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http://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2024/11/les-maisons-russes-outil-culturel-de-la.html

Les « Maisons russes », outil culturel de la propagande de Moscou en Afrique

A l’agenda de Vladimir Sokolenko, ce samedi 11 novembre 2023, figure l’inauguration du Centre culturel russe à N’Djamena. Une satisfaction pour l’ambassadeur de Moscou au Tchad d’ouvrir une Russkiy Dom dans un pays « encore proche » de la France.

 

Selon les données officielles, il existe 86 succursales officielles de la Maison russe à l’étranger dont quatre en Afrique du nord et quatre autres en Afrique subsaharienne. Chaque implantation ne s’effectuant qu’avec le feu vert du président russe.

 

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Ces Maisons russes sont des antennes de Rossotrudnichestvo, une agence fédérale* « chargée de fournir des services d'État et de gérer les biens de l'État pour soutenir et développer les relations internationales entre la Fédération de Russie et les États membres de la Communauté des États indépendants et d'autres pays étrangers, ainsi que dans le domaine de la coopération humanitaire internationale » précise son site. L’agence dépend du ministère des affaires étrangères, mais ses cadres proviennent souvent de Russie Unie, parti poutinien, ou sont d’anciens hauts fonctionnaires proches du Kremlin, dont l’administration présidentielle nomme ou révoque ses directeurs.
 
Soft Power
Il existe également des « franchises privées », comme le Tchad sur tout le continent, « ouvertes par des ONG qui se prétendent indépendantes, mais qui coïncident souvent avec la politique étrangère de la Russie » note un diplomate. Ainsi au Burkina Faso, au Niger, au Mali. Celles de Somalie, de Sierra Leone et de Guinée équatoriale ont vu le jour après un rapprochement de ces pays avec la Russie. Des franchises portées sur les fonts baptismaux par des diplômés locaux d’universités russes ou soviétiques.
Les cours de russe y sont, généralement, gratuits. Mais leur attrait précise Ivan Klyzcz, chercheur estonien « est de proposer des bourses permettant d’étudier en Russie. » Selon Rossotrudnichestvo, plus de 26 000 étudiants de différents pays africains ont reçu une bourse pour y étudier pour l’année universitaire 2024-2025. Ils sont des cibles de la guerre informationnelle menée par Moscou.

En lien avec les services de renseignement
Un autre volet concerne l’invitation de fonctionnaires africains à des colloques ou des conférences organisées par la Russie. Ainsi début octobre dernier, un forum international financé par Rossotrudnichestvo (qui sert de couverture à des agents de renseignements) a eu lieu à Moscou. Y participaient des Africains qui ont reçu des fonds et per diem de leur antenne de la Maison Russie pour le déplacement. Au programme, les éléments de langage du discours diplomatique russe, faisant l’impasse sur la politique agressive du Kremlin et mettant en avant l’hostilité de l’Occident à l’égard de la Russie et du « Sud global ». En prenant bien soin de colorer l’histoire afin de la rendre séduisante et convaincante. Le révisionnisme historique devenu une obsession pour le pouvoir actuel comme il l’avait été pour les secrétaires généraux du PCUS**, est un outil de ce soft power. Ce qui vaut d’ailleurs à l’agence fédérale des sanctions de l’Union européenne.

Propagande, études et promesses trompeuses
Enfin, les antennes projettent souvent des films de Russia Today sur les questions des relations internationales notamment sur « l’opération spéciale » menée en Ukraine. Le 12 juillet dernier, à Niamey, était organisée par l’ONG « Ensemble main dans la main Niger-Russie » la projection de « Tourist ». Un film, rappelle le site centrafricain Corbeau News,  « de propagande russe réalisé par Wagner pour appuyer la présence russe en Centrafrique. À la lumière de tous ces éléments, il est possible d’affirmer que les associations sont devenues la nouvelle trouvaille du Kremlin pour faire valoir la présence russe sur le continent. »
Attention, toutefois au mirage de cette diplomatie culturelle, avertit l’universitaire estonien Ivan Klyszcz « le Kremlin fait miroiter les possibilité de faire des études, de participer à des programmes d’apprentissage ou de vivre en Russie pour alimenter sa machine de guerre. Selon l’agence de presse Associated Press, des centaines d’Africains ont été trompés et se sont retrouvés à travailler dans des conditions indignes dans des usines d’armements russo-iraniennes. » D’autres, également dupés, se sont retrouvés sur le front ukrainien.

 

* Son nom complet est Agence fédérale pour la Communauté des États indépendants
**Parti communiste de l’Union soviétique.
   Photo : DR, ouverture d'une Maison russe au Tchad.

Ya Rab Yeshua.

  • 9 mois plus tard...
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Mali, arrestations dans l’armée

 

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Le général Abass Dembélé, un officier malien apprécié de ses hommes était jusqu’à ces derniers jours gouverneur de Mopti (centre du pays). Fonction dont il venait d’être limogé. Ce matin, il a été arrêté en banlieue de Bamako.


D’après les informations fournies par Radio France Internationale, ce sont 37 militaires qui seraient, pour l’heure, aux arrêts. Dont un autre officier général.


Si la junte dirigée par le général Assimi Goïta n’a pas officiellement réagi, ces hommes pourraient se voir reprocher d’avoir voulu « déstabiliser la transition ».

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Arrivés au pouvoir à la suite de deux coups d’Etat successifs en 2020 et 2021, les militaires qui s’étaient engagés à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024 ont depuis fait volte-face. En juillet dernier, une loi accordant au général putschiste un mandat de cinq ans, renouvelable « autant de fois que nécessaire » et ce sans élection, a été promulguée.

 
Photo : LinkedIn

Ya Rab Yeshua.

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Mali, les arrestations de militaires se poursuivent

 

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Le deuxième officier général arrêté hier s’appelle Nema Sagara, générale de brigade à l’état-major de l’armée de l’air.
L’une des rares femmes militaires à figurer dans la hiérarchie de l’armée malienne. Cette fille d’un ancien sous-officier de gendarmerie est également la première militaire à avoir été engagée sur un théâtre d’opérations.

Selon plusieurs sources, les arrestations se sont poursuivies cette nuit.
 
Une cinquantaine de militaires auraient été interpellés pour « d’avoir voulu « déstabiliser la transition » (voir post du 10 août). Parmi eux, explique Radio France Internationale « un nombre important sont membres de la Garde nationale », corps d’origine du ministre de la défense, le général Sadio Camara.

Selon plusieurs sources, les opérations seraient menées par des agents de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat (ANSE), les services maliens de renseignement placés sous l’autorité directe du général Assimi Goïta chef de la junte.

Celle-ci n’a pour l’instant pas officiellement communiqué.
 
Seule réaction celle d’Aliou Tounkara, membre du Conseil national de Transition et président local de la Maison Russe qui, dans un entretien à "l’agence de presse" russe African initiative* a démenti toute tentative de coup d’État qualifiant ces informations de « ridicule provocation médiatique de la part de la France », assurant que « le peuple malien soutient le président Assimi Goïta et le gouvernement de transition. »
 
*Outil de la stratégie d’influence de la Russie en Afrique post-Prigojine. Voir psot du 13 juin 2025.
Photo : DR.

Ya Rab Yeshua.

  • 2 semaines plus tard...
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La coordinatrice de l’ONU au Burkina-Faso expulsée

 

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C’est à la suite de la publication d’un rapport  du secrétaire général des Nations Unies adressé au Conseil de sécurité, intitulé Les enfants et le conflit armé au Burkina Faso, que la junte a déclaré Carol Flore-Smereczniak, la coordinatrice résidente des Nations-Unies à Ouagadougou, persona non grata. Dénonçant un « texte élaboré sans concertation avec les institutions » et estimant qu’il confondait terroristes et forces de défense, 
Dans un communiqué lu par le porte-parole du gouvernement à la télévision publique, les autorités expliquent également que ce texte « compilant des données sans sources objectives, sans preuves ni justificatifs, véhiculant des informations graves et mensongères », ont donc signifié à la diplomate onusienne qu'elle n'était « plus une interlocutrice crédible » et devait donc quitter le territoire.


En décembre 2022, l’une de ses prédécesseures, Barbara Mandi avait déjà été expulsée par le pouvoir burkinabè du capitaine Ibrahim Traoré.

 
Photo : Carol Flore-Smereczniak remet ses lettres de créances au ministre des affaires étrangères du Faso, Jean-Marie Traoré, le 23 juillet 2024 ©MAE BF
 

Ya Rab Yeshua.

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Sanctionnée par l’UE, l’activiste Nathalie Yamb nommée conseillère spéciale du chef de la junte nigérienne

 
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Il y a un an, Kémi Séba, suprémaciste noir, antisémite, allié de Moscou et de Wagner contempteur de la politique de la France en Afrique, se voyait retirer par Paris sa nationalité française.

Dans la foulée il était nommé « conseiller spécial » du général Abdourahamane Tiani, à la tête du Niger depuis un coup d’Etat en juillet 2023.

La dame de Sotchi
Il y a quelques heures Niamey a annoncé que Nathalie Yamb, visage féminin de la russophilie en Afrique recevait le même titre que son pendant masculin. Accompagné d’un passeport diplomatique.

Suisso-camerounaise, la « dame de Sotchi »* a été reçue le 11 août par le chef de la junte nigérienne.

Palabres de blancs
Cette décision peut être interprétée comme une réponse à l’Union européenne qui a sanctionné récemment l’activiste pour ses positions pro-russes. Qui « portent atteinte ou menacent la démocratie, l’Etat de droit ou la sécurité dans l’Union ou dans ses états membres en recourant à la manipulation de l’information » précise le journal officiel de l’Union Européenne.

Réponse alors de Mme Yamb dans une vidéo postée sur YouTube : « Moi citoyenne défenseur de la souveraineté africaine, j’ai été sanctionnée, dans le cadre de palabres de blancs, sur fond de conflit OTAN-Russie en Ukraine au milieu de l’Europe, là-bas chez les nazis… »

Wagner
En 2022, dans une note sur La campagne de désinformation d’Evguéni Prigojine dans toute l’Afrique, le Département d’Etat américain expliquait que « Deux influenceurs sont des maillons essentiels du réseau d’Evguéni Prigojine : le Franco-Béninois Kémi Séba et la Suisso-Camerounaise Nathalie Yamb.
»

*Surnommée ainsi à la suite d’un discours prononcé en 2019, lors du 1er somment Russie-Afrique dans cette ville de la mer Noire.
Photo : Nathalie Yamb reçue le 11 août par le général Tiani, ©AESInfo.

Ya Rab Yeshua.

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La junte malienne viole les règles de l’immunité diplomatique

 

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L’article 29 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques (1961) dispose que « La personne de l’agent diplomatique est inviolable. Il ne peut être soumis à aucune forme d’arrestation ou de détention. » Le suivant que « La demeure privée de l’agent diplomatique jouit de la même inviolabilité et de la même protection que les locaux de la mission. » Enfin l’article 9, pour ne citer que celui-ci précise que « L’État accréditaire peut, à tout moment et sans avoir à motiver sa décision, informer l’État accréditant que le chef ou tout autre membre du personnel diplomatique de la mission est "persona non grata" ».

Coopération avec les Maliens
A Bamako, Yann V. lieutenant-colonel, servant à la DGSE, arrêté par des hommes de la junte, était officiellement connu des autorités maliennes.

Deuxième secrétaire à l’ambassade de France, il y est chargé de la coordination avec ses homologues maliens de la lutte anti-terroriste.
« Les Maliens violent donc volontairement le droit international » note un diplomate français. « Notre concitoyen pouvait être expulsé mais absolument pas arrêté. » 

Argument anti-français
Bamako reproche à Yann V. d’avoir fait partie d’un prétendu complot destiné à renverser le général Assimi Goïta. Une cinquantaine de militaires maliens dont deux généraux ont été également arrêtés. Enfin, l’ancien Premier ministre de la junte, Choguel Maïga (2021-2024) se trouve en prison depuis le début de la semaine.
Ces affaires surviennent dans un contexte sécuritaire qui ne cesse de se détériorer. Les FAMa et leurs alliés russes collectionnant les revers meurtriers face aux djihadistes.


Photo : page Facebook, ambassade de France, Mali.

Ya Rab Yeshua.

  • 2 semaines plus tard...
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Les revers de l’Africa Corps russe au Mali

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Quelle idée pernicieuse lorsqu’on prétend combattre les « nazis » en Ukraine, donner à l’une de ses unités (de mercenaires) le nom d’Africa Corps ? Du nom de ces troupes placées sous le commandement de Rommel mais dont le nom fut choisi par Hitler, Afrika Korps. Qui n’a pas pour chefs des stratèges, ni même des combattants aguerris capable de soutenir la moindre comparaison avec l’unité blindée allemande.

Inadéquation russe
Ainsi au Mali où depuis 100 jours, la « force » russe a subi plus d’une vingtaine d’attaques qui, selon plusieurs sources, semblent avoir causé la mort de plus de 70 combattants. « Clairement cela souligne une inadéquation de l’approche russe face à une insurrection multiforme et de plus en plus organisée » souligne un expert militaire.



Trompe l’oeil
La marque Wagner remplacée par une autre, Africa Corps n’est en fait qu’un trompe-l’œil. Bamako espérait bénéficier d’un soutien militaire bien plus fructueux. Mais les revers enregistrés et les pertes humaines et matérielles voire les débâcles sur le terrain montrent que ce changement n’est qu’une illusion. « Nous constatons que ces mercenaires et l’armée malienne sont aujourd’hui incapables d'inverser la situation et d’empêcher la dégradation sécuritaire au Mali » explique un diplomate.

L’incapacité russe à contenir les groupes armés insurrectionnels (GAI), Touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) et les djihadistes de Jamāʿat nuṣrat al-islām wal-muslimīn (JNIM) semble maintenant avoir fait d’Africa Corps leur cible prioritaire.
A Bamako la junte vit dans le déni.

La population malienne, elle, est la première victime de ce drame.

 
Photo : véhicule des l'Africa Corps en feu après une embuscade.  © DR

Ya Rab Yeshua.

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Un Français soupçonné d’espionnage détenu au Burkina Faso

 
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Le 31 juillet, la presse du Burkina se faisait l’écho de la suspension pour trois mois renouvelables de l’ONG hollandaise INSO, spécialisée dans la sécurité humanitaire dans des environnements hostiles.
 
Interdiction provisoire pour « collecte de données à caractère sensible sans autorisation préalable. »
 
Ce que ces médias n’évoquaient pas, en revanche, c’est l’arrestation par la junte au pouvoir à Ouadougou du directeur de l’organisation non gouvernementale, Jean-Christophe P., un Français qui serait détenu par la sécurité d’état burkinabè. Le régime le suspecte d’espionnage. Quatre employés locaux de l’organisation non gouvernementale viennent également d’être arrêtés.

Français, un facteur aggravant
Inso (International Ngo Safety Organisation) est présente, selon des informations recueillies sur son site, dans 26 pays et travaille avec plus de 1 400 ONG pour lesquelles elle assure une veille sécuritaire, afin de les aider à organiser leurs missions dans des zones de conflits.
 
Au Burkina, recueillir de telles informations est devenu suspect. Alors que la situation sécuritaire est très mauvaise et que l’armée a d’immenses difficultés à faire face au terrorisme du JNIM, organisation terroriste liée à Al Qaeda. En outre, la nationalité française constitue, depuis l’arrivée du capitaine Traoré et des militaires putchistes qui l’entourent, un « facteur aggravant ».
 
Selon son employeur, Jean-Christophe P. se porterait bien mais ne fournit aucune information quant aux discussions entreprises pour sa libération ainsi que celle de ses collaborateurs.

Ya Rab Yeshua.

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https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2025/09/lechec-securitaire-des-juntes-de-laes.html

L’échec sécuritaire des juntes de l’AES

 
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« Je voudrais vous faire la promesse que nous gagnerons la guerre qui nous a été imposée » annonçait le 22 septembre 2020, l’officier putschiste malien Assimi Goïta qui venait de prendre le pouvoir à Bamako.

L’engagement du colonel, devenu général de corps d’armée, n’a jamais été tenu.

Son collègue de sédition au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré claironnait, il y a quelques semaines, qu’il souhaitait faire avec ses deux alliés « de l’AES un espace de sécurité totale ».

Triplement de la violence
Pourtant sur le terrain, les mots de ces deux chefs d’Etat n’ont aucune réalité. L’Alliance des Etats du Sahel (Burkina, Mali, Niger) s’avère être un échec sécuritaire majeur. « Dans la région, en trois ans la violence civile a triplé » explique un diplomate européen.
« Au Burkina Faso et au Mali en particulier, les forces gouvernementales ont réagi à l'escalade des activités des groupes djihadistes par des représailles violentes contre les civils afin de dissuader la population de soutenir les groupes armés » explique Héni Tsaibia d'ACLED, organisation qui fournit des analyses sur la violence politique dans le monde. Selon Armed Conflict Location and Event Data, 50 % des territoires malien et burkinabè échapperaient au contrôle du pouvoir.

Wagner, Africa Corps
Dans cette lutte contre le terrorisme, les forces armées locales (les soldats sont souvent laissés pour compte) accumulent les défaites. Ou tuent comme nous venons de le voir, pour l’exemple, leurs ressortissants afin de dissuader de toute collaboration avec les djihadistes. Les alliés de ces trois armées, les mercenaires russes de Wagner et Africa Corps, dont la plus-value militaire est loin de sauter  aux yeux, noircissent également les calendriers de crimes de guerre commis contre les civils.

Pendant ce temps dans les capitales de l’AES, les officiers à la tête de systèmes particulièrement fragiles font eux des promesses qu’ils savent ne pas pouvoir tenir…

 
Photo : Ibrahim Traore, Abdourahamane Tiani et Assimi Goïta, à la tête du Burkina Faso, du Niger et du Mali ©VOA

Ya Rab Yeshua.

  • 2 semaines plus tard...
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Deux agents du renseignement malien expulsés par Paris

 

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Deux agents du renseignement malien (Sécurité d’Etat) en poste à l’ambassade à Paris viennent d’être déclarés non grata par les autorités françaises et doivent quitter la capitale dans les prochaines heures.

Une décision prise en réponse à l’arrestation par Bamako, à la mi-d’août, de Yann V. officier de la DGSE servant au sein de la représentation française dans la capitale malienne. Deuxième secrétaire, officiellement déclaré, il était chargé de la coordination avec ses homologues maliens de la lutte anti-terroriste. Yann V. est accusé de « tentative de déstabilisation des institutions de la République ».

Il est détenu en violation de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques.

Autre décision
La cessation de la coopération antiterroriste qui perdurait entre les deux pays a été également décidée. Malgré l’épais contentieux, les services de renseignements malien et français continuaient à échanger. 

Des agents français présents à l’ambassade à Bamako auraient récemment quitté le Mali.
 
Photo : Bamako @Facebook.
 
  • Sad 1

Ya Rab Yeshua.

  • 2 mois plus tard...
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Le coup d’Etat raté au Bénin, le 7 décembre dernier a alimenté la désinformation sur les réseaux sociaux.

Dans une analyse mise en ligne le 18 décembre, l’organisation de lutte contre les fake news, Africa Check* cite l’exemple de la page Facebook L’Afrique et la RDC, réveillez-vous qui a publié le 15 décembre une photo de militaires français censés se trouver à proximité de la présidence béninoise.

Selon les résultats de la recherche inversée d’images effectuée par Africa Check, « la photo a été prise à Abidjan dans la nuit du 2 au 3 avril 2011 lors de la prise de contrôle de l’aéroport d’Abidjan par les troupes françaises ».

Constat et prédiction
Peu chaut à l’animateur de cette page qui écrit ce même jour. « La France a toujours fait croire aux Africains qu’elle est une puissance, pourtant toutes ses guerres ont été perdues ». Mais également ce pronostic « Je vous le dis, si la France fait face à l’AES**, sans appui des Américains, elle se fera casser la gueule en moins d’un mois. »

Poutine et Maduro
Dans le bandeau de cette page Facebook, le rédacteur a mis en exergue une photo de Vladimir Poutine auquel il consacre beaucoup d’énergie. Mettant en valeur abondamment les déclarations du dictateur russe. Nicolas Maduro, le despote vénézuélien est également très présent dans la vie de la page. Autre étrange information récoltée sur L’Afrique et la RDC, réveillez-vous : « La France fournissait avant, des conteneurs de préservatifs au Niger en échange de l’uranium exploité… ».

*Africa Check est une organisation basée à Johannesburg (Afrique du sud) dont le but est de séparer « la réalité de la fiction » et donc de vérifier l’information.
** Alliance des Etats du Sahel qui regroupe le Burkina Faso, Mali, le Niger, trois pays dirigés par des juntes militaires.

Ya Rab Yeshua.

  • 1 mois plus tard...
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Que se passe-t-il à Niamey ?

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Des tirs ont été entendus cette nuit autour de l’aéroport de la capitale nigérienne.

Selon des habitants joints ce matin et des témoignages postés sur les réseaux sociaux, des « échanges de tirs et des explosions » ont été enregistrés à proximité de l’aéroport international Diori Hamani, qui abrite également la base 101 de l'armée de l'air nigérienne mais aussi les forces conjointes antidjihadiste de l’AES. (Niger, Mali, Burkina).

Des drones ?
A Paris, on estime que « l’hypothèse d’une attaque impliquant des drones n’a rien d’invraisemblable ». En effet, les groupes terroristes opérant dans le Sahel ont démontré, ces dernières années leur savoir-faire dans l’utilisation de ceux-ci. Que ce soit à des fins de reconnaissance, de surveillance voire d’attaque.

Signaux avant-coureurs
Depuis plusieurs jours, des rumeurs d’offensive contre une « zone stratégique » circulaient à Niamey. L’aéroport, ce site cumulant fonctions civiles, militaires et logistiques étant une cible désignée.

Précisons également que celui-ci abrite depuis décembre dernier, 1000 tonnes d’uranium qui sont au centre d’un contentieux entre l’État nigérien et l’entreprise Orano après la dénonciation d’un contrat d’exploitation par Niamey. Un stock, venu d’Arlit, convoité par la Russie et déplacé « en violation du droit international » rappelle-t-on dans la capitale française.

 

Ya Rab Yeshua.

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Dmitri Sytyi, l’homme-orchestre russe en Centrafrique

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On le croirait tout droit sorti du cercle des poètes disparus. Avec sa longue chevelure, ses tenues décontractées, sa jeunesse, il passerait facilement pour un gars « bohème ». Pourtant ce trentenaire n’est rien de tout cela. Ce polyglotte qui s’exprime aisément en anglais, en espagnol et en français (il a fréquenté l’école de commerce Skema Business School à partir de 2014) a pour langue de naissance le russe et est surtout un maillon important de Wagner en Afrique.

Prigojine son mentor
C’est en République centrafricaine que Dmitry Syti a émergé.

D’abord modestement, fin 2017, avec la milice Wagner, en qualité de traducteur. En août 2018, selon les journalistes du site Corbeaunews, il devient actionnaire de Lobaye invest, propriété d’Evgueni Prigojine qui veille sur lui. Une société spécialisée dans l’extraction minière (or et diamants) et « surtout qui contrôle les opérations d’influence russes en RCA ».

Maison russe
En juin 2021, le natif de Saint-Pétersbourg de 32 ans est promu à la tête de la  Maison russe de Bangui, officiellement un centre culturel.

En décembre 2022, le jeune cadre en ouvrant un colis piégé perd trois doigts de la main droite. Prigojine accusera la France. Soigné à Moscou, il revient quelques mois plus tard « en quasi-idole » dans la capitale centrafricaine « faisant presque l’objet d’un culte de la personnalité. Des milliers de t-shirts à son effigie sont imprimés et diffusés » détaille le site d'information centrafricain.

Un maillon essentiel
Proche du président Touadéra, il est là pour conforter la présence de la RCA dans la sphère d’influence de Moscou et piloter la propagande anti-Occident dans le pays et la région.

N’oubliant en rien les affaires puisque Dmitry Sytyi dirigerait aujourd’hui First Industrial Co, entreprise qui produit une bière « populaire en RCA ».

Cet homme influent est considéré par beaucoup comme « le patron du renseignement militaire russe et le patron de Wagner » sur place, expliquait il y a quelques mois, un ancien député centrafricain à la Deutsche Welle. Lui précise modestement à la même chaîne « qu’il est chargé de rapprocher culturellement le Russie et la République centrafricaine ».
Dmitri Sytyi qui se présente volontiers comme un bouc-émissaire de la propagande occidentale est visé par des sanctions internationales par le Trésor américain mais aussi par le Royaume-Uni notamment pour sa gestion de sociétés écrans pour le compte de Wagner.

Ya Rab Yeshua.

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Après l’attaque contre l’aéroport de Niamey, beaucoup de questions sur le bouclier russe

 

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L’attaque des forces djihadistes contre l’aéroport de Niamey (Niger) dans la nuit du 28 au 29 janvier interpelle.

Comment des forces ennemies ont-elles pu progresser et frapper un site particulièrement sensible sans être détectées ? Défaillance du renseignement ?

Victoire tactique, humiliation stratégique
L’attaque a été finalement repoussée par les forces nigériennes et les mercenaires russes de l’Africa Corps.

Moscou vend alors dans sa communication un « succès opérationnel ». Pourtant, rapidement, les images diffusées par les assaillants, ainsi que des informations recoupées auprès de sources locales, établissent un bilan bien différent : plusieurs avions de l’armée nigérienne ont été détruits ou endommagés, affaiblissant la capacité aérienne du pays, des infrastructures ont été touchées...


« Victoire tactique, humiliation stratégique » résume un militaire français. Car la base militaire 101, un espace où sont regroupés des éléments des forces armées nigériennes, des contingents de l’Alliance des États du Sahel (AES), des mercenaires russes de l’Africa Corps -ainsi que 350 soldats italiens de la Mission bilatérale de soutien (MISIN)- était présentée comme une vitrine du partenariat avec Moscou, sensé apporter une sécurité renforcée.
 
Un réel malaise
Ces dernières heures, le service de renseignement extérieur russe (SVR) a publié un communiqué accusant la France de préparer des coups d’État et des assassinats de dirigeants africains. Sans la moindre preuve. Une étrange riposte, « un contre-feu informationnel destiné à déplacer le débat, en réactivant un narratif anti-français devenu central dans la stratégie d’influence russe au Sahel » estime-t-on au Quai d’Orsay. Une communication immédiatement relayée par les médias d’Etat et le réseau diplomatique russe. Mais pour plusieurs diplomates africains, cette séquence créée un réel malaise. Après l’échec du modèle Wagner et les limites constatées de l’Africa Corps, la stratégie de Moscou en Afrique s’essouffle. Dans le même temps, la patience de leurs partenaires africains risque de montrer ses limites.

 
Illustration : Images de l’attaque diffusés par l’EI-S

Ya Rab Yeshua.

  • 1 mois plus tard...
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La Centrafrique continue de se vendre à la Russie

 

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Le président Faustin Archange Touadéra est, une nouvelle fois, à Moscou.

Il s’agit là de sa première visite après sa réélection, pour sept ans, en décembre dernier. Hier, rencontrant Vladimir Poutine, il a expliqué dans la partie publique de cet entretien, qu’il s’engageait à « à renforcer davantage notre coopération, notamment dans le domaine de la sécurité, mais aussi dans les domaines de l’économie, l’éducation, les questions culturelles et humanitaires… ». L'accueillant lui a un agenda bien précis.

Africa Corps pour remplacer Wagner
Moscou cherche en effet, à obtenir la signature d’un accord visant à remplacer Wagner, actif en RCA depuis 2018, par Africa Corps, structure placée directement sous la tutelle du ministère de la défense de la Fédération de Russie.

Moscou pousse mais Touadéra a toujours hésité, multipliant, jusqu’ici, les stratégies d’évitement.
En octobre dernier, le site centrafricain Corbeaunews détaillait le contexte « Touadéra dépend entièrement de Wagner pour sa survie politique. Dmitri Sytyi* contrôle désormais la sécurité présidentielle, supervise l’exploitation des mines d’or et négocie directement avec les groupes armés. Sans cette protection russe, le régime s’effondrerait en quelques jours. »

Wagner, environ 2 300 hommes en RCA, continue effectivement d’assurer la protection du président et « se paie sur la bête » pour reprendre l’expression utilisée par un Français, fin connaisseur du pays.

15 millions de dollars mensuels
Or la mutation avec Africa Corps aurait un coût exorbitant. Le Kremlin a fixé celle-ci à 15 millions de dollars mensuels, soit 180 millions annuels. Somme qui représente plus de la moitié du budget national « d’un pays dont les recettes domestiques dépassent à peine 300 millions de dollars » explique Corbeaunews.


La RCA ne paierait pas en dollars chaque mois. Certainement en or, en diamants, en bois. La Centrafrique continue de se vendre à la Russie. Fermez le ban.

*Patron de Wagner en Afrique
Photo : entretien Poutine-Touadéra hier au Kremlin ©présidence de la fédération de Russie.

Ya Rab Yeshua.

  • 3 semaines plus tard...
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Le Sahel épicentre du terrorisme, un revers pour la Russie

 

 
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C’est une tragique réalité, le Sahel concentre aujourd’hui près de la moitié des morts liés au terrorisme dans le monde.

En 2024, plus de 7 500 décès y ont été enregistrés dont 51% dans la seule bande sahélienne.

En 2025, la tendance se confirme : sur 5 582 morts, près d’un sur deux se situe dans la région. Ce constat est établi par Global Terrorism Index qui, chaque année, mesure l’impact du terrorisme dans 163 pays (voir également post du 16 mai 2025).

La gageure de l’AES
Les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) figurent dans le top 5 des pays les plus touchés.

Il y a moins de vingt ans, ils ne représentaient qu’1% des morts liés aux actes terroristes. « La région est devenue une sorte de cœur battant de la violence djihadiste mondiale » commente un ancien diplomate, familier de cette région.

A noter que le Bénin progresse dans ce classement, passant de la 26e à la 19e place.

La stratégie russe inefficace
Le pari de ces trois capitales semble raté.

Il se situe tout au moins très largement en deçà des espoirs. Car depuis le retrait occidental (18 000 militaires français ou onusiens), les groupes armés ont gagné en mobilité et les mercenaires de Moscou ne parviennent pas à s’imposer sur le terrain.

D’autant que la Russie a de plus en plus besoin d’hommes pour combattre dans le cadre de l’aventureuse « opération miliaire spéciale » engagée en Ukraine.

Comme l'explique un officier français qui a participé, naguère, à des opérations dans la région « la stratégie russe contribue à entretenir l’insécurité » et des faits documentés prouvent que ses représentants ont participé, avec des militaires locaux, à des violations des droits humains. Ainsi à Moura en 2022 au Mali, 500 morts.

Photo : ©Global Terrorism Index.

Ya Rab Yeshua.

  • 2 semaines plus tard...
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Domol Leydi, le signe d’une insécurité qui inonde la Niger

 

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Le 27 mars dernier le conseil des ministres nigérien adoptait un projet d’ordonnance instituant des organisations territoriales d'auto-défense.

Celles-ci dénommées « Domol Leydi », « sont des auxiliaires des Forces de Défense et de Sécurité, sont chargées plus précisément de missions de sensibilisation, de renseignement et d'auto-défense de leurs terroirs respectifs » lit-on dans le compte-rendu du conseil.

Le texte précise également que les personnels de cette structure sont issus des Forces de défense et de sécurité « ressortissants des terroirs concernés ou parmi les habitants de ces terroirs ». Une décision qui avalise une situation existante, ces milices locales de protection existent déjà mais seront armées, formées par les FDS.

Les risques
Cette décision « confirme si besoin était, une situation extrêmement inquiétante, note un ancien de l’ex-ministère de la Coopération. 

La junte Tiani n’arrive pas à contenir une menace qui ne cesse de s’étendre ». Notamment, vers la frontière de ses voisins, en particulier ceux du Golfe de Guinée. Et rajoute un militaire français, « si Niamey arme et organise des civils cela signifie que les forces de sécurité sont dépassées ».

Comme au Burkina Faso qui a, également, armé des civils « ce choix confirme une incapacité à stabiliser le territoire » ajoute cet officier. Au Burkina, ces Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont affiché rapidement les dérives que beaucoup redoutaient : se retourner contre les populations civiles.

En outre, ces milices deviennent immédiatement les cibles de groupes terroristes.

Ya Rab Yeshua.

  • 2 semaines plus tard...
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La volte-face de Bamako

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A Alger, la contrariété ne peut être qu’évidente. Le Mali a annoncé le 10 avril le retrait de sa reconnaissance à la République arabe sahraouie démocratique (RASD), accordée en 1984. Un camouflet pour l’Algérie, sponsor indéfectible du Front Polisario.

Une décision annoncée à Bamako par le ministre des Affaires étrangères de la junte lors de la réception de son homologue marocain. De quoi emplir de joie Rabat.

Une surprise ?
Non, car l’édifice des relations algéro-malienne se fissurait dangereusement ces dernières années.

Début 2024, les Maliens résiliaient l’accord de paix d’Alger, signé 9 ans auparavant et longtemps présenté « comme clé de voûte de la stabilité au Mali » explique un diplomate français, naguère en poste en Algérie.

En 2025, deux incidents ont contribué à tendre encore plus les liens entre les deux pays. En avril, l’armée algérienne abattait un drone malien. En septembre, le Premier ministre malien, devant l’assemblée générale de l’ONU, accusait le gouvernement algérien de « soutenir le terrorisme international ». Des propos « du putschiste malien » qualifiés aussitôt « d’inacceptables » par la diplomatie algérienne.

Nouvel axe
Le Maroc, constatant une opportunité politique, s’est engouffré dans la brèche, accordant au Mali une augmentation du nombre de bourses pour ses étudiants mais surtout un précieux accès à l’Atlantique via Dakhla alors que les relations conflictuelles avec l’Algérie avaient rendu le couloir d’approvisionnement par le nord, aléatoire.

Un prix diplomatique élevé pour un accès à la mer. Dit plus abruptement par ce même diplomate : « une trahison, après 42 ans de soutien au Polisario ».

Photo : conférence de presse le 10 avril 2026 d’ Abdoulaye Diop, ministre des affaires étrangères malien et de son homologue marocain, Nasser Bourita à Bamako ©MAE Mali.

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Ya Rab Yeshua.

  • 2 semaines plus tard...
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Le début de la fin pour la junte malienne ?

 

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La junte malienne masque ses revers par des mots. « Les groupes terroristes armés ont essuyé de violents revers » expliquaient-ils hier (voir ci-dessus) après des actions coordonnées dans le pays contre des positions du pouvoir, menées par les jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim), affilié à al-Qaïda, avec le mouvement séparatiste touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA). Notamment à Gao et près de Bamako, à Sévaré, Mopti et Kati. C’est dans cette dernière localité que le ministre de la défense malien, Sadio Camara, a été tué hier lors d’une attaque contre sa résidence. A proximité, le chef de la junte, le général Assimi Goïta lui vient d'être exfiltré.


Africa corps quitte Kidal
Dans le nord, à Kidal, symbole du partenariat russo-malien, les éléments russes d'Africa corps et les militaires maliens qui étaient retranchés dans l'ancienne base de la Minusma, quittent cet après-midi la ville après une seule journée de combat. A la suite d'un accord conclu avec les rebelles touaregs.

Echec pour le Kremlin et la junte
Des images du départ des mercenaires russes et des Forces armées maliennes circulent actuellement sur les réseaux sociaux. Selon RFI « Les Fama et les éléments russes ont mis le feu au camp avant de partir ». Un échec spectaculaire supplémentaire pour le Kremlin, qui pourrait également sonner l’hiver de la junte malienne qui continue pourtant d’affirmer que « la situation est sous contrôle ». Fermez le ban !

Ya Rab Yeshua.

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Comme quoi les petites grenouilles faisaient du boulot pas si nul que ça hein 🙂

Alalal le fameux colonialisme Français quelle plaie !

Heureusement que nous sommes parti de cette base !

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Mali, Burkina, Niger : la faillite silencieuse des États-combattants

 
  • Une attaque coordonnée du JNIM et du FLA frappe simultanément Bamako, Kati, Kidal, Gao, Sévaré et Mopti, prenant de court armée malienne et Africa Corps.

  • Le ministre de la Défense Sadio Camara serait tué et Goïta introuvable, signe d’un effondrement du renseignement humain dans une junte qui en avait fait sa promesse.

  • L’alliance inédite entre jihadistes et rebelles touaregs, doublée d’un message au Kremlin, révèle la faillite politique d’un pouvoir militaire incapable de construire sa légitimité.

Au petit matin du 25 avril 2026, une salve d’explosions a soufflé les certitudes d’une junte qui se croyait installée. En quelques heures, le JNIM et les rebelles touaregs du Front de libération de l’Azawad (FLA) ont lancé l’offensive la plus coordonnée de toute l’histoire du conflit malien — frappant simultanément Bamako, Kati, Kidal, Gao, Sévaré et Mopti.

Ni l’armée nationale ni Africa Corps n’ont anticipé l’ampleur de l’assaut. Ce qui se joue dans les rues de Kati n’est pas une surprise de l’histoire : c’est l’aboutissement logique d’une faillite politique et sécuritaire dont les signaux s’accumulaient depuis des années.

25 avril 2026 : la journée de bascule

L’attaque a commencé dans l’obscurité, peu avant l’aube. Des combattants du JNIM — lourdement armés, en convois de motos — ont pénétré dans les faubourgs de Bamako et investi les abords de l’aéroport international Modibo Keïta.

À Kati, l’épicentre de l’assaut revêt une dimension que les communiqués militaires ne disent pas : cette ville-garnison n’est pas seulement le siège du commandement de la junte, c’est la ville natale d’Assimi Goïta lui-même. Porter la guerre jusque-là, c’est lui signifier que nulle part n’est sanctuarisé — pas même la terre qui l’a vu naître.

Des explosions ont soufflé plusieurs résidences militaires. Celle du général Sadio Camara, ministre de la Défense et architecte du rapprochement avec Moscou, a été frappée par un camion piégé.

Selon un communiqué officiel de la junte au pouvoir, Camara n’aurait pas survécu. Assimi Goïta, lui, n’a pas comparu. Pendant de longues heures, la localisation du président de la transition est restée inconnue.

Lire aussi : Mali : les jihadistes du JNIM revendiquent des attaques coordonnées avec la rébellion touareg

La géographie de l’offensive dit tout de son ambition. Pendant que le JNIM frappait le cœur politique du pays au sud, le FLA lançait l’assaut sur Kidal — ville symbole, reprise par les FAMa et Africa Corps en novembre 2023.

Le porte-parole du FLA a affirmé en contrôler la majeure partie, diffusant des images de ses combattants à l’intérieur du conseil régional et du gouvernorat. En quelques heures, le conflit — longtemps présenté comme contenu dans le nord et le centre — avait atteint les portes de la capitale.

« Le JNIM a adressé un message sans précédent à la Russie, annonçant vouloir neutraliser la partie russe du conflit en échange de la non-prise de cible de cette dernière. »

Ce qui rend cet épisode proprement historique, c’est la coordination entre deux acteurs que tout semblait opposer : une organisation jihadiste affiliée à al-Qaïda et un mouvement ethno-nationaliste touareg aux revendications territoriales. Mais le détail le plus révélateur est ailleurs.

Dans son communiqué de revendication, le JNIM a adressé un message sans précédent à la Russie, annonçant vouloir neutraliser la partie russe du conflit en échange de la non-prise de cible de cette dernière. En clair, le JNIM proposait un cessez-le-feu tacite à Africa Corps — invitant Moscou à se tenir à l’écart pendant que le sort d’Assimi Goïta se jouait.

C’est un signal géopolitique de première importance, qui dit tout de la sophistication stratégique d’un mouvement que ses adversaires ont trop longtemps réduit à une force de violence aveugle.

Le renseignement, parent pauvre des révolutions en uniforme

Il y a une ironie cruelle dans la trajectoire des juntes sahéliennes. Arrivées au pouvoir en brandissant l’échec des régimes civils face à la menace jihadiste, elles ont reproduit, parfois en les aggravant, les défaillances qu’elles dénonçaient. La plus flagrante concerne le renseignement.

Une opération de cette envergure — des centaines de combattants, plusieurs théâtres simultanés, des explosifs acheminés jusqu’aux abords du quartier général de la junte — ne s’improvise pas en quelques jours. Elle suppose des mois de préparation, des reconnaissances répétées, des réseaux logistiques profondément implantés en zone urbaine.

Si les services maliens en avaient eu connaissance, l’attaque n’aurait pas eu lieu. Ou si des alertes ont circulé, elles ont été ignorées. Dans les deux cas, le résultat est le même : un échec de renseignement majeur.

Lire aussi : JNIM au Mali : l’étranglement de Bamako et la stratégie du califat par consentement

Les transitions militaires ont engendré une crise profonde du renseignement humain. Les réseaux d’informateurs — fondés sur des décennies de confiance entre administrations locales et populations rurales — ont été démantelés lors des purges postérieures aux coups d’État.

La brutalisation du rapport entre l’État et certaines communautés, notamment les Peuls au Mali et au Burkina Faso, systématiquement suspectés de collusion avec les jihadistes, a asséché des sources que nul matériel d’écoute ne peut remplacer.

Depuis sa création en mars 2017, le JNIM a été impliqué dans plus de seize mille incidents violents, causant près de quarante mille morts dans les pays du Sahel et du golfe de Guinée, selon les données ACLED compilées par International Crisis Group. Ces chiffres traduisent une implantation patiente, un renseignement humain accumulé village par village. Le 25 avril, le JNIM a simplement révélé l’étendue d’une infrastructure souterraine que les juntes n’avaient ni détectée ni neutralisée.

Africa corps : l’illusion de la béquille

L’arrivée des Russes au Mali avait été présentée comme la rupture stratégique décisive. Moscou offrait ce que Paris refusait : aucune conditionnalité politique, des hommes au contact, une rhétorique anticoloniale commode.

Africa Corps a participé à la reconquête de Kidal en novembre 2023, apportant l’appui aérien qui manquait aux FAMa. Mais ce que le 25 avril révèle, c’est la nature exacte de cette contribution : elle est tactique, ponctuelle, et ne saurait se substituer à ce qui manque vraiment.

Kidal a été reprise. Kidal vient de tomber à nouveau. En moins de trente mois, le cycle s’est refermé.

Africa Corps n’a pas anticipé l’assaut. Des témoins cités par Al Jazeera ont confirmé que des mercenaires russes combattaient aux abords de l’aéroport de Bamako — en réaction, non en prévention. La pression du front ukrainien a par ailleurs conduit Moscou à réduire ses effectifs au Mali, fragilisant un dispositif qui n’était déjà solide qu’en apparence.

Lire aussi : Terrorisme au Sahel : l’heure du bilan

Un partenaire militaire étranger ne peut pas suppléer à l’absence de renseignement humain ancré dans le tissu social local. Le JNIM ne combat pas comme une armée conventionnelle.

Il se fond dans les populations, administre les zones qu’il occupe, étend son emprise par capillarité à travers dix structures régionales — les mantiqa — que la puissance de feu seule ne peut démanteler. Et sa proposition de cessez-le-feu à la Russie en dit long : le JNIM ne cherche pas à détruire Africa Corps, il cherche à le neutraliser le temps de régler son affaire avec la junte.

La déstabilisation politique comme cause structurelle

Qu’est-ce qui a rendu le Sahel central aussi perméable à l’implantation jihadiste ? La réponse n’est pas militaire. Le JNIM s’est développé dans des territoires que l’État avait abandonnés bien avant 2012 — zones sans justice, sans protection, sans services de base.

Il n’a pas créé ce vide ; il l’a occupé, en y bâtissant une gouvernance alternative que la seule force des armes ne peut défaire.

Les coups d’État successifs ont aggravé cette dynamique en démantelant les institutions de médiation entre l’État et les sociétés locales : partis politiques, société civile, presse indépendante, autorités coutumières. L’alliance entre le JNIM et le FLA illustre une conséquence directe du refus de traiter la question touarègue politiquement.

En n’honorant pas les Accords d’Alger et en choisissant la reconquête militaire plutôt que le dialogue, la junte malienne a poussé des nationalistes Touaregs dans les bras d’un partenaire jihadiste qu’idéologiquement tout oppose à eux.

Lire aussi : Évolution du djihadisme et du terrorisme au Sahel depuis vingt ans

Quand les États ferment les voies politiques, les acteurs armés s’allient par défaut. La rupture entre l’AES et la CEDEAO — formalisée par le retrait des trois pays en janvier 2024 — a privé la région d’une coopération sécuritaire déjà insuffisante. Le JNIM ne connaît pas de frontières ; la réponse étatique reste nationale par réflexe.

Ce que le 25 avril révèle

L’offensive du 25 avril 2026 n’était pas une surprise. Elle était la conséquence prévisible d’années d’accumulation : État en retrait, sociétés fracturées, renseignement atrophié et biaisé, coopération régionale en miettes.

Ce qui se passe au Mali depuis ce samedi n’est pas une crise sécuritaire ordinaire. C’est le moment où une architecture de pouvoir fondée sur la force brute, la propagande souverainiste et l’externalisation vers des mercenaires montre ses limites les plus profondes.

« Les problèmes de sécurité dont elle a hérité plongent leurs racines dans une crise de légitimité de l’État lui-même — une crise que les coups de force n’ont pas résolue et que les mercenaires ne peuvent que provisoirement masquer. »

Africa Corps ne peut pas recoudre les relations entre l’État et les communautés pastorales. Il ne peut pas refonder les capacités de renseignement humain. Il ne peut pas rétablir la confiance intrarégionale.

Et, comme le suggère la proposition de cessez-le-feu que le JNIM vient de lui adresser, il ne peut pas non plus se substituer à une légitimité politique que la junte malienne n’a jamais vraiment construite. Les problèmes de sécurité dont elle a hérité plongent leurs racines dans une crise de légitimité de l’État lui-même — une crise que les coups de force n’ont pas résolue et que les mercenaires ne peuvent que provisoirement masquer.

Le JNIM avance, pragmatiquement, dans les espaces que les États ont laissés vacants. Ce samedi 25 avril, ces espaces ont atteint Kati — la ville natale d’Assimi Goïta.

https://www.revueconflits.com/mali-burkina-niger-la-faillite-silencieuse-des-etats-combattants/

Ya Rab Yeshua.

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Africa Corps, l’infox au secours des revers

 

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Pour masque l’ampleur de la défaite subie ce week-end au Mali par Africa Corps, censée appuyer les militaires locaux (FAMa), la Russie a initié une campagne de désinformation. Laissant quasiment apparaitre les vaincus comme des vainqueurs.

Renversement de situation
Ainsi Pravda Mali (média affilié à Africa Corps), loue l’action des mercenaires : « Ses actions efficaces sur la ligne de contact de combat de plus de 2000 km ont contrecarré une tentative soigneusement préparée par les services secrets occidentaux de renverser par la force le pouvoir légitime. » Sur Facebook, la structure russe a diffusé un communiqué triomphant faisant état de pertes infligées « aux combattants terroristes ». Celles-ci se seraient élevées à « plus de de 1 000 ». Des chiffres invérifiables. Dont 200 revendiquées à Kidal où les mercenaires ont négocié leur départ sans triomphe.

7 villes attaquées
La réalité semble, en effet, bien différente. Perte de contrôle de Gao et Mopti, perte d’un hélicoptère Mi-8 et son équipage neutralisé près de Wabaria (région de Gao), des véhicules blindés détruits. Et surtout, notent les experts militaires, aucune contre-offensive terrestre menée par les FAMa et leurs alliés russes. 

Côté malien, le ministre de la Défense, Sadio Camara a été tué à Kati lors d’un attentat kamikaze (voir post d’hier) et sept villes ont été attaquées ce week-end par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et le mouvement séparatiste touareg du front de libération de l’Azawad (FLA).

 Photo : mercenaires russes ©Pravda Mali

Ya Rab Yeshua.

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Mali, le siège de Bamako

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Les djihadistes du Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) ont annoncé, hier, le siège total de la capitale malienne. Paris vient de recommander à ses ressortissants (moins de 10.000 dont la majorité sont des binationaux) de quitter temporairement le pays « dès que possible » précise le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères.

Revers
Le chef de la junte, le général Goïta a eu beau expliquer, hier soir, dans un discours télévisé que « grâce à la promptitude et au professionnalisme des Forces armées et de Sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants » la réalité semble largement le contredire.
 
Kidal, reprise en 2023 avec l’aide de Wagner, a été perdue face aux attaques coordonnées des jihadistes du GSIM et du Front de libération de l'Azawad (FLA). L’image qui restera est celle des mercenaires d’Africa corps (qui ont remplacé ceux de Wagner) quitter la ville sous le regard des vainqueurs. Quatre autres localités auraient été prises par les insurgés. En outre, le ministre malien de la défense, Sadio Camara a été tué, samedi, dans la ville garnison de Kati.
 
Faiblesse russe
Plus globalement, cette incapacité russe à contribuer à restaurer l’intégrité territoriale du Mali est la leçon que chancelleries, population et observateurs, tirent. « Sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques, des voix accusent déjà les forces russes de s’être retirées trop vite, voire d’avoir laissé les soldats maliens exposé » écrit le site Afrik.com. « Ceux-ci, en effet, n’ont pas été évacués de Kidal. Ils sont restés prisonniers… »

Photo : ©Facebook, présidence de la République du Mali.

Ya Rab Yeshua.

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Le Mali, le Niger et le Burkina Faso sont devenus « un goulag de l'information »

 

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Dans le classement 2026 de la liberté de la presse, Reporters sans frontières constate qu’en Afrique « la liberté de la presse reste globalement très dégradée ». Avec une situation particulièrement préoccupante au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

Propagande d’Etat
« Qu'il s'agisse de la mise au pas de la télévision malienne Joliba TV ou du quotidien burkinabè L'Observateur Paalga - ou bien encore de la séquestration du journaliste Serge Oulon à Ouagadougou - la presse dans les pays de l’Alliance des Etats du Sahel est soumise à une répression très dure » détaille RFI, alors qu’est célébrée aujourd’hui la journée mondiale de la liberté de la presse. Depuis que des juntes ont pris le pouvoir dans ces trois pays la propagande d’Etat tient le haut du pavé.

Intimidation
Les journalistes y sont muselés, détenus, enlevés voire ont disparu. Des journaux sont interdits, c’est un climat systématique d’intimidation qui règne. Comme l’explique le chercheur Ousmane Diallo d’Amnesty International, cité par plusieurs sites africains et Radio France International « Que ce soit au Burkina, au Mali ou au Niger, nous entrons dans une phase de “zombification” des citoyens sahéliens », considère-t-il « Comme à l'époque soviétique, nous entrons dans une phase où les citoyens sont embrigadés. Comme dans les pays de l'Est dans un passé récent, le Sahel est devenu un goulag de l'information. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que ces pays ont des accointances avec la Russie… ».

Image réalisée via l’IA ©Gemini

 
 

Ya Rab Yeshua.

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Le Mali épicentre du chaos sécuritaire au Sahel

 
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Au moins 30 personnes ont été tuées, hier, lors de deux attaques simultanées menées par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans contre deux localités du centre du Mali. Des chiffres de 50 victimes sont également citées par d’autres sources. Cette tuerie survient après des attaques menées les 25 et 26 avril par le GSIM, allié à Al-Qaida, et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA, touareg), contre des positions de la junte au pouvoir depuis 2020, dans plusieurs localités dont Bamako toujours sous blocus des djihadistes.
Il y a 48h, le GSIM avait revendiqué l’attaque à la bombe contre un véhicule de l’armée malienne (FAMa).
De son côté, l’armée malienne, dans un communiqué, explique avoir « neutralisé une dizaine de terroristes » dans la région de Mopti.

Ya Rab Yeshua.

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