes portent l’uniforme, appartiennent au régiment et travaillent directement avec les opérateurs et les fantassins. Cette proximité change profondément la circulation de l’information. Dans une organisation classique, le combattant signale une difficulté à son commandement. Celle-ci remonte la chaîne hiérarchique, puis est transmise aux services chargés des programmes et des achats. Le constructeur reçoit ensuite un cahier des charges, conçoit une solution, la fait tester, certifier et produire. Entre le problème découvert sur le terrain et la livraison du matériel corrigé peuvent s’écouler des mois, parfois des années. Entre-temps, sur le terrain, on improvise des solutions techniques et on modifie le protocole pour contourner le problème. Dans CODE 9.2, la distance entre l’utilisateur et le technicien peut se réduire à quelques mètres. Le pilote qui perd le contrôle d’un drone à cause d’un brouillage peut immédiatement expliquer ce qu’il a vu sur son écran. Le spécialiste des transmissions peut examiner les fréquences utilisées, récupérer l’appareil s’il est revenu, analyser les composants et modifier l’antenne, le logiciel ou les paramètres de vol. Le nouveau réglage peut parfois être testé lors de la mission suivante. Le technicien n’intervient donc plus seulement après la bataille, dans un atelier éloigné. Pleinement intégré à l’unité, il participe au cycle opérationnel et connaît le terrain, les méthodes de combat, les performances réelles des pilotes ainsi que les contre-mesures russes rencontrées dans le secteur. Inversement, les opérateurs comprennent mieux les possibilités et les limites techniques de leurs équipements. Les techniciens peuvent en outre dialoguer plus efficacement avec les ingénieurs restés à l’arrière, dont ils partagent le langage et les références professionnelles. Le besoin militaire et la réponse technique cessent ainsi d’appartenir à deux univers séparés. « Le besoin militaire et la réponse technique cessent d’appartenir à deux univers séparés. » Cette intégration est particulièrement importante dans la guerre électronique. Un drone efficace dans un secteur peut devenir presque inutilisable quelques dizaines de kilomètres plus loin, parce que les unités russes n’y brouillent pas les mêmes fréquences ou n’emploient pas les mêmes systèmes de détection. Une solution homologuée six mois plus tôt peut être dépassée avant même d’arriver en quantité sur le front. Le brouillage provoque une modification des liaisons, laquelle entraîne une adaptation du brouillage adverse, puis un changement de fréquence, une meilleure antenne ou un guidage par fibre optique, ce qui oblige alors à concevoir une nouvelle contre-mesure. Le cycle se mesure en semaines, parfois en jours. Le front devient un laboratoire CODE 9.2 pousse très loin une évolution observable dans de nombreuses formations ukrainiennes. Certaines brigades disposent désormais de cellules de recherche et développement proches du front. Elles démontent les équipements capturés, réparent les drones endommagés, impriment des pièces, adaptent les charges explosives, modifient les logiciels de navigation et testent de nouvelles liaisons. Ces ateliers ne peuvent évidemment pas fabriquer seuls des millions de systèmes. Leur fonction est différente : produire rapidement une solution, la confronter au combat et transmettre aux industriels ce qui mérite d’être fabriqué à plus grande échelle. Le drone à longue portée Pavuk (ci-dessus), aujourd’hui produit avec l’entreprise Omnitech, est ainsi issu d’un laboratoire de la 3e brigade d’assaut. D’après une étude consacrée à la boucle ukrainienne d’innovation, plusieurs matériels, désormais diffusés dans l’ensemble de l’armée, sont nés comme des prototypes bricolés par une unité afin de résoudre un problème local. Le combattant devient ainsi à la fois utilisateur, évaluateur et, dans certains cas, coproducteur du système d’armement. Un commandant de section peut envoyer au fabricant, par Signal ou WhatsApp, une vidéo montrant la panne d’un robot terrestre. Des entreprises disposent d’équipes capables de se déplacer auprès des unités, tandis que d’autres mettent directement leurs ingénieurs en relation avec les opérateurs. Certaines corrections logicielles ou matérielles peuvent être livrées en quelques jours. C’est Darty en uniforme. « C’est Darty en uniforme. » Des constructeurs ukrainiens apposent même des QR codes sur leurs drones. En cas de problème, l’opérateur peut entrer directement en contact avec l’équipe technique du fabricant. Les évaluations déposées par les unités sur les plateformes d’achat permettent ensuite de repérer les systèmes fiables et ceux qui ne résistent pas aux conditions réelles. Les matériels efficaces reçoivent davantage de commandes ; les autres doivent évoluer ou disparaissent. Cette sélection permanente est impitoyable, mais cohérente avec la vitesse de la compétition. Selon une officier américaine ayant travaillé sept mois auprès des institutions, des unités et de l’industrie ukrainiennes, les fabricants locaux modifient couramment leurs logiciels et leur matériel trois ou quatre fois par an, et les cellules d’innovation des brigades procèdent à des adaptations beaucoup plus fréquentes. En comparaison, le développement d’un grand programme militaire américain, même avec les procédures dites accélérées, peut durer des années. Une étude publiée par le Modern War Institute résume le problème : dans la guerre des drones, il ne suffit plus de produire en masse, il faut aussi innover à la périphérie du système et fermer très rapidement la boucle de retour d’expérience. Lire aussi : Évolutions tactiques en Ukraine : ce que cette guerre peut changer dans notre manière de faire la guerre Partir du problème, non du programme Le changement essentiel porte donc sur la manière de définir le besoin militaire. Le système traditionnel part généralement d’une prévision : l’état-major imagine les menaces des dix ou vingt prochaines années, définit les capacités nécessaires, puis lance un programme destiné à fournir un équipement standardisé à l’ensemble des forces. Cette démarche demeure indispensable pour construire un avion de combat, un sous-marin, un système de défense aérienne ou un char. Mais elle devient trop lente lorsqu’il s’agit d’équipements numériques, de petits drones, de calculateurs embarqués, de moyens de communication ou de guerre électronique. Dans ces domaines, la menace peut évoluer plusieurs fois pendant la durée d’une procédure d’acquisition. L’expérience ukrainienne suggère d’inverser partiellement la logique. Le point de départ n’est plus un programme central décidé longtemps à l’avance, mais un problème concret observé par le combattant : comment voler malgré le brouillage ? Comment ravitailler une position sans exposer un conducteur ? Comment évacuer un blessé dans une zone surveillée par des FPV ? Comment détecter un drone guidé par fibre optique ? Comment attaquer un blindé dissimulé sous un filet ou dans un bâtiment ? L’unité formule le problème, ses techniciens conçoivent ou adaptent une première réponse, le prototype est essayé en opération et le fabricant intervient ensuite pour industrialiser la solution. La séquence n’est plus strictement linéaire. Elle devient une boucle : observation d’une difficulté au combat ; formulation du besoin avec les opérateurs ; fabrication ou modification d’un prototype ; essai immédiat dans les conditions réelles ; correction technique et adaptation tactique ; production en série limitée ; diffusion aux autres unités et nouvelle évaluation. Le système ukrainien DOT-Chain Defence traduit déjà cette logique dans l’achat public : les unités choisissent le matériel adapté à leur situation et l’État organise son financement et sa livraison. Le Brave1 Market, plateforme numérique créée en 2023 par l’État ukrainien pour rapprocher les forces armées, les entreprises de défense, les investisseurs et les administrations, permet également aux formations d’acquérir des drones, des robots terrestres ou des systèmes de guerre électronique parmi des milliers de produits référencés. Ce mécanisme ne remplace pas les achats centralisés, mais les complète par des circuits plus courts et mieux adaptés aux besoins urgents du front. Lire aussi : L’urgence de financer les industries de la défense La quantité compte autant que la perfection La rapidité n’est pourtant pas suffisante. Un excellent prototype isolé ne change pas le rapport de forces. Il faut pouvoir le produire par milliers, définir la doctrine et le mode d’emploi, former les opérateurs, fournir les pièces de rechange et garantir l’approvisionnement en batteries, moteurs, antennes et composants électroniques. L’Ukraine espérait ainsi fabriquer plus de sept millions de drones en 2026 et en engager environ 9 000 par jour sur l’ensemble du front. Ces chiffres donnent la mesure d’une transformation industrielle : nombre de petits drones sont désormais consommés comme des munitions. La recherche du système parfait, coûteux et utilisable pendant vingt ans, est remplacée dans certains segments par une succession de modèles peu onéreux, produits rapidement et régulièrement modifiés. Cela oblige à distinguer deux rythmes industriels. Les plateformes lourdes — chars, pièces d’artillerie, missiles ou véhicules du génie — exigent des chaînes de production stables, des normes communes et des capacités de maintenance à long terme. Elles peuvent être stockées pendant des années, puis modernisées. Les équipements numériques et les drones doivent, en revanche, pouvoir évoluer sans que chaque changement de caméra, de fréquence ou de logiciel déclenche une nouvelle procédure de plusieurs années. Il est souvent peu pertinent de les stocker en grande quantité, car ils risquent de devenir obsolètes avant même d’être utilisés. Le défi consiste donc à produire en masse tout en conservant la capacité de modifier rapidement le produit. Une armée qui ne fabrique que des prototypes ne peut soutenir une guerre d’attrition. Une industrie qui produit des millions d’exemplaires d’un modèle devenu vulnérable au brouillage gaspille ses ressources. Il faut standardiser les interfaces, les batteries, les charges et les systèmes de commande, tout en laissant évoluer rapidement les composants dont la durée de pertinence est courte. Les chars ne disparaissent pas, mais leur emploi change La structure de CODE 9.2 éclaire également le débat sur l’avenir des blindés. La prolifération des drones a considérablement accru leur vulnérabilité. Les colonnes concentrées, les mouvements effectués sans couverture électronique et les véhicules immobilisés en terrain découvert deviennent des cibles faciles. Le champ de bataille est observé presque en permanence, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur. Dès avril 2024, Nastenko décrivait au Washington Post une « zone de mort » dans laquelle tout mouvement pouvait être détecté et frappé. La concentration des drones, des mines, de l’artillerie et des capteurs rend beaucoup plus difficile une percée mécanisée comparable à celles de 2022. Pour lui, cette révolution ne signifiait pourtant pas que le blindé était devenu inutile. « Une zone de mort dans laquelle tout mouvement peut être détecté et frappé. » CODE 9.2 conserve des chars et des véhicules protégés. Le blindage demeure nécessaire pour transporter les hommes, soutenir l’infanterie, évacuer les blessés, ouvrir un passage ou fournir un tir direct. Mais le char ne peut plus être considéré comme le centre autonome de la manœuvre. Il doit opérer à l’intérieur d’un ensemble réunissant drones de reconnaissance, guerre électronique, défense antiaérienne rapprochée, artillerie, génie et infanterie dispersée. La question n’est donc pas de choisir entre le drone et le blindé. Dans le modèle de Nastenko, les drones surveillent, isolent et affaiblissent la position ; l’artillerie et les systèmes d’attaque détruisent les points d’appui ; les robots terrestres peuvent transporter du matériel, poser des mines ou évacuer des blessés ; enfin, l’infanterie et les blindés occupent le terrain. La technologie réduit l’exposition humaine et prépare l’assaut, mais elle ne peut encore tenir seule une tranchée, fouiller une maison ou contrôler durablement une localité. Lire aussi : Les leçons de l’Ukraine pour les futures opérations blindées britanniques Repenser la structure des armées La leçon de CODE 9.2 dépasse finalement la guerre des drones. Une armée contemporaine ne peut plus séparer nettement ceux qui combattent, ceux qui conçoivent le matériel et ceux qui l’achètent. Le logiciel, les communications et la guerre électronique font désormais partie de l’arme elle-même. Il devient aussi important de pouvoir la modifier rapidement que de savoir l’utiliser. Il ne s’agit pas pour autant de transformer chaque brigade en entreprise industrielle ni de sacrifier les contrôles à la rapidité. La production de masse, la certification, la cybersécurité et la compatibilité avec le reste des forces exigent toujours une organisation centrale. L’affaire récente des drones navals K3 Scout de la Royal Navy en a rappelé les raisons. Une évaluation de cybersécurité a révélé que des composants d’origine chinoise intégrés à leurs caméras envoyaient automatiquement des signaux techniques vers une adresse IP située en Chine, sans que le fabricant britannique des embarcations, Kraken Technology Group, semble en avoir eu connaissance. Le ministère britannique de la Défense affirme qu’aucune donnée sensible ni aucun système militaire n’a été compromis, mais l’incident montre les risques liés à des chaînes d’approvisionnement complexes et insuffisamment contrôlées. Accélérer l’innovation ne dispense donc ni de connaître l’origine des composants ni d’auditer le matériel et les logiciels. Sous cette réserve, les unités engagées doivent disposer de techniciens organiques, de budgets décentralisés, de moyens de prototypage et d’un accès direct aux fabricants. Elles doivent également pouvoir écarter rapidement un matériel inefficace, sans être contraintes de l’utiliser simplement parce qu’il a été commandé plusieurs années auparavant. Sur un champ de bataille où l’adversaire peut identifier une fréquence, copier un drone ou développer une contre-mesure en quelques semaines, le temps devient une composante à part entière de la puissance militaire. Un système légèrement moins performant, mais livré immédiatement, réparé localement et amélioré après chaque engagement, peut produire davantage d’effets qu’une arme techniquement parfaite arrivée trop tard. Il faut donc accepter de prendre des risques, mais en les identifiant, en les évaluant et en conservant la capacité de les maîtriser. « Le temps devient une composante à part entière de la puissance militaire. » La principale innovation de CODE 9.2 ne réside donc peut-être ni dans son drone le plus récent ni dans la répartition inhabituelle de ses effectifs entre fantassins, pilotes et techniciens. Elle tient à la réunion, au sein d’une même formation, de ceux qui constatent le problème, de ceux qui combattent et de ceux qui savent adapter l’outil. Dans la guerre contemporaine, la supériorité appartient de plus en plus à l’armée capable de transformer une leçon acquise au prix du combat en un matériel disponible avant que l’adversaire ait eu le temps de s’adapter. Lire aussi : La Russie, une « armée apprenante » plus puissante qu’au début de la guerre 1 Citer Ya Rab Yeshua.
piranha Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s 13 minutes ago, BTX said: 475e régiment d’assaut séparé Le 475 régiment d'assaut séparé (475 OSHP) est un véritable laboratoire de la guerre moderne. Les forces armées ukrainiennes comptent d'autres unités de pointe hautement dronisées - comme la 59 ou la 3 brigade d'assaut, ainsi que certains bataillons séparés -, mais le 475 OSHP a poussé le concept d' "infanterie dronisée" à son paroxysme. Chez eux, le combattant est le noyau d'un véritable écosystème. La reconnaissance ? Assurée par drone. Le nettoyage de zone ? Par drone. Le minage et le déminage ? Encore par drone. Même son sac à dos est transporté par un vecteur aérien. Il est appuyé au sol par des robots téléopérés (UGV) équipés de mitrailleuses ou de lance-grenades; la logistique de sous-bock, le ravitaillement en vivres et l'évacuation sanitaire (EVASAN) sont confiés à ces mêmes engins chenillés. Et s'il veut un Fast-Food de la ville du front, c'est encore un drone qui lui parachute son menu sur position, en même temps que les munitions, le lot médical, l'eau et un coussin pour son confort. Si le 475 régiment bat déjà le rappel au XXII siècle, l'armée française, elle, en est encore à passer du XIX au XX siècle. En pantalon rouge. 1 1 Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s Je partage ton point de vue. Quand j'ai lu (et relu) cet article très bien écrit et détaillé, je me suis dit qu'une fois encore, nous avions au moins "une guerre de retard". Dans les organigrammes de certaines unités, on peut voir ici et là "escadron de drones". Mais ceci est très très éloigné du concept qu'ont, au fil des mois de guerre, édifié les Ukrainiens. Nous devrions très sérieusement et sans perdre de temps nous pencher sur le "modèle ukrainien" pas que "physiquement" mais aussi et surtout au plan "philosophique". Pas évident que nos cerveaux cartésiens et nos multiples rigidités puissent se convertir à cette "gymnastique". Et en plus, le carcan otanien comme les normes européennes sont loin de faciliter cette tâche qui pour moi est plus que vitale. BTX Citer Ya Rab Yeshua.
piranha Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s On 8/18/2026 at 3:39 PM, BTX said: Et en plus, le carcan otanien comme les normes européennes sont loin de faciliter cette tâche qui pour moi est plus que vitale. Il ne faut не oublier les nombreuses conventions (Oslo, Ottawa) qui ont été signées par des hommes politiques и nous ont laissés les mains vides (ou les fesses à l'air) — sans mines antipersonneles, sans sousmunitions, sans rien. 1 Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
Yann pyromane Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s Le 18/08/2026 à 14:39, BTX a dit : Nous devrions très sérieusement et sans perdre de temps nous pencher sur le "modèle ukrainien" pas que "physiquement" mais aussi et surtout au plan "philosophique". C'est clair , ils ont 1 siècle d'avance ....Mais popov résiste avec un puits humain sans fond et des méthodes qu'on connaît . 1 Citer
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://forcesoperations.com/pas-de-sursaut-en-2025-pour-laide-materielle-francaise-a-lukraine/ Pas de sursaut en 2025 pour l’aide matérielle française à l’Ukraine Voilà plus de deux ans que la France ne détaille plus l'appui capacitaire qu'elle apporte à l'Ukraine. Seuls quelques rares annonces et le rapport au Parlement sur les exportations d'armement amènent un peu de clarté. Ce dernier vient de sortir, laissant à nouveau entrevoir les limites de l'appui matériel français......... Citer Ya Rab Yeshua.
BTX Posté(e) %s à %s Auteur Signaler Posté(e) %s à %s https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/08/malick-diop-du-campus-de-bambey-aux.html Malick Diop : du campus de Bambey aux tranchées du Donetsk En mars 2025, une vidéo virale bouleverse le Sénégal : on y découvre Malick Diop, un jeune homme de 25 ans originaire du village de Keur Mandoumbé (centre du pays), épuisé sous un treillis russe et interrogé par des soldats ukrainiens. Parti en Russie en 2023 pour poursuivre ses études de sciences politiques après son baccalauréat obtenu en 2020, il s'est vite retrouvé piégé dans un conflit meurtrier, bien loin de ses projets universitaires. Du mirage de la cuisine à la réalité du front Confronté à une précarité financière, Malick Diop cède en février 2025 aux promesses. On lui fait miroiter un poste de cuisinier militaire payé très confortablement et l'accès à la nationalité russe. Mais la réalité est brutale : après une formation militaire accélérée, le jeune homme est envoyé en première ligne. Capturé dès la mi-mars 2025, il lance dans une vidéo un cri du cœur tragique : « Les Russes ont ruiné ma vie [...]. Ils ne m'ont pas respecté, ils ne m'ont pas traité comme une personne ». Un prisonnier oublié par le Kremlin Dix-huit mois après sa capture, en août 2026, le jeune Sénégalais reste détenu en Ukraine. Alors que des milliers de soldats russes ont été libérés lors d'échanges, aucun prisonnier africain n'a encore pu en bénéficier. Moscou refuse de faire de son cas une priorité. Au moins 2 982 ressortissants africains ont été enrôlés dans l'armée russe, et l'Ukraine détiendrait actuellement 35 prisonniers issus de 17 pays du continent. L'urgence d'une réaction de Dakar Bien que le gouvernement sénégalais affirme suivre l'affaire « avec une attention particulière », les démarches piétinent. L'exemple récent du Ghana, qui a obtenu de Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, un engagement à cesser le recrutement « illégal » de ses ressortissants après avoir enregistré de nombreuses pertes, prouve qu'un sursaut est possible. Malick Diop, une variable d'ajustement de l'armée russe... Photo : capture d’écran Citer Ya Rab Yeshua.
piranha Posté(e) %s à %s Signaler Posté(e) %s à %s 2 hours ago, BTX said: Malick Diop, une variable d'ajustement de l'armée russe... En Indochine, et plus précisément à Diên Biên Phu, des fanatiques communistes s'explosaient sur les réseaux de barbelés, le corps ceinturé de sacs d'explosifs - de véritables "torpilles humaines" - pour assurer la victoire du communisme mondial. Dans divers groupuscules islamistes (Talibans, État islamique, et notamment en France lors de l'attaque du Bataclan), des fanatiques se sont également fait sauter, cette fois au nom de la religion. Récemment, des soldats russes ont équipé un mercenaire africain d'une mine antichar (contenant 7 kg d'explosif) avant de l'envoyer à l'assaut des positions ukrainiennes et de le faire exploser à distance. Après la diffusion de l'affaire dans les médias, d'autres militaires russes ont remercié leurs collègues pour cette "innovation intéressante" et ont réclamé qu'on leur envoie eux aussi des "singes d'assaut" (selon les termes exacts de la source). Il me semble que c'est la meilleure illustration du mépris et de l'attitude des Russes envers les Africains qui, pour une raison ou une autre, viennent se battre dans leurs rangs. Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
BTX Posté(e) il y a 19 heures Auteur Signaler Posté(e) il y a 19 heures C'est en effet abominable. Mais tu noteras le silence des médias occidentaux sur ces exactions. Tout juste a t'on évoqué la présence de soldats nord-coréens ou africains dans les rangs de l'armée russe. Sans aller plus loin. Et sans se pencher sur leur sort. Les "viols" présumés de Patrick Bruel sont plus croustillants. BTX 1 Citer Ya Rab Yeshua.
piranha Posté(e) il y a 18 heures Signaler Posté(e) il y a 18 heures 57 minutes ago, BTX said: Mais tu noteras le silence des médias occidentaux sur ces exactions. Les médias occidentaux ne pigent que dalle au terrain. Ils repompent comme des moutons les dépêches russes ou ukrainiennes selon leur bord, quand ils n'inventent pas du pur roman. Prenez le bataillon Azov : les vrais néonazis y représentaient 10 % des effectifs grand maximum, et le reste c'était du Photoshop de 2014 ou de la provocation de gamin. Wagner et le DSHRG Rusitch débordaient deux fois plus de vrais nazis, mais là, bizarrement, nos journalistes ont préféré fermer leur gueule. Le pire c'est qu'au sein même de notre armée, la hiérarchie ne comprend rien et s'en fout royalement. Autant remettre nos pantalons garance et aller casser du Boche à la baïonnette, on sera au même niveau. Cette guerre devait être un retour d'expérience inestimable. C'est juste devenu le casse du siècle pour nos sangsues de l'industrie de défense, trop occupées à sucer le budget des armées pour nous refourguer de la daube inutile au prix de l'or. Pitoyable. (Ouais, je sais bien qu'avec des idées pareilles, je me ferai défoncer à l'oral du BM4, mais bon, tant pis pour eux 😁) Citer Moi etrangere, moi pas bien francais parler.
BTX Posté(e) il y a 16 heures Auteur Signaler Posté(e) il y a 16 heures Non pas défoncé. Je ne t'apprends rien = le sempiternel devoir de réserve. Même à la Légion où la parole est relativement "libre", il y a des choses qu'on peut dire entre nous et des choses qu'on se passe de dire lorsque les pékins sont là. Cela s'appelle : ASSUMER. Toi comme moi, nous avons eu et avons des chefs qui assument. D'autres moins ou pas du tout se défaussant allègrement, en cas de coup dur ou de connerie, sur leurs subordonnés. BTX Citer Ya Rab Yeshua.
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