Aller au contenu
Aumilitaire

BTX

Membres +
  • Compteur de contenus

    46 646
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    1 583

Tout ce qui a été posté par BTX

  1. https://rh-terre.defense.gouv.fr/sommaire-actualite/174-la-reorientation-des-sous-officiers-devenir-analyste-dans-le-renseignement Direction: DRHAT / Publication : 23 Juin 2026 Répondant aux besoins de l’armée de Terre, notamment dans les filières ou métiers en développement ou déficitaires, la réorientation des sous-officiers en cours de carrière offre des perspectives attractives à ceux qui choisissent de changer de métier. Le sergent Yanis servant au 44e régiment de Transmissions © DRHAT / armée de Terre / Défense Rencontre avec le sergent Yanis servant au 44e régiment de Transmissions, qui a fait le choix de se réorienter dans le domaine du renseignement en tant qu’analyste. Quel est votre parcours au sein de l’armée de Terre avant votre réorientation ? Je me suis engagé en 2022, dans le corps des sous-officiers, dans la spécialité interception localisation et brouillage des systèmes (ILBS). Après ma formation au sein de l’ENSOA, j’ai eu l’honneur de choisir le 44e régiment de Transmissions à Mutzig en Alsace. J’ai eu l’occasion de passer cinq mois au sein de la 4e compagnie où j’ai pu rencontrer et échanger avec des sous-officiers de différentes spécialités, mais également prendre des responsabilités en effectuant diverses missions telles que Sentinelle et accompagnateur lors d’une présentation des moyens renseignement à l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale). Par la suite, je suis parti à Saint-Jacques-de-la-Lande pour mon certificat technique du 1er degré (CT1) ILBS. Retournant en compagnie, j’ai échangé avec les différentes spécialités présentes afin de trouver une reconversion la plus adaptée. Pourquoi avoir choisi de vous réorienter dans votre filière ? Grace au personnel présent dans ma compagnie, j’ai découvert la spécialité analyse renseignement d’origine électromagnétique (ROEM). Cette spécialité avait l’avantage de rester dans le ROEM mais en allant plus loin que l’ILBS avec l’analyse de l’information et pas uniquement sa récupération. En quoi consiste votre métier actuel/futur ? Je suis analyste du renseignement d’origine électromagnétique. Il s’agit de collecter de l’information de signaux interceptés. Ces signaux peuvent être des communications entre personnes ou des émissions électroniques provenant d’appareils, de radars ou de systèmes d’armes. Comment avez-vous vécu vos premiers pas dans cette filière ? Sergent avec deux ans de grade et jeune CT1, j’ai dû prouver que mon choix initial n’était qu’une erreur de parcours et faire rapidement mes preuves. Par mon premier cursus, j’ai aussi eu la chance de connaitre une partie des cours mais aussi de comprendre plus facilement les fonctionnements communs de ma spécialité passée et nouvelle. Auriez-vous des conseils pour les sous-officiers qui s’interrogent pour rejoindre cette filière ? Il faut avant tout être curieux et s’intéresser au monde qui nous entoure (géopolitique), avoir de l’aisance à l’oral est également un avantage mais cela s’apprend au fil du temps. Dans le but de murir son choix, il ne faut pas hésiter à se renseigner auprès des deux régiments de guerre électronique concernés, que sont le 44e RGT TRS et le 54e RGT TRS pour ma spécialité, afin de connaître les différences entre ces deux unités.
  2. https://www.opex360.com/2026/06/23/le-ministere-des-armees-commande-5-000-drones-delco-supplementaires-aupres-du-francais-harmattan-ai/ En juillet 2025, six mois après l’expression d’un besoin par l’armée de Terre en vue de l’exercice interarmées Orion 26, la Direction générale de l’armement [DGA] fit savoir qu’elle venait de commander 1 000 drones d’entraînement «Sonora» auprès de l’entreprise française Harmattan AI, à l’issue d’un appel d’offres européen pour lequel les exigences avaient été réduites autant que possible afin de favoriser une «production rapide» et un coût unitaire faible. Il n’aura fallu que six autres mois à Harmattan AI pour honorer ce contrat, les unités de l’armée de Terre devant prendre part à Orion 26 ayant reçu les drones Sonora qui leur avaient été promis. Créée en 2024, l’entreprise Harmattan AI «a su répondre à un appel d’offre allégé, sous très court préavis, pour fournir en six mois 1 000 drones spécialement conçus dans le cadre de l’exercice Orion qui va débuter dans quelques jours. Cette réactivité doit être finalement notre nouvelle norme. C’est notre nouvelle échelle de temps», avait tenu à souligner Catherine Vautrin, la ministre des Armées, lors d’un déplacement à Toulon, le 22 janvier. Cette commande en annonçait une autre. En effet, ce 23 juin, la DGA a annoncé la notification à Harmattan AI d’un contrat d’une tout autre ampleur puisqu’il est question de fournir 5 000 drones DELCO à l’armée de Terre d’ici le début de l’année 2027, au plus tard. Le DELCO est le nom donné par l’armée de Terre au Sonora. Peu coûteux et simple d’emploi, ce «drone du combattant» de 1,8 kg affiche une portée de deux kilomètres et peut voler pendant quarante minutes. Équipé de systèmes optroniques fournis par Lynred, il est utilisé pour surveiller et reconnaître rapidement de vastes étendues et des zones difficiles d’accès, que ce soit de jour comme de nuit. Cependant, comme l’explique Harmattan AI, le DELCO/Sonora a d’abord été conçu pour une « utilisation répétée », afin de permettre une « formation adaptable au niveau de l’unité » et de « préparer les futurs opérateurs à gérer avec assurance les drones en environnement opérationnel. » «La mise en service de 5 000 drones du combattant DELCO va constituer un atout majeur pour les opérations militaires futures. Elle témoigne de l’engagement continu de la France en faveur de l’innovation et de la modernisation de ses forces armées», fait valoir la DGA, via un communiqué. Le défi pour Harmattan AI sera de livrer les drones commandés en six mois. Mais selon la DGA, cette entreprise saura le relever grâce à un «investissement anticipé dans [ses] capacités de production». Et d’ajouter : «Cette initiative de ramp-up industriel, couplée à une conception de produit impliquant d’emblée les contraintes de passage à l’échelle des cadences de production illustre l’engagement de la Base industrielle et technologique de défense face aux nouveaux défis.»
  3. https://www.revueconflits.com/ Eurosatory 2026 : DeepFinder, l’offre de Thales pour muscler l’alerte avancée européenne https://forcesoperations.com/eurosatory-2026-deepfinder-loffre-de-thales-pour-muscler-lalerte-avancee-europeenne/ Eurosatory 2026 : le VBAE entre refonte du besoin et nécessité d’une décision politique https://forcesoperations.com/eurosatory-2026-le-vbae-entre-refonte-du-besoin-et-necessite-dune-decision-politique/
  4. Bienvenue BTX
  5. Des questions logiques lorsqu'on s'interroge sur l'intérêt pour un adolescent de rejoindre les rangs de l'armée. Des membres vous apporteront leurs réponses et réflexions. A vous ensuite de faire le tri. En premier lieu, faire le service militaire volontaire n'a que peu d'intérêt lorsqu'on s'est fixé pour objectif d'intéger l'institution. Mieux vaut s'inscrire 1/à une salle de sports avec un programme de musculation précis pour se préparer aux tests. Et 2/poser sa candidature auprès du CIRFA pour suivre une préparation militaire. Qui donne un avant-goût de la vie militaire. En second lieu, obtenir le diplôme du BAC, indispensable à mon sens, car personne ne peut vous garantir que son dossier de candidature sera retenu, et même s'il l'était, rien ne vous garantit que votre fils passera le "sas" de la visite médicale d'aptitude. A partir duquel on entame ou pas le parcours des épreuves de sélection physiques et intellectuelles. Il est évident que son BAC Pro cuisinier représente une aubaine pour son futur employeur. Pour autant, il est en droit de postuler en tant que combattant soit pour une unité de l'infanterie métropolitaine soit pour une unité des troupes de marine. Au-delà de ce choix "basique" de combattant, selon ses résultats et ses aptitudes médicales et physiques, il peut compléter son voeu en exprimant le souhait de servir dans un BCA ou une unité TAP. J'arrête là mes propositions. BTX
  6. Impeccable et Bienvenue ! BTX
  7. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/armasuisse-science-et-technologies-lance-spectral-une-revue-danticipation-strategique/ Spectral est une nouvelle publication du programme de prospective technologique du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS). Comme l’écrit dans son édito Quentin Ladetto (d’Armasuisse Science et technologies) « nous ignorons encore combien de numéros verront le jour. Peut-être trois, peut-être trente, peut-être un seul, devenu objet culte dans quelques années pour des raisons qui nous échappent encore. Après tout, parler du futur avec certitude serait déjà une manière de le manquer. L’incertitude dans une telle initiative n’est pas un défaut de fabrication : elle est le matériau même avec lequel nous travaillons. » C’est le fruit d’une journée de réflexion sur le thème « petit, agile, invisible » dans le contexte des forces terrestres, navales et cybernétiques. Ce numéro est le résultat d’une collaboration helvético-française d’anticipation sur des explorations technologiques dans le cadre du projet « Petit, Agile, Invisible » et dans les domaines terre, mer, et cyber. Cette revue exigeante qui s’adresse aux esprits curieux des enjeux technologiques, des questions stratégiques et des histoires humaines vécues, mérite bien quelques heures de lecture (parfois rafraichissantes: à lire par exemple le reportage d’anticipation titré « Ancor » qui se déroule dans le grand Nord dans un avenir pas si lointain). Le numéro 1 de Spectral est à lire ici.
  8. https://lignesdedefense.ouest-france.fr/les-jpo-du-2e-regiment-du-materiel-de-bruz-samedi-27-et-dimanche-28-juin/ Le 2e RMAT a annoncé l’ouverture de ses portes les samedi 27 et dimanche 28 juin. Ce sera la seconde édition des JPO du régiment installé à Bruz, près de Rennes. À cette occasion, les visiteurs pourront découvrir le quotidien des « Corsaires de la maintenance », spécialistes du soutien technique au sein de l’armée de Terre. « Tout au long de ces deux journées, de 10h à 18h, de nombreux stands d’exposition permettront de présenter armement, véhicules et équipements utilisés par le régiment. Des démonstrations dynamiques d’intervention sur véhicules rythmeront également la journée, offrant un aperçu concret du savoir-faire et de l’expertise des militaires du 2e RMAT. Les familles ne seront pas en reste : diverses activités ludiques seront proposées aux enfants, avec notamment des parcours sportifs et des ateliers de camouflage. Une offre de restauration sera disponible sur place afin de permettre aux visiteurs de profiter pleinement de leur journée », annonce le régiment. A noter que lors du défilé du 14-Juillet qui sera organisé à Paris, sur les Champs-Elysées, pour la fête nationale, le 2e régiment du matériel de Bruz sera présent avec son chef de corps, le colonel Matthieu Delibes, à la tête d’une vingtaine de militaires et sept véhicules, dont trois blindés Griffon et un camion porteur polyvalent logistique (voir mon post). Informations pratiques : · Dates : samedi 27 et dimanche 28 juin · Horaires : de 10h à 18h · Lieu : 2e régiment du Matériel – Rue du 8 Mai 1944, 35170 Bruz · Stationnement conseillé : rue de l’Éperon Doré
  9. Bienvenue Un conseil = ne révéler jamais sur Internet votre identité. Usez de pseudo dans la mesure du possible. BTX
  10. https://ainsi-va-le-monde.blogspot.com/2026/06/la-memoire-de-marc-bloch.html Depuis quelques semaine les Français font connaissance avec Marc Bloch qui entrera mardi, avec son épouse, au Panthéon. Et ce, 82 ans après son exécution par les Allemands. Historien médiéviste, cofondateur de la revue des Annales et résistant, l’auteur de L’étrange défaite, ouvrage de référence sur l’écroulement de la France en 1940, cet universitaire alsacien est, en particulier, le fondateur d'une nouvelle école de pensée historique. Un soldat Mais il est aussi un combattant de deux guerres mondiales. Durant la première, il est quatre fois cité et reçoit, notamment, la Légion d’honneur. En 1939, il a 53 ans et est père de six enfants, bien que non mobilisable, il tient à s’engager. Il s’autoproclamera alors, « capitaine le plus âgé de France ». En juin 40, l’officier est à nouveau cité. Un résistant Fin 1940, les juifs sont exclus de la fonction publique. Marc Bloch est exempté avec 9 autres professeurs et envoyé à la faculté de lettres de Montpellier. Où il restera jusqu’à l’arrivée des Allemands en novembre 42. Ensuite, il se jette dans la Résistance. Membre de Franc-Tireur puis début 1944, il dirige les Mouvements Unis de la Résistance (MUR) pour la région de Lyon. Il est alors, Fougères, Benjamin, Arpajon, Chevreuse, Narbonne dans la clandestinité. Arrêté le 8 mars, il est torturé à la prison de Montluc et exécuté dans l’Ain le 16 juin, aux côtés de 29 autres résistants. Voilà pour la biographie. Dans Apologie pour l’histoire ou métier d’historien, ouvrage posthume de Marc Bloch, celui-ci écrit : « J’ai souvent raconté des récits de guerres et de batailles. Connaissais-je vraiment, au sens du verbe connaître, connaissais-je par le dedans, avant d’en avoir éprouvé moi-même l’atroce nausée, ce que sont pour une armée, l’encerclement, pour un peuple, la défaite ? » Dilexit veritatem Je tiens, pour conclure, à évoquer l’humanité de cet homme, à travers l’extrait d’une lettre que Marc Bloch, officier de renseignement, adresse à une demoiselle Bernard, le 17 août 1918, en réponse à une question que celle-ci lui a posé quant à son frère caporal. Précisons qu’un autre de ses frères a précédemment perdu la vie sur les champs de bataille. Bloch doit ainsi l’informer de la mort de son subordonné. « Je vous demande très humblement pardon du coup terrible que ma réponse va vous porter… ». Puis « Je ne chercherai pas, mademoiselle, de vous offrir des consolations dont vous ne voudriez point… » Deux mots constituent l’épitaphe de Marc Bloch Dilexit veritatem, « j’ai chéri la vérité ». Illustration : ©DR
  11. Initialement, la Marine royale néerlandaise [Koninklijke Marine] avait l’intention d’armer ses quatre futurs sous-marins Orca [ou Black Sword Barracuda], commandés auprès du français Naval Group, avec des missiles de croisière UGM-109E Tomahawk et des torpilles Mark 48 [ou Mk 48] de fabrication américaine. Mais, pour des considérations à la fois techniques, budgétaires et politiques, elle a été obligée de revoir ses plans. L’idée d’acquérir des UGM-190E Tomahawk a en effet été abandonnée en 2025 car cela aurait nécessité de relancer leur production aux États-Unis… et donc de s’exposer à des délais de livraison trop importants ainsi qu’à des risques financiers «majeurs». Aussi, le gouvernement néerlandais a opté pour le JSM-L, une variante du Joint Strike Missile, dont le développement est encore en cours par le groupe norvégien Kongsberg. S’agissant des torpilles Mk 48, la situation était tout autre. Pour autant, la Koninklijke Marine a décidé de s’en passer en suggérant qu’elles ne pourraient pas s’adapter facilement à l’évolution – rapide – des menaces. Aussi a-t-elle jeté son dévolu sur la F-21 Mk2 «Artémis», proposée par Naval Group. Ce choix a été annoncé en mars dernier. «Les nouveaux sous-marins devront opérer dans un contexte de violence extrême. Face à l’évolution technologique rapide, nous anticipons une menace émanant de systèmes ennemis [avec ou sans équipage] équipés d’armes anti-torpilles. Pour les contrer avec une grande précision, une torpille lourde de pointe telle que la F21 MK2 est indispensable», avait alors expliqué le ministère néerlandais de la Défense. Visiblement, les négociations contractuelles n’ont pas traîné. En effet, cette semaine, après un ultime feu vert du Parlement, le Commandement du matériel et des technologies de l’information [COMMIT] des forces armées néerlandaises a notifié un contrat à l’industriel français pour se procurer un nombre non précisé de torpilles Artémis. «Nous collaborons déjà étroitement avec Naval Group dans le cadre du programme des sous-marins Orca. Le groupe français assure la construction de ces bâtiments et peut donc intégrer directement les systèmes associés à la torpille F21. Par ailleurs, cette signature souligne l’importance de la coopération européenne dans l’acquisition d’équipements et de technologies de l’information», a fait valoir le ministère néerlandais de la Défense, via un communiqué. S’agissant du programme Orka, ce dernier a précisé qu’il était encore en phase d’ingénierie. «Conformément au calendrier, la construction pourra débuter en 2027, avec la découpe de la première tôle. La livraison du premier sous-marin est prévue pour 2023». D’où cette commande de torpilles F-21. «Avec la signature de ce contrat, la Défense fait preuve d’une vision prospective quant au déploiement des futures capacités sous-marines. En intégrant l’armement dès le début du processus, la Défense poursuit la construction d’une force sous-marine moderne et adaptée aux enjeux futurs», a conclu le ministère néerlandais. Pour rappel, d’un diamètre de 533 mm pour une longueur de 6 m, la torpille F-21 est dotée d’un jeu de deux hélices et d’un système d’autoguidage acoustique lui permettant de détecter et de suivre un objectif de façon autonome. D’une portée de 27 nautiques, elle peut aussi être reliée au sous-marin par une fibre optique afin que celui-ci puisse la guider vers sa cible, qu’elle atteint à une vitesse maximale de 50 nœuds. https://www.opex360.com/2026/06/21/les-pays-bas-ont-confirme-une-commande-de-torpilles-lourdes-f-21-artemis-aupres-du-francais-naval-group/
  12. https://www.opex360.com/2026/06/20/john-cockerill-defense-et-arquus-ont-presente-le-blinde-de-reconnaissance-et-de-combat-fenris-arme-dun-canon-de-105-mm/ Il y a quelques semaines, il a été avancé que John Cockerill Defense et sa filiale française Arquus allaient prochainement dévoiler un Engin blindé de reconnaissance et de combat [EBRC] Jaguar doté d’une tourelle 3105 munie d’un canon de 105 mm. Une façon, en quelque sorte, de renouer avec l’esprit de l’AMX-10RC. Finalement, à l’occasion du salon de l’armement terrestre EuroSatory 26, John Cockerill a présenté le Fenris, un nouveau «blindé de combat», effectivement armé d’un canon de 105 mm mais reposant sur un châssis 6×6 à «hautes performances» différent de celui du Jaguar. «Ce véhicule rassemble l’excellence des véhicules Arquus et des systèmes d’armes Cockerill qui font chacun référence sur leurs marchés respectifs», a fait valoir le groupe belge, qui évoque une «innovation stratégique». Le développement de ce nouveau blindé, qui ne se veut pas être un char léger, a été motivé par le constat «partagé par de nombreuses armées» sur un déficit d’appui-feu direct sur les champs de bataille actuels. «Fenris est notre réponse à ce sujet capacitaire», a assuré Thierry Renaudin, le PDG de John Cockerill Defense et président d’Arquus. Affichant une masse de 26 tonnes en ordre de combat, le Fenris est censé être très mobile. Aérotransportable, notamment par un A400M en vol tactique, il offre un «excellent compromis entre la puissance de feu délivrée, la polyvalence de ses munitions et de leurs effets et son encombrement», explique l’industriel. Outre la tourelle 3105 de 105 mm, dont la conduite de tir intègre des algorithmes d’intelligence artificielle pour l’engagement des cibles, le Fenris est équipé du viseur du tourelleau Hornet-S. Pour la lutte antidrone, il «associe un à plusieurs radars à sa traditionnelle [mitrailleuse] MAG 58 de calibre 7,62 mm». «En fusionnant trois fonctions dans un seul système – l’observation au travers l’optique du chef, la défense rapprochée traditionnelle comme un tourelleau téléopéré et, désormais, une capacité antidrone, le Hornet S C-UAS apporte un vrai gain au Fenris en matière d’encombrement du toit de tourelle et, in fine, de furtivité et de discrétion», résume John Cockerill Defense. Il y a quelques semaines, il a été avancé que John Cockerill Defense et sa filiale française Arquus allaient prochainement dévoiler un Engin blindé de reconnaissance et de combat [EBRC] Jaguar doté d’une tourelle 3105 munie d’un canon de 105 mm. Une façon, en quelque sorte, de renouer avec l’esprit de l’AMX-10RC. Finalement, à l’occasion du salon de l’armement terrestre EuroSatory 26, John Cockerill a présenté le Fenris, un nouveau «blindé de combat», effectivement armé d’un canon de 105 mm mais reposant sur un châssis 6×6 à «hautes performances» différent de celui du Jaguar. «Ce véhicule rassemble l’excellence des véhicules Arquus et des systèmes d’armes Cockerill qui font chacun référence sur leurs marchés respectifs», a fait valoir le groupe belge, qui évoque une «innovation stratégique». Le développement de ce nouveau blindé, qui ne se veut pas être un char léger, a été motivé par le constat «partagé par de nombreuses armées» sur un déficit d’appui-feu direct sur les champs de bataille actuels. «Fenris est notre réponse à ce sujet capacitaire», a assuré Thierry Renaudin, le PDG de John Cockerill Defense et président d’Arquus. Affichant une masse de 26 tonnes en ordre de combat, le Fenris est censé être très mobile. Aérotransportable, notamment par un A400M en vol tactique, il offre un «excellent compromis entre la puissance de feu délivrée, la polyvalence de ses munitions et de leurs effets et son encombrement», explique l’industriel. Outre la tourelle 3105 de 105 mm, dont la conduite de tir intègre des algorithmes d’intelligence artificielle pour l’engagement des cibles, le Fenris est équipé du viseur du tourelleau Hornet-S. Pour la lutte antidrone, il «associe un à plusieurs radars à sa traditionnelle [mitrailleuse] MAG 58 de calibre 7,62 mm». «En fusionnant trois fonctions dans un seul système – l’observation au travers l’optique du chef, la défense rapprochée traditionnelle comme un tourelleau téléopéré et, désormais, une capacité antidrone, le Hornet S C-UAS apporte un vrai gain au Fenris en matière d’encombrement du toit de tourelle et, in fine, de furtivité et de discrétion», résume John Cockerill Defense. Doté d’une motorisation de 500 chevaux, «très coupleuse mais pourtant très silencieuse», selon Emmanuel Levacher, le directeur général d’Arquus, le Fenris repose donc sur un châssis 6×6 «spécifiquement développé». Ce point a «reçu une attention toute particulière car la mobilité constitue l’un des meilleurs atouts de l’engin dans ses missions mais aussi sa première assurance-vie face aux menaces du champ de bataille moderne», a insisté M. Levacher. Ce châssis 6×6 est associé à une suspension active qui, outre l’apport en matière de mobilité, permet à ce blindé de «réduire sa silhouette pour ‘coller’ à une position de défilement d’observation et de tir», avance John Cockerill Defense. Cela donne «une vraie plus-value opérationnelle à un chasseur comme le Fenris», estime-t-il. Cela étant, l’industriel n’a pas précisé si son nouveau blindé de combat, taillé pour la reconnaissance et l’appui-feu des unités d’infanterie, sera compatible avec la vétronique du programme SCORPION [Synergie du COntact Renforcé par la Polyvalence et l’Info valorisatiON], indispensable pour le combat collaboratif. Cité par l’AFP, Jean-Luc Maurange, administrateur délégué de John Cockerill Defence, a expliqué que le Fenris correspond à des «besoins qui ont été exprimés» par des pays cherchant une «alternative aux blindés chenillés». La Belgique en ferait partie, de même que le Maroc. «On est plutôt dans une démarche d’écouter et d’analyser le besoin de futurs clients et par rapport à cela, on développe quelque chose qui répond au besoin. […] C’est la tendance vers laquelle l’ensemble de l’industrie de défense va aller », a-t-il par ailleurs estimé.
  13. https://www.opex360.com/2026/06/21/larme-blindee-cavalerie-pourrait-renouer-avec-les-blindes-medians-chenilles-pour-percer-les-lignes-ennemies/ Avec l’omniprésence des drones, la généralisation de l’intelligence artificielle [IA], la précision des feux dans la profondeur et l’accélération de la prise de décision due à l’importance prise par la connectivité en matière de commandement et de contrôle [C2], le champ de bataille est désormais «transparent». La liberté de manœuvre s’en trouvant amoindrie, cette situation conduit à un blocage tactique, surtout quand aucun des belligérants ne peut se prévaloir de la maîtrise du ciel, comme c’est le cas en Ukraine. Dans de telles conditions, avait expliqué le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], «l’infanterie tient davantage qu’elle ne conquiert, l’artillerie conquiert davantage qu’elle n’appuie, les hélicoptères d’attaque arrêtent les offensives adverses davantage qu’ils ne mènent de raids et la cavalerie appuie et défend davantage qu’elle ne perce ou n’exploite»… alors que c’est sa raison d’être. Aussi, lors de la Saint Georges 2025, le CEMAT avait appelé l’Arme Blindée Cavalerie à «réinventer le combat de reconnaissance comme le combat blindé», en élaborant de nouvelles tactiques sans «carcan doctrinal ni esprit de clocher» et en innovant pour «redécouvrir les moyens de la mobilité pour peser dans la bataille», afin de trouver les «clés pour dépasser les blocages tactiques». Le concept d’escadron de drones de chasse, élaboré par le 1er Régiment d’Infanterie de Marine [RIMa], fait partie de ses innovations tactiques souhaitées par le général Schill. Ayant démontré son efficacité, il va s’étendre à d’autres régiments de l’armée de Terre. Mais il ne répond que partiellement aux défis que doit relever l’Arme Blindée Cavalerie. Dans un article publié dans le dernier numéro de la revue Fantassins de l’École de l’Infanterie, le lieutenant-colonel Arnaud Toussaint, directeur adjoint de la prospective à l’École de Cavalerie, a donné un aperçu des évolutions capacitaires auxquelles l’ABC doit donner la priorité d’ici 2040. «Les principes de la guerre de Foch sont malmenés par l’évolution de la conflictualité : la liberté d’action est amoindrie par la transparence et la létalité accrue qui en résulte, confinant ainsi au blocage tactique. La recherche de la concentration des efforts, étendue aux effets – cinétiques comme multimilieux / multichamps [M2MC] – et menée avec fulgurance pour exploiter les fenêtres d’opportunité, devient primordiale pour reprendre l’initiative», a d’abord rappelé le colonel Toussaint. Pour cela, l’ABC devra prendre le virage de la dronisation [notamment pour le renseignement, la frappe et le tir au-delà de la vue directe] et celui de la robotisation. «Le recours à des plateformes inhabitées pour étendre la protection et/ou l’agression de plateformes principales habitées et faire masse est essentiel», estime l’officier. Ce qui, au-delà des considérations de mobilité tactique et d’une empreinte énergétique soutenable, pose la question de recourir à un opérateur «systèmes d’armes terrestres» [OSAT]… et donc de «repenser la structure des plateformes habitées», l’intelligence artificielle devant être vue sous le «prisme de l’aide à la décision afin d’augmenter le combattant plutôt que de se substituer à lui», poursuit-il. En clair, il faudra probablement «dépasser les schémas optimisés depuis 1945». Une réflexion sur le format des unités devra être menée. «Des structures allégées semblent plus propices pour mener un cycle dispersion-concentration, avec plus d’unités disposant moins de pions mais de meilleures capacités», écrit le lieutenant-colonel Toussaint. Cela étant, se créer des fenêtres d’opportunité [ou contribuer à les créer] pour ensuite les exploiter suppose de renouveler les équipements et les tactiques de l’Arme Blindée Cavalerie, laquelle devra être «intégratrice et «différenciée» selon trois niveaux, à savoir «Hussards 2.0», «Dragons 2.0» et «Cuirassiers 2.0». Sur les premiers reposerait une «capacité de reconnaissance», qui «renseigne, combat et contrôle, avec un recours important aux drones», dans l’esprit «drones de chasse». Leur mission viserait à favoriser l’engagement des unités plus lourdes et à quadriller «efficacement» une zone. Il reviendrait ensuite aux «Dragons 2.0» de mener l’assaut «sur ligne». Cette capacité bénéficierait de «plateformes médianes multirôles chenillées et d’effecteurs d’accompagnement». Elle «manœuvre aussi bien embarquée que débarquée, ses plateformes restant alors opérantes, car armées par des équipages formés au combat embarqué», explique le lieutenant-colonel Toussaint. Quant aux «Cuirassiers 2.0», ils auraient à mettre en œuvre une «capacité de rupture», en «étendant la fonction de combat embarqué et en l’augmentant drastiquement pour garantir» un engagement avec le «plus haut potentiel de combat», poursuit-il. Et cela dans le cadre d’un «système de systèmes», comme le Main Ground Combat System [MGCS], dont le développement, avec l’Allemagne, est incertain. Quoi qu’il en soit, résume le directeur adjoint de la prospective à l’École de Cavalerie, il s’agit de repenser le triangle tactique «agression-protection-mobilité», avec un «élargissement de la zone des effets de la franche 0 – 4 000 mètres à la franche 0 – 10 000 mètres en combinant effets direct et indirect», une «famille de plateformes chenillées habitées [combat embarqué, combat débarqué, appui] bénéficiant de performances équivalentes et accompagnées de robots périphériques aux mêmes standards» et des «systèmes de protection multicouches». Seulement, depuis l’AMX-13, l’Arme Blindée Cavalerie ne dispose plus de blindés médians chenillés, l’Engin blindé de reconnaissance et de combat [EBRC] Jaguar étant à roues, comme, du reste, son prédécesseur, l’AMX-10RCR. Faut-il en déduire que l’armée de Terre est sur le point de changer son fusil d’épaule sur ce sujet… alors qu’elle a systématiquement privilégié la roue à la chenille au cours des ces dernières décennies ? Ce retour aux plateformes chenillées n’est pas envisagé seulement par la division «prospective» de l’École de Cavalerie. L’an passé, dans les pages de la Revue «Fantassins», le général Régis Anthonioz, le commandant de la 2e Brigade Blindée [BB] ainsi que les chefs de corps du 92e Régiment d’Infanterie, du Régiment de Marche du Tchad et du 16e Bataillon de chasseurs à pied, étaient aussi allés dans ce sens. «En effectuant un rapide tour d’horizon des partenaires, la tendance 2030 présage d’un retour de la chenille et d’un nécessaire retour à l’esprit d’équipage dans l’infanterie blindée», avaient-ils relevé. Et d’ajouter : «le besoin en mobilité dans le chaos du champ de bataille offre une réponse simple et connue de tous […]. En Europe, au regard de la géographie et de la météorologie, la mobilité est liée à la capacité à se mouvoir sur des terrains parfois très difficiles. Seule la chenille garantit aujourd’hui cette capacité». Aussi, avaient-ils conclu, «plutôt que d’opposer chenille et roue, le vrai débat devrait porter davantage sur des évolutions significatives de la chenille, de sa résistance, de son poids, de son élasticité…». Photo : AMX-13 Photo : Les Meloures — Archive Les Meloures / CC BY-SA 4.0
  14. Marion Connectez-vous à la page facebook de cette école. Vous pourriez y trouver des informations interessantes. BTX
  15. Bienvenue Varoise ! BTX
  16. Ca a franchi même l'Atlantique.................... The New York Public Library https://legacycatalog.nypl.org ›
  17. Bienvenue BTX
  18. Eurosatory 2026 : MBDA affine sa copie sur le missile de croisière terrestre https://forcesoperations.com/eurosatory-2026-mbda-affine-sa-copie-sur-le-missile-de-croisiere-terrestre/
  19. Ras-le-bol de ces absences de présentation ! A Dieu ALPINE ! BTX
  20. Je note que le général SCHILL actuel CEMAT est né le 10 septembre 1967. Il aura donc prochainement 59 ans et logiquement 2 ans devant lui. Et je m'interroge du pourquoi de son départ. Est-ce en prévision de l'élection présidentielle en 2027 ? BTX
  21. https://www.opex360.com/2026/06/19/lamiral-christophe-cluzel-va-etre-nomme-chef-detat-major-de-la-marine-nationale/ La décision n’est pas encore officielle mais elle le sera lors du prochain Conseil des ministres. Pour ses 400 ans, la Marine nationale aura un nouveau chef d’état-major [CEMM], l’amiral Christophe Cluzel, actuel commandant de la Force d’action navale [ALFAN] devant succéder à l’amiral Nicolas Vaujour. C’est en effet ce qu’a annoncé le ministère des Armées, dans la soirée du 18 juin. Dans un plan stratégique dévoilé en 2024, l’amiral Vaujour avait défendu l’idée qu’il fallait concilier les exigences du temps court avec les objectifs du temps… Ce qui n’est pas toujours simple, surtout dans le contexte sécuritaire où le plus simple serait de parer au plus pressé sans se préoccuper de préparer l’avenir. Quoi qu’il en soit, l’objectif était de renforcer la capacité de la Marine nationale à combattre dès le premier jour, ce qui supposait de mettre l’accent sur la préparation opérationnelle, de cultiver, voire développer, la culture de l’audace, de revoir les plans d’armement des navires, d’accroître les stocks de munitions et de conforter les partenariats avec les forces navales alliées. Et cela en continuant de moderniser les capacités au travers de l’innovation technologique et de grands programmes, comme le porte-avions de nouvelle génération et le sous-marin nucléaire lanceur d’engins de 3e génération. S’il ne prévoit pas d’augmenter le nombre de navires de premier rang [du moins, sous sa forme actuelle], le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30 reflète les priorités définies par l’amiral Vaujour. Il reviendra donc à son successeur de les appliquer. Admis à l’École navale en 1991, l’amiral Cluzel a successivement servi à bord du patrouilleur Grèbe, du transport de chalands de débarquement Ouragan, de la frégate antiaérienne Cassard et de la frégate de surveillance Ventôse. Passé par l’École des systèmes de combat et armes navales [ESCAN], il prend part aux opérations Corymbe [golfe de Guinée] et Khor Angar [protection de Djibouti contre d’éventuelles attaques érythréennes, ndlr] alors qu’il est affecté à bord de la frégate anti-sous-marine [FASM] La Motte-Picquet. En 2001, il prend le commandement du patrouilleur La Moqueuse, alors basé en Nouvelle-Calédonie. Commandement qu’il cède quand il rejoint l’état-major de la FASM Montcalm, alors engagée dans les opérations Amarante [Méditerranée orientale] et Enduring Freedom [intervention militaire en Afghanistan], au sein du groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle. Après avoir été affecté à bord de la frégate antiaérienne Jean Bart, il devient le «pacha» du patrouilleur de haute mer [PHM ou aviso] Enseigne de vaisseau Jacoubet. Puis, ayant suivi les cours de l’École de guerre, il est chargé des questions relatives à la défense antimissile à la la Direction générale des relations internationales et de la stratégie [la DAS, à l’époque]. Il retrouve la mer en 2010, en prenant les fonctions de commandant en second de la Frégate de défense aérienne [FDA] Forbin, alors récemment admise au service actif. Il participe aux opérations Agapanthe [océan Indien] et Harmattan [Libye]. Entre 2011 et 2014, il est sous-chef opérations de l’état-major interarmées des Forces françaises aux Émirats arabes unis [COMFOR FFEAU] avant de prendre les fonctions de chef d’état-major du groupe aéronaval alors engagé dans l’opération Chammal, menée contre Daesh au Levant. Il prend ensuite le commandement de la FDA Forbin. Auditeur du Centre des Hautes Études Militaires [CHEM] et de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale [IHEDN], il intègre le cabinet militaire du ministre des Armées en tant que chef de la cellule opérations/relations internationales. En 2020, il est nommé commandant adjoint de la Force aéromaritime de réaction rapide [FRSTRIKEFOR]. Promu contre-amiral, il en prend le commandement l’année suivante. Deux ans plus tard, il est nommé à la tête de la Force d’action navale. Dans un entretien publié par Cols Bleus, en décembre 2023, l’amiral Cluzel, par ailleurs issu d’une famille de marins, avait souligné que la Force d’action navale disposait «moins de bateaux alors que les besoins opérationnels ne cessaient de croître». Aussi, «l’efficience doit être une priorité», avait-il dit. Et d’ajouter qu’il fallait jouer sur trois leviers : la simplification et la subsidiarité afin de se concentrer sur le combat naval et non sur les procédures administratives, l’optimisation de l’emploi de la donnée pour toujours avoir un coup d’avance face à l’adversaire et la dronisation, perçue comme étant une «révolution majeure en matière capacitaire mais également tactique». Photo : Marine nationale
  22. https://www.opex360.com/2026/06/19/le-general-jacques-langlade-de-montgros-sera-le-prochain-chef-detat-major-de-larmee-de-terre/ Cinq ans après avoir pris les rênes de l’armée de Terre, qu’il a profondément transformée en promouvant le «commandement par intention», le général Pierre Schill s’apprête à passer la main. En effet, dans la soirée du 18 juin, le ministère des Armées a annoncé que le général Jacques Langlade de Montgros allait prochainement lui succéder. Cette décision sera «officialisée lors du prochain Conseil des ministres», a-t-il ajouté. Admis à l’École spéciale miliaire [ESM] de Saint-Cyr Coëtquidan en 1988 [promotion général Deslestraint], le général Langlade de Montgros est issu de l’Arme blindée cavalerie. Affecté au 1er Régiment de Hussards Parachutistes [RHP] de Tarbes en 1992, d’abord en tant que chef de peloton blindé puis en qualité de commando parachutiste, il prend part à plusieurs opérations extérieures, notamment en Bosnie, au Rwanda et au Tchad. Promu capitaine en 1995, il est muté au 2e Régiment de Dragons qui, alors basé à Laon, était encore une unité de chars de combat. Après un séjour aux États-Unis pour effectuer l’Armor Advanced Course à Fort Knox, il retrouve le 1er RHP, où il commande le 2e escadron, engagé en Centrafrique, au Tchad et en Bosnie. En 2000, l’officier rejoint la cellule communication du cabinet du chef d’état-major des armées [CEMA]. Promu chef d’escadrons l’année suivante, il sert en Afghanistan, en 2002, avant d’être admis à suivre les cours de l’École de guerre pendant deux ans. De nouveau affecté au 1er RHP pour assurer la fonction de chef du bureau opérations/instruction. Promu lieutenant-colonel, il est de nouveau engagé en Afghanistan en 2006 avant de retrouver l’État-major des armées [EMA] pour s’occuper des contrats opérationnels au sein de la division emploi. Promu colonel en 2008, alors qu’il était au cabinet du ministre de la Défense, il est nommé chef de corps du 1er RHP deux ans plus tard. Chargé du pilotage stratégique et de la transformation des armés à l’EMA à l’issue de son temps de commandement, il est auditeur du Centre des Hautes Études Militaires [CHEM] et de l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale [IHEDN] entre 2014 et 2015. Chef du bureau renseignement [J2] du Centre de Planification et de Conduite des Opérations [CPCO] jusqu’en 2017, il rejoint la cellule opérations-relations internationales du cabinet du ministre des Armées. Il y gagne ses étoiles de général de brigade et le commandement de la 11e Brigade Parachutiste [BP]. En 2021, le général Langlade de Montgros est nommé à la tête de la mission de l’Union européenne en Centrafrique [EUTM RCA] puis à l’Inspection de l’armée de Terre. Pas pour longtemps car, après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, il est désigné pour commander la Direction du renseignement militaire [DRM]. Poste qu’il occupe encore actuellement. Originaire de Seine-Maritime, né le 15 juin 1969 (57 ans donc 4 ans d'employabilité dans la fonction) marié et père de sept enfants, le général Langlade de Montgros est officier de la Légion d’Honneur, commandeur de l’Ordre national du Mérite et titulaire de deux citations. Photo : Ministère des Armées
  23. Avertissement gratuit pour absence de présentation. Le permis vous sera offert par l'armée. BTX
  24. https://forcesoperations.com/le-pick-up-nest-pas-mort/ Le pick-up n’a pas dit son dernier mot dans les armées françaises. Passé au second plan depuis le désengagement français au Sahel et la résurgence des conflits de haute intensité, ce véhicule léger revient en force à l'heure où certaines unités sont prêtes à renoncer au blindage pour gagner en discrétion. Il est maintenant l'objet d'un appel d'offres pour près d'un millier d'exemplaires. . .

© Aumilitaire - Contact - CGU

×
×
  • Créer...