Aller au contenu
Aumilitaire

Messages recommandés

Posté(e)

https://www.forcesoperations.com/un-marche-de-250-me-pour-poursuivre-la-dronisation-des-armees/

spacer.png

Un nouveau mécanisme d’acquisition de drones est sur les rails au profit des armées françaises. Jusqu’à 250 M€ pourraient être investis au travers d’un futur accord-cadre de deux ans.  

 

Lancé le 27 mars, cet appel à candidature vise la fourniture de drones de classe 1, donc de moins de 150 kg. Ces nano, micro et mini-drones « prêts à l’emploi » pourront être déployés non seulement pour des opérations de reconnaissance dans un rayon de moins de 50 km, mais aussi pour des missions de largage ou de logistique. Aux manettes, la Direction générale de l’armement (DGA) attend ainsi des solutions capables d’emporter jusqu’à 20 kg de fret. Ce futur marché se démarque donc de celui notifié en 2024 par la Direction de la maintenance aéronautique (DMAé) pour des drones de renseignement.

Certaines exigences sont devenues récurrentes, comme l’obligation de démontrer sa capacité à produire et livrer 500 micro-drones ou 50 mini-drones en l’espace de 12 mois et sur le territoire européen. D’autres s’imposent progressivement à l’heure où l’indépendance d’approvisionnement redevient centrale, à l’image de contrôleurs de vol et cartes électroniques eux aussi obligatoirement conçus et assemblés dans l’Union européenne. 
 

Aucun calendrier ni volume visé n’est détaillé. Pas question cependant de traîner, les candidats ont pile un mois pour se manifester. S’il ne couvre pas l’entièreté du spectre, l’investissement ne sera pas de trop pour accélérer la dronisation des armées. La prise de masse, notamment, demeure incomplète et quelque 600 M€ ont dès lors été inscrits au budget 2026 pour « droniser massivement les unités opérationnelles ».

À commencer par l’armée de Terre. Celle-ci attend, cette année, la livraison de systèmes couvrant toute la trame, « depuis le drone à pilotage immersif, avec 3 000 FPV d’entraînement sans charge, jusqu’aux drones les plus endurants, dits ‘opératifs’ », indiquait son chef d’état-major, le général Pierre Schill, en novembre dernier. S’ajouteront, grâce à la sur-marche budgétaire de 3,5 Md€,  « 3 500 munitions téléopérées, 30 SDTL (système de drone tactique léger) et jusqu’à 1 000 drones du combattant et spécialisés », poursuivait le CEMAT. 
 

Crédits image : État-major des armées

Ya Rab Yeshua.

  • 1 mois plus tard...
Posté(e)

https://lignesdedefense.ouest-france.fr/la-dronisation-a-marches-forces-etudes-et-commandes-pour-les-armees/

La dronisation à « marchés forcés »: études et commandes pour les armées

2erima-drones.jpeg

J’avais signalé dans un post du 19 avril que la DGA avait lancé « deux appels d’offres pour des drones aériens intercepteurs de drones et des nano, micro et mini drones« : l’un pour des drones intercepteurs capables de neutraliser des drones de plus de 100kg, volant à une vitesse maximum de 600 km/h (valeur: 18,7 millions d’euros); l’autre sur la fourniture de nano, micro et mini drones d’un poids inférieur à 150 kilogrammes, destinés à des opérations de reconnaissance à courte portée (inférieur à 50km), des opérations de largage ou logistiques avec une capacité d’emport pouvant aller jusqu’à 20 kilogrammes (valeur: 250 millions).

Un récent AO du 24 avril, piloté par la Direction de la Maintenance Aéronautique, porte sur la « fourniture de drones, accessoires, composants et prestations associées au profit des forces armées et de sécurité ». Ces drones sont de faible masse (inférieurs à 25 kg) et disponibles sur étagères (COTS – Commercial off-the-Shelf).

Il s’agit de « répondre aux besoins des forces armées et de sécurité », des besoins non spécifiés. Par ailleurs, « le présent avis de marché ne concerne que la phase candidature. Le dossier de consultations des entreprises (DCE) sera accessible sur PLACE (www.marches-publics.gouv.fr) pour les candidats qui seront admis à déposer une offre ».

La valeur maximale de l’accord-cadre est de 300 000 000€. Précisions: la consommation annuelle estimée à ce jour est de 25 000 000 Euros HT. Cependant, afin d’anticiper une augmentation future des besoins, le montant maximum de l’accord-cadre sera établi sur la base d’un montant annuel de 50 000 000 Euros HT (soit 150 000 000 € sur 3 ans, ou encore 300 000 000 € après reconduction éventuelle de l’accord-cadre).

Ces achats témoignent que la dronisation des forces se poursuit, par exemple avec la création prochaine de 5 autres escadrons de drones de chasse, formule dont le 1er RIMa a mené l’expérimentation avec succès. Cette dronisation étendue nécessitera l’acquisition de « plusieurs centaines de drones dès cette année pour avancer sur cette ligne » et pour que « cela devienne de véritables capacités de combat », comme l’a annoncé le CEMAT, le général Pierre Schill, cité par mon confrère Nathan Gain. D’où tous ces AO qui permettront à l’armée de Terre d’acquérir au moins 10 000 drones cette année pour démultiplier un parc aujourd’hui constitué d’environ 4 000 vecteurs.

Ya Rab Yeshua.

Réagir à la dicussion

Vous pouvez poster maintenant et vous inscrire plus tard - Déja membre ? connectez vous pour poster avec votre compte

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Collé en tant que texte enrichi.   Coller en tant que texte brut à la place

  Seulement 75 émoticônes maximum sont autorisées.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédent a été rétabli.   Vider l’éditeur

×   Vous ne pouvez pas directement coller des images. Envoyez-les depuis votre ordinateur ou insérez-les depuis une URL.

© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Créer...